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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 19:59
Farfadie, terre inconnue.   Almanito

Sujet semaine 10/2016 - clic

 

Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouveau blog tenu à 3 mains: mon mari, Louis, toujours à l'écoute, grand spécialiste du son sur les quelques centaines de vidéos que nous avons réalisées au cours de ce voyage pas comme les autres, notre amie très chère et non moins célèbre la Professeur Chantal Hithmann, originaire de Corsica (South Dakota, United States) que nous remercions pour l'éclairage averti qu'elle a bien voulu projeter sur nos documents,  et moi-même.

 

Nous tenterons au fil de ces pages de vous faire découvrir ce pays hélas méconnu, qui, vous le verrez, réserve bien des surprises et contredit bon nombre d'idées reçues, à travers nos récits et nos images.

 

L'aventure commença alors que nous avions fait une halte à Reykjavik, pour y faire le plein de carburant en vue de rentrer en France, notre (merveilleux) séjour s'achevant et que nous avions repris place à bord de notre petit Cessna 310.
A peine avions-nous pris un peu d'altitude qu'une sorte de gnome (à la mine patibulaire) fit irruption dans le cockpit en nous menaçant d'une arme que nous identifiâmes immédiatement, Louis et moi, comme étant une kalachnikof AK 47, certes miniaturisée en proportion de la taille du petit bonhomme, mais néanmoins une kalachnikof qui semblait pourvue de tout ce qu'il fallait pour nous abattre, ce qu'il nous confirma derechef: "mini kalache, mini prix, mais elle fait le ma-xi-mum!" martela t-il dans nos oreilles.
Vous l'aurez compris, nous subissions un détournement d'avion.
Louis exécuta docilement tous les ordres de notre pirate, changea de cap, et c'est ainsi que quelques heures plus tard, notre petit avion atterrit en douceur sur une longue route goudronnée au milieu de nulle part.
Un peu hébétés dans cette nature rocheuse clairsemée de végétation jaunâtre si courte rappelant certains lichens qui s'attachent aux vieux arbres de nos forêts, nous fûmes stupéfaits d'apprendre que nous venions d'arriver en Farfadie. Et à notre surprise s'ajouta l'inquiétude lorsque Chantal Hithmann nous déclina dans un murmure l'origine du nom: "Farfadie, de farfadet, composé de l'argot Faff: papiers ou billets et fardé" ... et devenu Farfadet par l'une de ces aberrations de langage commune à tous les idiomes ce qui satisfait notre goût pour le 'politiquement correct' auquel nous tenons autant que vous, compléta notre kidnappeur qui entendait tout.... Le tout voulant dire faux papiers, faux billets nous étions donc dans un pays de forbans, qui depuis la nuit des temps, de générations en générations vivaient de coupables activités et à cet instant précis, nous ne donnâmes pas cher de notre peau.
Pendant ces considérations étymologiques hautement instructives, une foule de farfadets s'était approchée et nous encerclait maintenant. Tous accoutrés de curieux vêtements brillants, dorés pour les hommes, argentés pour les femmes, ils nous dévisageaient en souriant avec curiosité.

 

On nous emmena dans une clairière jusque là cachée par de hauts rochers. Un petit village assez semblable à ceux de nos campagnes, si ce n'est que les toits brillaient comme les habits de nos hôtes, s'étalait devant l'entrée d'une grotte dans laquelle on nous fit pénétrer. C'est là que nous passâmes deux semaines dites "d'adaptation" durant lesquelles nous perdîmes peu à peu l'habitude de réfléchir, après nous être rendu compte que les farfadets avait le pouvoir de lire dans nos pensées. Seule compensation, la nourriture que l'on nous apportait en quantité et qui n'était rien d'autre que ces lichens que nous avions trouvés moches et bizarres à notre arrivée, qui avaient la propriété de prendre le goût des mets que nous avions envie de consommer. C'est ainsi que j'ingurgitais pendant une quinzaine de jours quantités de chips et de pâtisseries crémeuses  sans prendre un gramme, ce qui en ferait rêver plus d'une, avouez-le (introduction du merveilleux, vous noterez)

 

Lorsqu'enfin les farfadets nous jugèrent prêts, on nous emmena dans les montagnes. De longues  bâtisses d' aspect industriel s'étendaient à perte de vue au milieu de troupeaux de vaches prospères. A l'intérieur, nous découvrîmes des centaines d'ouvriers et d'ouvrières qui, dans une effervescence fébrile, emballaient du chocolat avec une minutieuse application.
Reconduits ensuite dans la plaine où notre Cessna nous attendait, le chef Farfadet entama un long discours d'adieu en notre honneur. Nous étions leurs amis, nous avions gagné la confiance de la communauté en échange de quoi, il avait été décidé de nous laisser la vie. La seule chose que l'on nous demandait expressément étant de réparer cette fâcheuse et injuste erreur, si répandues parmi les hommes: non, ce ne sont pas les marmottes qui emballent le chocolat, ce sont les far-fa-dets.

 

Voilà, ce récit est terminé, pour connaitre la suite de nos aventures, n'oubliez pas de vous abonner en cochant la case prévue à cet effet sur la droite de cette page.

 

 

Almanito

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commentaires

clemence 14/03/2016 16:11

Un reportage très original, qui se déguste comme autant de chocolats puisés dans la boîte à douceurs..

Mony 11/03/2016 12:29

J'aime beaucoup cet univers que tu crées. Sûr je vais m'abonner :)

emma 08/03/2016 09:50

savoureux, original et inventif, comme un voyage au pays du pere Noel qui serait raconté par une brillante conférencière https://www.youtube.com/watch?v=qqkHvQ-qPsE

almanito 08/03/2016 14:24

Irrésistible Maillan, je viens de passer un excellent moment en regardant toute la série!

Pascal 08/03/2016 08:20

Voyage dans la quatrième dimension... :)

JaclynO'léum 06/03/2016 10:56

Ce serait presque un farfadeldorado, alors?

Eric 05/03/2016 22:19

La Farfadie ?
Rhooo, j'adore le nom.
J'hésite généralement à me goinfrer de textes de plus d'un ou deux paragraphes mais les tiens se mangent sans faim et avec gourmandise ! Burp ! Pardon...

almanito 05/03/2016 22:48

'tention à l'indigestion...

jill bill 05/03/2016 20:07

Oh oui alors rendons à César... !!! Un détournement assez sympa finalement... ;-)

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