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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:33

 

Tous les matins, en allant à l’école, je passais devant la boutique « La Mode d’ Iste ». J’aimais découvrir tous ces chapeaux, plumes d’autruches ou voilettes ; casquettes, capelines, bibis de mariage. Ce que je préférais, c’était le foulard accroché en arrière plan de la vitrine. Le ruban blanc, pareil à celui que le confiseur étalait et travaillait dans la baraque à la foire. Les petits cristaux de sucre transparent tombaient dans la vaste mer, que repêchait l’oiseau gourmand.
Je m’inquiétais pour le navire ; ne risquait-il pas de s’engluer dans cette liane de confiserie. Je me rassurais, espérant que le bel oiseau, d’un coup d’ailes opportunes, saurait le dévier de la route fatale ; ou bien la lune, d’un coup de cil dévierait le courant tentateur.
Grandissant, j’appris L’albatros ; délaissant mes impressions de petite fille, je souhaitais seulement, que le bel oiseau ne tombe pas dans le piège.
Puis la modiste prit sa retraite. Le foulard resta en place. Peu à peu, les bleus se fanèrent, confondant leurs pâleurs à celle du halo lunaire. Le voilier s’estompa, laissant l’albatros orphelin, trace foncée ; seules les pattes bien visibles, train d’atterrissage incertain quand à la piste sur laquelle se poser. Le disque jaune se craquela, lambeaux effilochés.
La boutique fut détruite ; à sa place une galerie de peinture s’installa. J’aimais flâner devant sa vitrine.
Un matin, me rendant à l’école, je lus : « Vernissage de l’Exposition MARINES du peintre Claude THEBERGE à la Galerie d’Iste»
Je fus invitée. Sur les murs, la mer, les vagues, les voiliers, si bleus, mouvance, ondulance, vie. Et sous-titré « Le voyage imaginaire », la scène peinte du foulard. Le même, oiseau, voilier, ruban blanc, lune et son halo, vagues et frissons bleus. J’étais bouleversée. Le foulard revivait, s’envolant, léger comme de la soie.
Je ne résistais pas. Je demandais au peintre, ayant quelques connaissances de peinture sur tissu, l’autorisation de copier ce chef d’œuvre…il accepta.
Désormais mon histoire imaginaire orne les murs de mon salon. 

 

Jaclyn O'Léum

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:32

 

Escapade océane
A l’heure de la Diane
Moment magique
Torsion onirique
Ferme encore les yeux
Eau et ciel tout bleu
Seule Séléné dans son halo
Et un blanc voilier chahuté par les flots
Ruban spiralé d’où s’évade un goéland
Comme l’oiseau emportées par le vent
Les pensées nocturnes s’évanouissent 

 

Josette

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 15:14
 
 
J'aimerais tant laisser à quai les regrets amers pour partir, partir au delà des mers.
 
Délaisser ma vie de tristesses et de galères et suivre la lune dans un ciel bleuté.
 
Chasser tous les corbeaux et corps beaux des tombes.
 
Détourner de moi enfin, les aiguilles du temps d'une horloge vermoulue.
 

J'aimerais garder pour guide ce long ruban blanc
 
Découpant l'air de ses volutes aériennes comme les notes d'une flûte au loin.
 
Partir, partir et ne jamais revenir de ses rêves fabuleux
 
Côtoyer le bonheur enfin une fois mais c'est impossible.
 
La triste réalité nous retrouve toujours
 
Aimela
 
 
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:21

 

Des années et des années de tempêtes, de vagues creuses et profondes qui offrent larmes et vertiges insensés.

Soucis.

Noir, bleu, gris…

Des années et des années de balancements, de doutes, et hésitations.

Ramer en avant, ramer en arrière ou tourner en rond sans autre fin qu’un cri abominable et vain.

Solitude extrême.

Blanc, bleu, crème…

Des années et des années de lectures, de recherches, de questions, d’arrogance, de méfiance, de tracas, de soucis.

Blanc, bleu, gris…

Et puis, un jour, le bruissement des ailes de la Colombe.

Blanc…

Paix, sérénité, douceur, couleur…

Blanc, bleu, jaune… dans le cœur.

 

Annick SB

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:39

 

Les voiles il a levé

Hissées haut
Pour l'aventure
La route sera sinueuse
Comme arabesque
Comme ruban dans le vent
Sur la mer changeante
Mouette pour compagne
Et la chanson de Brassens
Les copains d'abord
Lui, eux, entre ciel et eau
D'un soleil à l'autre
D'une lune à l'autre
Coque ballottée par les flots
Au fil de la vague
Tantôt d'huile, tantôt grosse
Mal de mer, mal d'amour
Fiancée sur le quai...

"Dis quand reviendras-tu
Dis au moins le sais-tu..."
Il n'avait dit mot
L'avait embrassé sur le front
Puis du pouce essuyé sa larme...
Et passeront les jours
A sa soeur Anne demandera
"Ne vois-tu rien revenir..."

 

jill bill

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:00
sujet semaine 27

Claude Théberge © >>> clic & clic

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 21:22
 
 
Accoudée à ma maison de poupée,
Dites moi, qu’a-t-il bien pu se passer ?
Le temps efface mon âme d’enfant.
Je ne joue et ne ris plus comme avant,
Ne croque plus la vie à pleine dent.
J’aimerai retrouver ma joie d’antan.
 
Cela remonte à tellement longtemps,
Ma joie a disparu, faute à Satan.
Même la poupée paraît abîmée,
Le temps non plus ne l’a pas épargné.
J’aimerai retourner dans le passé,
Mais il est trop tard, je suis condamnée.
 
J’aim’rai ressentir l’odeur du bonheur,
Oublier tous ces cris et tous ces pleurs.
Je veux être bordée et dorlotée,
Je veux que maman me fasse à manger.
Accoudée à ma maison de poupée,
Dites moi, qu’a-t-il bien pu se passer ?
 
Courgette
 
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 16:47


        Que dire de moi ? Je suis danoise, j'habite à Billund, dans les montagnes russes. Ma robe est d'un bleu bigarré, mais je laisse la chasse à courre aux dogues allemands, tel le chien Garmr, qui monte la garde à l'entrée du monde des morts. On dit parfois que je ressemble à la petite sirène, ça me fait une belle jambe, enfin façon de parler. La nonchalance, l'air rêveur, même lorsqu'elle guette l'arrivée dans le chenal des drakkars du roi Olav, c'est vrai qu'il y a quelque chose. Surtout sur cette photo, prise à Legoland le jour où nous reçûmes nos prix, où je pose accoudée sur ma dernière réalisation.

Je rêve que ma reproduction d'un quartier de Paris (*), grâce à laquelle j'ai gagné le concours et obtenu mon duplôme de légologie, soit un jour installée dans le port de Copenhague, qui est l'un des plus grands de la Baltique (trois millions de briques, rien que ça !), à côté du Parthénon d'Athènes, du Rushmore Memorial et du temple d'Abou-Simbel. Pour les enfants, on pourrait ajouter, animés par de petits moteurs « power functions » comme ceux des steamers et des remorqueurs du port, des pigeons qui roucoulent, des chats de gouttière, des cambrioleurs agiles s'enfuyant par les toits, des agents de police leur courant après, et dans les rues des camions de pompiers avec des diodes qui clignotent.

Le soir, il y avait fête aux jardins de Tivoli. J'étais avec Hans Christian, un autre lauréat (j'aime beaucoup son Jardin du paradis, composé de millions de briques multicolores). Il me conta fleurette de la petite Ida et m'emmena faire des tours de manège avec les cygnes sauvages dans les malles volantes.

Que dire de plus ? Depuis cette journée merveilleuse, je m'ennuie dans les vieilles montagnes russes en bois de Billund. Quand j'en trouverai le courage, je me lancerai dans une nouvelle création, peut-être un grand amour en lego.

(*) en français dans le texte

 

Bricabrac

 

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 08:49


On dira ce que l’on voudra,
Mais cette situation ne peut plus durer.
J’irai le crier sur les toits.
C’est malin, te voilà bien avancée maintenant.
Allez, redescends, ne fais pas la sotte.
Je voudrais t’y voir, moi.
C’est que j’ai le vertige.
Ah, ça il fallait y penser avant.
Avant quoi ?
Avant que, je ne sais pas moi ?
Avant que tu, que je…
Zut, je ne sais plus ce que je dis, tu me troubles à la fin.
Bon, tu redescends.
Puisque je te dis que j’ai le vertige.
J’entends chanter.
Qu’est-ce que tu dis ?
Je te dis que j’entends un chant ; écoute :
« Toi, toi mon toit
Toi, toi mon tout mon roi. »
On connaît la suite :
« Prends un petit poisson… »
Et puis ça suffit maintenant.
Tu descends tout de suite.
Toi, toi monte sur le toit,
Non mais ça va pas !
Je ne me prends pas pour un acrobate, moi !
Toi, toi, ne vois tu pas mon désarroi.
Je ne vois rien d’autre que toi sur mon toit.
Mais qu’est ce qui m’arrive ?
J’ai la berlue, je crois.
Moi le vertige, toi la berlue, nous faisons une belle paire de…
Oh, mais moi aussi je la vois !
Là, là bas, par-dessus les toits.
Au secours, je gliiiiiiiiiiiisse.
Marianne, Marianne, réveille-toi.
Ce n’est rien. Tu as fait un cauchemar.
Ça va aller, ça va aller, rendors toi.
Toute la vie ?
Comment ?
« Ça ira, ça ira…toute la vie ? »
C’est ce qu’elle chantait dans mon rêve,
« En criant dessus les toits :
Ça ira ! Ça ira toute la vie. »
Et puis elle disait aussi
« Marianne a cinq enfants,
Quatre fils qu’elle a perdus
Le cinquième à présent
Qu’elle ne reconnaît plus. »
Et là, tu m’as réveillée…

 

JaclynO'Léum

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 07:48

           

         Il y a bien longtemps, dans la bonne ville de Stanhill, vivaient une femme osseuse prénommée Hilda, et son chat, qu'elle appelait le chat.

A vrai dire le chat, un gouttière rayé aux yeux vairons,  n'était pas le sien : elle en avait hérité en même temps que de la mercerie de Tante Smith.

Contrairement à la plupart de ses compatriotes, elle ne nourrissait aucune passion pour les chats, sans non plus ressentir d'aversion particulière à leur égard. Le chat de son côté était indépendant et vagabond et, Dieu merci,  ni câlin ni bruyant. Hilda et le chat avaient donc entamé une cohabitation pacifique basée sur l'indifférence mutuelle, et la situation leur convenait parfaitement.

Cela faisait presque un an que Hilda avait investi l'antique mercerie "au dé d'or", 88 rue du Port, que Catalyna Smith avait tenue pendant 60 ans, avant de  s'envoler intestat  vers un paradis sans nul doute pavé d'agrafes à corset, lacets et passepoils.

Bien qu'elles ne se soient jamais vues, Hilda était bel et bien légalement sa seule héritière.

 

 C'est ce que le lui avait appris  Maitre Georges Pickwick lorsqu'il était venu la voir  dans le médiocre appartement de Londres où, depuis la mort de sa mère, elle était contrainte de sous-louer une chambre  à une veuve et sa fille, aussi acariâtres l'une que l'autre.

Le travail de recherche de Maitre Pickwick avait été relativement facile.

Feu Maitre Georges Pickwick Sr., son père, dont il avait été l'associé, lui avait beaucoup parlé des sœurs Smith avec qui, dans sa jeunesse,  il avait chanté dans la chorale de la paroisse de Stanhill.

Aussi dissemblables que possible, les sœurs Smith ! Catalyna la pieuse au visage ingrat, et la jolie Camilla.

Cela, bien sûr, il ne l'avait pas dit à Hilda lors de leur première entrevue, assez solennelle, quand il avait débarqué sur son palier sombre, rondouillard et un peu essoufflé, avec sa serviette et son parapluie.

Quand même, il a de belles mains, avait noté Hilda tandis qu'il étalait les papiers sur la dentelle de la table du salon, entre les tasses de Ceylan.

Elle avait accueilli avec joie cet héritage tombé du ciel.

 

Pile au moment où elle ressentait une sorte de passage à vide.

 

 A trente-huit ans, Hilda venait de soutenir une laborieuse thèse d'histoire médiévale (plus précisément consacrée au pouvoir occulte des apothicaires), et le peu qu'elle gagnait comme aide bibliothécaire à l'université lui permettait tout juste de payer le loyer d'un logement qu'elle détestait, autant à cause de ses colocataires, que des 5 étages qu'il lui fallait quotidiennement monter à pied.

La vue des toits gris qu'elle avait de la fenêtre de sa chambre achevait de la déprimer. Enfant, elle avait pourtant aimé ces vagues de toits : quand elle rentrait de l'école, et que sa mère était encore à l'atelier, elle grimpait sur le tabouret pour atteindre la petite fenêtre, et elle y faisait voguer ses rêves et le bateau de son père à l'infini.   

Elle suppliait souvent : "Maman, parle-moi de mon père". Mais Camilla restait évasive, quand elle ne se fâchait pas, parce qu'il y avait toujours mieux à faire que de remuer le passé, comme découdre un ourlet pour allonger sa jupe, ou encaustiquer les meubles.

Les bribes d'information qu'elle obtenait parfois "Tu as de grands pieds comme Gunther " ou "il a disparu dans le blitz" faisaient naitre des fantasmes héroïques dans son esprit d'enfant exaltée. Tout espoir de connaitre ses origines avait été définitivement anéanti lorsqu'un bus conduit par un buveur de bière impénitent avait renversé  Camilla, il y avait déjà quinze ans ; et cela faisait longtemps qu'Hilda ne rêvait plus.

Désormais, lorsqu'elle s'accoudait à la fenêtre pour en griller une dernière, ce n'était plus la tempête contre laquelle le capitaine Gunther se battait comme un lion qu'elle entendait, mais, par-dessus le grondement sourd montant de la rue, les échos étouffés de scènes de ménage, les hésitations de sonatines massacrées au piano, superposées aux sempiternelles chamailleries de ses locataires.

 

- Mon cher Georges, demanda-t-elle un soir à Maitre Pickwick lors d'une de ces parties de Gin ramy qu'ils disputaient maintenant chaque samedi "au dé d'or",  mon cher Georges,  votre père savait-il pourquoi ma mère et Tante Catalyna étaient si fâchées, au point que je croyais celle-ci disparue depuis longtemps ?

- Chère amie, dit Georges Pickwick en posant avec satisfaction un carré de reines sur la table de jeu, tandis que le chat, posté sur l'appui de fenêtre le fixait de son regard étrange,  je ne connais pas les détails, mais j'ai cru comprendre que vous en êtes la cause. Lorsque Camilla s'est trouvée enceinte, Catalyna n'aurait pas supporté la perspective d'un scandale dans le climat étouffant et pudibond qui régnait alors dans notre petite ville, et votre mère s'est enfuie.

Hilda n'avait pas la moindre intention de reprendre la mercerie. Aux travaux d'aiguille elle préférait l'aviron et il se trouvait que Stanhill avait un excellent club féminin. Par ailleurs, elle comptait bien profiter du coquet pécule qui accompagnait l'héritage de sa tante pour s'accorder  une ou plusieurs années sabbatiques afin de se livrer à sa passion jusqu'ici contrariée : écrire des romans policiers.  

Elle entreprit donc de liquider le stock d'élastiques et de boutons de nacre.

En même temps elle triait les objets et papiers de Tante Catalyna. C'est ainsi qu'un paquet de lettres tomba un jour du double fond du secrétaire en loupe d'orme, qu'elle était en train de titiller avec une lime à ongles.

Il y avait quelques lettres écrites par Camilla, dans lesquelles elle suppliait sa sœur de lui pardonner, d'autres, plus tardives, qui réclamaient sa part des biens venant de leurs parents.

Et dans une enveloppe brune, des morceaux d'une lettre déchirée.

Hilda assembla alors les pièces du puzzle sur le cuir vert de l'abattant du secrétaire.

La langue était correcte, mais le choix des mots parfois étrange, comme il arrive à certains étrangers cultivés :

"Très noble Catalyna, je vous demande de cesser assiduités. J'ai eu l'occasion de vous le proférer : je ne vous aime pas, je ne le puis car c'est Camilla que j'adore, mais je vous respecte fortement, puisque vous êtes unique famille ; je prie vous de bien vouloir devenir raisonnable et de permettre notre mariage avant le départ du Bismarck."

Le reste était illisible ou manquant, mais avant même de la lire, Hilda savait ce que disait la signature élégamment paraphée : "Gunther".

Après avoir un peu hésité, et puisqu'il était dorénavant son ami, elle confia ce secret à Georges Pickwick, dont c'était somme toute le métier que de nager dans les eaux troubles des familles.

D'ailleurs c'est à lui qu'elle fit appel lorsqu'il s'agit d'aider Mr Twist, l'antiquaire du "right corner",  à sortir de l'atelier du fond l'immense meuble à 124 petits tiroirs dont il s'était porté acquéreur afin d'y ranger sa collection de douilles de cartouches de chasse.

Entreprise difficile qui nécessita, outre les conseils de maitre Pickwick,  les bras et les cordes du chauffeur du camion de monsieur Twist.

Lorsque le lourd meuble se fut enfin résolu à glisser à l'extérieur de la pièce, libérant ainsi l'encoignure qu'il obturait, on entendit un petit cri. C'était Georges Pickwick qui s'évanouissait  avec grâce, à côté d'un grand squelette en uniforme, de belle prestance, que le chat se mit à renifler avec circonspection.

C'est ainsi qu'Hilda fit la connaissance de son père.

 

Hilda jeta son mégot dans la gouttière, et essaya en vain  de refermer la fenêtre disjointe. Puisque l'orage menaçait, il allait falloir descendre les cinq étages pour aller chercher des outils chez Georges Pickwick le gardien, et bien sûr, comme toujours, ce gros fainéant trouverait une excuse pour ne pas monter lui-même.

Une fois de plus le roman attendrait.

Et pour couronner le tout, les mégères faisaient encore réchauffer leur infecte soupe aux choux.

 

Emma

 

* My heart belongs to Daddy

 

 

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