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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 12:44

 

Ginette, cesse tu veux

De remuer sans cesse
Des fesses,
De jouer avec tes yeux
Tu n'es pas facile
A saisir, à peindre ainsi
Montre-toi docile
Ma chérie... merci !!
« J'en ai assez
De poser nue
En statue
Pour ton client Fortuné... ! »
Cette commande, mon amour
Nous sauvera de la faillite,
Toi si dépensière à ce jour
Que tu en as de la cellulite...
Fauchon et son épicerie fine
Sur toi, vois le malheur
Très chère...
Tes robes te boudinent
Heureusement mon acheteur
Aime les femmes bien en chair...
« Amedeo tu me fatigues té
Finissons-en...
Le gaz coupé
Je claque des dents... » 
Ah femme, je te saoule !
Bon, dévoile plus ton sein
Fais-moi ta bouche en cul de poule
Et rhabille-toi jusque demain !

« Maudit Gliani va ! »

 

jill bill

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 11:00

-

sujet semaine 44
 
 
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 09:44

 

Algorithme,

Alter égo?
Le rythme de nos coeurs,
Le rythme de nos hanches...
"Cessez de rêver madame, un algorithme est une méthode de résolution d'un problème utilisant un nombre finit d'applications d'une règle!"
"On dit pourtant Monsieur, que son inventeur, venu de la Perse mythique, était un incroyable amant!"
"Soyez plus réaliste Madame! Ne vous emballez pas!"
"Soyez plus romantique Monsieur! Laissez courir votre imagination!"
Le rythme de nos souffles,
Le rythme de nos reins...
"Cessez madame! Je ne vous demande que votre méthode pour résoudre le problème écrit au tableau!"
"Mais je vous assure Monsieur que c'est ce que je suis en train de faire! Prenez un peu de recul pour lire ce problème et asseyez-vous près de moi : regardez donc ces x, ils s'agitent, ils sont impatients, ne trouvez-vous pas qu'ils me ressemblent? Et ces y, ils font un effort désespéré pour rester droits et maîtres de la situation, n'ont-ils pas un air de famille avec vous?"
"Soyez sérieuse, Madame! Vous n'êtes plus une enfant!"
"Soyez léger, Monsieur! Vous ne serez plus jamais un enfant! ... Un algorithme est un tapis persan qui servait spécialement à recevoir les amours des fougueux sultans..."
"Voyons ma chère, laissez-moi faire mon cours!"
"Voyons mon cher, laissez-moi faire ma cour!...Ne dit-on pas que les algorithmes durent parfois l'éternité?"
"Seulement lorsqu'ils échouent, Madame, seulement lorsqu'ils échouent! Ils sombrent alors dans une insatisfaction perpétuelle!"
"Et les algorithmes qui s'accordent?"
"Ils n'ont qu'un nombre fini d'applications Madame! Ils ont une fin!"
"Comme les amours, Monsieur, comme les amours, ce qui ne les empêche pas de naître!"
"Vous voilà bien pragmatique Madame!"
"Vous voilà bien inquiet Monsieur!"
"C'est que l'éternité me fait peur, madame."
"Il n'y a pas de quoi, pensez aux algorithmes..."
Le rythme de nos lèvres
Le rythme de nos mains
Les tapis persans
Le rythme de nos souffles
Le rythme de nos reins
Les amants magnifiques
Le rythme de nos coeurs
Le rythme de nos hanches
"Le temps suspend son vol, Monsieur, n'est-ce pas cela l'éternité?"

 

Enriqueta

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 17:53

 

- Supertapis mag2 j'écoute. Que puis-je pour votre service ?

- GPS position mxx, lyy ni tout à fait à l'ouest ni tout à fait au plafond. C'est pour un enlèvement
- Un enlèvement ? vous avez fait le bon numéro madame. Dites-moi tout
- C'est un bébé
- Un enfant, c'est prioritaire J'y cours j'y vole ...
- Oui enfin non. C'est ... enfin, Il lui a pris son doudou.
- Un doudou ? je vois ! encore un coup du gang des poussettes
- J'y cours j'y vole, j'en fais mon affaire du doudou.
- C'est que ...
- C'est que quoi ?
- Il ne veut pas retourner dans sa lampe. Il faut lui demander trois voeux.
- La maman du bébé vous recommande des trois-là.
- Mmmm dites toujours ...
- 1) que tout le monde sache s'écouter, s'entendre et se comprendre
  2) que le monde rende les armes des combats
  3) ah zut ! c'est illisible, je n'arrive à déchiffrer que impossible et lanterne.
- Pas de souci, GPS xy, je sais ce que cela veut dire mais dites-moi, la maman a bien toujours la lampe ?
- Oui mais cela ne va pas être facile, elle la met toujours en veilleuse.
- OK, je prends mon tapis et ma lanterne ... en route pour l'Impossible !


pièce à verser au dossier d'enquête -  Clic  

Jeanne Fadosi

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:42

 

Prince des monte-en-l’air et de la cambriole

Pourfendeur des cœurs, d’alcôve en alcôve

Il déclame haut et fort ses love, love, love

Regardez, sur son tapis, comme il caracole

 

Enchanteur avisé, de l’aube au crépuscule

Il vole au zéphyr, de conquête en conquête

Il signe ses forfaitures en lettres majuscules

Et s’enfuit encore sur son bout de moquette

 

Cupidon de jupon, Jason de jarretière

Corsaire de corset, bourreau de dentelle

Il détache les rubans, il tire les ficelles

Admirez sa faconde et son allure altière

 

Effronté jusqu’au bout de ses balivernes

Il offre à qui l’entend ses bouquets de fleurs

Avec des salves de secrets entremetteurs

Toutes les vessies sont alors des lanternes

 

Il est passé par ici, il repassera par là

De nos femmes, il fera des maîtresses

Ecoutez ses tirades et tout son tralala

Et de nos filles, il détachera les tresses

 

Il les allonge sur les motifs de sa carpette

Et, invertébré  polichinelle sans carrosse

Le voilà jouant avec ces ingénues coquettes

Avec ses caresses d’épée à deux bosses

 

Le sourire aux lèvres, la plume au chapeau

De barricades, en imprenables châteaux

Il va, il vient, tel un grand souverain

En volant aux belles leur diamant butin

 

Attention à ces marchands de tapis

Ils  sifflent leurs tirades avec entrain

La pomme au Paradis était d’api

C’est le credo de leurs refrains

 

Méfiez-vous des princes en canasson

Et des vils maraudeurs en paillasson

Sans âme, ils volent notre Bonheur

En crucifiant d’aise nos restes de cœur

 

Criant « cocu » à chaque descente de lit

Les voilà, preux olifants, poétisant l’hallali

Sur notre tête, ils fabriquent des belles ramures

Que je déplore ici avec ces quelques ratures.

 

 

Pascal

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 13:29

 

A travers les siècles, bien des légendes ont loué Ivan, avec des récits extraordinaires. Il en est une, pourtant, qui traverse le temps, au fil des contes et des rumeurs, toujours alimentée de grande verve par des narrateurs exaltés. Ecoutez donc cette fabuleuse histoire que j’ai moi-même entendue dans une taverne thaïlandaise ou dans un sauna breton, je ne sais plus.

 

Aux plus offrants, Ivan louait ses services et, de la Sibérie au Kentucky, de Sydney à Bombay et de Pont-de-chéruy à Paris, sa réputation était mondiale. On connaissait sa bravoure bien au-delà des frontières ; son courage légendaire n’était plus à démontrer. N’avait-il pas pourchassé des dragons dans l’Oural, combattu quelques sorcières sur les terres de Samantha (Samara), éborgné un cyclope dans l’Altaï ?...  Quand il était bachelier, on dit même qu’il a apprivoisé une sirène qui batifolait dans la Volga.

A force d’exploits sensationnels, il ne se comparait, ni plus ni moins, qu’au soleil, et on pouvait lire sur sa carte de visite : « Je suis le Maître de la Lumière, L’habile passeur des couleurs, Au défi de peindre la terre entière, Je suis l’éblouissant Enlumineur. »

 

Dans une lointaine contrée, la fille du sultan Dey Tappi se mourait lentement ; Toutes les potions, tous les mages, tous les charlatans, tous les médecins étaient incapables de guérir la belle Agnishikha qui, comme chacun le sait, veut dire : Flammes du feu Divin, en indien. Mal d’Amour ou maux de ventre, personne n’avait l’onguent guérisseur.

Un des bristols d’Ivan parvint jusqu’au sultanat et on le fit quérir sur le champ, enfin, dans les airs puisqu’il fut mis à sa disposition un tapis volant de première classe.

 

Ivan fut reçu en grande pompe (à cause des inondations qui sévissaient dans la région). Subjugué par la beauté de Agnishikha plus que par l’or de son père, il fit vœu de réussite et partit aussitôt à la recherche de l’animal mythologique ; lui, l’affable conquérant, de par toutes ses aventures rocambolesques, il savait bien que seule une larme de grand Phénix pouvait guérir « Flammes du feu Divin » de son mal incurable. Tous les mercenaires dans la course, les Aladin et leur lampe merveilleuse, les Merlin et leur balai magique, les Sherlock et leur docteur spécialiste n’avaient qu’à bien se tenir…

 

Pour faire entrer cette histoire dans une seule page, je vous passe la somme des exploits qu’il dut réaliser pour capturer l’aigle prodige. Il paraît qu’il y a des échos de cavernes qui tremblent encore en racontant les combats épiques ; des ricochets de pierre n’en finissent pas de surfer sur les vagues de ses tours de force ; les larmes de la rosée du matin pleurent encore quand le vent rapporte l’éternelle légende…   

 

« C’est Ivan, c’est Ivan, c’est lui qui a capturé le grand Phénix ! » crièrent les chouettes matinales !...

 

Quand il revint, sur son tapis d’Orient Express, toujours reçu en grande pompe, (le sultan chaussait du quarante-six), il fut acclamé dans toute la ville et sa proche banlieue. Ce fut la liesse générale comme on ne l’avait connue qu’une seule fois, c’était pendant le grand bazar, celui de l’année d’avant, avec des remises exceptionnelles de vingt pour cent sur tous les tapis de salon.

 

« C’est Ivan, c’est Ivan, c’est lui qui a capturé le grand Phénix ! » crièrent les chouettes crépusculaires !...

 

D’ailleurs, sur cette magnifique fresque, parvenue jusqu’à nous, on peut voir Ivan voguant sur son tapis volant VIP, avec l’animal fabuleux emprisonné dans sa cage dorée. Remarquez la finesse des détails, l’extravagance des motifs, la luminescence ambiante.

 

Après l’atterrissage, tellement heureux de sa victoire, notre héros laissa échapper le grand oiseau au moment de l’ouverture de la cage en or. Les avis divergent pendant ce grave passage de l’histoire. Certains disent qu’il l’a laissé fuir, d’autres affirment que le Phénix s’est volatilisé au soleil levant. Bref, son envol fut majestueux mais il revint pourtant se poser sur le bras d’Ivan, l’homme au cœur pur. Le bel oiseau renifla un instant et, au bord de son bec en or massif, il laissa couler une larme de diamant puis il disparut dans l’azur.

Le paladin ému courut raviver Flammes du feu Divin en lui tendant cette fabuleuse étincelle. En langage de supporter marseillais, on dirait qu’il lui a mis le feu. Aussitôt guérie, la belle tomba amoureuse d’Ivan. Imaginez un diams de deux mille carats dans la balance, n’importe quelle rani devenait immensément riche ! Au prochain bal, elle allait parader avec son bouchon de carafe devant toutes les copines !

 

Le mariage eut lieu en grande pompe (à cause de tous les fastes déployés pour la circonstance). On fabriqua des divins divans d’Ivan, à son portrait, avec des tapisseries tissées dans des soieries rares, on fit des peintures, « divant » et derrière, d’Ivan sur son tapis volant, on érigea des statues à son effigie ; on dit même qu’un grand Phénix plana sur l’esplanade en laissant dans son ombre des myriades d’étoiles filantes. Le sultan, en babouches de cuir d’astrakan, battait la semoule… la semelle, en supervisant tous les projets qu’il avait sous son turban.

 

Avec son beau-fils, il ouvrit des comptoirs un peu partout dans le monde. L’association Ivan Dey Tappi connut un vif succès ; mais notre héros, las des moquettes et des paillassons, repartit vers une nouvelle aventure extraordinaire mais… c’est une autre histoire… 

 

 

Pascal

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 11:01

 

J'ai failli m'étouffer quand il a dit qu'il s'appelait Ivan Détapi.

J'étais le premier à l'ouverture du Mondial de la Locomotion de 1880 à Moscou et aussi son premier client, alors j'ai eu droit au grand jeu avec salamalecs, tapis rouge “cochenille” et tout le toutim.
Le message était clair, brodé en lettres d'or sur un grand calicot:”Chez Ivan Détapi, que des tapis persans, pas de tapis percés!”.
D'emblée il me proposa une reprise pour le mien, comme si le mien était troué!
Comme je déclinais il s'embarqua dans des détails techniques “coton” sur la chaîne et la trame, les franges tressées et les noeuds asymétriques, auxquels je ne comprenais rien vu que le mien était des années soixante, enfin... 1860.
Puis il m'entraîna devant un bolide rouge “garance” aux motifs floraux safranés... un dix mille noeuds au décimètre carré qui montait soi-disant à deux cent à l'heure en quinze secondes!
Moi, j'en voulais juste un qui attire l'oeil des vierges sur mon passage, qui soit doux au toucher avec une bonne odeur de chèvre bien nourrie.
Je me fichais pas mal de ce grand coffre en plein milieu qu'il appelait une “boîte auto”.
Son bolide était un bijou de deux canassons fiscaux avec parait-il deux “air” bagues, mais le mariage ne m'interessait pas, seulement la conquête féminine et l'envie de voir du pays.
“Vous, vous cherchez un aspirateur à mousmé” me souffla t il à l'oreille avec un clin d'oeil lubrique.

J'ai toujours eu horreur des gens qui cherchent à me brosser dans le sens du poil et j'ai commencé à lorgner vers les stands concurrents.
Il y avait du berbère, de l'arménien et même du pakistanais, des tapis à l'odeur bizarre - sans doute des trucs à fumer - des tapis psychédéliques avec des étoiles, des rosaces, des vases et même des scènes de chasse, des jaguars avec un grand “J” lumineux en forme de cimeterre!
Pendant ce temps, Ivan rongeait son frein.
“J'ai ce qu'il vous faut” a t il crié en me secouant comme un figuier “un vénitien, une seconde main conduite par Kazanova lui-même et qui vous donnera toute satisfaction! Avec ça, vous allez vous envoyer en l'air”
J'ai demandé “C'est qui ce Kazanova?”
Il me regarda bizarrement avant de sussurer à mon oreille :”Un aventurier Môssieur, LE séducteur Môssieur... plus de cent quarante femmes à son actif dont des filles à peine pubères et même sa propre fille... Môssieur”.
“Et pourquoi s'en sépare t il?” demandai-je.
“Excès de vitesse, Môssieur... l'aventurier s'est pris les pieds dans le tapis et purge sa peine en prison à l'heure qu'il est. Vous feriez une bonne action en...”

Comme j'hésitais à l'idée d'acquérir ce tapis de l'inceste aux relents adultères, il tenta une pirouette: “J'ai un concept-carpet et aussi un tout nouvel hybride, le dernier cri... laine, soie et coton mais les clients rechignent à essuyer les plâtres et préfèrent les modèles éprouvés”.
Le dernier cri... ne me disait rien qui vaille, moi qui ne rêvais qu'aux soupirs et plaintes suaves qui font la magie des soirées branchées d'Ispahan ou de Katmandou.
Je lorgnais sur le vénitien où Kazanova était grimpé au septième ciel tant de fois.
“Allez...” conclut Ivan Détapi “je vous le shampouine gratis, si vous signez là!”
Alors j'ai signé...
Je me demande si je ne me suis pas fait avoir avec ce tapis volant... sans volant.
On vient de me le refuser au contrôle technique.

Vegas sur sarthe

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 19:01

         

Je lis ces jours-ci un livre de science-fiction mais j'accroche moyennement. L'auteur imagine des engins gigantesques capables de transporter dans les airs plusieurs centaines de passagers, construits en aluminium et matériaux futuristes comme de la fibre de carbone, avec un abus pénible à presque toutes les pages d'un jargon pseudo scientifique, style moteurs à réaction, thermoplastiques, dispositifs hypersustentateurs et soudage au laser. En outre l'auteur postule que la terre est non point plate mais ronde, et allons donc. Et pourquoi pas des fusées pour aller sur la lune tant qu'on y est.

J'avais préféré ce roman d'anticipation assez réaliste dans lequel l'auteur, de manière très astucieuse, dote ses héros d'ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées de plumes collées avec de la cire, qui leur permettent de s'échapper de l'île où on les retient prisonniers pour avoir aidé la lune à s'accoupler avec un taureau blanc. En y réfléchissant, je crois d'ailleurs l'idée tout à fait possible, pour peu qu'on prenne soin de voler assez près du soleil pour ne pas attraper un rhume dans les courants d'air et les jet-streams. On le voit, donc, j'aime la science-fiction, mais il faut que cela reste crédible. 

J'étais encore dans cette songerie quand je faillis me faire emplafonner par trois chouettes. Elles passèrent à ça, manquant d'effranger mon tapis volant entièrement noué à la main, qu'orne la représentation des quatre continents. Je ne suis sans doute pas le seul que les chouettes effraient, quoique grand-duc, lorsqu'elles volent aux instruments, comme les chauves-souris au radar, pour rejoindre leurs clochers à bulbe. Me secouant de ma rêverie je poursuivis mon vol dans le ciel boréal, au-dessus des bouleaux et des lacs, jusqu'à la datcha dans les nuages, sans autre vis-à-vis que la lune, où je passe la belle saison à lire des ouvrages de science-fiction en fumant des belomorkanal.


Bricabrac

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:59

 

"Il était une fois" c’est ainsi que commencent les histoires. Celle-ci, bien que banale, ne déroge pas à la règle.

 

Il était une fois une dame devant entreprendre un long périple pour rejoindre une ville située dans une contrée lointaine. Hélas, son bagage fait de quelques coffres lourds et volumineux ainsi que de babioles délicates et précieuses à ses yeux était bien difficile à acheminer pour elle, aussi se résolut-elle à faire appel aux services d’Al Adhin.

 

Au jour et à l’heure convenus, une ombre gigantesque assombrit le seuil de porte où, fébrile, la dame attendait. Elle leva les yeux et put admirer la dextérité avec laquelle Al Adhin surgi des cieux posa, sans un pli, son grand tapis persan sur le sol.

 

L’homme, de belle prestance, la salua d’une inclinaison brève du torse et sans un mot, pénétra dans la maison pour saisir tour à tour tous les bagages. Quand tout fut disposé à son goût sur le tapis, qu’il eut vérifié le bon équilibrage de la cargaison, il s’inclina à nouveau invitant ainsi la dame à s’installer auprès de la lanterne trônant au centre de l’équipage.

 

Un instant déconcertée par le départ imminent, la dame referma la porte à clef et inséra celle-ci dans la boîte aux lettres puis d’un pas résolu foula la laine douce et délicatement colorée du tapis qui doucement vibrait. D’un dernier regard elle dit adieu au lieu où elle avait vécu heureuse mais déjà, happée par l’air frais du matin brumeux, elle oublia toute mélancolie.

 

Que le monde était beau vu du ciel ! Ici, les méandres de la rivière étincelaient, là, l’immense forêt s’étendait à perte de vue. Des champs, des monts, des lacs, un désert, tout l’émerveillait. Parfois, d’une pression de main sur son épaule et d’un signe de bras, Al Adhin lui indiquait une ville, un monument ou simplement un nuage irisé. Nul mot ne s’échappait de ses lèvres. Seule une douce mélopée semblait à certains moments remercier les trois oiseaux volant à leur côté pour leur aide précieuse à la navigation.

 

Au loin le soleil déclina et un premier quartier de lune apparut dans le ciel. Le voyage touchait à sa fin, les oiseaux plongeaient par palier en direction d’une bourgade.

 

Quand le camion freina et que cessa le ronronnement monotone du moteur, le déménageur s’étira longuement et dit : nous voilà rendus, Madame !

 

Alors, alors seulement, la dame prit pleinement conscience que sa vie venait de muer et qu’il lui faudrait désormais la reconstruire dans ce nouvel environnement. 

Sur la bâche de toile du poids lourd, trois oiseaux stylisés sous la dénomination Al Adhin – déménageur tout pays semblèrent l’y encourager d’un battement d’aile…

 

D’un sourire reconnaissant mais retenu la dame remercia monsieur Al Adhin de sa discrétion dans ces moments émouvants pendant lesquels les vieux contes de son enfance avaient ressurgi pour adoucir le déchirement qui l’étreignait…

 

Mony

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 11:40

 

Victor, je me permets de t'appeler par ton prénom, ton nom est trop long et de plus je ne suis pas contente de toi. Je ne sais pas ce qui t'a pris de peindre en homme en vert sur un tapis volant de plus avec une grosse lanterne allumée. Tu ne sais donc pas qu'il faut faire des économies d'énergie ?

 

Ah ! Si ! C'est pourquoi tu le fais voler sur un tapis ? Je comprends mais si le vent se monte, ton bonhomme costumé se retrouve au sol et il n'aura rien d'un prince charmant tout disloqué.

 

Tu me dis que c'est pour faire rêver les petites filles et bien là tu réussis, elles croient toutes que leurs amoureux seront des princes beaux et surtout riches. Je ne voudrai pas dire mais lorsqu'elles s'apercevront qu'il y a tromperie, c'est devant les juges que tu comparaîtras, encore heureux pour toi, il n'y a plus la peine de mort.

 

Cela ne mérite pas la mort ? Bon c'est vrai, je suis un peux excessive mais j'y ai cru moi au prince charmant sur son tapis volant avec sa lanterne allumée mais au lieu de ça, un mec comme un autre, pas très beau et de plus fauché puis que les copines se sont servies avant moi et que je n'ai récolté que le tapis malheureusement rapiécé.

 

Et puis quelle idée de peindre le costume du prince en vert, sur tout le reste de cette même couleur, on ne le verra pas ton prince ; tu n'as donc pas d'autres couleurs Victor ? Je t'avais prévenu que je n'aimais pas le vert mais comme d'habitude tu n'écoutes pas alors ta toile, je vais m'en faire un feu de bois dans une Isba au fond de la Russie qui elle me fait rêver.

 

Aimela 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 15:33
 
Viktor, le marié
Arrivait en tapis volant
Les bras chargés
De présents
Comme dans un conte joli...
Avec Aladin pour parrain
Nul défi
Avec impossible se tient !
Anna en manteau de fourrure
Scrutait le ciel, impériale
Les joues carminées par la morsure
Du froid hivernal...
Soudain, trois chouettes
Annoncèrent Viktor, l'homme du jour
Elle leva plus encore la tête
Les yeux brillants d'amour...
On ne peut rêver mieux
Plus fantastiques épousailles...
Pourquoi faut-il, bon dieu
Que le réveil vous rappelle au travail
Pour reprendre votre place
Dans le morne trafic... soupir,
Le boulot, la paperasse,
Le chef pas charmant, gros soupir !
 
jill bill
 
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 11:00

a

sujet semaine 43

Viktor Mikhaïlovitch Vanestsov - clic

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 14:47

 

- Bas les masques ! à bas les faux semblants ! Je vais tuer le vieil homme ! Désormais je pratique la sincérité totale : je dis ce que je pense, je me montre tel que je suis à la face du monde ! Tiens, cet été je pars dans un club naturiste.

 

- Malheureux ! Crois-tu que la face du monde soit avide de contempler ton double bedon ? Seras-tu plus heureux après avoir dit à ta femme  que sa robe la boudine, à ta sœur qu'elle a pris un sacré coup de vieux, à ton patron qu'il peut aller…

Allons, Marcel, ne connais-tu pas le vrai nom de l'hypocrisie et la flagornerie ?

Cela s'appelle " le savoir vivre " !

 

Emma

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:35

- Théâtre des Folies-Bergère, 2 juin 2014
- Acte unique
- Scène 1

Robert X, 3ème rang, place 32 (dit Robert 3-32) :
« Vise un peu comment y fait ça, Georgette ! »
Georgette, 3ème rang, place 33 (dite Georgette 3-33) :
« Y fait quoi exactement, à part s'enlever des peaux ? »
Robert 3-32 :
« Ca s'appelle un gag... une facétie, Georgette ! Sous le déguisement se cache l'acteur ! »
Georgette 3-33 :
« Et tu crois que c'est qui l'acteur ? »
Robert 3-32 :
« Ben c'est Podalydès »
Dylan X, strapontin 33 bis ( dit Dylan 3-33 bis)
« Quand c'est qu'on s'casse, m'man ? J'ai faim et j'ai mal au cul ! »
Georgette 3-33 :
« Qui t'a dit qu'c'était, Robert ? »
Robert 3-32 :
« Denis Podalydès »
Georgette 3-33 :
« Et comment tu l'sais puisqu'il a pas fini d'enlever ses peaux ? »
Robert 3-32 :
« Parce que j'l'ai vu hier soir sur France2 »
Georgette 3-33 :
« Comment qu'c'est possible puisqu'on est en direct ? »
Dylan 3-33 bis :
« J'me casse ! Y a une place vide au premier rang »
Georgette 3-33 :
« Regarde-moi ce p'tit branleur ! Y va t'y pas prendre la place de la ministre ? »
Robert 3-32 :
« Laisse Georgette... elle reviendra pas »
Georgette 3-33 :
« Comment qu't'as pu voir la cérémonie hier soir sur la 2 ? »
Robert 3-32 :
« C'est comme ça, Georgette... ça s'appelle la magie de la télévision... on te fait croire que c'est en direct mais c'était enregistré à l'avance et puis... enfin, j'me comprends »
- Scène 2

Georgette 3-33 :
« Et la statuette devant lui, c'est qui ? »
Robert 3-32 :
« C'est un César »
Georgette 3-33 :
« César avait les cheveux longs ? »
Robert 3-32 :
« Comme tous les artistes, les marginaux... oui»
Georgette 3-33 :
« Et les Molières alors, ça veut dire quoi ? »
Robert 3-32 :
« César, Molière... c'est kif-kif tout ça, c'est des trucs d'artistes, Georgette »
Georgette 3-33 :
« Si c'est kif-kif, alors pourquoi y a plusieurs noms ? »
Robert 3-32 :
« Tout ça c'est des trucs commerciaux pour faire vendre des statuettes ! D'ailleurs Molière s'appelait pas Molière »
Georgette 3-33 :
« Ah bon ? »
Robert 3-32 :
« Non, y s'appelait Poquelin... t'imagines si on dirait qu'on serait à la 26ème nuit des Poquelins ? La honte !! »
Georgette 3-33 :
« Ah ouais, la honte !! »
Robert 3-32 :
« Et César non plus d'ailleurs... y s'appelait Baldaccini ou un truc comme ça»
Georgette 3-33 :
« Un macaroni? On m'a toujours dit que César était romain ! »
Robert 3-32 :
« Ouais... italien et romain... c'est un peu pareil, non? »
Georgette 3-33 :
« Tiens! Il a fini d'enlever ses peaux ! C'est Denis Podalydès !! »
Robert 3-32 :
« J'te l'avais dit! »
Georgette 3-33 :
« Ouais mais j'ai bien l'droit d'être surprise, toi tu l'as vu hier soir sur la 2!»

(Brouhaha dans la salle)
Au premier rang, Dylan 3-33bis devenu Dylan 1-10 est embarqué par deux vigiles.
Le rideau tombe... Chute

Vegas sur sarthe
 
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 15:36

 

Ils se prénomment Martine, Jean-Yves, Claire, Loïc, Thomas, Joëlle, Anaïs, Rachid, Michel, Rachel, Anh Tài, Cécilia, Tim, Bertrand…

Ils sont secrétaire, pharmacienne, électricien, styliste, anesthésiste, demandeur d’emploi, retraité, étudiant, fleuriste, assureur, conseillère financière, professeur…

 
Chaque semaine, ils se retrouvent dans une classe, une salle villageoise, un vieux garage, un entrepôt ; dans une annexe, une véranda, au fond d’une impasse… Six ici, quatre là-bas, dix ailleurs…
 
Pour eux, le plaisir est à chaque fois renouvelé de débattre parfois longuement quant au choix de telle ou telle œuvre à interpréter ou de découvrir la pièce proposée d’autorité pour le metteur en scène. Oubliés les soucis quotidiens, les rendements, les galères. Disparus les maux de tête, les muscles endoloris. Doucement, mot à mot, d’une gestuelle maladroite puis plus assurée, ils s’immiscent, dans la peau d’un personnage, se l’approprie, le font vivre ; au fil des mois, le timide s’affranchit, la délurée peut se faire grave.
 
Dramatiques, comédies, vaudevilles, tirades, monologues, pièces contemporaines ou classiques, chants ou mimes leur demandent une rigueur mêlée d’inventivité et inlassablement ils fourbissent les rôles. Une compagne crée les costumes, un mari se révèle excellent accessoiriste, une amie se propose comme souffleuse, les renforts ne manquent pas et quand vient le grand soir de la représentation de théâtre, ils se retrouvent soudés par le trac et le doute.
 
-        Ne vais-je pas bafouiller, oublier mon texte ?
 
-        Je suis enrhumée, ma voix ne portera pas !
 
-      Ce répertoire est inattendu et un brin déconcertant. Et si le public ne répondait pas présent, n’était pas curieux de ce registre ?
 
-        Le film proposé ce soir par La Deux va nous valoir une rude concurrence !
 
-        La fermeture éclair de ma jupe est cassée… Help !
 
La maquilleuse sublime un visage, un fou rire nerveux fuse, une prière se lit sur des lèvres, les toilettes sont prises d’assaut.
 
Quand enfin ils entrent en scène, simple estrade ou plateau glacial garni de tentures poussiéreuses, ils oublient toute incertitude, le combat a débuté.
 
Dans la salle, un rire éclate, Tim a mis son chapeau à l’envers.
Martine rattrape la répartie erronée de Loïc et remet le dialogue sur la bonne voie.
Anh Tài s’acharne sur une poignée de porte récalcitrante. Fous rires.
 
Un calme s’installe suivi d’applaudissements enthousiastes.
 
-        Comment ?  C’est déjà terminé ?
 
Heureux et soulagés, ils saluent longuement le public, remercient le metteur en scène et de retour dans les coulisses se congratulent en des embrassades tremblantes.
 
La pièce, ils la rejoueront deux ou trois fois encore dans le village voisin ou à la demande d’une quelconque association puis, après une pause, ils reprendront, enthousiastes, le chemin des répétitions.
 
Devant toutes ces troupes de comédiens amateurs qui n’auront jamais l’honneur de recevoir en grande pompe une statuette à l’effigie de Molière, je m’incline et je leur dis simplement "merci d’exister et de me ravir"
 
Mony
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:07

 

Comme le brigadier pour la scène, il est Colombin pour Colombine, juillet pour Juliette, Auguste pour Camille, ou courageux téméraire au souffle dramaturge, aux intonations divines, aède sans aide, *Sganarelle zélé, Casanova de canevas, chrysanthème de chaude chorale, camisole de farce, soprano de soupirail, mondialiste solitaire, pompier bon œil, ou enthousiaste goguelin, remportant tous les suffrages  à l’applaudimètre général.

Amoureux des belles lettres et repoussant l’amateurisme à l’inconfort sibyllin des courants d’air de fenêtre, trublion extraordinaire, célébrité planétaire, Polichinelle encensé, conspirateur amical, il déchire son masque pendant une autre de ses frasques.

 

Tour à tour, il est *Acante, *Acaste ou *Agénor, démiurge provocateur, déclamant Monsieur Molière devant l’attroupement médusé des observateurs. Réel bien portant, ébouriffeur de convenance, pantalon de défroqué, chandelle de chaperon, dans une autre dérobade, une autre forfaiture, le voilà *Galopin, *Géronte, *Geronimo, trompetant ses vers devant son parterre, pour prolonger son investiture.

Brûlant ses planches sous les feux de la rampe, grimé en *Gusman, décoré en *Dorimène, estampillé *Ergaste, le voilà soudain rabat-joie de bourgeois, pied de nez à la populace, fidèle reproduction en perruque de perroquet. Tout à la fois aigre-doux, sucré salé, yin et yang, fort et fragile, réalité et reflet, il disparaît et renaît dans une autre escobarderie. *Octave, *Orgon, *Oronte, adulé conspirateur, inimitable faussaire, il entretient le mystère.

 

Général de madrigal, colonel de pastourelle, caporal de comédie, capitaine de poésie, sergent de sizain ou simple Monsieur *Jourdain, regardez, il s’affaire à ses galons de macaronée. Inspirez, messieurs dames, voici *La Montagne, *La Rivière, *La Violette ! Déballage de confessionnal, rouge pour le noir, pavé pour Forces de l’Ordre, aumône pour l’Armée du Salut, grimace pour photomaton ou génuflexion païenne, il plastronne, il s’exhibe, il affabule, l’éminent  scénariste.

 

Véritable contre-pied aux ordinaires conventions, gaucher aux sempiternelles droitures, provocateur à la mise en scène vaudevillesque, il chevauche l’estrade, il accapare le décor comme un extravagant conquistador, il est fabuleuse bouffonnade, pied de nez d’illusionniste, contorsion d’agitateur génial, démystificateur de rêve ou prélude aux hallucinations heureuses.

 

Tintamarre silencieux, brutale douceur ou réplique émérite, imitation lumineuse, il est des gens tellement empathiques qu’ils deviennent les personnages qu’ils adulent. A une autre de leur mue, une nouvelle métamorphose, ils ne paraissent plus, ils sont. Alors, sous ce masque de marionnette, c’est *Caritidès ? Non, c’est monsieur Podalydès… 

 

Pascal.

*Personnages de Molière.

Que les autres noms et prénoms, non exhumés, des œuvres de Molière me pardonnent.

 

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 13:49

 

Vile caricature masquée d’opprobre, d’hypocrisie, de jalousie, d’ambition ou mensonge galactique, mue chagrine, démasclage savant ou fourbe camouflage, pirouette géniale ou reniement de sa propre psyché, de sa véritable image, Eon éhonté, malade imaginaire, épouvantail de luxe ou suborneur du Temps, éternelle jeunesse fallacieuse croyant renaître à chaque nouveau démaquillage.

 

Peut-être, démineur de bombes factices, bonimenteur de vraies nouvelles, tricheur clownesque aux considérations troubles ou émasculateur de sentiments sains, corrupteur de vrai talent mélangeant l’Amour, le fantastique, la Mort, avec son seul bâton d’érudit pèlerin. Déviationniste orthodoxe multipliant les anaphores pour entériner ses certitudes de moralisateur ou incongruité de petit écran, frénésie de cinématographe, couleurs de chambre noire ou narcissique exacerbé, mal élevé, ou excrémenteux malandrin aux incessantes insinuations olfactives franchement merdiques ou star éphémère, plus rapide que l’étoile filante, émasculée conception aux visions hautement subjectives mais intimement personnelles, partageant ses inventions éclairées au monde ténébreux.

 

Impayable Panturle de village pataugeant devant le cénacle des… élites, Sganarelle d’opérette, maladie du siècle, arriviste travaillant sans relâche au filon de la connerie humaine ou visionnaire à lunettes, boussole de sud, iconoclaste d’icône, affiche torpide feignant la vieillesse pour renaître encore devant un public empoté ou simulateur d’orgasme ou cacophonie d’exposition, bariolage de nabi nain un soir de narguilé ou masque insipide, figure de proue de bateau mouche, gravure de mode surfant sur un pseudo-génie imaginatif ou gloire impérissable pourchassée par quelques démons fumigènes, postiche d’imposteur, pastiche de poster, exemple à ne pas suivre, trublion de salon, dépoussiéreur de lieux communs, s’invitant un instant sur l’autel des… célébrités.

 

Ou, caméléon cupide aux coruscations écarlates ou métamorphose de cloporte insolent sous sa carapace de vieille carlingue ou cancrelat baignant dans la fange putride des médias spécialisés ou Genèse insolente d’un nouveau monde de pellicule, pieuvre salace aux mille tentacules ou alchimiste de bastringue, dompteur de micros, enjôleur de pianos, dragueur de sale mine, effusion de noctambule, baiser d’incestueux apatride ou défroqué croyant, grand saigneur de son château de cartes, montreur d’ours en peluche, mystificateur d’évidences bornées remisant le septième Art à une occupation d’effeuillage de carnets de chèques.  

 

Résidu d’Amour défendu débordant de son plastique tiède ou enfant illégitime et dégénéré d’aïeux pourtant talentueux, croyant à lui seul réinventer l’Art avec quelques acrobaties guignolesques ou génération spontanée, mercenaire, autodidacte, crachant, snobant et méprisant la vraie Beauté avec ses concrétions scatologiques fumeuses ou réincarnation fugace d’un Illustre flottant encore sur des succès pourtant désuets.

 

Peut-être, petit masturbateur de ses seuls effets spéciaux, initiateur de son inique pantalonnade grotesque, bouffon de scène, aigrefin Scapin, ou invertébré monstre de suie au maquillage fantomatique, se gargarisant d’allégresse de ses ignominies de fantoche avec une faconde d’illusionniste. Affabulateur de pacotille, baratineur pour femmes savantes, émule de « Bas les masques », montagne de mensonges ou paraphraseur sans mérite, paratonnerre d’orages d’applaudissements de précieuses ridicules ou batailleur sans guerre, lampiste sans lumière, docteur en rien, pêcheur sans filet, acrobate sans appât ou pusillanime courageux, téméraire timoré, malade imaginaire, prêchant pour sa seule gouverne aux vents fourbes de ses ambitions intéressées avec des métaphores faibles et des majuscules de trou de balle.

 

Dom Juan, discoureur de jupons, lubrique impuissant, faisant de l’Amour de la gymnastique et de la gymnastique, un reportage de télévision ou fantastique ordinaire, gourou de guirlande festive, fumigation douteuse, muance nébuleuse, absurdité ambulante ou incroyant inculte, brûlé sur le brasier des regards envieux d’une masse insipide et frustre ou insensée caricature d’insolent transformiste s’enivrant de l’immensité de la Bêtise Humaine et empochant ses dividendes comme des butins forcément mérités.  

 

Ou, prince des faux-semblants, fanatique dans le rang, fou dans la cour des grands ou cupide sangsue, proxénète notoire, buvant le sang des intermittents de ses spectacles ou pirate de planches théâtreuses ou négociateur de trouble, dénonciateur d’évidence, sublime galéjade, ou élu, démiurge, par la force de l’incurie planétaire, fustigeant les conventions respectables avec ses convictions de bourgeois gentilhomme.  

 

Muet bavard, aveugle visionnaire, étourdi vigilant, généreux avare, masque de fer, comédien dell’arte, loup, carnavalesque pantomime, simulacre de réalité amphigourique ou amphitryon de porcelaine, caillou dans ma chaussure, forcenée investiture, insolente gravure parodiant d’insolence profane l’être et le paraître aux sons de ses cantates captieuses.

 

Peut-être, sujet du roi, tartuffe insolent, et roi des sujets, mystificateur de vérité, poudre aux yeux, démonstrateur de faiblesse aux ambitions d’empereur, simple éventail de courtisane ou gangrène de la sincère Poésie, lambeaux de compétence, parasite de la vraie Beauté, anachronisme ambulant, impromptu attendu, goupillon de mécréant ou scatophage affamé à la langue bien pendue, dépuceleur de porte ouverte ou précurseur du Néant de l’Art ou sombre calculateur, passeur d’Etoiles, charmeur de serpents, fieffé dissimulateur désinvolte prônant l’anarchie méticuleuse avec moult mots émouvants…  

Qui est-ce ?

 

Pascal.

(A suivre… )

 

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 12:36

 

C'est fini, la comédie,
C'est fini, les faux-semblants,
Les effets époustouflants...
Le bouffon se congédie !

 
Si d'humour je suis féru,
Ce n'était que du grimage
Pour parfaire l'enfumage ;
Vous y aurez presque cru.
C'est fini, la comédie,
Le bouffon se congédie !
 
Sous vos applaudissements,
Je quitte mon personnage
Et tout ce badigeonnage,
Avec mes remerciements.
 
Comme un gant m'allait ce masque,
Comme une seconde peau ;
Dans vos yeux, je lis «chapeau !»,
Mais je pars avant la frasque,
Sous vos applaudissements,
Avec mes remerciements.
 
Nhand
 
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 09:20

 

Puisque vous bafouillez en écorchant mon nom
Souffrez que moi aussi j'écorche mon visage
qu'un patient maquilleur en un savant dosage
silicona si bien en attrape-minon.

Ah je vous ai bien eu, affublé de ce masque
oubliés Foresti, Dujardin et Devos
en indigne vieillard j'aurai par cette frasque
de l'antique grand-messe dépoussiéré les os.

Cette supercherie aurait plu à Molière
qui pour la fourberie n'était pas né d'hier.
Souvenons-nous comment il nous fit ses adieux...

Si la vie est cruelle, les hommes monstrueux
au théâtre il n'est point de délit de faciès
prononcez bien mon nom, Denis Podalydès

Vegas sur sarthe

 

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 09:07

Amuser son public ?
Dans ce jeu de l'ironie où l'on se moque si bien
Des uns, des autres, de la chose
Plus c'est gros, même les gros mots
Tant de regrets !
Eh bien malgré tout ça
On arrive encore à se congratuler
Et à interpeller les politiques.

Alors public, grand silencieux
Qu'en penses-tu ?

http://youtu.be/reUIwBZPje8

Miche
 
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