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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 17:26

sujet semaine 37/2017 - clic 

Après maintes recherches pour le trouver
Sous le porche de pierres dorées
on apercevait un paysage de conte de fées
le soleil chauffait doucement le lac enchanté
les oiseaux survolaient sa surface argentée
à la recherche d'un repas apprécié
Le poisson n'était pas prêt à manquer
les bonnes fées s'y appliquaient-
les habitants aussi profitaient de leurs largesses
tout n'était que paix et bonheur pour l'éternité
jusqu'au jour où des citadins sont arrivés
des vacances ils venaient passer
Ils demandèrent des places privilégiées
instaurèrent des jours et heures pour les marchés
Le calme ils réclamaient pour se reposer
Le coq n'était pas toléré !
A la mairie ils demandèrent un arrêté !
les villageois étaient éberlués devant une telle griserie
c'est notre village depuis des centaines d'années
Ces chemins de pierres ont vu nos ancêtres suer
Aux rudes taches ils s'étaient attelés
le monde moderne n'y était pas arrivé
Mais il avaient la tranquilité !
Septembre vit les citadins s'en retourner !
Le calme enfin retrouvé !
Les mois de part et d'autre chacun allait compter !
 
 
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 21:48

sujet semaine 37/2017 - clic 

La vue ressemble à un paysage observé par le trou d’une serrure. A l’instar d’un voyeur empressé qui attendrait que quelque chose d’extraordinaire (ou de croustillant ) se passe à travers elle. Par exemple :


* La venue d’un couple d’amoureux enlacés et joyeux en quête de sensations nouvelles.
* Un rêveur solitaire empli de nostalgie et dont les doux yeux se posent sur un point invisible de l’horizon.
* Un peintre basané et chevelu muni d’un petit siège pliant, très usé, sa palette multicolore à la main, et recherchant le meilleur angle de vue.
* Un groupe de randonneurs bruyants qui n’a rien entrevu des beautés du paysage, et pour qui comptent exclusivement les chiffres encourageants du GPS commun.
* Un couple de retraités, bras dessus, bras dessous, avançant avec précaution pour ne pas glisser sur les pavés disjoints.
* Un photographe travaillant pour Géo magazine, encombré d’un  trépied noir et d’un Nikon imposant, venu immortaliser ce petit coin de nature.
* Un grand chat noir, aux vibrisses souples et sémillantes qui regagne d’un pas de danse le confort de je ne sais quel refuge.
* Un pêcheur du dimanche, harnaché d’un matériel sophistiqué qui s’avèrera  vite inutile.
* Un intellectuel à lunettes, empêtré dans son costume, mais absorbé, pensif, les yeux rivés sur l’extrémité de  chaussures vernies, peu adaptées à l’endroit, un gros livre  sous le bras.
* Une grande femme élégante et esseulée,  au mystérieux sourire, une habituée de l’endroit sans doute, qui marche d’un pas alerte sans regarder quiconque, à la  rencontre  possible d’un impossible destin.


Ils auraient pu se croiser, n’est-ce pas, au moins une fois dans leur vie, s’ils existaient vraiment, tous ces gens-là ! Mais non ! Car rien ne viendra jamais troubler ce petit coin de rêve paisible en apparence, empreint de la griserie et de la nostalgie de temps dits révolus, de ces paradis oubliés où seuls survivent la force du vent (de la douceur aux rafales), la force des courants (du clapotis à l’amplitude des marées), et qui reflètent en leurs eaux bleues l’image de ces mondes de contraste qui se livrent sans cesse d’éternels combats ou qui, dans le meilleur des cas, ne se rencontreront jamais.

 

Cloclo

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 12:05

sujet semaine 37/2017 - clic 

Griserie du paysage réel après avoir  vu dans un  tableau de Dufy à la Maison des Lumières. clic

 

Griserie des paysages au Musée d'Art Moderne de Troyes clic : partir en voyages immobiles. clic

 

Griserie de reconnaître au Musée de la Fère clic un paysage qu'on a déjà vu en nature ou ville.

 

Griserie de voir en vrai un paysage de Vermeer après l'avoir seulement contemplé en livre. clic

 

Griserie du réel avec surprises: plus de pluie, plus de vent, plus de soleil que dans l'oeuvre.

 

Griserie de découvrir une représentation du réel et avoir envie d'aller voir le réel en paysage.

 

Griserie de la reconnaissance d'un lieu en tableau :  avec le froid qui mordait mon visage.

 

Griserie de la connaissance, de la curiosité du réel et de la représentation du paysage.

 

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:42

sujet semaine 37/2017 - clic 

C'est à la croisée des chemins
 
dans l'ombre des voutes cintrées
 
que nous nous sommes rencontrés
 
tu grimaçais, j'ai pris ta main.
 
 
 
Les traîtres pavés des ruelles
 
avaient blessé ton pied gracile
 
j'y ai posé l'onguent d'argile
 
louant le sort providentiel.
 
 
 
Dans tes yeux je me suis échoué
 
le zéphyr a troussé ta jupe
 
tu n'as rien fait pour le déjouer
 
 
 
ni toi ni moi n'étions dupes
 
lutter eut été inhumain
 
à notre croisée des chemins...
 
 
 
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 20:03

sujet semaine 37/2017 - clic 

Par le trou de la serrure

Découvrir un peu d'une pièce

Une pièce

Dont ne sait ce que ses murs

Réservent comme griserie

Ou frayeur en ce lieu,

Une gentille bizzarerie

Ou secret d'un Barbe bleue...
Oser pousser la lourde

Grinçante, vieillarde,

Ouvrant l'esgourde

Et l'oeil, bien sur ses gardes...
Saperlotte...

Se faire un film, pour rien,

Comme dans un grenier d'aïeux

Tomber sur un bien

Tableau d'un paysage lumineux

Signé Caillebotte...

 

 

jill bill

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 19:58

sujet semaine 37/2017 - clic 

Arrivé devant un énorme trou de serrure, je suis là, dans l’ombre, et je « mate ».
 
Voyeur je suis.
 
Je devine là-bas le calme et la volupté, la lumière et la beauté, la langueur et le plaisir.
 
 Et je ressens comme la montée d’une douce griserie.
 
Photographier cette scène idyllique, la décrire ainsi, y prendre du plaisir, serait-il malsain ?
 
Le voyeurisme n’est-il pas qu’ivresse solitaire ?
 
Alors, je fais demi-tour et repars sur mon chemin semé de pavés  blancs.
 
 
 
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 18:29

sujet semaine 37/2017 - clic 

Pas moyen de déconnecter un cerveau pour avoir un peu de repos ? Bien, qu'à cela ne tienne, le bon vieux Jack saurait y remédier.

 

Juste un verre. Un autre. Encore un, ou deux. Trois ? Un dernier. Bon, un vrai dernier.

 

Petite griserie au départ, ivresse de tous les diables pour finir. À demi-morte, ne devant d'être debout qu'aux autres fêtards me servant d’appui, l'euphorie me gagnait pourtant. Enfin cette paix.

 

Bercée par une légère houle due aux mouvements de la foule, je me sentais toute légère. La sensation de quelqu'un me saisissant au passage pour ensuite me balancer comme un vulgaire sac à patates brisa la berceuse entamée par ma cervelle. J'essayais de réfléchir mais soyons honnête, je n'en étais tout simplement pas capable, aussi me laissais-je embarquer sans trop protester. La tête me tournait et mon estomac menaçait méchamment de rendre le précieux breuvage durement avalé quelques instants plus tôt, et pour cause : mon véhicule humain devait mesurer pas loin de deux mètres et ma pauvre tête, balancée de droite à gauche par la cadence soutenue, devait subir des effets visuels douteux dus à l'alcool, au début de vertige ou que sais-je encore...

 

Je tentais une petite tape sur ce dos immense. Pas de réponse. Une deuxième ? Toujours rien. Quand mon poing rageur s'apprêtait à frapper, je basculais en arrière à une vitesse quasi surnaturelle. Voilà, mon royal postérieur venait de rencontrer la terre ferme, très ferme, trop...

 

- Bordel de merde ! Non mais ça va pas la tête ?! - hurlais-je en proie à une douleur intense.

 

Époussetant négligemment mon jean, je tentais de me relever mais c'était sans compter sur mon corps, ce traître ivre (ah oui, ma faute pardon) qui décida de cesser de fonctionner. Je chutais en avant, voyant le bitume froid se rapprocher de mon visage. Bien, génial... j'allais gagner ma soirée pour sur ! On se rappellerait de cette cuite monumentale comme du jour où, voulant fuir tous mes problèmes, je m'étais faite agressée et m'étais, par la même occasion, cassé la gueule (littéralement).

 

Dans mon dos, quelque chose attrapa mon tee-shirt et mon visage s'arrêta à quelques millimètres du sol, le bout de mon nez touchant la route. J'étouffais un hic de surprise.

 

Toujours suspendue comme un paquet au bout d'une grue, le sol disparut sous mes yeux. Comme fondu, un trou, du vide, sous moi ! Ok... Respire... Rouvre tes petits noeils lentement..Lente...

 

- AHHHHHHHHH..... !!!!!!

 

J'avais beau me débattre, rien n'y faisait : la personne, le truc, bref on s'en fiche, qui me tenait ne lâchait pas et, par dieu seul sait quelle ténacité nouvelle, mon tee-shirt s'avouait indestructible. Devais-je le remercier pour cette solidité inouïe qui me sauvait la vie ?

 

Me forçant à regarder devant moi (sous terre donc vous l'aurez compris), je restais interdite : un chemin de pierres, surmonté d'une voûte enchanteresse, laissait apparaître un paysage utopique. La mer au loin (en bas?) était d'un bleu azur envoûtant et le soleil m'appelait. La paix. Oui, la paix était en bas, là, sous moi.

 

- Qu'est-ce que... Non ! Arrêtez ! Ne me lâchez pas ! Ne me... NooOOOONNNNNNNNNN !!

 

Je tombais... Me retournant dans la chute, j'eus le temps d'apercevoir mon lâcheur, ce héros. C'était un homme, immense comme attendu, beau brun, plutôt bien fichu. Si je ne mourrais pas en atterrissant au paradis, j'allais regretter de ne pas avoir une aussi belle compagnie. Mon regard s’arrêta sur son chapeau de cow-boy, seul élément non raccord avec le reste. En grosses lettres noires y était écrit Jack Daniels. Bien bien... J'avais clairement abusé de la boisson, quelqu'un avait même dû mettre un truc dans mon verre... Pas moyen !

 

Un charmant clin d’œil vert plus tard, le trou se refermait sous lui, au dessus de moi, et tout s'éteignit.

 

Tuut Tuut Tuut Tuut...

 

Je balançais mon bras en direction du réveil. Ouvrant un œil, ce dernier affichait sept heures, il me restait donc moins de trente minutes pour me bouger et aller au boulot. J'avais mal partout pire que si on m'avait roulé dessus avec un semi ! Et quel rêve j'avais fait ! J'étais dans une crique paradisiaque, seule et tranquille, et le temps semblait s'y être arrêté. J'avais nagé, bronzé, rêvé. Tout n'y était que bonheur et beauté. J'y avais même rencontré le beau cow-boy ! On a longuement parlé, de tout et de rien. Il était adorable, drôle, rassurant, charmant... L'homme de mes rêves...

 

Bon sang, il fallait vraiment que j'arrête la picole. Faisant voler la couette sur le côté, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant mon lit plein de sable. Je sautais à terre comme piquée par on ne sait quelle mouche ! N'avais-je pas encore décuvé ? Je courais à la salle d'eau et le miroir m’asséna le coup fatal : mes cheveux trempés étaient ornés de coquillages, ceux-là même que j'avais ramassé dans mon rêve. Est-ce que... tout ça aurait pu être vrai ? Je rigolais toute seule devant ma propre bêtise. Je n'étais plus une petite fille qui croyait aux contes de fées et aux histoires Disney. Je ne me rappelais pas qui m'avait raccompagné hier soir mais il s'était visiblement bien foutu de moi.

 

Je me douchais rapidement, enlevais les coquillages, que je trouvais néanmoins très beaux et que je ne parvenais pas à rattacher à une quelconque famille de coquillages déjà connue de ma petite caboche. Je m'habillais rapidement et passais dans l'entrée pour récupérer mes clefs. Comme d'habitude, quand on est à la bourre, impossible de mettre la main dessus ! Je cherchais partout, commençant à me faire une raison en voyant l'heure tourner. Quelle excuse allais-je encore pouvoir bien inventer ? Je finis par chercher par terre, imaginant les avoir perdues en rentrant ivre morte. Juste une goutte d'eau, là. Une autre. Encore une, ou deux. Trois ? Une dernière. Bon, là une vraie dernière. Après cette chasse au trésor, j'étais là, devant mon bar, mon petit meuble à bouteilles. Avais-je continué de picoler en rentrant ? Misère... plus rien ne m'étonnait. J'ouvris le meuble et mes clefs trônaient là, près de la bouteille de Jack. Furieuse après mon moi de la veille, j'attrapais les clefs à la dérobée et, par la même occasion, envoyait valser la bouteille qui s'écrasa au sol. La boisson entrait à peine en contact avec le sol que celui-ci s'écarta pour laisser place à un trou béant dans mon salon. En dessous, pas l'appartement de la vieille voisine, non, mais mon petit paradis ! Je n'en croyais pas mes yeux. Il y avait un petit mot sur le mur de pierres, à droite :

 

Je t'attends en bas. Jack.

 

Et puis merde, la vie était trop courte et inintéressante pour ne pas prendre ce risque ! J'envoyais quand même un petit texto d'adieu. Je pris quelques affaires, et, ni une ni deux, sautais dans l'inconnu pour toujours, rejoignant pas la même occasion mon Jack d'amour.

 

Ne cherchez pas le trou, il s'est bouché dès que je suis passée.

 

 

Quelque part sur le portable d'un patron en colère :

 

« Bonjour Boss. Je ne pourrais pas être là aujourd'hui. Figurez vous que j'ai trouvé un petit coin de paradis très loin de tout ce train-train.

 

Vous direz à Disney qu'ils avaient tord : Narnia ne se trouve pas dans une armoire. Non, Narnia se trouve dans un whisky coca.

 

Je reviendrais... ou pas.

 

Sully. »

 

 

Tilancia

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 17:54

sujet semaine 37/2017 - clic 

Dans une autre vie, j'aurais sûrement éprouver une certaine griserie devant ce joli porche qui m'amène au bord d'un lac bien calme entouré de montagnes verdoyantes.
 
Seulement, je suis dans mon vécu actuel et ce qui me donne des sensations de bien-être c'est la ville ou alors la mer mais les lacs et les montagnes me font ressentir un ennui mortel.
 
Moi j'aime le mouvement, mes occupations nombreuses me font ressentir que je suis moins seule même si ce n'est qu'illusion.
 
Point de folie, point de griserie, je me sens mal dans ce paysage alors que d'autres se trouveraient si heureux.
 
Suis-je normale ?
 
 
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 11:00
Bauduen - image  Annick SB - clic

 

 

 

Le mot à insérer facultativement est : GRISERIE

 

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

Mode de fonctionnement du blog : clic

 

-------------

 

Bonne semaine,

 

 Mil et une

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 10:39

sujet semaine 36/2017 - clic 

J’étais venue passer quelques jours chez grand-mère. Il faut bien que l’on s’occupe de nos seniors et puis même si ce n’est pas toujours très drôle, ils ont beaucoup de choses à nous raconter sur la famille, leur enfance à des époques qui nous sont totalement inconnues. ET Mamie c'était Mamie...

 

Ce soir là après l'avoir aidé à se mettre au lit, je divaguais dans la bibliothèque prenant et posant un livre puis un autre après avoir feuilleté et lu au hasard quelques phrases ou quelques pages. Ce n’est  pas qu’elle était très riche d’ouvrages érudits mais je me souvenais qu’il y avait des vieux Agatha Christie dont, adolescente, j’étais très friande. Je me mis à fouiner à leur recherche reniflant à cause de la poussière. L’aide ménagère avait dû faire l’impasse depuis déjà un certain temps.

 

Trouvant le « Train de 16H50 » et « Meurtre au champagne », j’allais poser mes fesses sur le sofa quand une carte postale tomba et glissa sur le parquet ciré. En me baissant pour la ramasser, je m’aperçus qu’elle était adressée à Pauline, ma grand-mère de la part d’une certaine Laura. Au recto, deux enfants lisaient un livre de contes, une belle aquarelle colorée avec des traits doux et estompés.

 

Mamie m’expliqua plus tard, que jeune fille, elle avait pris des cours de peinture à Paris en compagnie de Laura Muntz Lyall ; lorsque celle-ci était repartie au Canada elles s’étaient écrit pendant quelques temps puis peu à peu perdue de vue. Elle avait toujours conservé puis égarée cette carte qui lui rappelait sa sœur ainée qui lui lisait des histoires le soir en attendant l’heure du coucher.

 

Mamie se mit alors à me raconter ses années parisiennes…. 

 

 

Lilou Soleil

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 12:31

sujet semaine 36/2017 - clic 

"Dis, toi, comment t'appelles-tu ?

- Erwan, pourquoi ?

- Moi, c'est Nolwenn.

- Tiens, ce sont des prénoms bretons, ça ! nous avons au moins cela en commun.

- Bof. Un hasard. Comme ces chemises de nuit : Normal, nous sommes dans le même centre d'accueil pour enfants ...

- Dis, j'ai lu dans ce vieux truc ...

- Arrête ! tu ne sais certainement pas lire.

- Si, je sais lire. C'est même toi qui m'as appris.

- Quoi ? C'est la première fois que nous nous voyons !

- Je me disais qu'il était temps de se bouger, de vivre, un peu. On s'encroûte, ici. Oui, je sais, je parle comme une grande personne. J'en ai rencontré beaucoup, par vouloir, par plaisir, ou par hasard. Alors, voici le texte sur lequel je suis tombé :

"Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peuLeur histoire, c'est la théorie des dominosmais à l'envers. Au lieu de se faire tomberils s'aident à se relever."

Ensemble, c'est tout (2004) de  Anna Gavalda

           - Dis, petite, tu nous crois concernés par ce truc ? Où es-tu allée chercher ça ?

- Je ne suis pas, justement, allée le chercher ! je l'ai trouvé, par hasard.

- Intrigant ... En tous cas, on se retrouve un peu, là-dedans, non ?

- Attends, on peut tomber sur d'autres citations, regarde :

"Ce n'est point au hasard que doit se dessiner le voyage. A toute expérience humaine il faut un bon tremplin terrestre. Un logique itinéraire est exigéafin de partirnon pas à l'aventuremais vers de belles aventures."

      

 

 

De Pékin aux marches thibétaines (1929) de Victor Segalen

 

 

 

Loïc

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:29

sujet semaine 36/2017 - clic 

Nous jouions toute la journée.
Ô jeux charmants ! Chers entretiens !
Le soir, comme elle était l'aînée,
Elle me disait : " Père, viens !

Nous allons t'apporter ta chaise,
Conte-nous une histoire, dis ! " -
Et je voyais rayonner d'aise
Tous ces regards du paradis.

- Ah c’est bien dit, on dirait du Hugo !!

- Mais c’est du Hugo mon grand, c’est extrait des Contemplations et ça s’appelle…

- M’en fous du titre, continue, c’est trop beau !!

Alors, prodiguant les carnages,
J'inventais un conte profond
Dont je trouvais les personnages
Parmi les ombres du plafond.

 

- Plus tard je serai poète, et j’écrirai comme lui

- T’es fou ou quoi, à 4 ans, tu ne sais même pas ton alphabet…

- Attends, je ne suis pas encore entré à l’école et tu voudrais que je sache déjà mes lettres ?

- Si tu veux devenir Hugo, il faudra te presser de savoir lire et écrire. Je t’apprendrai, si tu le désires

- Tu ferais ça pour moi ? O merci Dorothée, et si on commençait tout de suite ?

- Tu ne veux pas la fin ?

- Oh si ! Lis-moi la suite !
 

Toujours, ces quatre douces têtes
Riaient, comme à cet âge on rit,
De voir d'affreux géants très-bêtes…

 

- …Vaincus par des nains pleins d'esprit.

- Mais tu sais lire, c’est incroyable. Qui t’a appris, Benjamin ?

- Ça, c’est mon secret. Dis, Dorothée, ça veut dire quoi : prodiguant les carnages ?

 

Cloclo

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:22

sujet semaine 36/2017 - clic 

La petite Louise a les joues rouges,
elle doit avoir de la fièvre-
Sa grande soeur essaie de la faire dormir
en lui faisant la lecture-
Maman est de garde au travail et
ne rentrera que demain matin-
Papa a disparu un soir de Noel,Hasard ou coincidence ?
était-ce lui le père Noel
qui n'aurait pas retrouvé son chemin jusqu'au foyer-?
La grande soeur se prénomme Noella
et à chaque anniversaire
c'est un grand déchirement !
Papa reviendra-t-il un jour ?
Maman n'a pas de réponse, elle-même ne sait pas-
quelle cruauté cette situation-
Ne pas savoir- ne pas pouvoir faire le deuil-
Il est peut-être amnésique ?
kidnappé ?
les propositions à chaque anniversaire vont bon train-
Noella et Louise prient chaque soir pour que leur papa
revienne un jour !
elles sont courageuses et débrouillardes-
cette année elles vont écrire une lettre au père Noel-
 
 
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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:09

sujet semaine 36/2017 - clic 

- Et pourquoi le prince s’appelle Charmant et pas Clément comme moi ?

- Charmant ce n’est pas son prénom. Charmant cela veut dire…euh… qu’il est…euh… beau et puis aimable.

- Ben, moi aussi, j’suis beau ! …il s’appelle comment alors ?

- Je ne sais pas moi, comme tu veux…

- Pff, c’est nul les princes charmants !

Alice fermait le livre de contes offert par Mamy et je me blottissais un peu plus contre elle sachant déjà que sa voix et son imaginaire allaient m’emmener vers des contrées lointaines, peuplées de bêtes étranges et de tribus aux tenues bariolées.

Tout à son histoire inventée au fur et à mesure je faisais la sourde oreille quand Papa décrétait "il est l’heure d’aller vous coucher les enfants"

Alice me donnait un petit coup de coude "Dodo, Clément, je te raconterai la suite ou un autre histoire demain après le bain"

Restant sur ma faim, il m’arrivait parfois de la rejoindre dans son lit avec mille questions "Qu’est-il arrivé au tigre ? Et au petit Samda ?… Quand je serai grand, je serai explorateur et je te raconterai mes découvertes ! Et toi, tu épouseras le prince Charmant ?"

Ma sœur souriait ou me tirait la langue et me repoussait gentiment mais fermement. Le livre de contes et la lampe de poche l’attendaient sous la couette.

Alice est devenue institutrice et a rencontré Ben avec qui elle a fait deux beaux mômes.

Moi, je ne suis pas explorateur - qui a-t-il encore à découvrir de nos jours ? - mais je suis logisticien chez Médecins sans frontière pour qui je parcours le monde.

A chaque retour au pays nos retrouvailles sont l’occasion de papotes sans fin.

Pourtant il m’est arrivé un jour de la découvrir peu loquace, les yeux cernés, repliée sur elle-même.

A mes questions, son regard fuyait "Je t’assure tout va bien"

Enervé, j’ai lancé un peu rudement "Arrête de me raconter des histoires, Alice, je vois parfaitement que tu vas mal"

Elle a fondu en larmes, a dévoilé ses bras couverts de bleus et a avoué "Tu avais raison, Clément, il est nul le prince charmant"

Je l’ai soutenue tout au long de la procédure de divorce. Si je n’étais pas présent, Internet nous permettait d’être en contact quasi permanent.

Je parcours toujours la planète, il n'y a pas de hasard, la misère est sans fin...

Ma soeur est toujours enseignante mais elle vient de me présenter son nouveau bébé, un livre de contes qu’elle a écrit et si joliment illustré.

Alice est une princesse…

 

 

Mony

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 14:05

sujet semaine 36/2017 - clic 

J’aimais regarder les images de nos beaux livres de contes mais ce que j’aimais par-dessus tout, c’est quand, bien calée contre toi, je t’écoutais raconter. Tu lisais si bien ! Tu savais si bien ménager le suspens, tu savais si bien changer de rythme, de voix, d’intensité. Tes lectures étaient magiques.

Maman me disait « quand tu rentreras à la grande école, tu verras tu vas apprendre à lire et tu pourras toute seule lire toutes les histoires du monde ! »

Je n’avais pas envie de cette grande école, je n’avais pas envie d’apprendre à lire, je voulais toujours toujours que ma maman ou ma grande sœur qui lisent si bien les histoires soient mes « conteuses privées » pour l’éternité !

Quand je suis rentrée au CP, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour ne pas apprendre à lire.

Je refusais cet apprentissage qui soit disant devait m’ouvrir les portes de la liberté, du rêve.

Ce fut pour moi très difficile de ne pas apprendre à lire !

Il en faut de la patience, il en faut de la persévérance  et du silence !

La maîtresse ne comprenait rien à mon attitude.

Psychologue scolaire, orthophoniste, cours de soutien…je résistais.

Un jour que j’aidais maman à faire un gâteau d’anniversaire, sans trop réfléchir (mais est-ce par hasard ?) elle me demanda de lire la recette. Sans problème j’ai  lu la liste des ingrédients ainsi que le déroulement de la préparation.

Maman n’a rien dit, aucun commentaire. Mais elle a alors compris que je savais lire et refusais de le dire pour que chacun continue encore longtemps à me lire de belles histoires le soir.

Ne jamais dire aux enfants que lorsqu’ils sauront lire on ne leur racontera plus d’histoire.

Tant que l’enfant aime ce doux moment de complicité avec « son conteur » il faut chaque soir avec bonheur lui raconter une histoire.

Tant d’adultes aiment encore écouter les beaux et vrais conteurs …

 

Jamadrou

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 11:40

sujet semaine 36/2017 - clic 

"... et ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants"

"et c'est tout?"

"Oui. La plupart des contes pour enfants finissent comme ça"

"Même pas de contraception, de poudre de perlimpinpin ou un ogre qui en bouffe la moitié? Pas étonnant qu'on soit sept milliards et demi de pékins sur terre!"

"T'es pas rêveur ni romantique pour deux sous, p'tit frère!"

"Pourquoi faut-il que les parents fassent des chiarres dès qu'ils sont heureux? On n'est pas des bonobos"

"Si nos parents n'avaient pas été heureux ensemble, nous ne serions pas là, p'tit frère"

"Regarde où ça a mené les parents du petit Poucet! Obligés de perdre leurs sept mômes deux fois de suite à cause d'une inflation galopante et ça finit par un carnage... heureusement qu'il y a cette paire de bottes intergalactiques qui rattrape le coup"

"Tu n'as vraiment aucune imagination, ou plutôt tu en as trop"

"Imagination? Y z'en ont de l'imagination ceux qui ont inventé les sept frangins Poucet, les sept nains, les sept mousquetaires, les sept samouraï?"

"Euh... p'tit frère... les mousquetaires n'étaient que trois"

"Ah bon? D'Artagnan, Aramis, Athos et l'autre Porthos ça fait trois?"

"Ce sont les titres absurdes qui assurent le plus le succès des romans, p'tit frère"

"Ah ouais? Et Cinquante nuances de gris... ça a eu du succès?"

"Hein? Tu t'intéresses à Cinquante nuances de gris à ton âge?"

"Si tu crois que tous tes contes pour rêveurs et romantiques, c'est pas farci d'inceste, de sexe, de fantasme et de cruauté! Tu crois que Blanche Neige était toute blanche?"

"C'est pas faux mais quand même! Où as-tu lu ce livre?"

"Ben... j'l'ai trouvé dans la chambre des parents, là où ils rangent leurs livres de contes à dormir debout"

 

 

Vegas sur sarthe

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 17:17

sujet semaine 36/2017 - clic 

Le hasard (ou Dieu) nous a faites sœurs dans une famille de livres
 
Je t'ai aimé avant ta naissance en en faisant toute une histoire
 
Qui nous unirait en récits que je concoctais le soir à ta demande.
 
 
La nature(ou Dieu) nous a faites sœurs, un lien à vivre dans la culture.
 
 
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 13:30

sujet semaine 36/2017 - clic 

Maman au paradis

Pauline prit le relais, le soir.

Maman lisait si bien les histoires

De sa voix jolie...

 

Grand livre d'images,

Paul petit garçon les regarde

Pauline grande fille raconte, il était une fois...

Paul écoute, tout sage

Pauline sait lire, la veinarde

Comme maman, autrefois...

 

Une bergère, des moutons,

Un prince errant, solitaire...

Soudain, il pleut dans le vallon,

Où aller, que faire...

 

Le hasard fait bien les choses,

Aime les romances en rose

Il réunit les coeurs

Qu'importe leur couleur,

Sur terre chacun trouve sa chacune

Nul besoin de fortune...

 

Ah d'amour et de pêche

Lance Paul comme une flèche !

 

Sourire de Pauline...

Merci grande soeur, bonne nuit,

Bonne nuit mon petit frère.

 

 

jill bill

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 11:00
Sujet semaine 36/2017

Laura Muntz Lyall - clic

 

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Bonne semaine,

 

 Mil et une

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 10:24

sujet semaine 35/2017 - clic

 
K ilomètres ne servent à rien
 
 
L aisser le temps faire son oeuvre
 
 
A ccepter la déconvenue
 
 
X ylophone pour s'évader
 
 
O verdose d'air marin bienfaisante
 
 
N ouer des amitiés sincères
 
 
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