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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 12:27

sujet semaine 06/2017 - clic

Sur 15 lignes écrites, il en reste 3, les 12 autres ont été barrées, nulles, non avenues, en dehors du sujet, que sais-je encore. Le sujet, ah oui, parlons-en ! : exister, est-ce profiter de l’instant présent ? Oui, si exister signifie  se planter devant son ordinateur pendant des heures en attendant que les idées viennent, en grillant trois cigarettes, en buvant trois cafés forts et en perdant trois litres d’eau tant mon corps entier transpire. Y a pas idée de placer des examens en plein mois de juin, quand la température atteint 35 degrés. C’est inhumain, voilà ! Mon prof m’a dit l’autre jour, pour m’aider : pense que profiter de l’instant présent, c’est accepter cette ambigüité due au fait que nous pouvons soit accepter sa finitude, qui nous oblige à vivre dans le présent, soit la refuser et faire de l’instant présent le point de synthèse existentiel d’un moi qui se projette dans… dansj’ai oublié la fin. Je n’ai rien compris à son discours. Moi, mon point fort, c’est les maths et la physique. Et le sport. Je veux être prof de tennis et la philo ne me servira plus à grand-chose. Mais il me le faut tout de même, ce foutu examen ! Pour l’instant, je me projetterais plutôt dans le passé : bon sang, mais pourquoi n’ai-je pas assez bossé ma philo ?  Ou dans le futur : vivement ce soir qu’on mange, j’ai une de ces dalles ! Maudit présent ! J’ai le front en sueur et les neurones en voie de liquéfaction. Comment réfléchir dans de telles conditions ? Et mon pote qui doit m’appeler tout à l’heure pour une petite virée ! Bon, je vais essayer d’aligner trois idées. Je vais écrire : exister, c’est profiter de l’instant présent, oui, sauf dans quelques cas comme celui-ci, quand il est 17 heures, que  j’ai chaud, faim,  aucune idée  par-dessus le marché et que mon pote est sans doute déjà à ma porte. Lui c’est un surdoué, je suis sûr qu’il a fait sa dissert en un clin d’œil. La finitude ! Y a pas idée d’employer des mots pareils, tiens, il me colle le mal de crâne ce prof, il ne pouvait pas dire limites, comme tout le monde ? Sartre a dit : la finitude n’est pas un obstacle à la liberté, et alors, moi, ma liberté, c’est de quitter ce bureau au plus vite et d’aller EXISTER et de d’aller aérer mon MOI  ailleurs que dans cette pièce étouffante ! Un peu d’air me fera du bien et qui, sait, retrouverais-je tout à l ’heure quelques bonnes idées pour continuer ce travail épuisant !

 

Cloclo

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 20:33

sujet semaine 06/2017 - clic

Yves-Marie n'avait rien révisé de toutes ses vacances-
c'est La veille de l'examen :
La stupeur- il faut s'y mettre !
Café après café-
Cigarettes sur cigarette-
Sa cravate mise pour un entretien de stage
traine encore sur son bureau-
Quel cirque lance sa mère-
Nous sommes  vendredi 13 pour corser le tout-
Je désapprouve tes méthodes de travail-
Ton bureau devrait être rangé-
Ton cerveau serait mieux préparé -
Tout ce fouillis ne fait qu'aggraver ton retard-
Pour avoir les idées en place il faut que chaque chose
soit à sa place !
Et chaque place à sa chose rétorque énervé le jeune homme !
Maman tu radotes toujours la même chose-
Et toi tu ne changeras jamais-
Toujours à lire des polars et à remettre tout à plus tard
tu ne poursuis pas tes études !
Ce sont elles qui te poursuivent-
Du vivant de ton père, tu étais plus studieux-
Plus travailleur-
Maman la page est tournée-
Je n'ai plus le goût à travailler-
Je ne veux plus reprendre son cabinet-
Ni apprendre son métier pour lequel je ne suis pas fait-

 

 

Lady Marianne

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:10

sujet semaine 06/2017 - clic

Cinq heures du mat’, il se fait tard

 

Et pas trois lignes pour mon canard

 

Toutes mes idées partent en fumée

 

J’suis obsolète et dans l’coltard

 

Mauvais polar et idées noires

 

A mon hebdo, j’suis enchaînée

 

Fin l’apartheid, j’ai la nausée

 

J’change de trottoir

 

Car cette machine dans ma tête

 

Infernale me répète

 

Que l’adynamie me guette

 

Et qu’il faut que j’m’arrête !  

 

 

Chloé

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 15:22

sujet semaine 06/2017 - clic

Fait chaud ! Même le ventilateur et la fenêtre entrouverte sur le peu d’air de la cour intérieure de l’immeuble ne me sont d’un grand secours.

Pourquoi je n’ai pas enfilé un bermuda et un tee-shirt ce matin ?

A bas la cravate, les godasses.

Envie d’une boisson fraîche et d’une clope !

Encore ? J’en suis à combien là depuis ce matin ?

Me reste trois "Gitane" et dans mon ixième mug de café fort la cuillère se fige au garde-à-vous ! Dormirai mal cette nuit…

 

Pourtant c’est bien les journées de télé travail, ouais, c’est bien ! Enfin, si je m’offrais une chaise plus confortable ce serait mieux encore.

Quand je pense que hier je suis rentré du bureau avec une arme dans mon attaché-case ! Bond, Florent Bond !

Me casse la tête à traduire sa notice, moi qui déteste les armes et la violence en général... boulot de m… passer d’une boîte de soupe déshydratée à un "ustensile" digne d’un quelconque polar, tu parles d’une belle promo !

 

Pourquoi je tremble ? Je fais un malaise ou quoi ?

Calmos mon cœur, calmos !

Pff… ça…ça fout la trouille…

Florent Bodson, tu ferais bien de changer de vie avant qu’il ne soit trop tard…

A quoi tu rêves ?

 

Jeudi, 13 juin, 16heures 37 - Il fait moins chaud soudain.

Les cigarettes sont dans la poubelle, le café versé dans l’évier. Florent Bodson range son bureau, referme l’attaché-case sur l’arme.

Il a décidé de se prendre en main au plus vite. Demain il démissionnera et rentrera au pays. Ses quelques économies l’aideront à ouvrir ce refuge pour animaux en détresse, dont il rêve depuis longtemps.

 

Ce sera dur, il le sait, il le sent, mais au moins vivra-t-il au plus près de son être…

 

 

Mony

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:24

sujet semaine 06/2017 - clic

Ma toute douce,

 

J'espère que tu m'autorises encore à t'appeler ainsi. Comment pourrais-je te nommer autrement, toi, la prunelle de mes yeux, ma petite chatte angora qui sait si bien ronronner, ma gazelle bondissante.

Vingt fois que je recommence cette lettre. Vingt fois que je la jette au panier ne trouvant pas les mots pour te dire mon désarroi. Ou alors la feuille se tache tellement de mes larmes qu'il m'est impossible d'écrire dessus.

Cette maison est un désert depuis que tu es partie. Pourquoi m'as-tu quitté ? Oui, pourquoi ?

Je ne peux pas me passer de toi, tu le sais bien.

 

Je te promets de ne plus sonner chez la voisine pour la voir en déshabillé.

Je te promets de ne plus inviter les copains. Mais qu'y puis-je ? Ils s'invitent eux-mêmes : tu confectionnes des pizzas incomparables.

Je te promets de laisser mon vélo au garage afin que nous puissions faire ensemble de la marche. Tu devras y mettre du tien cependant pour qu'au bout d'un quart d'heure, tu renonces à te plaindre : chaud, soif, mal aux pieds...Je ne vais tout de même pas te porter.

Je te promets de ne plus dépenser de l'argent au PMU. Mais quand même, tu te souviens ? J'ai gagné un jour 60, 00 euros qui nous ont permis de faire le plein pour partir en vacances.

Je te promets de passer l'aspirateur tous les week-ends pour que tu puisses te reposer et prendre du temps pour te faire belle. Et il t'en faut quand même beaucoup.

Je te promets d'aller faire les courses avec toi et de porter les paniers. Je ferai abstraction de mes épaules douloureuses.

Je te promets de ne plus oublier ton anniversaire et la saint Valentin.

Je te promets de ne plus lire un seul polar pour éviter de faire des cauchemars la nuit et de te serrer le cou par mégarde.

 

Je dois t'avertir quand même :

Tu trouveras l'évier plein d'assiettes et de verres sales. Je n'ai pas eu le temps de vider le lave-vaisselle et de le remplir à nouveau, les copains me tenant compagnie tous les soirs. C'est sympa de leur part, tu ne crois pas ?

Tu trouveras du linge souillé un peu partout. Tu ne m'as jamais appris à utiliser la machine à laver. La salle de bain est tellement encombrée que je dépose maintenant mes caleçons, mes chaussettes et mes chemises sur la console à côté de mon bureau. Ce qui m'oblige à ouvrir la fenêtre pour respirer un peu d'air pur. Tu te rends compte ? En plein hiver !

J'ai remué ciel et terre pour récupérer le contrat d'assurance de notre véhicule. Où ranges-tu les dossiers ? Je dois te dire qu'il y a deux jours, en sortant de chez Marcel, le bar au coin de la rue, j'ai accroché la voiture. J'étais tellement fatigué...

Mais le pire - et là, tu ne vas pas être contente - j'ai brûlé avec une cigarette tombée du cendrier la jolie cravate en soie de chez Christian La Bannière que tu m'avais offert pour mon anniversaire.

 

Ma chérie, nous sommes aujourd'hui vendredi 13. Je suis certain que c'est mon jour de chance. Je vais de ce pas acheter un billet de loterie. Ce serait chouette de gagner le gros lot : je pourrais me payer cette belle Porsche dont je rêve depuis longtemps.

 

Ce vendredi 13 me portera aussi bonheur car, connaissant ton cœur gros comme ça, je ne doute pas que ma lettre te touchera et que, dès demain, tu seras sur le palier avec tes valises et des actes de contrition plein la bouche.

 

Je t'embrasse comme je t'aime.

 

Ton Paulo.

 

 

Marité

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 10:20

sujet semaine 06/2017 - clic

Mes mots, où sont mes mots ?

 

Le cancer m'aura donc tout pris

 

Tous mes mots pris par mes maux

 

Pourtant moi j'avais du talent avant ces maux

 

Mes nuits d'insomnie n'y changent rien

 

De mon esprit engourdi ne sort plus rien

 

Où sont mes mots, mes confidents, mes amis ?

 

Même guéri le cancer m'aura tout pris

 

 

Dysis

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 20:42

sujet semaine 06/2017 - clic

"Les mots qui vont surgir ici savent de nous des choses que nous ignorons." René Char

 

Pour vous les amis

 

Or mes jours de deuil,

 

La légèreté de mon être

 

Ajoutée à la joie tranquille d'avoir

 

Regardé avancer ma vie

 

m'ont poussée à ne vous offrir ici que le rose de mes écrits.

 

 

Jamadrou

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:03

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Non, la vie n'est pas un polar

 

nous les connaissons déjà les coupables

 

ces actionnaires avides de dividendes

 

vous plongeant dans le noir

 

au bord du burn-out

 

 

XYZpascal

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:00

sujet semaine 06/2017 - clic

– Arrête, coco. J'en suis à mon deuxième paquet de cigarettes, et au vingtième café… Je me gave de chocolat depuis ce matin, mais rien à faire, rien ne vient…

– Pourtant pas la mer à boire ! Tu as fait bien plus, rappelle-toi ta saga des Rouillard-Makon…

– Un polar… Il veut vendre, le boss : vendre, vendre… Des polars.

– Ne néglige pas le polar, tu ne le connais pas ! Tu n'en as jamais écrit.

– Ni lu ! De la littérature de hall de gare !

–Tu vois bien que tu ne les connais pas ! Alors, avant de les défoncer, apprends à les apprécier : dans ce genre-là aussi il y a le meilleur comme le pire.

- Oh, tu sais, Coco, j'en ai vraiment assez, je n'arrive pas à suivre, c'est nul de chez nul.

L'écrivain, tout à coup, se recule, ouvre son tiroir, balaie son bureau et même son ordinateur qui éclate en étant projeté à terre.

Il s'est retourné et sans viser a tiré à bout portant sur coco.

Celui-ci expire en murmurant :

– Tu vois bien que tu le tiens, le début de ton polar… »

 

Loïc

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 15:25

sujet semaine 06/2017 - clic

Je prie le saint patron des romans policiers depuis une semaine

J’ai même dressé un autel dans le salon avec des cierges qui y brûlent

J’ai remonté tous les polars que j’ai lus depuis des lustres de la cave

En plus de celui en cours et tous ceux empruntés à la médiathèque

 

J’ai revu les classiques américains en noir et blanc, il me reste

A visionner les policiers en couleur, je visionne sons éteints ou à plein tube

Les voisins ne doivent pas apprécier ce vacarme et mes errances

Dans l’appartement entre deux films et après chaque lecture

 

Plus je lis Le dahlia noir de James Ellroy, plus je me sens incapable

D’écrire un polar qui me plairait en tant que lecteur d’intrigues

Plus je revois Mystic river, plus j’ai envie de relire Dennis Lehane

Mes lectures de presque trois décennies m’envoutent et me bloquent

 

Je crois que je vais retourner à mes poèmes de jour côté écriture

Et reprendre mon rôle de lectrice d’Andrea Camilleri pour la détente

Du soir : jamais je ne pourrais me faire frissonner comme Tirez sur le pianiste

De François Truffaut l’a fait avec ses scènes avec Aznavour et Marie Dubois dans la neige

 

 

Laura Vanel-Coytte

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