Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 18:50

Sujet semaine 43/2016 - clic

Ils se retrouvaient ici, tous les soirs ou presque,
sur le banc du bout, jusqu'à la fermeture.
Il avait des boucles brunes, un regard d'enfant.
Elle servait les repas dans le préfabriquė.
 
Il parlait
des bouffées de jasmin dans la brise du soir,
et de la maison rose près de l'oliveraie.
 
Son saxo lui manquait. Sur son vieux baladeur,
elle avait copié pour lui Cochrane et Parker.
 
Il disait : j'ai toujours détesté les adieux.
Comme elle le voulait, il était parti sans bruit,
laissant sa Mamouna endormie dans la cave,
sous les ruines, dans les bombes, et dans la fin du monde.
 
                 Et toi ? disait-il.
 
Elle racontait les courses à cheval dans la forêt
et qu'elle serait institutrice à la rentrée...
 
Ce soir il n'est pas venu, mais elle le sait bien,
il le disait, il avait horreur des adieux.
Elle a souri : c'était enfin le bon camion.
Alors, elle a commencé à attendre.
 
 
 
Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article

commentaires

Jeanne Fadosi 28/10/2016 18:07

un bien belle et émouvante fenêtre sur cette actualité si proche et si terrible

levaillant 27/10/2016 23:14

j'aime: "Comme elle le voulait, il était parti sans bruit"

XYZpascal 25/10/2016 18:57

Chaque nouvelle rencontre est le début d'une fin...Comme tu le dis d'une façon si émouvante

Isabelle 25/10/2016 10:39

Un bel écho poétique à l'actualité...

aimela 25/10/2016 09:13

Triste réalité dans ce monde en folie, j'espère qu'ils se reverront un jour

Chloé 25/10/2016 00:10

Un texte bien émouvant qui forcément fait écho au regard de ce qui se passe dans le monde.Chloé

Galet 24/10/2016 21:59

Empathie. Non, l'histoire n'est pas triste, il y a une lueur d'espoir pour ces deux âmes désespérées.

Mony 24/10/2016 20:28

Un écrit qui me touche et ne me laisse pas indifférente, surtout en cette journée...

almanito 24/10/2016 20:25

Triste histoire sur fond d'actualité...
Les guerres écrasent tout sous leurs chenilles, les coeurs et les espoirs des innocents en premier.
Ton poème, si tendre et émouvant pourrait s'adapter à toutes les époques où la brutalité aveugle a sévi, hélas il est encore la réalité de ce siècle qui s'annonce aussi barbare que les autres.

jill bill 24/10/2016 20:02

Une séparation par la force des choses, l'un part, l'autre reste... émotion !

Contact

  • : Mil et une, atelier d'écriture en ligne
  • Mil et une, atelier d'écriture en ligne
  • : écriture en ligne
  • Contact

Recherche

Pour envoyer les textes

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse mail les40voleurs(at)laposte.net
 

Infos