Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:12

sujet semaine 07/2017 - clic

Paulo,

 

 

SINCÈREMENT ! Sincèrement, tu me prends pour une bille ? Au fond, tu n'as pas tort : bille je l'ai été mais sache que les bonnes choses ont une fin.

 

Depuis que j'ai retrouvé mon appartement, je respire mieux. A tous points de vue. Je ne supportais plus l'odeur de ton haleine alcoolisée mélangée à celle de ton corps mal lavé. Mais oui, Paulo. Désolée mais tu ...ne sens pas très bon. Je me demande comment j'ai pu accepter que tu me touches et m'embrasse. Mais je t'aimais et je pensais que tout allait s'arranger quand nous habiterions ensemble. J'avais compris que - inconsciemment - tu te négligeais pour contrer ta mère, une maniaque du ménage, de l'hygiène, de tout en définitive. Et je trouvais plutôt normal que tu lui résistes, même de cette façon.

Bien sûr, je me suis lourdement trompée parce que rien n'a changé ensuite et je m'en suis mordue les doigts très souvent.

 

Vois-tu Paulo, ton principal défaut, c'est ta mère. J'ai essayé de lui plaire mais plus je faisais des efforts, plus elle me détestait. Et toi, tu as ignoré mon désarroi parce que ça t'arrangeait. Tu n'as jamais osé l'affronter, même par amour pour moi. Elle a démoli notre couple sans vergogne et tu n'as rien vu ou rien voulu voir.

 

Oh ! Cette femme ! Une petite bourgeoise qui me toisait sans cesse, ne comprenait pas que je t'appelle Paulo. Bien sûr, Paulo, ça sonne prolo et pour elle c'est le comble de la vulgarité. Sa bouche en cul de poule pour claironner juste derrière moi : " Pôôl, mon chéri, j'aurais dû t'apprendre à repasser tes chemises." Et de minauder en remettant ton col en place.

"Pôôl, mais tu as encore maigri. Tu ne manges pas ? Je t'ai préparé des haricots de mouton comme tu aimes." A moi de trouver que les haricots de mouton, c'est tellement ordinaire et roboratif pour une princesse comme elle.

Avec ses airs doucereux de Sainte Nitouche, elle ne cessait de m'abreuver de reproches voilés parce que je suis une fille libre qui selon elle, ne te méritait pas. Même pas capable de parler franchement.

Sans doute à cause de son éducation puritaine dont elle se rengorge.

 

Paul, le mieux pour toi serait de retourner chez ta mère et de la laisser te trouver la perle digne de toi et surtout d'elle, une demoiselle soumise qui acceptera de vivre sous son toit et son autorité, en véritable despote qu'elle est.

 

Moi, je me sens mieux depuis que je ne passe plus mon temps à t'attendre, à recevoir tes copains, gentils, c'est vrai mais un peu trop encombrants.

Paul, tu le sais bien, ce n'est pas parce que tu faisais des cauchemars que tu t'en prenais à moi, violemment quelquefois. L'alcool, Paul, l'alcool, ce fléau, a participé très fort à la destruction de notre amour.

 

En ce jour de Saint Valentin, je te souhaite tout le bonheur possible mais je refuse de te revoir.

 

Adieu Paulo.

 

Camille.

 

 

Marité

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 16:17

sujet semaine 07/2017 - clic

Regardez-le, décidément,

Comme il trouve que ma parole

Est bonne chair, soudainement,

Pour le fond de sa casserole,

Alors qu'hier elle n'était

Qu'un ingrédient qu'il omettait !

 

Il fut cinq ans, loin, sourd, aveugle,

Voici qu'il vient obstinément

Caresser la vache qui beugle,

Et me jure, sincèrement,

Avoir en main la clé – si rare –

Du grand bonheur qu'il me prépare !

 

Chasseur plus gourmand que gourmet,

Il court après mon droit de vote,

Rêvant d'un joli mois de mai

À présenter à son despote

Qui n'est nul autre, évidemment,

Que son ego si performant.

 

Me faut-il gober davantage

Les discours que Saint-Valentin

Me livre avec son paquetage

Plein de sirop de baratin

Que toute la xyloglossie

De campagne d'un faux messie ?

 

Quel mammifère stupéfiant

Que le primate politique !

Mâle ou femelle, il est confiant,

Même aux limites de l'éthique,

Car aucune révolution

N'entraînera son extinction.

 

 

Fabrice Parisy

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 12:00

sujet semaine 07/2017 - clic

J’ai été élevée dans le culte de la politesse, de l’amabilité, du maintien, du sourire

La politesse était notre despote mais à mon sens un despote éclairé et juste

Il fallait se tenir droit, ne pas couper la parole, ne pas mettre les coudes sur la table

Je devais dire bonjour madame, merci madame, s’il vous plait madame

A la maison, il fallait une autorisation pour parler et à l’extérieur, se tenir tranquille

Je ne criais pas à la piscine, nulle part d’ailleurs, je ne courais pas pendant les courses

Cette éducation n’était peut-être pas aussi facile à intégrer pour tout le monde

J’étais plutôt timide, consciencieuse à l’extrême, soucieuse de faire le mieux possible

A l’école, on respectait le maître qu’on appelait monsieur ou madame.

Je me souviens de certains agitateurs, fortes têtes et/ou mauvaises élèves.

Mais il y avait entre nous et le maître, l’autorité, des barrières invisibles, des limites

Que l’on n’osait pas dépasser même si on en avait envie ; nous retenait une sorte de crainte.

Timidité et maintien droit m’ont donné face aux autres une démarche paraissant fière

Voire méprisante alors qu’il ne s’agissait que d’éducation et de manque de confiance

Mon éducation, mon caractère et ma grande taille m’ont valu des moqueries méchantes

Et du harcèlement ; j’ai survécu parce que j’ai inversé mes défauts en qualités, la même

Je suis resté mais en outrant le trait pour survivre dans la jungle, toujours sincèrement timide

Mais despote de mes rapports avec les autres qui m’obligeaient à m’adapter encore.

La nouvelle éducation qui apprend à peine à dire Bjour ni monsieur, ni madame

On ne remercie pas, la personne en face est à votre service, voyons, toisons-là de notre importance.

La nouvelle éducation laisse courir les enfants dans les jambes des adultes

Partout pour qu’ils se dépensent, on les laisse crier pour qu’il s’exprime, ils vous coupent

La parole ; mais, voyons, ce sont des enfants ; ils vous disent que vous êtes moches

Vieux, j’en passe et des meilleurs ; la vérité sort de la bouche des enfants… sincères

Petits et grands disent ce qu’ils ont le cœur, sincèrement, despote, sans filtre ni limite

Peu importe de réfléchir à ce qu’on dit, il faut dire ce que l’on pense plutôt derrière

Un écran, en commentaire avec faute de français, c’est mieux, grossièrement, on acclame

 

Sincèrement despote.

 

 

Laura Vanel-Coytte

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:55

sujet semaine 07/2017 - clic

Les journalistes ne doivent pas oublier qu’une phrase se compose d’un sujet d’un verbe et d’un complément. Ceux qui voudront user d’un adjectif passeront me voir dans mon bureau. Ceux qui emploieront un adverbe seront foutus à la porte.

G. Clémenceau (alors rédacteur en chef de L’Aurore, cassant, despote, selon ses adversaires.)

 

Hugo disait que l'adjectif est la graisse du style, et il est vrai que l'adjectif est souvent superflu, et inutilement explicatif ; de même que l'adverbe, qui en est en quelque sorte la paraphrase lourde et appuyée, pour répondre à la question "comment ?" avant même qu'elle se pose, et même si elle ne se pose pas.

 

Comme la musique des films qui dit : c'est là qu'il faut avoir peur, ou préparez les mouchoirs, adjectifs et adverbes explicitent, zooment, insistent, surlignent ; didascalie, indication de jeu. Du théâtre, en somme.

 

L'adverbe en "ment" ment, quelquefois, flatte, dissimule, embobine…

 

Sincèrement vôtre. Tu parles !

Les formules de politesse sont l'héritage des courbettes du grand siècle, respectueusement, je vous baise les mains, monsieur le député, votre honneur, votre sainteté, votre grandeur… à défaut de pouvoir dire ce que je pense réellement de vous, qui allez me refuser, une indemnité, un passe-droit, un emploi…

 

Dis-moi ce que t'en penses, sincèrement ! est carrément blessant, cela présuppose que l'interlocuteur ment d'ordinaire !

 

Il l'a fait sciemment, ne qualifie pas le savoir ou la compétence du personnage, mais sous-entend sa perversité.

 

Et combien d'adverbes en ment dans les éléments et les tics de langage si contagieux, dès lors qu'il faut convaincre ou manipuler ! Combien de personnages médiatiques emploient "effectivement " toutes les deux phrases, comme s'ils avaient besoin de se persuader eux-mêmes ?

Clairement, (ou il est clair que…) est un fleuron de la langue de bois[1], justement quand le propos n'est pas clair du tout, voire trafiqué.

 

Et que pense la dame (du siècle dernier) qui reçoit une lettre terminée par "celui qui t'aime sincèrement "?

"je t'aime", voire JTM, aurait été sans doute plus percutant ; encore que follement, passionnément, éperdument accompagnés de quelques petits cœurs irrésistiblement féminins, délicieusement rétrogrades auraient été joliment décoratifs, en ce jour de ST Valentin…

 

 

 

Emma

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:32

sujet semaine 07/2017 - clic

Dis, tu la vois la sincérité dans mes doigts ?
 

Juste un domino avec un mot.
 

Sincèrement où est tu sincérité ?
 

Dans mes doigts, dans ce rectangle de bois ?
 

Non je ne crois pas.
 

Permettez mon audace
 

Liée à mon angoisse
 

Ô politiciens de tous bords
 

J'entends vos mots à babord et à tribord.
 

Le secret ultime réside dans la pensée
 

Et les vôtres sont loin de la sincérité.
 

Sincèrement, j'en ai assez.
 

 

Dysis

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 09:42

sujet semaine 07/2017 - clic

“Sincèrement, tu crois que je vais m'atteler à ce thème?”
“C'est quoi le thème?”
“Sincèrement”
“Sincèrement quoi?”
“Sincèrement”
“Explique-toi à la fin!”
“J'voudrais bien mais sincèrement j'ai rien à dire”
“Tu veux que j'te donne des idées?”
“Sincèrement, Germaine. J'préfère pas”
“Juste une mon biquet...”
“J't'ai dit NON!!”
“Honnêtement, j'te comprends pas... ”
“Tu veux la vérité?”
“Euh... j'aime pas quand tu dis ça. Tu sais bien qu'ça finit toujours mal”
“Cette fois ça s'passera bien, j'te l'jure”
“C'est bien vrai?”
“Ouais...”
“J'te sens pas sincère”
“Si tu commences comme ça, Germaine... ça va finir mal”
“Alors, dis rien”
“...”

“Mais dis-moi quand même c'que c'est que ce thème”
“Sincèrement?”
“Tu l'as déjà dit”
“Non, j'demande si tu veux sincèrement que j'te dise c'que c'est que le thème”
“Euh... j'suis plus certaine de vouloir”
“Alors pourquoi tu m'embrouilles? Tu pouvais pas l'dire plus tôt que t'en as rien à foutre de mon thème?”
“Tu vois... j'étais sûre que t'allais faire ton despote et que t'allais m'engueuler... pour rien”

 

 

Vegas sur sarthe

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 19:27

sujet semaine 07/2017 - clic

- Dis-moi sincèrement, tu me trouves grosse ?

- Mais non, tu n’es pas grosse, voyons Chérie, tu es bien comme tu es.

(Malheur à moi si je lui répondais que, oui, elle est légèrement enrobée ; elle me mènerait une vie infernale et gémirait à longueur de journée "je suis moche, tu me l’as dit")

 

- Dites-moi sincèrement, mon petit Fabrice, comment trouvez-vous mon coup de pinceau.

- Votre aquarelle est si vivante, Monsieur le Président Directeur Général, elle illumine votre bureau !

(Vais pas lui avouer que ces vaches violettes paissant dans de l’herbe rousse me donnent la nausée, beurk ! N’a que ça à faire de son dimanche ? Moi, le week-end, je dois m’atteler à la compta du magasin de ma belle-mère pour arrondir mes fins de mois)

 

- Dis-moi sincèrement, tu le trouves comment mon nouvel amoureux ?

- Très, très classe, vraiment. Tu as décroché le gros lot ma poulette !

(Gros lot, tu parles, gros porc, ouais ! Il lui caressait le dos tandis que sous la table il me faisait du pied et plus si affinité mais là, non, pas d’affinité en vue. Comment je vais lui faire comprendre en douceur à Marie ? C’est sacré une amie et je ne voudrais pas qu’elle me pense jalouse de son "bonheur". Bonne heure qu’elle m’en parle, marre de ce mec)

 

- Dites-moi sincèrement, Simone, cela ne vous dérange pas de me faire ce petit plaisir ?

- Pas du tout, Armand, il faut savoir s’aider entre voisins de l’immeuble.

(M’énerve Armand, toujours à me demander de lui rapporter ceci ou cela du supermarché. Mais lui, bonjour, avant d’avoir une aide de sa part ! C’est bien parce que cela fait bisquer cette diablesse de Jeannine qui ne demanderait pas mieux, elle, de remonter les courses au troisième étage histoire de faire la causette au bel Armand qui l’ignore)

 

- Dis-moi sincèrement, tu ne le trouves pas un peu despote mon mari ?

- Ton mari ? Euh

(C’est pas son mari le despote, c’est leur chien. Il faut les voir faire les quatre volontés de ce toutou obèse. Son mari ? Mmm, non, si il me le demandait gentiment, je ne dirais pas non à son despotisme…)

 

- Dites-moi sincèrement, vous n’en avez pas encore marre de lire cette petite historiette ?

 

Dites-moi, dites-moi... clic

 

 

Mony

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 11:42

sujet semaine 07/2017 - clic

Avec la sincérité

 

nous avons de l’or entre les mains

 

si nous la laissons s'échapper

 

despote nous deviendrons

 

 

XYZpascal

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:17

sujet semaine 07/2017 - clic

Ma main couverte de poudre d’or

 

Main-tenant « sincèrement »

 

Que le silence est d’or

 

Elle vous dit

 

Chut ! Laissons parler nos mains

 

Elles mani-festent notre joie sur nos corps affamés

 

Elles établissent le contact

 

Ce beau contact hu-main

 

Et je connais tes humeurs

 

Et tu connais les miennes

 

Nos mains ont tant de rôles,

 

Donner, recevoir, tenir, serrer et bien sûr aimer

 

Plus besoin de parler

 

Seulement le plaisir de sentir nos mains

 

De sentir cet amour infini.

 

Quel mystère se cache dans notre main ?

 

MAIN commence par M (aime)

 

Et fini par N (haine)

 

Et j’ai peur…

 

Je sens ta main qui m’oblige là où je ne veux pas aller

 

Ta main devient despote

 

Et moi j’aime aussi garder la main

 

Et c’est ainsi que très fort nos mains ont crié

 

Et qu'elles sont  parties chacune de leur côté !

 

 

Jamadrou

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 12:49

sujet semaine 07/2017 - clic

On ne connaît

Jamais le bruit

Ni la couleur des choses

Chantait un Jean...

Ah les gens !

Au fond, ils exposent

Ce qu'il veulent bien, ce qui luit

Le reste est enfoui, mais...

 

Un « beau » jour on leur trouve

Enfin

Un gros défaut...

Et sincèrement, c'est le coup de matraque !

On retrouve

La vue, l'ouïe, un matin,

On tombe de haut

Aïe, ouille, la claque !

 

Un despote, mon amour... ?

Oui, d'ange à diable,

Un despote, le vilain mot,

Pour de vilaines façons, non indolores,

La gifle, sans retour,

La gifle, inacceptable,

La gifle de trop,

Et demain, battue à mort... !?

 

Adieu, mon faux Valentin !

 

 

jill bill

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 12:00

source Internet

 

Le mot à insérer facultativement est : despote

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

 

-----------------

 

Bonne semaine

Mil et Une

Published by miletune.over-blog.com - dans les sujets
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 11:44

sujet semaine 06/2017 - clic

Punaise !

Vendredi 13 juillet : jour de canicule

et jour de déveine...

Voilà dix jours que je trime comme un fou,

jour et nuit,

pour boucler ce polar...

Rien fait d'autre...

Ni le ménage, ni la cuisine.

je n'ai même pas mis le nez dehors...

Cent pages en un temps record. 

J'ai tout oublié...vraiment tout oublié

sous la menace de mon éditeur récalcitrant.

Et voilà que j'ai même réussi à zapper, hier, l'anniversaire de Julie !

 

Son dernier e-mail est on ne peut plus clair :

"Cher toi, je ne sais pas où tu es, ni avec qui...

je suppose que c'est quelqu'un d'extraordinaire

puisqu'elle a le don de te faire oublier le reste du monde...

Surtout ne m'appelle pas pour inventer une excuse. 

Je te laisse à tes amours.

Je ne t'embrasse pas.

Tu recevras lundi ta brosse à dents par la poste.

Ciao !"

 

Et m...!!!!

Laissez-moi  pleurer.

 

Ma vie est un roman noir.

.

La Licorne

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 12:27

sujet semaine 06/2017 - clic

Sur 15 lignes écrites, il en reste 3, les 12 autres ont été barrées, nulles, non avenues, en dehors du sujet, que sais-je encore. Le sujet, ah oui, parlons-en ! : exister, est-ce profiter de l’instant présent ? Oui, si exister signifie  se planter devant son ordinateur pendant des heures en attendant que les idées viennent, en grillant trois cigarettes, en buvant trois cafés forts et en perdant trois litres d’eau tant mon corps entier transpire. Y a pas idée de placer des examens en plein mois de juin, quand la température atteint 35 degrés. C’est inhumain, voilà ! Mon prof m’a dit l’autre jour, pour m’aider : pense que profiter de l’instant présent, c’est accepter cette ambigüité due au fait que nous pouvons soit accepter sa finitude, qui nous oblige à vivre dans le présent, soit la refuser et faire de l’instant présent le point de synthèse existentiel d’un moi qui se projette dans… dansj’ai oublié la fin. Je n’ai rien compris à son discours. Moi, mon point fort, c’est les maths et la physique. Et le sport. Je veux être prof de tennis et la philo ne me servira plus à grand-chose. Mais il me le faut tout de même, ce foutu examen ! Pour l’instant, je me projetterais plutôt dans le passé : bon sang, mais pourquoi n’ai-je pas assez bossé ma philo ?  Ou dans le futur : vivement ce soir qu’on mange, j’ai une de ces dalles ! Maudit présent ! J’ai le front en sueur et les neurones en voie de liquéfaction. Comment réfléchir dans de telles conditions ? Et mon pote qui doit m’appeler tout à l’heure pour une petite virée ! Bon, je vais essayer d’aligner trois idées. Je vais écrire : exister, c’est profiter de l’instant présent, oui, sauf dans quelques cas comme celui-ci, quand il est 17 heures, que  j’ai chaud, faim,  aucune idée  par-dessus le marché et que mon pote est sans doute déjà à ma porte. Lui c’est un surdoué, je suis sûr qu’il a fait sa dissert en un clin d’œil. La finitude ! Y a pas idée d’employer des mots pareils, tiens, il me colle le mal de crâne ce prof, il ne pouvait pas dire limites, comme tout le monde ? Sartre a dit : la finitude n’est pas un obstacle à la liberté, et alors, moi, ma liberté, c’est de quitter ce bureau au plus vite et d’aller EXISTER et de d’aller aérer mon MOI  ailleurs que dans cette pièce étouffante ! Un peu d’air me fera du bien et qui, sait, retrouverais-je tout à l ’heure quelques bonnes idées pour continuer ce travail épuisant !

 

Cloclo

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 20:33

sujet semaine 06/2017 - clic

Yves-Marie n'avait rien révisé de toutes ses vacances-
c'est La veille de l'examen :
La stupeur- il faut s'y mettre !
Café après café-
Cigarettes sur cigarette-
Sa cravate mise pour un entretien de stage
traine encore sur son bureau-
Quel cirque lance sa mère-
Nous sommes  vendredi 13 pour corser le tout-
Je désapprouve tes méthodes de travail-
Ton bureau devrait être rangé-
Ton cerveau serait mieux préparé -
Tout ce fouillis ne fait qu'aggraver ton retard-
Pour avoir les idées en place il faut que chaque chose
soit à sa place !
Et chaque place à sa chose rétorque énervé le jeune homme !
Maman tu radotes toujours la même chose-
Et toi tu ne changeras jamais-
Toujours à lire des polars et à remettre tout à plus tard
tu ne poursuis pas tes études !
Ce sont elles qui te poursuivent-
Du vivant de ton père, tu étais plus studieux-
Plus travailleur-
Maman la page est tournée-
Je n'ai plus le goût à travailler-
Je ne veux plus reprendre son cabinet-
Ni apprendre son métier pour lequel je ne suis pas fait-

 

 

Lady Marianne

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:10

sujet semaine 06/2017 - clic

Cinq heures du mat’, il se fait tard

 

Et pas trois lignes pour mon canard

 

Toutes mes idées partent en fumée

 

J’suis obsolète et dans l’coltard

 

Mauvais polar et idées noires

 

A mon hebdo, j’suis enchaînée

 

Fin l’apartheid, j’ai la nausée

 

J’change de trottoir

 

Car cette machine dans ma tête

 

Infernale me répète

 

Que l’adynamie me guette

 

Et qu’il faut que j’m’arrête !  

 

 

Chloé

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 15:22

sujet semaine 06/2017 - clic

Fait chaud ! Même le ventilateur et la fenêtre entrouverte sur le peu d’air de la cour intérieure de l’immeuble ne me sont d’un grand secours.

Pourquoi je n’ai pas enfilé un bermuda et un tee-shirt ce matin ?

A bas la cravate, les godasses.

Envie d’une boisson fraîche et d’une clope !

Encore ? J’en suis à combien là depuis ce matin ?

Me reste trois "Gitane" et dans mon ixième mug de café fort la cuillère se fige au garde-à-vous ! Dormirai mal cette nuit…

 

Pourtant c’est bien les journées de télé travail, ouais, c’est bien ! Enfin, si je m’offrais une chaise plus confortable ce serait mieux encore.

Quand je pense que hier je suis rentré du bureau avec une arme dans mon attaché-case ! Bond, Florent Bond !

Me casse la tête à traduire sa notice, moi qui déteste les armes et la violence en général... boulot de m… passer d’une boîte de soupe déshydratée à un "ustensile" digne d’un quelconque polar, tu parles d’une belle promo !

 

Pourquoi je tremble ? Je fais un malaise ou quoi ?

Calmos mon cœur, calmos !

Pff… ça…ça fout la trouille…

Florent Bodson, tu ferais bien de changer de vie avant qu’il ne soit trop tard…

A quoi tu rêves ?

 

Jeudi, 13 juin, 16heures 37 - Il fait moins chaud soudain.

Les cigarettes sont dans la poubelle, le café versé dans l’évier. Florent Bodson range son bureau, referme l’attaché-case sur l’arme.

Il a décidé de se prendre en main au plus vite. Demain il démissionnera et rentrera au pays. Ses quelques économies l’aideront à ouvrir ce refuge pour animaux en détresse, dont il rêve depuis longtemps.

 

Ce sera dur, il le sait, il le sent, mais au moins vivra-t-il au plus près de son être…

 

 

Mony

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:24

sujet semaine 06/2017 - clic

Ma toute douce,

 

J'espère que tu m'autorises encore à t'appeler ainsi. Comment pourrais-je te nommer autrement, toi, la prunelle de mes yeux, ma petite chatte angora qui sait si bien ronronner, ma gazelle bondissante.

Vingt fois que je recommence cette lettre. Vingt fois que je la jette au panier ne trouvant pas les mots pour te dire mon désarroi. Ou alors la feuille se tache tellement de mes larmes qu'il m'est impossible d'écrire dessus.

Cette maison est un désert depuis que tu es partie. Pourquoi m'as-tu quitté ? Oui, pourquoi ?

Je ne peux pas me passer de toi, tu le sais bien.

 

Je te promets de ne plus sonner chez la voisine pour la voir en déshabillé.

Je te promets de ne plus inviter les copains. Mais qu'y puis-je ? Ils s'invitent eux-mêmes : tu confectionnes des pizzas incomparables.

Je te promets de laisser mon vélo au garage afin que nous puissions faire ensemble de la marche. Tu devras y mettre du tien cependant pour qu'au bout d'un quart d'heure, tu renonces à te plaindre : chaud, soif, mal aux pieds...Je ne vais tout de même pas te porter.

Je te promets de ne plus dépenser de l'argent au PMU. Mais quand même, tu te souviens ? J'ai gagné un jour 60, 00 euros qui nous ont permis de faire le plein pour partir en vacances.

Je te promets de passer l'aspirateur tous les week-ends pour que tu puisses te reposer et prendre du temps pour te faire belle. Et il t'en faut quand même beaucoup.

Je te promets d'aller faire les courses avec toi et de porter les paniers. Je ferai abstraction de mes épaules douloureuses.

Je te promets de ne plus oublier ton anniversaire et la saint Valentin.

Je te promets de ne plus lire un seul polar pour éviter de faire des cauchemars la nuit et de te serrer le cou par mégarde.

 

Je dois t'avertir quand même :

Tu trouveras l'évier plein d'assiettes et de verres sales. Je n'ai pas eu le temps de vider le lave-vaisselle et de le remplir à nouveau, les copains me tenant compagnie tous les soirs. C'est sympa de leur part, tu ne crois pas ?

Tu trouveras du linge souillé un peu partout. Tu ne m'as jamais appris à utiliser la machine à laver. La salle de bain est tellement encombrée que je dépose maintenant mes caleçons, mes chaussettes et mes chemises sur la console à côté de mon bureau. Ce qui m'oblige à ouvrir la fenêtre pour respirer un peu d'air pur. Tu te rends compte ? En plein hiver !

J'ai remué ciel et terre pour récupérer le contrat d'assurance de notre véhicule. Où ranges-tu les dossiers ? Je dois te dire qu'il y a deux jours, en sortant de chez Marcel, le bar au coin de la rue, j'ai accroché la voiture. J'étais tellement fatigué...

Mais le pire - et là, tu ne vas pas être contente - j'ai brûlé avec une cigarette tombée du cendrier la jolie cravate en soie de chez Christian La Bannière que tu m'avais offert pour mon anniversaire.

 

Ma chérie, nous sommes aujourd'hui vendredi 13. Je suis certain que c'est mon jour de chance. Je vais de ce pas acheter un billet de loterie. Ce serait chouette de gagner le gros lot : je pourrais me payer cette belle Porsche dont je rêve depuis longtemps.

 

Ce vendredi 13 me portera aussi bonheur car, connaissant ton cœur gros comme ça, je ne doute pas que ma lettre te touchera et que, dès demain, tu seras sur le palier avec tes valises et des actes de contrition plein la bouche.

 

Je t'embrasse comme je t'aime.

 

Ton Paulo.

 

 

Marité

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 10:20

sujet semaine 06/2017 - clic

Mes mots, où sont mes mots ?

 

Le cancer m'aura donc tout pris

 

Tous mes mots pris par mes maux

 

Pourtant moi j'avais du talent avant ces maux

 

Mes nuits d'insomnie n'y changent rien

 

De mon esprit engourdi ne sort plus rien

 

Où sont mes mots, mes confidents, mes amis ?

 

Même guéri le cancer m'aura tout pris

 

 

Dysis

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 20:42

sujet semaine 06/2017 - clic

"Les mots qui vont surgir ici savent de nous des choses que nous ignorons." René Char

 

Pour vous les amis

 

Or mes jours de deuil,

 

La légèreté de mon être

 

Ajoutée à la joie tranquille d'avoir

 

Regardé avancer ma vie

 

m'ont poussée à ne vous offrir ici que le rose de mes écrits.

 

 

Jamadrou

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:03

sujet semaine 06/2017 - clic

Non, la vie n'est pas un polar

 

nous les connaissons déjà les coupables

 

ces actionnaires avides de dividendes

 

vous plongeant dans le noir

 

au bord du burn-out

 

 

XYZpascal

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article

Contact

  • : Mil et une, atelier d'écriture en ligne
  • Mil et une, atelier d'écriture en ligne
  • : écriture en ligne
  • Contact

Recherche

Pour envoyer les textes

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse mail les40voleurs(at)laposte.net
 

Infos