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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 17:03
Pigeons volent.   Mony

sujet semaine 18/2016 - clic

 

Venez encore nombreux aider notre Papa, on compte sur vous et sur vos remorques ce samedi, 11, à 8 heures trente ! Ci-dessous, quelques photos /avant-après / des semaines précédentes.

 

Crénom, elles ont réussi, les filles ! Sont combien ces gens ? J’en connais pas beaucoup… Ah ! Mes deux poulettes chéries, elles vont me sortir de ce mauvais pas.

Enfin, mauvais, mauvais, m’ouais… moi, je me plais dans ce que le juge a nommé d’un ton pointu «vos détritus»

Détritus ? Quelques planches, un divan, des briquaillons, une belle série de ferrailles ? Quoi ? Ouais, un peu plus que cela et alors qui c’est que cela gêne ? Les voisins ? Ils se sont plaints ? Des bestioles ? M’ouais…

 

Cette troisième semaine, vingt-deux clics sur Fes’bouc, elle m’a dit Julie.

Moi, les chèvres, je les mets à paître le talus d’en face, je clique pas.

Faut vivre avec son temps, ‘Pa. C’est le moyen idéal pour trouver des bénévoles pour nous aider à déblayer ton terrain et ta grange. Ils ont tous promis de t’aider.

Ben ouais, mais mon temps à moi c’est d’accumuler tout ce que je trouve, pas de jouer sur l’ordinateur. J’ai l’impression de perdre mon âme, là, en voyant ce qui s’entasse dans les remorques à destination de la déchetterie.

 

Ah ! Mes poulettes c’est bien pour vous que j’accepte tout cela ; moi, le juge et son ultimatum je les oublierais aussi vite.  "La vacuité de votre existence" il a dit le juge. J’y crois toujours pas ! Comment cet homme avec son ego aussi large que l’arrière train de la jument à Jules peut se permettre de me juger, moi ! Vacuité, vacuité, je t’en mettrais, moi, de la vacuité, l’est pas vide mon existence !

L’a pas vu mes deux poulettes si débrouillardes, le juge !

Ouais, ma femme en a eu marre du désordre et elle m’a quitté mais mes filles sont toujours venues passer le week-end ici, au bon air de la campagne !

 

Regarde sur la tablette, Papa, tous ces pouces levés ce sont des gens qui promettent de nous aider cette après-midi encore.

Moi, quand je lève le pouce, c’est pour commander une bière au bistro chez Dédé !

Bon, c’est pas tout ça, je vais aller leur offrir à boire à ces bénévoles… volent… pigeons volent… volent mon âme, je vous dis…

 

Non, j’pleure pas ! 

 

 

Mony

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
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commentaires

clemence 06/05/2016 20:32

J'aime le contraste légèrement déjanté entre les deux générations! Bravo, les dialogues résonnent si justement!

emma 03/05/2016 13:07

voilà une idée qu'elle est bonne,(l' idée des poulettes et ton idée à toi) tu me donnes envie de m'inscrire !

aimela 03/05/2016 10:44

J'espère que les bénévoles ne seront pas aussi envahissants que les détritus du père sinon, cela lui coûtera cher...les bierres ( rire)

margi 02/05/2016 15:25

Oui, continue à lever le pouce ! Même si ça ne t'apporte qu'une bière bien fraîche qui faudra de toute manière payer.

Jeanne Fadosi 01/05/2016 18:55

touchant de vérité ce récit. J'aime beaucoup

jill bill 01/05/2016 18:07

Eh eh... pas facile de l'y mettre au facebook... tête de mule un peu sur les bords mais pas mauvais bougre !

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