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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:49

sujet semaine 52/2016 - clic

C’est drôle, je me suis endormie comme une masse, et pourtant, je ne me sentais pas fatiguée. A présent je rêve de choses étranges, je me vois comme chaque soir dans un lit avec Eric, mais je ne le sens moins proche de moi que d’habitude. On dirait qu’un ou même plusieurs obstacles nous séparent. Voyons, essayons de comprendre. On a soupé comme à l’ordinaire à 20 heures, on a nourri le bébé et donné de notre soupe à Gros Bill, ce chien idiot et énorme que sa mère nous a refilé l’année dernière, parce qu’elle ne pouvait plus le retenir en laisse. Quelle idée de s’embarrasser de ce genre de clebs qui passe son temps à bouffer et à dormir et qui pourrait ne faire qu‘une bouchée de notre petit Lucas s’il lui en prenait l’envie. Mais non, pour ça, pas de souci, il est plutôt sympa : au début, il était content, il a cru que notre enfant était un chiot et il a voulu jouer avec lui, mais en l’entendant hurler comme un putois, il a fait une drôle de tête, en se rendant compte que ce bébé-hurleur n’était pas de sa race et il s’est enfui à toute vitesse. Désormais, il prend ses distances et l’ignore même totalement.

Bon, rassemblons nos esprits, je me vois donc dans un lit avec Eric à ma droite, un livre ouvert à la main et tenant le bébé endormi. Entre nous, je sens une chair mollassonne, indéfinissable, comme une grosse pâte à modeler gigantesque, qui fait un bruit bizarre, presque inquiétant, une espèce de soufflerie continue qui me rappelle la forge de mon grand-père. Je retire ma main en vitesse, mon dieu quel cauchemar ! En même temps, j’ai l’impression de tenir quelque chose dans la main, une sorte de bouteille en plastique, une bouteille d’eau ou un truc comme ça. Décidément, où vous transporte votre imagination ? Quand je vais me réveiller, je rirai de tout cela et je raconterai la scène à Eric pour lui faire partager le côté invraisemblable et comique de mon rêve. Gros Bill n’a jamais été autorisé à monter sur notre lit et d’autant moins depuis la naissance du bébé ! On dit que les cauchemars surviennent quand on a trop mangé. Pourtant, ce n’est pas le cas, j’avais fait ce soir une bonne soupe de légumes avec de bons produits frais : carottes, navets, poireaux, potiron. J’avais juste oublié de la saler. Eric m’a dit : passe-moi le sel chérie, s’il te plaît, ça lui donnera meilleur goût. C’est vrai que j’ai tendance à peu saler, c’est meilleur pour la santé.

J’ai pris la première boîte venue, celle du haut de l‘étagère, bien cachée derrière les autres, c’était correctement étiqueté : sel de céleri, je l’ai passée à Eric qui a ajouté une bonne quantité de sel dans la soupière. Ensuite, je ne me souviens plus de rien. Ni comment je suis passée de la table au lit. Ni comment le bébé s’est retrouvé dans les bras d’Eric et surtout, surtout pourquoi cette grosse andouille de Gros Bill dort à mes côtés la bave aux commissures des babines et le biberon dans la gueule. (oui, en effet, je viens de m’apercevoir que ce que j’avais pris pour une simple bouteille d’eau n’est autre que le biberon de notre fils, quelle horreur, quand je me réveillerai, je le jetterai à la poubelle) Si belle-maman me voyait ! Elle qui a une peur panique des microbes et des virus, ah non, je ne lui soufflerai mot de cette aventure, cela la tuerait !!

Finalement, à y bien réfléchir, je me demande si c’était vraiment du sel de céleri ! J’irai vérifier quand je retrouverai mes esprits, car pour l’instant, vous l’avez compris, je nage plutôt grave dans le potage…

 

Cloclo

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
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commentaires

Isabelle 30/12/2016 11:42

J'adore la description de Gros Bill !

Mony 28/12/2016 10:22

Voilà ce qui arrive quand on range tout et n'importe quoi, n'importe où (je me comprends)
Mais qu'ont-ils avalé ? Suspense !!!

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