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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:36

sujet semaine 02/2017 - clic

Allez savoir pourquoi ma mère avait surgi dans mon esprit à ce moment-là !

 

Freud aurait probablement eu une théorie à ce sujet, genre subconscient, névrose, Œdipe, peur d’une éventuelle castration… Le bonhomme n’était pas avare d’idées et aurait réussi à me culpabiliser quoique j’étais en couple et avais donné la vie, preuve que depuis longtemps je m’étais éloigné du giron maternel.

 

Pourtant quand la porte s’était refermée sous l’effet d’une brusque rafale de vent, moi, le sportif prêt à relever le moindre défi, je m'étais senti impuissant.

 

Le petit, Magali, ma femme, partie en ville et à qui j’avais promis de préparer le dîner, les flammes, l’incendie, danger, danger… mes pensées fusaient à la vitesse de la lumière. Le courrier dans une main, l’autre fouillant en vain mes poches à la recherche de mes clefs j’étais paumé, enfermé à l’extérieur alors que le petit faisait la sieste dans le séjour et que l’huile chauffait dans la cocotte en fonte prête à accueillir la viande.

 

- Tu as deux mains, mon fils, sers-en toi !

La voix de ma mère ? J’hallucinais, elle était morte depuis cinq ans !

- Tu as deux mains…

- …mon fils ! Oui, je le sais tu me l’as assez répété quand j’étais ado !

Deux mains, deux mains ?

 

Comme un fou, j’avais dévalé la pelouse, sauté par-dessus la haie et tambouriné sur la porte de la remise du voisin. Il devait être là, il le fallait !

- Un pied de biche, il me FAUT un pied de biche !

Il est un peu sourd Maurice mais là, il m’avait épaté !

 

Des deux mains j’avais saisi l’outil, fais le chemin inverse et toujours des deux mains, j’avais fracturé la serrure de la porte. Ce n’était pas beau à voir mais maman devait se sentir soudain mieux là où elle était, je le ressentais.

 

Le petit dormait comme un ange, l’huile était juste à température pour saisir la viande. Le courrier ? Euh, le courrier… envolé probablement.

 

Le lapin aux pruneaux était délicieux, le petit faisait des risettes, Magali était toujours aussi attirante et pragmatique.

Moi ?

Moi, je me sentais nul mais nul à un point !

- La porte de derrière est ouverte, j’ai mis le linge à sécher ce matin !

Allez savoir pourquoi cette simple phrase de ma femme m’avait coupé bras et jambes et tournait dans ma tête comme une rengaine !

 

Maman, je n’aurais pas dû t’écouter…

 

(Allez savoir pourquoi - clic)

 

 

Mony

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
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commentaires

Margi 14/01/2017 08:45

Plein d'humour ce petit texte, et ça sent le vécu ! :-)

Mony 13/01/2017 11:18

Merci pour votre lecture et vos commentaires. Bonne pause à Chloé !

Chloé 13/01/2017 10:58

Encore une belle illustration de ce thème Mony et un plaisir de réécouter cette vieille chanson des compagnons de la chanson que je n'avais pas entendu depuis des décennies. Je fais une petite pause d'écriture en ce moment, bien que les deux derniers sujets m'inspiraient bien! Mauvaise chute, vilaine grippe et encore un peu de mal à refaire surface mais ça ne saurait tarder: Chloé

Jama 12/01/2017 19:14

Super Mony
Une histoire si vraie que je me suis crue sur le palier en train d'encourager cet étourdi!

jill bill 12/01/2017 19:06

Une situation qui peut virer au drame si dans la cuisine il y a des choses sur le feu et vous dehors... mieux vaut emporter ses clés... même plus là une maman reste en... mémoire, merci...

emma 12/01/2017 18:24

il est si touchant ce monsieur là que Magali va lui pardonner les dégâts, et merci pour les compagnons si agréables ex aussi

Mony 12/01/2017 18:38

Oui, tout est réparé à présent et Maurice, le voisin, a une clé de la maison.

almanito 12/01/2017 18:05

Tu es en parfaite adéquation avec l'image et le mot à insérer, excellent texte plein d'humour en plus.

Mony 12/01/2017 18:37

C'est une petite aventure qui m'est arrivée mais la porte à l'arrière était fermée elle aussi. Heureusement Belle-maman avait un double de la clef et vivait à 500 mètres :)

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