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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 03:09

 

"Z'avez-vu M'ame Blanchard? IL est revenu..."
"Qui ça?"
"Et ben celui qui oublie ses parapluies devant l'immeuble d'en face"
"Il doit avoir la tête ailleurs"
"Pour sûr M'ame Blanchard... la tête ailleurs, vous saurez pas mieux dire. J'suis sure qu'IL vient pour la poule du cinquième"
"Ah? Les Rougemont élèvent toujours des volailles chez eux?"
"Mais non M'ame Blanchard, j'vous cause de la grande blonde, celle qui change de bagnole tous les quat'matins"
"Je la vois bien travailler chez Bigot le concessionn..."
"Pensez-vous! Depuis ma vitrine je vois bien son petit manège et elle f'rait mieux de s'acheter une conduite. Et pis je sais plus quoi faire de tous ces pébroques! Tenez j'en ai même un qui vient de Chine"
"Ah bon? De si loin?"
"Pour sûr, c'est écrit made in china dessus... qu'est-ce que vous en pensez M'ame Gaubert?"
"Oh! J'dirai que ça rapporterait bien cinq euros au bric à brac de Tennie..."
"Non, j'vous causais rapport au popotin d'la blonde, de sa façon d'marcher et de tout c'passage en face de MA boulangerie!"
"Vous savez, moi... pourvu qu'elle stationne pas devant ma porte de garage"
"En tout cas, un vert et jaune comme ça, j'en avais jamais vu"
"Faut croire qu'elle est pas raciste passe qu'un vert jaune ça inspire pas confiance"
"Y en a même un très vieux qui tient plus debout"
"Moi je préfère ce grand noir avec le manche sculpté..."
"Alors vous, vous en savez des choses sur ces gens!"
"Normal M'ame Blanchard, j'les range dans l'arrière-boutique à mesure qu'y z'arrivent"
"Euh... j'suis pas sure d'avoir tout compris"
"J'ai r'marqué qu'ça vous fait ça à chaque fois qu'vous changez les piles du sonotone M'ame Blanchard!"
"Bon alors donnez moi un bâtard comme d'habitude et je vais y aller"
"Dîtes M'ame Blanchard, vous voulez pas faire un détour en face pour aller écouter au cinquième? et si vous entendez rien vous me le rapporterai quand même"
"Qui donc?"
"Ben le pépin M'ame Blanchard!"
"Alors je vous laisse le bâtard..."
"Hi hi hi... oui... laissez-le, vous en trouverez p't'être un autre là-haut... Hi hi hi"

 

Vegas sur sarthe

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 03:07



Vous fûtes prompt à m’ouvrir, ce jour de pluie.
Moi, comme une nigaude, j’oubliais mon parapluie.
Mon père passant, reconnut l’objet du délit !
La rage le prît.
Et vous fûtes tenu en somme de me marier.
Vous vous exécutâtes sans prier.
Mais je dus élargir ma robe blanche,
Puisque je m’élargissais des hanches.
Vint une jolie ombrelle,
Toute cousue de dentelles.
Et mon père fût ravi !

 

Danielle

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 03:03


Patient et débonnaire
J’attends
Le bon vouloir de mon propriétaire
L’heure tourne
Il exagère
Je bâille
Je soupire
En prenant l’air
J’aspire à un ailleurs
J’ouvre mes baleines
Je tends la toile
Par terre
Tout de travers
Les quatre fers en l’air
De quoi ai-je l’air ?
Un coup de vent
Un coup de sang
Je roule
Tourneboule
Je VOLE
JE M’ENVOLE
En parachute ascensionnel
Je découvre le ciel
MERVEILLE !
Une porte qui claque
Des pas pressés
En sursaut
Je me réveille
D’un profond sommeil
Atterré
Abandonné
Résigné
J’attends
J’attends
J’attends


ABC

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 09:04

 


Je t'ai trouvé hier au coin de cette porte. Tu étais tout sec. On a dû t'oublier. Mais non, c'est impossible !
On ne peut pas oublier quelqu'un comme toi, l'abandonner là, en bord de chemin, le livrer aux vents et aux embruns.
Tu bougeais à peine quand je t'ai vu. Replié sur toi-même depuis pas mal de temps. Tu agitais tes ailes silencieusement. Tu essayais de décoller, mais tu n'avais pas assez de force.

J'ai bien regardé autour : il n'y avait personne. Vraiment tu étais seul. Alors, je t'ai attrapé, serré fort dans ma main et j'ai couru nous réfugier dans l'échoppe d'à côté.
J'ai commandé un café, t'ai libéré en te posant délicatement sur la table. J'étais gênée, je ne voulais pas te dévoiler ainsi, montrer ton intimité, et pourtant au fond de moi, je mourrais d'envie de t'ouvrir.
Comment faire ?
Il fallait retrouver la main qui t'avait délié, tête en l'air, peut-être. Alors...nous sommes retournés à l'endroit où je t'ai vu la première fois. J'ai glissé un mot sous la porte : " Si ce parapluie est le vôtre, veuillez contacter "Les Goélands" même par moyen courrier, ils sauront vous retrouver."

 

Agnès

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 23:53

Neuchâtel Suisse juillet 2011 067

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 08:53

Quelque chose chuuute dans l'espace. Une mélancolie horizontale. Un silence qui blanchit l'aube. Plus un nuage, pas une ride. On guette la naissance d'une vague, un saut de poisson peut-être, un remue-murmure. Quelque chose qui tranche le lent ruban du temps.

Le monde est tout aplati devant...il suffit d'ouvrir une brèche dans l'épaisseur de la brume pour voir glisser le ciel comme une aile sur l'horizon, en amont du sommeil

pétales épanouis

dans la chair d'un bois bai

offrir de l'eau

au bord des mots

en miroir à la lune

avec un peu de jour aux lèvres


respirer encore

plus fort

pour mieux se jeter la tête

en bas des arbres

faire jaillir la lave rouge

d'un jet de vie


l'infini n'est jamais si loin

qu'entre deux portes


Agnès

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:09

« -Comme c’est beau !
- Je n’en reviens pas !
- Quand j’étais petit, je rêvais de la mer. Et nous y voilà !
- C’est ta première saison pour toi aussi ?
- Oui, mais pas la dernière. Je rêve de m’installer ici.
- Moi, j’ai grandi dans une ferme ! Vous imaginez ? En face de moi je n’avais qu’un tas de fumier !
- Pour moi ce n’était guère mieux ! Un coron !
- Pendant mon service militaire, j’étais dans la région de Dijon. Ce n’est pas mal mais le climat ! Il pleuvait un jour sur deux !
- Ici, il y a presque trop de soleil !
- Oh ! Toi, le gars du nord… !
- Monte Carlo, il n’y a pas mieux !
- Avec toutes ces vedettes du cinéma ! Hier, j’ai croisé Greta Garbo !
- Tu es sûr que ce n’était pas un sosie ?
- Je ne pense pas.
- Sans hésiter, je m’installe dans la région et j’ouvre mon petit restaurant. J’ai déjà une idée bien précise, mais il faut que j’économise.
- Economise déjà ta salive Victor !
- Pourquoi ?
- Parce que c’est l’heure du service et que la pièce montée pour la princesse Grâce vient d’arriver !
- C’est vrai ! Déjà dix ans de mariage et trois enfants ! Il parait qu’elle n’est pas si heureuse d’avoir arrêté le cinéma !
- Heureuse ou pas, il faudra être au sommet de notre forme. C’est ça la condition de larbin ! »

 

Danielle

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 07:03


Non, ils ne sont pas entrain de guetter la descente sur terre d’UARS, ils semblent si tranquilles, attentifs. Si bien que c’est toute l’image qui s’applique, qui pose, et tourne nos regards vers un même point… invisible.

De quoi, titiller les imaginaires, faire claquer les doigts sur les claviers, chacun sa chanson sur un même air.

Autant le dire, dans cet effort de convergence, je louche, ça fait un blanc.
Glissement dans le vide, c’est plein d’espace, plus rien à dire.

 

Miche

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:58

 
Le corps parle
et c'est dans ce qu'il murmure
que nous les choisissons.
Il doit y avoir dans leur curiosité de ce qui vit hors de ces murs
une sorte d'indifférence aux moissons
qui nous viennent des chants, des villages et halles.

Le corps parle.
Tenez, le troisième.
Trop concentré, trop pressé de traverser la vitre. Trop inquisiteur.
Sa main qui tire le rideau pour voir encore davantage... Boulimie.
Notre maison aime l'ascèse et la frugalité !

Le premier semble prendre tout ça de fort haut. Pas assez d'empathie.

Le second... attentif, presque obséquieux. Non.
De l'honneur encore de l'honneur pour qui sert.

Le quatrième... oui, je sens que son regard est ailleurs.
Le corps un peu détaché du chambranle. Oui, celui-ci est un vrai poète du service.
Rien ne l'atteindra. Ou si peu.
Il sera poli à la limite. Encaissera sans regimber.
Les autres... virez-les! Je ne vois pas au-delà de la quatrième personne, vous le savez bien pourtant!!! Pourquoi convoquer autant de prétentions quand il y a si peu d'élus ??

 

Viviane

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 14:06

Pas mécontent.

Pas mécontent du tout, Eusébio, le patron du BelAlpRitz, quand il contemple sa brigade de serveurs : quel style, quelle classe, quelle efficacité !

Certes, ils ont tendance à se mouvoir d'une façon synchronisée, ce qui transforme souvent  la salle du restaurant en scène de comédie musicale, mais les clients adorent.

Un gros investissement, mais amorti en dix ans, vu qu’on n’a pas à les rémunérer, les clones.

 Il suffit de les nourrir. Quant au logement, c’est peu de chose, un dortoir aménagé dans les combles.

Ah non, il ne regrette pas les anciens serveurs : rien que des problèmes : chamailleries, jalousies, revendications, tire au flanc !

Ceux-là : Paulo 1, Paulo 2, Paulo 3.... descendent comme un seul homme à 7 heures pile, et se mettent aussitôt à disposer les nappes sur les tables, avec leur éternel sourire un peu niais.

Il les a choisis sur catalogue parmi les sujets "neutres" : taille, poids, allure… et en un mois,  le centre de conditionnement de Zurich (un des plus réputés au monde) les a impeccablement programmés "serveurs".

Un seul petit problème : sur le lot de 15 de sa commande, l'un s’est échappé. Mais à "Zurich high technology", ils avaient été réglos, on lui avait remboursé.

Ça arrive encore de temps en temps, ces petites malfaçons, liées à des gènes sauteurs, qu'on ne sait pas encore complètement maitriser : certains clones ont hélas un peu de jugeote,  malgré les précautions prises. Ils ne vont  pas bien loin en général, à cause du tampon tatoué sur leur poignet. Mais il est alors impossible de les reprogrammer, parait-il.

 Eusébio pense à Paulo 15 en cavale... il se demande ce qu’ils peuvent bien devenir, les clones malins, une fois rattrapés. Mais il écarte vite cette pensée...

Ainsi que le proclame la plaquette hologramme qui flotte dans la salle d'accueil de ZHT : "Le 21e siècle a vu la révolution informatique, mais le 22e promet d’être celui de la révolution sociale, et l'optimisation du travail par le clonage humanoïde, dans le respect des lois d'éthique et religieuses, pour qui seuls les êtres doués de pensée sont humains."

Et en effet, les équilibres mondiaux ont basculé depuis qu'il est possible de faire travailler pour rien une main d’oeuvre pratiquement illimitée. D'ailleurs l'économie chinoise est en régression, le clonage n'est pas du tout, mais alors pas du tout leur priorité ! 

Mais qu'est-ce qu'ils font, ces blaireaux, collés contre les vitres du restaurant, alors que les clients du déjeuner vont bientôt arriver ? D'autant que de là, on ne voit que  la patinoire, et elle est fermée le matin.

Pourtant il y a bien un patineur, fameux même ! Il enchaîne pirouettes, axels,  salchows, et boucles piquées ! Un champion, le gars.

Mais ? mais ! mais oui… c'est Paulo 15 !

Alors là, ils vont m'entendre, à ZHT ! ça, ça  n'est pas un aléa  de clonage, mais carrément une erreur de programmation ! Voire un sabotage ! et ça, c'est beaucoup plus grave, ça remet en question la sécurité de toute la filière !

Emma

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 18:32


G aston est au fond... de sauce
A lbert porte les couverts
S imon est aux torchons
T imothé aux infusions
R obert essuie les poussières
O liver lui, c'est les verres
N orbert retient le camembert
O usama purge les rince-doigts
M aurice lui, est hors service
I sidore épie dehors
Q uentin surveille les gratins
U lysse farcit les saucisses
E miliano astique le piano
S ébastien lui, ne fait rien

 

 Vegas sur Sarthe

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:13

La mariée est arrivée !
Est-elle aussi belle que sa renommée ?
Allons voir d'un peu plus prés.
Mi ange, mi star, mi poupée,
Éblouis nous sommes restés aux fenêtres accrochés
Vive la mariée !

 

Joëlle

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 13:23

 

Le premier pingouin sourit ; il n'est pas surpris.
Le deuxième pingouin fronce les sourcils ; il est inquiet.
Le troisième pingouin penche la tête ; il est placide.
Le quatrième pingouin se recule légèrement ; il n'en croit pas ses yeux.
Le cinquième pingouin baille ; il est ennuyé.
Le sixième pingouin se redresse ; il est sous le choc.
Le septième pingouin se cache ; il est terrifié.
Le huitième pingouin se régale ; il est amusé.
Le neuvième pingouin scrute ; il est curieux.
Le dixième pingouin se décale ; il est gêné.
Le onzième pingouin s'appuie ; il est fatigué.
Le douzième pingouin s'interroge ; il est inquisiteur.
Le treizième pingouin se fige ; il est tétanisé.
Le quatorzième pingouin s'avance ; il est en retard.

On ne voit pas le quinzième, on ne sait pas ce qu'il fait, ni comment il est, mais il existe c'est certain puisqu'il y a des milliards de pingouins ....

Annick SB

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 08:51


C'est elle !
C'est elle, c'est elle, c'est elle, c'est elle, c'est elle, c'est elle... !

Qui ça ?
Qui ça, qui ça, qui ça, qui ça, qui ça, qui ça... ?

Mais elle !
Mais elle, mais elle, mais elle, mais elle, mais elle... !

Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah... !

Allez !
Allez ! Allez ! Allez ! Allez ! Allez ! Allez !

À vos places !

 

Joye

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 08:49

 

           Au Saint Georges, la brigade fourmille dans la grande salle de réception. Du commis au maître d’hôtel, du serveur au chef de rang tout le monde sait ce qu’il a à faire et s’active dans un calme relatif. Les nappes immaculées, les verres étincelants, les serviettes amidonnées et savamment pliées habillent au fur et à mesure les tables d’une allure festive.

Au bar, les bouteilles millésimées alignées par le sommelier s’acclimatent en douceur à la température ambiante. A leur côté, les petits bouquets de fleurs que vient de livrer le fleuriste attendent patiemment de donner la touche finale et colorée à la mise en place.

Le personnel aux enjambées entravées par de longs tabliers blancs vérifie et dispose les couverts selon l’ordre prescrit par le chef de rang quand Louis, un des serveurs, attiré par une musique venant de l’extérieur s’exclame : c’est la parade du cirque Knie !

Aussitôt, ses collègues s’agglutinent aux larges fenêtres, la mine réjouie.

 

Musiciens, chevaux montés, jongleurs, clowns aux tenues bigarrées, groupe de trapézistes, zèbres, chameaux… défilent au bord du lac dans une joyeuse ambiance  pour le plus grand plaisir des Genevois.

- Regardez le jeune éléphant, il s’échappe !

- Il court vers le lac.

Dans la rue et aux fenêtres chacun retient son souffle. Le soigneur va-t-il rattraper l’éléphant ? Déjà les paris circulent. Certains prédisent le plongeon dans l’eau, d’autre la volte-face. Paniqué l’éléphant zigzague sur la pelouse, se fatigue et enfin se laisse maîtriser sous les applaudissements des spectateurs.

 

- Allons, allons, Messieurs, au travail ! Tout doit être impeccable pour la réception de ce soir ! ordonne le directeur qui vient de surgir dans le restaurant.

- Ces messieurs dames du F.M.I. ne tolèreront aucun laisser-aller !

 

En réponse, Louis souffle à voix basse : nous n’irons pas au cirque ; ce soir le cirque vient à nous !

La réflexion circule bien vite dans la brigade et tous reprennent le travail un petit sourire aux coins des lèvres.

 

La nuit sera longue.

 

Mony

 

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 21:19

 

Il est une cliente exigeante
Qui ne revient jamais sur ses pas
Elle est toujours là et pourtant
Nous la manquons souvent.

Un jour elle vient et l’autre va
On l’attend ici, la voici là bas
Pour la recevoir il faut être présent
Attentif tout entier à l’instant.

Viendra elle s’asseoir à la table
Que nous avons dressée
Dans l’espoir de la croiser
En cette belle journée.

Est-ce sa silhouette
Qui flotte au pied de la fenêtre
Attirant tous les regards
Par sa Lumière sans fard.

A la question répondons "oui"
Par un sourire conquis
Puisqu’il s’agit de la Vie
Qui s’invite aujourd’hui.

Lise

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 18:26


« - Eh les gars ! Admirez un peu le châssis qui nous arrive !
- Ouah !
-T’as vu la fluidité de la ligne ?
- Pour un cabriolet, c’est la classe !
- Faudrait mettre la capote M’azzelle ! (rires)
- Et la longueur de l’empattement ?
- Plus de cinq mètres je te dis !
- La perfection !
- Et la robe bleue ? Quelle ligne magnifique !
- Je me demande qui peut chevaucher un truc pareil !
- Sans parler de ce que doit coûter cet engin !
- De la bombe !
- J’aimerais voir ce que cache le capot !
- Tu es lourd Antoine !
- Quel galbe exquis !
- Les formes généreuses laissent présager un confort maximum !
- Quelle élégance ! Quelle sensualité !
- Le châssis ne doit pas dépasser les 65 kg !
- Et les optiques ? Visez un peu cette face !
- Je suis sûr qu’elle est hyper- réactive au démarrage !
- Elle est à 100 en 4 secondes je pense !
- Et ses jantes !
- Elle n’a aucune rigidité torsionnelle dans les virages.
- Tu t’y connais un peu, je vois !
- Une sulfureuse dans un écrin de velours !
- Intérieur cuir, bois précieux, du ronce de noyer ou du sycomore ?
- Je l’essaierais bien !
- C’est pas pour toi mon vieux ! T’es pas assez riche ! »

Allons, Allons Messieurs, un peu de tenue ! Brigitte arrive dans quelques minutes !

 

Danielle

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:53

 

Rien ne bougeait. Un silence cotonneux envahissait la salle du restaurant. On aurait dit que la vie même retenait sa respiration.
De la fenêtre, des hommes fixaient leur regard sur le paysage endormi.
Certes, les premières neiges avaient blanchi la ville, mais ce n'était pas la neige qui les hypnotisait au point d'arrêter leurs mouvements, ni l'absence des clients. Nous étions loin encore de l'heure du déjeuner.
Non. Il y avait quelque chose...ou quelqu'un qui retenait toute leur attention.

C'était un vendredi...je crois. Une ivresse de neige dansait sur les larges baies vitrées. Au loin, on pouvait distinguait la silhouette d'un homme, arrivant dans la ville au bout de sa fatigue. C'était un homme sans bagage qui semblait venir de nulle part. Il portait un ample manteau, une besace de couleur sépia, et surtout une échelle immense sur l'épaule.
On pouvait même entendre la voix du vent qui l'accompagnait à la cadence de son pas. Parvenu au milieu de la place, l'inconnu s'immobilisa. Quelques oiseaux qui l'avaient précédé l'attendaient sur son passage. Il déchargea l'échelle de son épaule fatiguée, la dressa avec effort, puis leva vers les hauteurs un regard bleu interrogateur. Les derniers échelons se perdaient loin dans les nuages.

L'homme grimpa sur son échelle. A mi-chemin, il s'arrêta pour reprendre souffle et pour entendre le vol des oiseaux autour de lui. Aucun oiseau autour de sa main. Il était déjà très haut. Il reprit son ascension vers le ciel, puis posa contre une sphère ronde son échelle. Là il sortit de sa besace pinceaux et couleurs, se mit à frotter la surface peinte avec allégresse et une lueur apparut, puis deux, puis trois...
Son visage fut éclairé. La ville retrouva ses gestes et ses couleurs.

L'inconnu était peintre des étoiles.

 

Agnès

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:20

 

C'était un beau jour, le soleil brillait. Dans un restaurant au sommet d'une tour les serveurs étaient en plein travail, il fallait que tout fut prêt pour le repas du midi, les nappes recouvraient les tables, quelques verres étaient déposés lorsque soudain, un bruit énorme fit trembler les murs, une lumière foudroyante attira un serveur qui courut à la fenêtre. Le spectacle était tel qu'il appela ses collègues incrédule de ce qu'il voyait à quelques kilomètres de là. Un avion s'était engouffré dans une tour. Ils restaient tous là plantés, hypnotisés par le choc. Aucun n'était capable de dire le moindre mot tant la vision était intolérable. Aucun ne pouvait bouger...ils étaient anéantis. A quelques centaines de mètres d'eux, deux tours tombaient et avec elles, des milliers de morts.

C'était le onze septembre deux mille un au world trade center, personne aux états Unis ni dans le reste du monde n'oubliera

 

Aimela

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:02

 
Denrée rare
Que le client ce soir
Le patron
Fronce le front
Il se ride
La salle est vide
Dans ce mal-être
Personnel fraise à la fenêtre
En rang d'oignon
Fait le poireau ! Allons bon
La concurrence agace
Sur le trottoir d'en face
Mac Machin Chose
Celui qui tout ose
A sa sauce américaine
Fait banquette pleine
A lui l'oseille, le blé, l'argent
Ici chou blanc...
Denrée rare
Que le client ce soir
Le baron et la baronne
En personne
Atroce vision ô affront
En smoking et vison
Poussent la porte dite
De l'ennemi qui a la frite...
Ail ça fait mal
Et fera datte dans les annales
De la maison quiche la prend
Rouge piment
Et une colère à feu vif
Pour le chef inactif
Qui en riz jaune
Dans sa zone !

jill bill

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