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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:00

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Sujet semaine 08/2016
Sandy Skoglund - clic 
 
LE MOT A PLACER EST : ETCETERA
 
 
Après un vivifiant séjour au vert  nous voici de retour.
Nous vous souhaitons une bonne inspiration, 
 
Mil et une 
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 18:00
Double jeu.   Clémence

sujet semaine 06/2016 - clic

 

Cette toile tendue, simple drap de lin,  l'avait fasciné depuis son enfance. Depuis que son père y faisait surgir lapins, colombes et chimères, durant les veillées au coin du feu.

 

L'ombre avait un pouvoir singulier. Elle s'emparait de cette blancheur parfaite, s'y incrustait et se tordait en circonvolutions fascinantes et hallucinantes.

 

Il suffisait de quelques bouts de doigts et de ficelles d'un côté et la magie opérait  de l'autre côté.

 

Ombre et lumière.

 

Quelques années plus tard, il tendit à son tour le drap de lin. Il devint magicien.

Double jeu de mains, double jeu de doigts. Une faune, proche et lointaine à la fois, prenait vie pour la plus grande joie de sa petite sœur. Pour la plus grande joie de ses parents qui le voyaient -enfin- s'assagir.

 

Puis vint le jour où il tendit sa toile.

Il devint magicien, enchanteur, charmeur, séducteur.

Il excella à tirer les ficelles du spectacle de la vie.

Il fut tour à tour drôle et spirituel, toujours plus audacieux.

Son auditoire s'élargit.

Certains s'émerveillaient et ne tarissaient pas d'éloge.

D'autres souriaient, embarrassés, ou riaient sous cape.

Une seule déchanta, pleura et quitta la scène.

 

Ombre et lumière.

Il se révéla, faune magnifique.

Il devint un manipulateur parfait.

 

 

Clémence

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 13:15
Bestiaire et chinoiseries.   JaclynO'Léum

sujet semaine 06/2016 - clic

 

- Pfff ! C’est pas un faune, ça !

- Je sais faire que les lapins. Fais le toi, le faune, mademoiselle la fortiche !

- Cette après- midi, je te le fais. D’accord ?

- D’accord.

- Alors à c’t’aprèm, pour le faune.

- Pourquoi c’t’aprèm ?

- Faut que je m’entraîne avec les entrechats.

- Des entrechats ?

- Oui, mon faune, il danse, figure-toi. C’est un ballet.

- Il a des chaussons ?

- Non des ailes de papillon.

- Un papillon qui fait des entrechats ! N’importe quoi !

- Ça danse un papillon, monsieur ! Et un papillon faune, encore plus !

 

 

JaclynO'Léum

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 11:36
Le Binôme.   Eric

sujet semaine 06/2016 - clic

 

Nous étions deux, faites pour être deux, deux ou rien, programmées, évidentes. Pour toujours. Jamais l'une sans l'autre, complémentaires, fascinées. Tu étais l'artiste, imaginant des univers, des créatures, réelles ou pas. Et moi, de mon côté, j'apportais la technique, avide de matérialiser tes fantasmes, extravagants, envoûtants.
Fausses jumelles, pourquoi fausses ? Nous vivions l'une pour l'autre. Toi, tu laissais faire tes mains, uniquement concentrée sur la lumière que je t'apportais. Moi, je ne perdais pas une miette de tes ombres chinoises. Nous vivions chacune, l'une à travers l'autre, désintéressée de soi. Ou plutôt, hypnotisée, devant ce miroir qu'était l'une pour l'autre.
Pour Papa, d'ailleurs, nous n'avions qu'un prénom, le Binôme ; et c'était une vraie joie d'enfance, totale et chaleureuse, que de lui répondre :
    •    J'arrive !

Quand il hurlait aux pieds de l'escalier :
    •    Le Binôme, à table !


Le peu de précautions que nous mettions, pour protéger notre amour, nous valait souvent des jugements terribles. Mais nous en rions tellement, toutes les deux, le petit doigt dans la bouche, indue, de l'autre, en essayant de le prononcer, malgré l'oblong bâillon de chair, ce mot qui leur faisait horreur :
    •    Le tabou, c'est chou !

    •    Le tabou s'échoue !

    •    Il sèche où, le tabou ?

    •    Mon chou, t'es tabou !

Et nos rires étaient francs, éclatants, transparents, comme ce fin filet de salive, resté collé, à la commissure de nos lèvres. Nous étions insatiables, gourmandes à l'excès. Et il faut bien avouer que, les secrets, l'intimité, la pudeur et la honte, nous avons mis un temps fou pour enfin nous en préoccuper.
C'est en grandissant que nos papouilles commencèrent à vraiment nous jouer des tours. Et ça, toi, tu ne l'as jamais accepté. Ça te rendait folle de rage. Et, quand j'essayais de te parler de pardon, d'amour inconditionnel, fâchée, tu cherchais où les frapper.
    •    Tu sais, pour eux, nous sommes comme une douleur, une déchirure dans leurs certitudes, un Katerpilar dévastant les fragiles remparts qu'ils dressent face au néant.

    •    Des cons, sont tous des cons.

    •    Et nous, qui ne demandons qu'un peu de tolérance, n'en avons nous donc aucune pour eux ?

    •    Tu inverses le problème...

    •    Je veux dire que nous leur reprochons la même attitude que nous avons à leur égard.


Alors, tu es partie. Rejoindre la faune qui hantent les nuits de nos cités endormies.

    •    La faune ?

    •    Oui, c'est un peu fort. Mais c'est le mot à placer... Tu voulais pas que je parle de lapin, quand même ?
    •    Ceux que tu illuminais naguère, lors de nos premiers jeux nocturnes ?

    •    Ceux-là même. C'est vrai qu'il n'ont pas duré longtemps... De vrais petits préliminaires !

    •    Oh, arrête, tu me tortures. Entre la nostalgie et l'envie, ma tête me fait un de ces mal au cœur...


Depuis ton départ, je parle toute seule, faisant questions et réponses, pareilles à celles qui te venaient sans cesse. J'ai compris qu'un amour qui a éclot, il a éclot à jamais. Nul ne pourra dire : « Ça ne fut » Si, ça fut ! Il est né avec nous, il  a vu le jour, c'est irrévocable. Et je suis le gardien de son souvenir. Et tant que je serais là, il me tiendra compagnie, le long du vide de mes journées grises ; me réchauffant un instant, quand le vent tourne au Nord.

    •    T'aurais pu faire un truc plus gai...

    •    Plus gay ? Difficile !

    •    Non, mais t'es trop conne, toi ! Je t'adore. Enfin, tu vois ce que je veux dire ?

    •    Du tout ! ... Ok, mais bon, c'est à cause du mot "faune" à placer, alors qu'on voit un animal sur l'image. Tu sais bien que si le mot décrit quelque chose qui est sur l'image, ce n'est plus une contrainte, mais une évidence. Je ne pourrais jamais me résoudre à la paraphrase.

    •    Je pense que tu n'utilises pas la bonne définition pour "paraphrase" ; c'est cool, la paraphrase. Google-moi celle-là, de Malherbe, sur le psaume CXLV, qui commence comme ça  :


« N’espérons plus, mon âme, aux promesses du monde ;
Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde… »

Merci d'avoir été, mon amour.

 

 

Eric

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:48
Jeux d'ombres.   Cloclo

sujet semaine 06/2016 - clic

 

Chaque personnage de ce conte avait un nom bien singulier.

Le hamster s’appelait Titi-la-carotte-rotte-rotte. Pourquoi ce hoquet vers la fin, me direz-vous ? On n’en connait pas vraiment l’origine. Ou plutôt si, les enfants ont besoin qu’on les écoute, ce que ne font les adultes que très rarement. Alors ils scandent et répètent. C’est normal et légitime.

Le chat, lui, c’était Vide-grenier, à cause des souris qui le peuplaient depuis toujours.

L’araignée Gypsyqueen quant à elle, était muette comme une carpe et jouait très mal de la guitare, malgré tous les efforts de son professeur.

Le chien, lui, avait pour nom Vie-de-merde, à cause de son regard de chien battu. Mais il n’en prenait nullement ombrage. Car malgré ce nom difficile à porter, il se sentait pleinement heureux. Seuls ses maîtres s’en plaignaient. Un chien qui fait la gueule, ce n’est pas beau à voir.

Mathieu, le fils de la maison, avait un don exceptionnel. Il savait représenter, par de savants jeux d’ombre tous les animaux de la maison. En plaçant ses mains d’une telle façon devant la lampe qu’on y reconnaissait aussitôt les dents pointues de Titi, ou la mine triste de Vie de merde ou encore la queue touffue de Vide-grenier.

Pour l’araignée, ça n’avait pas été facile. Il avait dû s’exercer longtemps, en contorsionnant savamment les huit doigts de sa main (sans les pouces) pour tenter de lui donner son allure habituelle, pleine de souplesse, de grâce et d’élégance…

Mais ce qui faisait sa fierté (et aussi sa renommée), c’est quand il reproduisait à la perfection le lapin Zorreilles, un compromis improbable et savant entre le grand Zorro et un tout petit lapin qu’on aurait dit sorti du chapeau de Chantal Goya, un soir de gala. L’index et le majeur pour les oreilles, et un croisement savant des deux mains pour le corps.

Sa sœur Marjorie était si admirative de son grand frère qu’exceptionnellement ce soir, il l’avait autorisée à participer au truquage, mais juste pour figurer le petit cercle de son œil en enroulant le mieux possible son index droit sur son pouce pour n’en garder qu’un minuscule espace, et en relevant bien les autres doigts.

Une fois de plus, la magie de l’ombre projetée avait opéré. Mais le spectacle ne se passait pas vraiment sur le mur, mais dans ces regards d’enfants émerveillés de leur pouvoir, celui de reproduire et de modifier la réalité, celui de transformer et de recréer à leur manière la banalité des formes ordinaires et de redonner une autre vie à ces êtres aimés et familiers qui font la joie et le sel de l'enfance.

 

 

Cloclo

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 15:00
Fantasmagories.   Mony

sujet semaine 06/2016 - clic

 

La nuit s’était installée en catimini, camouflée par la neige qui depuis des heures tombait sans discontinuer. Malgré la quasi obscurité, j’ai tenté d’encore apercevoir Papa et Joël occupés à dégager l’entrée. Deux petits coups frappés au carreau du salon et un pied de nez adressé à mon frère m’ont valu en retour une boule de neige lancée avec précision pour exploser en mille éclats sur l’appui de fenêtre.

Toujours ainsi adroit, ce diable de Joël !

 

- Reste étendue sous la couverture, m’a gourmandée Maman, en posant une main fraîche sur mon front brûlant. Demain, le docteur Mabuze passera te voir…

 

En écho à mes toussotements, des tapotements de bottes contre le mur ont signalé la fin de la corvée de déblayage.

 

Les affamés aux visages rougis étaient à peine attablés que la panne de courant est survenue. Du divan où j’étais allongée, j’ai entendu Maman farfouiller dans un tiroir en quête d’une bougie. Parti à la recherche d’une lampe torche, Joël a poussé un plantureux juron en se cognant au chambranle de la porte de sa chambre. Hé, hé ! Je n’ai pu m’empêcher de ricaner !

 

La panne s’est éternisée, le froid s’est installé dans la maison et Myriam, la plus jeune, a éternué à plusieurs reprises.

 

- Couvrez-vous, a dit Maman, c’est assez d’une malade dans la maison.

 

Papa quant à lui était ressorti, curieux de voir si les voisins étaient, eux aussi, plongés dans le noir.

 

Mon frère a ronchonné, pas de télé, pas de match à regarder, tandis que Myriam s’est inquiétée d’un devoir à terminer.

 

- Tu aurais pu t’y prendre plus tôt. Tu le feras demain matin ! Et toi, tu ne veux rien ? s’est inquiété Maman.

 

J’ai dû m’assoupir un moment, ce sont des rires qui m’ont réveillée en sursaut. Effrayée j’ai vu des monstres se jeter sur moi et j’ai crié. Les rires ont repris de plus belle.

 

- Oh ! la peureuse, le grand méchant loup va la manger.

 

La voix de mon frère me parvenait, grave et mystérieuse, et mon état fiévreux renforçait cet effet. Sur le mur, toute une faune bizarre se succédait et il fallut les bras rassurants de Maman pour me convaincre qu’il ne s’agissait que d’ombres chinoises créées par Myriam et Joël bien emmitouflés dans des plaids.

 

Papa est rentré en se frictionnant les mains. La panne serait longue, des câbles électriques avaient cédé sous le poids de la neige. Des équipes de techniciens étaient attendues dans la nuit…

 

- Tous au lit, c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour ne pas prendre froid, a t’il décrété d’un ton ferme.

 

Joël n’a pas rouspété, heureux d’échapper au passage obligé dans la salle de bains. Maman a couché Myriam et les bras vigoureux de Papa m’ont portée dans ma chambre.

 

- Demain, c’est lundi. Pas d’école pour toi, ma puce ! Dors bien ! a t’il chuchoté dans mon oreille.

 

Pas d’école pour moi mais mon diable de frère, lui, n’y couperait pas. Toute à cette délicieuse idée, j’ai aussitôt plongé dans un sommeil peuplé d’êtres fantasmagoriques.

 

Au matin, Myriam et Joël jubilaient : pas d’école pour cause d’intempéries.

Quelle déception ! C’était trop injuste !

Cela ne valait vraiment pas la peine d’être malade ! 

 

 

Mony

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 14:58
Les ombres chinoises.   Pascal

sujet semaine 06/2016 - clic

 

Quand j’étais tout gamin, à la maison, c’est mon frère aîné qui officiait aux manettes des ombres chinoises. En plus des figurines qu’il animait contre le mur, il avait toujours des histoires abracadabrantes à nous raconter.

 

Les après-midis longuets de pluie, professionnel attentionné, il fermait les volets de sa chambre, il installait sa lampe de chevet au meilleur endroit et il nous plaçait derrière son lit, comme des spectateurs avertis, dans l’orchestre de son petit théâtre. Avec mes deux sœurs, on se chamaillait toujours pour avoir la meilleure place ; naturellement, de reptations en promesses de sagesse, on suivait la séance, tous assis sur son lit…

J’étais content qu’il soit mon frère parce que je profitais de toute son imagination ; elle transcendait la mienne avec d’immenses frissons de volupté enchanteresse. Il était intarissable, il débordait d’improvisation. A chaque instant, c’est comme s’il devinait ce qu’on voulait qu’il nous raconte...

 

Mon grand frère avait de la magie dans les mains ; je n’avais pas d’autre explication. Un chien apparaissait sur le mur ? Tout le monde aboyait ! Un oiseau ? On chantait à tue-tête ! Un lapin ? On mettait nos menottes sur les oreilles et on grignotait l’air avec nos dents de lait en avant ! Quand on ne devinait pas, il grognait et on reconnaissait tous le cochon ! Toute la pièce s’amplifiait de couinements amusés ! Avec mon frère, on n’était plus dans sa chambre mais dans une basse-cour enchantée, un zoo fantastique, une autre dimension faite de rêves, de peur, de croyances, de courage…

 

On n’avait pas encore la télé à cette époque et cela ne dérangeait personne. Au sein de notre famille, autour de la table de la salle à manger, on s’entendait parler, rire, chanter, murmurer. Du plus grand à la plus petite, de la récitation apprise au babillage, chacun avait son histoire à raconter avec son vocabulaire d’enfant. C’était le temps où les petites choses avaient de l’importance ; dixit maman, les lutins couraient dans les placards, les fées voletaient un peu partout, le petite souris nous surveillait et, l’hiver, le père Noël était dans toutes les discussions…  

 

Quand l’animal proposé posait une question à son assistance, inquiets mais volontaires, on levait le doigt pour lui répondre ! On voulait entrer dans le spectacle ! Il connaissait nos prénoms !  Il voulait nous apprendre des additions !...  

Même si je voyais mon frère parler dans la bouche de son ombre chinoise, je n’arrivais pas réellement à faire la relation ; mais comment pouvait-il savoir que l’oiseau allait se poser sur la branche de la commode ?... Que le chien allait aboyer dans l’oreille de ma petite soeur ?... Que la silhouette de ce visage allait nous parler gravement ?... C’était extraordinaire. Il savait à l’avance ce qu’allait dire son sujet…

 

Parfois, il posait son aigle sur notre tête ; on se baissait pour éviter ses serres ou, alors, téméraires, on essayait de l’attraper ! Tout comme le pompon du manège, il dansait dans toute la chambre ! Mon frère, il aurait pu être dompteur de rapaces tant il semblait à l’aise avec tous ses volatiles…

 

Il avait ses ombres dangereuses aussi ! C’était des têtes patibulaires, des dragons, des sorcières, qui grossissaient ou rétrécissaient à l’envi de sa gestuelle devant la lampe !

Apeurés, attendant que l’orage passe, on se cachait sous le lit, dans les draps, derrière l’oreiller ! Quand il reprenait sa voix gentille de conteur, on savait que l’arc-en-ciel se redessinait sur le mur. Au gré de sa fantaisie, mon frère nous baladait dans les champs de son imagination débordante ; en y repensant, il aurait pu nous faire des ombres chinoises en couleur mais il ne voulait pas trop nous impressionner…

 

Comment, avec ses seuls mains, pouvait-il apprivoiser si facilement tous ces animaux ?... C’était un grand mystère. Bien sûr, on essayait nous aussi de faire surgir des bestioles sur le mur ! Avec nos « Moi aussi ! Moi aussi ! », on était des ombres dissidentes ! Intermittents exaltés de son spectacle, on perturbait souvent sa représentation ! Quand je m’essayais à ces mimiques, je m’emmêlais les doigts, je nouais mes coudes, je me tordais les épaules aux grands rires de mes sœurs et au grand dam de mon frère. Alors, j’aboyais, je grognais, je sifflais, pour aider à leur compréhension, toutes mes contorsions de novice…

 

Souvent, à la fin de son exhibition, excités comme des puces, c’était le chahut général, la danse de Saint Guy sur le lit, le bouquet final. Quand on criait trop fort, quand on applaudissait à tout rompre ou quand on tapait des pieds sur le plancher, on entendait comme un long grondement monter d’en bas. C’était mon père qui râlait à cause de notre brouhaha…  

 

Enfin, quand on nous appelait pour aller à table ou parce que c’était l’heure de se coucher, un moment, je caressais le mur pour tenter de comprendre où se cachaient tous les animaux de mon grand frère…

 

 

Pascal. 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 13:09
Le soir venu...   Jill Bill

sujet semaine 06/2016 - clic

 

Autrefois
Au temps du feu de bois
De la bougie
On s'adonnait aux chinoiseries,
Le jouet était denrée rare
Si on compare
Avec nos mômes,
Juste quelques tomes
De contes illustrés
A se mettre sous le nez...

Alors la chandelle
Pour ces demoiselles
Et leurs mains pour pinceau
Faisaient naître lapereau
Et autre faune, colombe, chacal
Sur fond de mur jaune pâle...

L'une dessinait,
L'autre contait
Des mésaventures, à faire peur,
Ou des étourderies de gaffeur,
Des histoires de cœur
Ou l'amour est vainqueur...

Autrefois
Au temps du feu de bois
De la bougie
On s'adonnait aux chinoiseries,
Ombre chinoise soi-même
Le soir venu sur le mur blême...

 

 

jill bill 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 12:00

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Sujet semaine 06/2016

Ferdinand du Puigaudeau - clic

 

LE MOT A PLACER EST : FAUNE

 

 

Entre ombre et lumière, Mil et une vous souhaite de passer une bonne semaine.

 

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:54
Galère.   Pascal

Sujet semaine 05/2016 - clic

 

Franchement, ce n’est pas commode

De monter cette bibliothèque galère

Enfin, regarde dans quel état j’erre

L’est foutue, cette planche des antipodes !

 

J’ai mal aux genoux

Où sont les chevilles

Je ne sens plus mon cou

Aie, le bois se fendille…

 

Sur le papier c’était un bon plan

Deux temps trois mouvements, du gâteau

Viens m’aider, espèce de tire au flanc

Pour monter ça, faudrait un marteau ! 

 

J’ai mal aux genoux

Où sont les chevilles

Je ne sens plus mon cou

Aie, le bois se fendille…

 

Allez, relève tes manches

Il me manque des boulons

On a du pain sur la planche 

Pour monter cette cloison !

 

J’ai mal aux genoux

Où sont les chevilles

Je ne sens plus mon cou

Aie, le bois se fendille…

 

Regarde, je suis couleur écrevisse

Suis à deux doigts de l’apoplexie

Tu n’as pas vu la pochette de vis

Ce meuble, je vais l’ajuster à la scie !

 

J’ai mal aux genoux

Où sont les chevilles

Je ne sens plus mon cou

Aie, le bois se fendille…

 

Pour Balzac Proust Hugo et Verlaine

Tu veux pour eux un élégant cocon

Alors, passe-moi donc une clé alène

Faudra qu’ils tiennent sur leur balcon !

 

J’ai mal aux genoux

Où sont les chevilles

Je ne sens plus mon cou

Aie, le bois se fendille…

 

 

Pascal.

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