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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 15:31

 

Toutes ces pommes !

Que font-ils, cette femme et cet homme ?

Qu’attendent-ils, pour les croquer ?

Vont-ils pour l’éternité les trier ?

 

Nounedeb

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 13:09

 

Et si Adam n’avait pas croqué la pomme ?
Et si Eve n’avait pas été aussi jolie ?
Emile Claus aurait-il existé ?
Contempler ce tableau, le pourrions-nous aujourd’hui ?
Que seraient donc devenus la femme et l'homme?

 

 

JaclynO'Léum

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 12:01

 

Mignonne allons voir

Si la pomme...

Elle l'avait suivi
Au bout du verger
Sa manne à linge en osier
Pour recueillir le fruit...
Sa main frôlait sa main
Ils ne disaient mots
Agenouillés comme dévots
Lui le sacristain...
Un septembre entre deux saisons
Eux entre amitié et amour
L'Emile n'osant lui faire la cour
Le rouge aux joues, timide garçon...
Croquer sa chair, avant l'autel, est sans égard
Un péché comme la gourmandise
A la noix, au pire, aux cerises
Il la demandera, avant qu'un autre ne la mange du regard...


 

jill bill

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 11:00

a

sujet semaine 36

 

Emile Claus>>>clic

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 19:00

 

Quand l’écume marine, d’étoiles, brodée,
Son chant, aux coquillages, murmurera encore.
Quand les saisons, tempêtes ou vagues ensommeillées
Décoreront, cruelles ou pacifiques, le sable, de ridules.
Quand miroirs aquatiques, les lagunes feront sirènes,
Femmes vieillissantes, sans aucun artifice.
Quand luiront, d’un coucher de soleil, les précieuses lames,
Ecrivant, en lettres d’or, du jour, le repos.
Quand l’océan sera velours, ondoiement soyeux,
Refuge de mes bras, ton corps soudé au mien.
Quand, nous en trouverons le chemin,
Des clameurs imbéciles, l’atlantique nous délivrera.

JaclynO'Léum

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 15:46

 

La guerre dévore, festins de métal,
Chaque jour cuisine son plat de mal.
Le sommeil des femmes a fui la raison :
Bave des bombes, l’écume des saisons.
Trous béants, l’alphabet des imbéciles
Qui ne connaissent que viol comme évangile.

 

Nounedeb

 

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 13:40

 

Papaver, tétralogie de Miletune

 

critiques et citations.

 


UnTel. Je vous l'avoue tout net, je n'ai pas du tout aimé l'aspect de "déjà vu" de cette tétralogie dont l'objectif commercial est de surfer sur la success story de Millenium. Certes la relation n'est pas incestueuse comme celle entre Harry Potter et l'ile du crâne d' Horowitz, mais on peut parler de plagiat moral dans la mesure où les décors et ingrédients sont sempiternellement les mêmes. Nous sommes donc envahis de romans noirs nordiques, entre ciel bas et mer grise, décors glauques, où les enquêteurs souffrent de divers  troubles mentaux. On conviendra quand même qu'affubler Mimi Yu de nymphomanie compulsive frise la caricature…

 

Fleur bleue. J'ai adoré le souffle romanesque de cette série, que j'ai dévorée de la première phrase du sommeil des femmes : "Bjorn détestait les dimanches, et plus encore les jours de fêtes", jusqu'aux derniers mots si émouvants de l'alphabet : "merci Mimi, dit Li"

 

Marc L. à UnTel. Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres. Personne ne vous oblige à lire.

 

Yvette P. Mon père et mes frères ont administré une entreprise de casse automobile jusqu'en 1998, et je peux vous affirmer qu'à cette date déjà, la presse hydraulique citée dans les festins de métal était parfaitement obsolète, et remplacée depuis longtemps par la Y83-250  ou la Mammouth 3B.

 

Untel à Marc L.  Bravo ! Votre critique fait bien avancer le schmilblic.

 

Mireille.

" depuis que Selma l'avait quitté, Nicklas passait ses journées à scruter à la jumelle d'un air mauvais les bateaux qui allaient de Fjäderholmavaxshåsn à Skaborörnsköldsvik, sur la mer imperturbablement et désespérément grise"

 " Mimi Yu avait fini par s'habituer au thé insipide du commissariat, ainsi qu'aux blagues stupides de ses collègues massifs et couverts de poils, qu'elle n'était pas loin de considérer comme des sortes de yétis "


pour lire les 94 autres commentaires…

 

Emma

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 12:16
 
 
Mille et encore des femmes.
 
TOME 1 L’alphabet des imbéciles : à la page P vous pouvez lire « cachez ce Pis que je ne saurais voir », cela continue par T comme Tomate interdite ; un alphabet écrit avec le petit bout de la lorgnette…

TOME 2 Le sommeil des femmes : Où l’on découvre que dans l’Alphabet des imbéciles, le mot FEMME a été rayé de la page F…
 
TOME 3 Les festins de métal : Employées dans les usines d’armements, les femmes analphabètes, « corvéables à merci », n’enfantent plus, meurent dans le fracas assourdissant des machines. Les hommes enferraillés n’ayant plus de descendance, préservent les plus belles de ce travail…
 
TOME 4 L’écume des saisons : Les femmes, indignées du sort réservé à leurs sœurs, font la grève du ventre, refusant de donner naissance à de futures esclaves et à leurs futurs tortionnaires…
 
JaclynO'Léum 
 
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 17:06

Monsieur Macho est amoureux
D'une certaine Bernadette
Qu'il rêve d'encager au creux
De sa poussiéreuse studette
Pour qu'elle y cire le parquet,
Qu'elle y repasse ses chemises,
Et, chaque soir, serve un banquet
A ses crocs férus de soumises.
 
Mais les femmes n'ont plus sommeil
Depuis le temps du grand réveil ;
Combien sont-elles, les potiches,
A daigner jouer les bonniches ?
 
Monsieur Cupide est un braqueur
Rusé, multirécidiviste,
Qui se donne de tout son cœur,
A la façon d'un arriviste,
Pour s'offrir la vie au sommet
En visitant des numismates,
Ou des Tournaire, ou des Chaumet,
Dont il pille les casemates.
 
Que reste-t-il de capital
Après les festins de métal,
Quand il compte les profiteuses
Et les emberlificoteuses ?
 
Monsieur Ignare est attiré
Par les abysses – telle une ancre,
C'est là qu'il se sent inspiré,
Qu'il nourrit son bulbe de cancre
En longeant le degré zéro
De ce qu'il a d'intelligence,
Si bien qu'on regarde un blaireau
Avec beaucoup plus d'indulgence.
 
Seul son gris du Gabon est là
Pour mettre du rythme à son la,
Car l'alphabet des imbéciles
Fait fuir de nombreuses nubiles.
 
Monsieur Barbon est un pacha
Vieillissant, quoique encore alerte,
Qui ne rencontre plus un chat
Dans sa retraite de Bizerte,
Où l'ennui des après-midis
Couche avec la douceur de vivre,
Où les lueurs du paradis
S'immiscent déjà dans son livre.
 
Au bord des derniers horizons,
Il boit l'écume des saisons
En repensant aux hirondelles
Qui ne feront plus parler d'elles.
 
Nhand
 
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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 14:42
 
     Je vais vous parler ici des 4 derniers romans de Miletune, l’auteur qui se cache derrière ce pseudo veut nous faire croire qu’avec  ses délires de mots, il s’est beaucoup enrichi :

Mille tunes = grosse fortune !

Personne ne l’a jamais rencontré. Pour les soirées dédicaces, il délègue un ordinateur : vous entrez votre prénom et votre plus gros défaut,  il vous sort la plus originale des dédicaces !…

Je voulais vous donner la quatrième de couverture des 4 tomes de cette  longue saga familiale de gens de Bretagne, saga qui se déroule  dans le Cap Sizun.

Mais je vais faire court.

  L’originalité de cette tétralogie réside surtout dans le fait que chaque ouvrage peut se lire indépendamment et surtout   s’adresse à des lecteurs d’âge différent.

 

Le premier : « Le sommeil des femmes » est  proposé à des lecteurs du quatrième âge : peu d’action, peu de personnages, seulement deux noms à retenir,  de nombreux retours en arrière pour raconter la vie sinistre et rude de deux femmes de pêcheur habillées de noir.

 

Le deuxième tome s’adresse à un lectorat entre 8 et 12 ans aimant se faire peur : « L’écume des saisons », mousse blanche,  cabane,  surf et vacances d’été dans la lignée du club des cinq

 

Le troisième tome s’adresse aux trentenaires aux dents longues : « Les festins de métal. »

Voiliers  coque aluminium, Construction navale, lutte pour décrocher les marchés…

 

Quant au quatrième tome : « L’alphabet des imbéciles »  pamphlet politique, il s’adresse surtout au troisième âge : politiciens à la veste trop étroite en mal d’un parti efficace qui saurait redonner espoir et  visage humain à la politique dans tant de régions sinistrées.

 

Des vies.  Une famille, quatre parcours, du labeur, des fortunes,  des bonheurs, et aussi, tant de malheurs…

 

Jamadrou

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:34



Dans le sommeil des femmes il est des rêves étranges
où de blonds chevaliers aux visages d'archange
les sauvent de satyres lorgnant sur la ceinture
qui garde leur vertu de toute forfaiture.

Epargnées de l'affront d'un festin de métal
et de gueules rouées au bucco-génital
c'est par de longs soupirs qu'elles s'apaisent enfin
remerciant les Dieux et ces preux séraphins.

Passent sur leurs yeux clos d'invisibles frissons
à leur bouche charnue l'écume des saisons
à l'orage grondant succède l'éclaircie.

Je contemple leur front, leur nez, leur cou gracile
croyant qu'elles songent à moi, j'y perds (pauvre imbécile)
jusqu'à mon alphabet, et le sommeil aussi.
 
Vegas sur sarthe
 
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 17:40

 

Le sommeil des femmes

 

Le 13 décembre, jour de la Sainte Lucie, des ouvriers chargés de la réhabilitation d'une ancienne usine, au nord de Skaborörnsköldsvik, font une étrange découverte dans un loft en travaux. Trois femmes vêtues de blanc sont plongées dans un sommeil profond sur une peau d'ours blanc, à côté d'une bouteille de jus de pomme et d'un pavot fané. Après deux semaines, elles dorment toujours à l'hôpital de la ville.

 Telle est la première enquête confiée à l'officier Mimi Yu, fraîchement diplômée  de l'école de police.

Le sommeil des femmes est le premier roman de la tétralogie "Papaver", qui enthousiasme la critique internationale ; le pseudo " Miletune" de son  mystérieux auteur cacherait une célèbre personnalité politique.



L'écume des saisons

 

L'écume des saisons est ce malaise indéfinissable qui envahit les habitants de la petite île de Fjäderholmavaxshåsn, au large de Skaborörnsköldsvik lorsque, le dernier touriste parti, ils se retrouvent seuls, dans des jours de plus en plus courts. Tankar står stilla[1], les pensées sont à l'arrêt.

Les Anglais, comme ce peintre muet apparenté à la famille royale qu'on retrouve pendu dans la petite maison de bois qu'il loue  à l'année, ont une appellation beaucoup moins romantique pour désigner cela : "Seasonal Affective Disorder". Mais les autorités ne croient pas au suicide, et les soupçons se portent sur Anton, un marin étranger devenu gardien de phare.

Mimi Yu devra affronter l'atmosphère étrange de l'ile sans se perdre dans les yeux couleur de brume du mystérieux Anton.

 

Les festins de métal

 

Lors de la visite du ministre de l'industrie, la presse hydraulique de la casse automobile de Skaborörnsköldsvik tombe en panne juste au moment où elle recrache une galette de Mercédès dans laquelle sont nettement visibles les inclusions raplapla de deux trafiquants de drogue.

L'enquête s'annonce d'autant plus difficile pour Mimi Yu que la casse est tenue par son compagnon, Anton, l'ancien gardien de phare aux yeux couleur de mer…

 

L'alphabet des imbéciles

 

Les Imbéciles, disait Flaubert, sont ceux qui ne pensent pas comme vous.  Ce qui en fait un vaste sujet d'étude sur lequel se penche Torun Hallström, le plus ancien, le plus "titré" et le mieux gardé des pensionnaires de la prison de Skaborörnsköldsvik. Il a entrepris de rédiger un " dictionnaire amoureux des imbéciles" et il en est à la lettre B de sa liste alphabétique : balance, baveux, bavure, lorsqu'il se volatilise  subitement de sa cellule, alors que la porte est toujours fermée quand le gardien apporte la soupe du soir. 

Mimi Yu, auréolée de ses succès dans ses précédentes affaires, se trouve désemparée devant une telle  énigme, d'autant qu'elle est perturbée par le fait que sa sœur, la jolie Li, en situation illégale, semble vouloir s'incruster dans la péniche où elle vit maintenant  avec Anton.

 

Emma


[1] Tankar står stilla
som mosaikplattorna
i palatsgården. (Tomas Transtörmer)

Les pensées sont à l'arrêt
comme les carreaux de faïence
de la cour du palais

 

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 13:03
 
Le sommeil des femmes est lourd de travail, de combats pour parvenir à l'égal des hommes se prélassant sur l'écume des saisons. Cela pourrait être les premières lignes d'un roman à deux balles dans un kiosque au bord de Seine. Seulement de par le monde, des femmes enfermées dans leur mutisme aussi épais que leur burqa n'ont que des festins de métal à donner à leurs enfants qui reprendront la haine de leur père contre l'Occident et contre ceux qui ne pensent, ni ne vivent comme eux. Les plaines ne sont que morsures et plaies géantes à infliger aux imbéciles à qui l'on offrirait l'alphabet, un alphabet pour apprendre à l'humanité peut-être un jour que seuls le respect, le droit à la différence et la paix donneront des fleurs d'amour. On peut espérer que ces fleurs guériront les morsures des plaines seulement ce n'est qu'une utopie, les saisons ne produisent pas d'écume et les hommes pourront continuer à tuer le sommeil des femmes .
 
Aimela
 
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 13:12

Le sommeil des femmes...
 
Là-bas où elles obéissent soumises
A des conditions d'existence séculaire
Entre sommeil voilé
Et furieuse envie de se dévoiler
Le sexe dit faible
Va craquer l'écorce épaisse
De sa prison moyenâgeuse...
 

L'écume des saisons
 
Martha, une vie ordinaire
Sans grande distraction
De l'enfance à son veuvage
Jusqu'au jour où
Un veuf, bien mis, débarque
Sous ses fenêtres...
L'étrange monsieur L'Andru...
 
Les festins de métal
 
La mer festoie d'épaves
Célèbres ou non
Englouties dans les abysses
Monde du silence et son cimetière...
Un jour Coustard,
Chasseur de ces trésors rouillés,
Découvre un titan...
 
L'alphabet des imbéciles
 
E disent les imbéciles
Un R bête...
Puis A quand on leur explique
Deux fois...
L'abbé Occupé
Patient instituteur les M
Petit Hervé deviendra grand Bazzin...
 
jill bill
 
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 11:00
sujet de l'été semaines 34 et 35

qu'y a-t-il sur les 4e de couverture ?

créateur ici ( clic )

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 13:49
 
- Ah Yannick, tu tombes à pic !
 
- Tiens, Tatiana.
 
- Approche, viens donc voir ça !
 
- Oh, t'as un nouveau téléphone... En plus y a la télé dessus, cool.
 
- On s'en fout, je te parle de ce qu'il y a à l'écran.
 
- Ah... Oui ! Et alors ?
 
- Regarde bien, y a rien qui t'interpelle !
 
- Bah... Ce sont des grues... Apparemment cendrées... T'en avais jamais vu ?
 
- Sur le Suzanne Lenglen, raquette au bec, en train de taper dans une balle jaune !
 
- Quoi d'extraordinaire là-dedans ?
 
- Quand même, avoue que c'est pas courant !
 
- Pas de quoi envoyer un Noah s'acheter des pompes non plus !
 
- Très drôle ! Tellement hilarant que je me marre !
 
- Cache-moi ces yeux de merlan frit, s'il te plaît, ça me donne faim !
 
- Non mais, allô quoi ! Des tennisbirds, maintenant...
 
- Bof, ça me laisse de glace...
 
- Pourquoi pas une ancolie sur la banquise aussi !
 
- Une quoi ?

 

- Laisse tomber !

 
- Qu'est-ce qu'elle fabrique là, cette meute de photographes ?
 
- A ton avis !
 
- Décidément, ils savent plus quoi mitrailler pour faire le buzz... Et les gens s'émerveillent devant autant de banalité ! Un reportage sur les fourmis hautes de dix-huit mètres qui portent un chapeau sur la tête et parlent couramment le javanais, ou sur les étés indiens qui durent toute l'année aux Maldives, voilà qui m'aurait paru plus ambitieux, déjà.
 
- Ah, ça y est, tu me mènes en bateau, comme l'autre soir où tu m'as soutenu mordicus que Gruyère était une ville de Suisse, alors qu'on sait tous que c'est le nom d'un fromage. Bien tenté, mais tu m'auras pas cette fois.
 
- Je suis très sérieux, figure-toi !
 
- Si tu le dis...
 
- D'après toi, pourquoi est-ce que j'ai gagné Roland-Garros en 83 ? Justement parce que je jouais contre une grue.
 
- C'est ça, prends-moi pour un cubi rempli de grenadine !
 
- Je t'assure, dès le premier jeu du premier set, vu la somme de mes aces et de ses fautes directes, j'ai compris que je brandirais la coupe à la fin. Je l'ai la–mi–née, cette emplumée... 6-0/6-0/6-0 ! Son entraîneur était rouge... De colère ou de honte, va savoir, les deux sûrement. Le tennis, c'est vraiment pas ce que ces bêtes-là réussissent de mieux.
 
- Toi, si t'as plus tes dreads, c'est parce que tu les as fumés...
 
 
Nhand
 
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 08:23

 

WE d'arrière saison sur la Côte d'Opale...

 

J'avais loué une petite chambre d'hôtel
qui normalement sur le dépliant de l'Office du Tourisme local avait vue sur la mer
mais qui en fait donnait sur le cimetière
dont je pouvais voir par la grille ouverte une tombe grise...
Comme j'avais du mal à digérer le merlan bouilli
que l'on m'avait servi dans le petit restaurant
dont toutes les places sur les tables étaient décorés d'un set rouge
et d'une pauvre ancolie qui trempait dans un pot en plastique
Je décidais donc d'une petite balade dans le vent aussi froid que de la glace le long de la plage désertée par la meute de touristes qui viennent dans la Somme par les beaux jours d'étés...
Je fus bien étonnée dans les herbes de la grève de voir des grues cendrées qui s'élevèrent dans un assourdissant bruit d'ailes...

Bon je sors d'ici et j'aimerais bien croire que ce bien pauvre texte a provoquer chez toi un petit rictus hilarant...

 

 

TooTsie

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 11:29

 

A la meute, y a pas d' jambe de bois,
Y a des nouilles mais ça ne se voit pas
La meilleure façon d'marcher,
C’est bien sûr la nôtre,
C'est d' mettre un pied devant l'autre
Et d' recommencer !

 

Pourquoi a-t-il continuellement ce seul refrain en tête ?

Chambre 220, au fond du couloir, à gauche, c’est son royaume à lui Julien Leblanc. Un royaume à la Magritte.

N’est-ce pas surréaliste cette télé dévidant sans cesse les archives d’Eurosport : F1, rugby, curling, cyclisme…, le tout entrecoupé de quelques directs ou d’immenses plages de pubs ? Et lui, Julien Leblanc, voguant d’un somme à une rêverie, Julien le grand sportif au régime alimentaire strict, condamné dorénavant à engloutir rapidement quelques bouchées de poulet mi-cuit ou de merlan noyé de graisse qu’une aide-soignante lui présente tout en déballant déjà la tranche de glace napolitaine aux couleurs douteuses, lui, Julien, n’est-il pas à lui seul un chef d’œuvre surréaliste en péril ?

 

A la meute, y a pas d' jambe de bois,

Y a des nouilles mais ça ne se voit pas

 

Ce serait surprenant, voire hilarant de tout à coup entonner ce refrain si ce n’était aussi frustrant de ne plus pouvoir émettre un son. Comment dire à Madeleine qu’elle est toujours aussi belle et chère à son cœur ? Madeleine et son discret parfum d’ancolie qu’il hume de tout son être quand elle se penche sur lui pour redresser son long corps qui doucement s’affaisse.

"Il ne manquerait plus que tu tombes" est son leitmotiv, son obsession. Comment pourrait-il tomber plus bas que le bas-fond où il se trouve désormais ? Madeleine, son amour, ne l’a-t-elle pas encore compris ? Ne sont-ils pas comme ses amants1 aux visages voilés, séparés par un caprice de la vie ?

 

A la meute, y a pas d' jambe de bois,
Y a des nouilles mais ça ne se voit pas

 

Magritte a-t-il été scout lui aussi ? Julien aime imaginer l’artiste enfant… Avait-il déjà en lui ce don de voir le monde au travers d’une autre lucarne ? Aimait-il davantage le bleu que le rouge, le jour que la nuit ? A-t-il passé une partie de ses étés dans un camp à la campagne, vécu de manière rudimentaire mais tellement captivante ?

 

A la meute, y a pas d' jambe de bois,
Y a des nouilles mais ça ne se voit pas

 

Aujourd’hui, la meute est bien loin mais Julien y puise toujours une grande force d’âme et ce n’est pas un énième set de tennis se jouant sous ses yeux qui l’empêchera de rêver et de s’évader vers des cieux azur.

Entre en scène2, Julien, deviens oiseau blanc et va rejoindre les grands vols de grues. Avec elles migre au pays des miracles3.

 

Chambre 220, au fond du couloir à gauche, Julien Leblanc pour un moment se sent bien.

 

 

Mony

 

1 Les amants - 2 Entre en scène - 3 Le pays des miracles de René Magritte

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 07:07

 

Rouge de timidité
Je refis la demande de dîner
Avec moi à la sexy Barbara
Enfin elle accepta
Après tous ces étés
A me laisser espérer
(Elle me choisit dans la meute
De gars, que ce genre de fille rameute)
Mais à condition
Que sur le set le poisson
Fut du merlan frit
Et la glace fut à la vanille...
Soit... Le plus hilarant
Cependant
Fut la table avec vue
Sur les grues
Du bâtiment... « M'amusent ces oiseaux rares
Disait-elle un brin idiote dans le regard... »
Déception ! Tout le repas
En somme se passa
A voir ces engins de chantier
Vraiment pas le pied...
Mon bouquet avec ancolie tiens
Lui fit autant d'effet que rien...

Après l'addition Barbara
Se barra
Et au bar accoudé peuchère
Je fêtais joyeux mon état de célibataire...


 

jill bill

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 17:45

 

Elle est étonnante et je la chéris.    Elle me  souffle la vie, avive  mon bonheur

Même les ancolies au plus fort de  l’été, et leurs  sets de nuances ne peuvent rivaliser avec l’éclat de sa  profondeur.

 

Le soir, aux reflets rouges du couchant je la contemple, elle devient encore plus magnifique,

Ses vapeurs alors, comme un gaz hilarant, me poussent à la gaité

Là bas sur la plage,  je savoure  des yeux les grues cendrées faisant un somme, sur une patte

Et voir  et revoir encore  le ban  journalier des merlans, muets comme des tombes

Semblables à une meute  s’élancer à l’assaut des  vagues déferlantes et fendre les  eaux de glace, puis faire route pour s’en aller plus  loin

Spectacle dont  jamais je ne me lasse, te voir, te humer,  te toucher,

Oh toi  ma  Mer,  déesse, divine maitresse de ma vie

 

JAK

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