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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 11:18

sujet semaine 20/2017 - clic

Il est  des moments de grâce où le temps semble suspendu par un fil invisible

Qui menace de se rompre si on ne profite pas de ces heures hors norme.

Il y eut pour moi, ma présence au Salon du livre de Paris, en dédicace

Sur le stand de mon éditeur pour présenter et vendre mes livres

 

C’était mon Cannes avec  moins de paparazzi mais mon tapis rouge

Etait bordé exceptionnellement de ma famille de sang, lectrice

Et ma famille de cœur, aimante, fière qui m’a conduite aux portes

De l’orgueil : les allées de la Porte de Versailles comme arc de Triomphe

 

Il y eut d’autres dédicaces avec plus de complices et moins de famille

Mais c’est toujours un moment de grâce de passer derrière la table

Où je me suis souvent tenu lectrice pour voir et vivre les auteurs que j’aime

Plus lectrice que jamais, j’accueillais le lecteur comme un miroir de mon âme

 

Tous les lieux où j’ai pu lire, montrer, dire mes paysages d’âme : lectures publiques

Slams, remise de prix littéraires, salons, sont des paysages d’orgueil pour la lectrice

Amoureuse des auteurs et des paysages littéraires que sont les bibliothèques

Orgueil aussi d’être un instant libraire et malgré tout chaque jour documentaliste.

 

 

Laura Vanel-Coytte

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:30

sujet semaine 20/2017 - clic

On aurait dit un peloton d'exécution mais en plus joyeux, ça crépitait de partout!

Ce qui plaisait le plus à Germaine c'étaient tous ces flashs comme on en voit sur la Croisette... enfin, quand on regarde la télé qui filme la Croisette.

Ça avait commencé tôt le matin sur les Champs-Déguisés.

Germaine avait mis son beau tailleur bleu ciel, celui qu'elle avait troqué chez Emmaüs contre notre grille-pain qui grillait trop le pain.

On avait eu la bonne idée de vouloir aller ramasser tout ce crottin que les chevaux laissaient derrière leur cul après le passage du nouveau président.

Pas tellement pour lui éviter d'avoir à faire le ménage après tout le tintouin mais parce qu'on venait juste de refaire notre potager et qu'on avait besoin d'un bon coup de fouet pour les tomates!

A propos de coup de fouet, je dois dire que le service d'ordre est plutôt musclé et que leur taser chatouille pas mal! J'avais le palpitant coupé et Germaine un mal au fondement dont elle se souvient comme de sa première épisiotomie.

 

Germaine a pas eu le temps de remplir son sac à main de crottin – y donnent plus de sacs plastic dans les supermarchés – qu'on nous a aussitôt emmenés manu-militari c'est à dire sous bonne escorte mais on n'a pas eu droit au Véhicule Léger de Reconnaissance et d'Appui parce qu'il n'y avait pas assez de place ou que ça sentait pas très bon; on se doutait aussi qu'on n'irait pas dans la même direction que tout le tintouin pour pas déranger le protocole.

On a eu droit à un panier à salade fermé, c'était pas plus mal puisqu'il s'est mis à pleuvoir un peu – juste des gouttes d'eau, pas des baffes parce que c'était jour d'investiture – jusqu'au commissariat du 8ième.

C'était vachement bien organisé puisqu'on était attendus par le peloton de photographes comme j'ai dit plus haut...

Germaine était aux anges, pas fâchée d'étrenner son beau tailleur malgré la pluie qui le délavait un peu... on devrait se méfier des grandes marques de chez Emmaüs.

Alors par orgueil on a posé comme on a pu sous la mitraille et les flashs pendant que le service d'ordre nous traînait à l'écart.

C'est pour ça qu'on a un air penché sur les photos mais Germaine dit que ça fait plus naturel, moins Sophie Stiqué – je peux pas connaître toutes les Sophie – alors on a acheté tous les exemplaires de Paris-Match ce matin chez notre libraire pour les revendre un bon prix aux voisins de notre quartier.

Ils vont en baver des ronds de chapeau... et nous on nous a promis une citation dans notre casier subsidiaire.

 

 

Vegas sur sarthe

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:24

sujet semaine 20/2017 - clic

S’ils croient que je n'ai pas repéré leur manège, à ces pingouins, là ils se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'au nombril, si c'était pour ne pas se faire remarquer, ils auraient dû se méfier, les "papa" et pas nous sortir leur batterie de cuisine ! C'est bien du 22 long rifle ou je ne m'y connais pas ! Des objectifs comme ça, je n’en ai vu qu'aux states, le jour où Marie-Line était allée s'étendre dans l'herbe verte du Wyoming avec son copain le joyeux Johnny, sous l'oeil complice et bienveillant de Bob, le frangin ! Ah y se sont régalés, les tireurs, et que je te mitraille par ci, et que je te mitraille par là, un vrai champ de bataille, sauf que la Marie-Line, qu'était trop occupée pour se rendre compte de quelque chose, continuait à se laisser lutiner gentiment par "mister president" en mâchouillant une violette dans des poses plus que lascives. Alors tu parles qu'y z'en ont profité un max, les monstres ! !


J'étais pas là, vu que je devais avoir deux ans quand c'est arrivé, mais quand j'ai découvert douze ans plus tard dans le grenier de Tonton Jef les douze pages des photos de leurs débauches, eh bien, je vous dis pas, je suis passé directement de l'hiver canadien à l'été indien, j'étais en sueur, le tee-shirt me collait à la peau, j'avais l'impression de baigner dans un bain à 60° et je voyais le drapeau des USA passer et repasser devant mes yeux avec ses mille étoiles. Je crois que c'est ce jour-là où j'ai pris conscience de ce qui me différenciait radicalement et définitivement de mes six frangines et que mes yeux se sont grand ouverts sur le monde féminin pour ne plus se refermer.


Aujourd'hui où je suis passé de l'autre côté de la barrière et que c'est moi qu'on traque depuis mon rôle époustouflant dans "la chevauchée magnifique", je me régale à les voir tous là depuis deux jours, ces abrutis, guettant le moindre de mes déplacements. Y m'auront pas aussi facilement, on ne débusque pas aussi vite un cow-boy comme moi à la détente aussi rapide et qui a des yeux de lynx devant et derrière la tête ! Mais je me marre, ah ! oui, je me marre, je me demande combien de temps ils vont tenir encore, un jour, deux jours ? Et avec cette chaleur en plus !! Je leur lancerais bien mon chapeau de gaucho, celui qui m'a rendu célèbre dans "los caballeros", mais j'ai peur qu'ils en profitent pour appuyer sur la gachette ! Et que je ne découvre ma tronche demain à la une de tous les baveux.


Non, je ne leur ferai pas ce plaisir, on va voir qui va tenir le plus longtemps ! Pas de doute, ce sera moi, je me suis méfié, j'ai rempli mon frigo de vivres et j'ai douze caisses de bière d'avance, de quoi tenir un siège. Allez, résistons vaillamment dans ce Fort-Alamo de verdure (le regret de ma vie, n'avoir pas joué dans le VRAI Fort-Alamo), moi j'ai tout mon temps, y m'auront pas de l'autre côté vu qu'il y a la rivière qui fait cinquante mètres de large à cet endroit.

Allez, bon courage les mecs, à demain matin, moi, je vais m'en jeter une petite derrière la cravate histoire de me rincer un peu le gosier, avec cette chaleur, je sens que je vais les retrouver raides morts demain matin. Et même, avec un peu de chance, les charognards seront passés par là et il ne restera plus que leur carcasse, tant mieux, comme ça, j'irai récupérer leur matériel, ce sera toujours ça de gagné !


Allez, good bye, les gars, sleep well and sweet dreams, et comme dit le proverbe : "patience et longueur de temps..."

 

 

cloclo

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 06:29

sujet semaine 20/2017 - clic

Et Dieu créa la femme.

Les hommes virent qu'elle était belle.

 

L'enfant se fit l'œil à la biche, retroussa son jupon,

et commença la traque.

Le roi disait en la voyant si belle à son neveu : pour un baiser, pour un sourire d’elle, pour un cheveu, infant don Ruy, je donnerais l'Espagne et le Pérou ...[1]

Les princes de la terre firent tomber du ciel

des pluies de roses sur elle.

Et ce fut l'hallali,

mitraille sur tapis rouge,

Pardon, si j’ai le souffle court comme un daguet entend la meute
des beagles qui s’acharne et court telle une foule un soir d’émeute
2]

 

Dieu créa la femme, mais le temps la saisit,

qui dévore les belles comme les laiderons.

"Vise un peu cette folle et ses souliers montants
Elle a tous les ruisseaux dans ses regards d'émail
Elle a tous les oiseaux sur son chapeau de paille
Et dans son sac à main ses rêves de vingt ans
[3]

Et tandis qu'on la raille,

d'autres biches déjà s'offrent à la mitraille.

 

 

[1] V. Hugo, guitare

[2] Guillaume Apollinaire

[3] L. Aragon

 

 

Emma

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 19:18

sujet semaine 20/2017 - clic

…Fuyons !
 
Il est une croyance qu’à chaque photo on nous vole un peu de notre énergie vitale.
 
Laissons à d’autre l’orgueil et l’image avantageuse, on est si bien dans l’ombre !
 
 
 
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 12:07

sujet semaine 20/2017 - clic

 

O n m’a tant rabâché de savoir m’aimer

R abâché d’être toujours la meilleure

G avée d’applaudissements à chaque petit succès

U lcérée, méprisée, poussée à la révolte

E ncouragée à mépriser chacun !

I l m’est impossible aujourd’hui de faire marche arrière

 L a conviction de ma propre valeur est bien installée.

 

Regardez ce cliché ; il est la preuve que l’orgueil n’est pas un des sept péchés capitaux.

Tous ces journalistes se bousculent pour m’avoir dans leur objectif,

 

Moi, Escanor, la plus jeune femme présidente de la République.

 

 

Jamadrou

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:55

sujet semaine 20/2017 - clic

Mais mais mais

Qui revoilà en mai,

Cannes et son festival

Médiatisé, sans rival...

La presse

S'y presse !

Tapis rouge, montée des marches

Monte la fièvre photographique

Journalistes boulimiques

En faire la une, leur démarche !

 

Y croiser

Sur la croisette

Untel et unetelle célèbre...

Drôles de zèbre

Ces dames en silhouette

Parfois plus que dénudée...

 

Ah le septième art

L'orgueil, des uns et des unes

Meilleur acteur, meilleure actrice

Il faut y être vu

Vue

Y être en lice

Pour décrocher cette lune,

Le fameux César !

 

 

Ça hurle des prénoms

Ça se bouscule, comme on s'empiffre,

Dans l'essaim de la presse

Avec leur matos canon,

Faut faire du chiffre

Avec cette grand-messe... !

 

Clic, clic, clic et clic

Ça enrage

Tel un ciel d'orage...

Clic, clic, clic et clic

Ça mitraille

Comme au champ de bataille...

 

 

jill bill

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:00
Sujet semaine 20/2017

source image : Internet

 

 

Le mot à insérer facultativement est : ORGUEIL

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

Mode de fonctionnement du blog : clic

 

-------------

 

Douce semaine,

 

 Mil et une

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 10:35

sujet semaine 19/2017 - clic

Lamine.

Balayeur sénégalais de père en fils depuis qu'un ancêtre avait si bien tiraillé à Bir Hakeim que la nation reconnaissante lui avait troqué son fusil contre un balai.
La famille n'avait pas perdu au change, estimait Lamine, surtout depuis qu'il officiait dans le secteur de la vieille ville. Une petite place justement nommée place de la Comédie avec son cinéma de quartier aux sièges fanés et en face, la façade d'un théâtre récemment reconverti en académie des Beaux Arts,  mêlant cariatides de stuc 1930 et personnages de la comédia d'ell arte en bas-reliefs.
Un village dans la ville, un  cocon protégé du tapage et des relents de gazoil  ou il veille en oiseau protecteur du haut de son nid mansardé établi au dernier étage d'une maison bourgeoise. Il a vécu et vieilli là et maintenant ses cheveux et sa barbe ont pris la couleur gris-bleutée de son éternelle casquette délavée. 
Les bars et les commerçants lui donnent encore la pièce et le coup à boire ou lui offrent le pain et quelques poignées de légumes secs quand il passe le balai, mais ce que Lamine préfère, c'est le cinéma, après la dernière séance du ciné club.
les gens perdent leurs rêves, savez-vous... dit-il en s'appuyant contre le balai pour tailler une bavette avec le flâneur. Les gens viennent rêver un peu dans ce vieux cinoche, ils emportent des images qui s'envolent très vite sous leurs pas... voyez: de sa poche, il sort une boucle d'oreille qu'il tient entre deux doigts tremblants. La boucle de Casque d'or...Il raconte en mots simples le triste sort du beau Manda, les regards de flamme des amants condamnés... En parlant de Signoret, dont à l'évidence il est encore amoureux, il parle de madame Rosa et de ce petit mouchoir brodé qu'il a récupéré, lui aussi. Tenez, continue t-il, j'ai aussi chez moi le marcel de Coluche...Tchao Pantin... Et puis le foulard rouge de Mike Macarenhas...Le harpon rouge, vous connaissez? demande t-il. Soudain décontenancé par la remarque un brin sacarstique  du passant, Lamine se trouble: en noir & blanc, vous êtes sûr?! C'est que Lamine voit tout en couleur. Vexé il rempoche ses trésors.
Les alentours du banc devant le cinéma sont jonchés de tickets usagés qu'il ramasse consciencieusement en hochant la tête. Les gens jettent et oublient si vite ces petits bouts de rêves... Lamine les ramènera à la maison où ils rejoindront les autres, soigneusement préservés dans la grande malle, à côté du vieil harmonica de Il était une fois dans l'ouest, de la cafetière du poète et de tant d'autres témoins. Qui sait si un jour quelqu'un ne reviendra pas chercher un peu de nostalgie...
Le mur aveugle au fond de la cour a pris lui aussi des couleurs depuis que l'école de peinture a ouvert. Les jeunes en ont fait une grande fresque vivante qui raconte Sa place, ses bars et ses petits bals du samedi soir, ses belles et hautes maisons secrètes, l'étal de la petite fleuriste et lui, Lamine, le grand Lamine en personne, penché sur son balai dégarni qui soulève une poussière d'or et d'étoiles pailletées.

 

 

Almanito

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:45

sujet semaine 19/2017 - clic

- Alors, dit-elle, en se reversant un café ,

raconte-moi... le pitch est bon?

- Pas mal...c'est original, en tout cas...

L'inspecteur Colombi retrouve  un amiral

effondré sur le pont de son bateau,

en slip et en marcel,

avec quelques traces de rouge à lèvres dans le cou...

- Ah oui ? Et comment a-t-il été tué ?

- Attends, c'est là que ça devient intéressant ...

Il est mort...

étouffé par son harmonica !

-Non, pas possible !

- Si...je te jure !

- Pas mal...en effet...

Presque aussi  détonnant qu'un livre de Musceau...

 Aussi excitant qu'une partie de Cluedo...

"L'amiral Leblanc dans le bateau

avec l'harmonica..." :-)

Mais ne me dis pas tout...

je ne veux pas connaître la fin.

 

On prend deux tickets pour demain soir ?

.

La Licorne

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