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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 11:52

 

« Combien de temps encore
Maître d'ouvrage
Me faudra t-il patienter
L'achèvement ici
De mon nouveau royaume
Ma résidence secondaire... ? »
« Noble Seigneur Dagobert
Nos pauvres paumes
Travaillent jour et nuit
Mes valeureux ouvriers
De tous âges
Se tuent à la tâche... âme et corps ! »

« C'est que la reine trépigne dans ses souliers
Son décorateur tout autant
Lafayette et ses fameuses galeries
On ne fait attendre parbleu
Alors quand mon brave
Quand... ? »
« A Pâques ou à la Trinité
Du ciel aussi tout dépend,
Au pire la semaine de quatre jeudis... ! »
« A tu me rassures bon dieu
Sinon quelques esclaves
Je te fournis en supplément...! »

« Mes amis
Allons de ce pas conter la Babel
A la reine Elizabeth ( A manger du foin...)
Ah ah ah...Elle qui comme soeur Anne
Ne voyait rien finir... »
« Ce après pardi
Allons chasser mes fidèles
Ces travaux m'ont donné faim
Et soif... Bougre d'âne
Ah ce que femme veut... C'est à mourir ! »


jill bill

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 11:00
sujet semaine 29

Pieter Brueghel l'Ancien >>>clic

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 08:23
 
 
Ce vieux cadre s'accorde bien avec ce vieux mur, peut-être était-ce un miroir ? En tout cas, ce qui se tient en face de moi ne me renvoie rien. Dois-je y voir un quelconque message ? De ce rien je devine les erreurs de toute une vie, des erreurs qui m'amènent aujourd'hui ici, seul.
Si je m'arrête souvent dans cette ruelle, c'est pour faire face à ma conscience. Mon travail, mes obligations, tout cela m'oblige à la cacher au plus profond de mon être. C'est sur ce petit pavé que je la retrouve, l'espace de quelques minutes. Elle était pourtant si belle autrefois...
Il est l'heure d'y aller. Aujourd'hui encore je vais en faire pleurer...
 
Tilancia
 
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 22:50


Ma vie est un vaste cadre vide
Et ma tête est un châssis inutile
Je ne sais d'où je viens ni qui je suis

Mon existence est un désert abandonné
Et mes souvenirs sont souffrance
Je ne distingue plus personne

Mes jours sont un décor dépeuplé
Ma mémoire est une maladie
Seul, dans les ruelles de mon esprit
J'attends que reviennent les couleurs de ma vie.

Enriqueta

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 22:31

 

Chaque matin, depuis une semaine  qu’un ou une inconnu a clouté ce vieux

cadre doré à l’or fin  sur le mur lépreux, semblant en souligner la déchéance,

 désespérément  Nano s’interroge en se rendant à son bureau.

 

Il cherche, se questionne ;  son visage se fige et se crispe

 

Il se demande quel message a voulu délivrer l’artiste.

Il aimerait bien le décoder.

 

A force de regarder de scruter, de disséquer, d’analyser, creuser dans sa tête, il en devient obsessionnel.

 

Au travail, à la cantine à midi, le soir chez lui, jusque dans son lit, il y pense.

 

Son cerveau va éclater, il ne songe qu’à cela

Cette tache devient un crabe qui lui ronge la tête.

 

 Soudain il croit saisir un message venant d’on ne sait où :

 

Une voie lui dicte de prendre une taloche et de rentrer en action

 

Ainsi il se rend au drugstore du coin, et ramène du crépi de couleur approximative.

 

Et il taloche, mouchette à qui mieux mieux, mais le mur a coté  est bien vilain alors il déplace le cadre et il taloche mouchette à n’en plus finir,  encore et encore…

 

Un réveil strident sonne, il est 7 heures.

 

Alors Nano sort de son rêve,  courbatu et épuisé.

 

Aujourd’hui Nano ne passera  pas par la rue au mur lépreux pour se rendre à son bureau.

 

Jak

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:33
 
          Cela fait maintenant longtemps que ta photo n'est plus là. Cela fait longtemps que je n'arrive plus à penser à autre chose. Mes jours se ressemble. Je reste la, seul. Je suis vieux, fatigué et abîmé par le temps. Les murs le sont également. Cette maison tombe en ruine et pourtant il reste la. Tous les jours, il me rend visite. Il reste là, debout pendant des heures. Il parle, sans attendre de réponse. C'est à croire que tu lui manque à lui aussi. Il ne voit pas que le cadre que je suis s'est vu retirer sa photo. Il ne voit que toi, son amour à jamais perdu. Peut-être qu'un jour, il verra qu'il y avait un mot gravé sous ta photo, et peut être retrouvera t-il le sourire si chaleureux qui le caractérisait autrefois.
 
Finalement, il ne trouvera jamais le mot et le temps aura raison de nous deux. Alors nous viendrons te rejoindre. Et enfin, il sera heureux.
 
No Name.
 
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 07:48

 

 

C'est vide
C'est triste
C'est pâle et c'est froid
Fissure, déchirure
Craquèlement entre quatre jolis bois
Du gris, du jaune
Mais sûrement pas de joie
La pluie, l'orage
Seront sûrement plus près de moi
Mon sac, mes habits
Mêmes couleurs fades que le sol
A terre je suis face à mon reflet atroce
Figé, hagard devant ce cadre doré
Ma vie ma vie que lui est t-il arrivée?......
 
NewJay
 
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 11:45
 
Comme paralysé devant ce tableau, je n'arrive plus à bouger. Qui a bien pu poser ce cadre ici ? Quel message veut-il faire passer ? Moi, je crois que je l'ai compris. Oui, j'ai compris.
 
Regardez cette rue. La voyez-vous ? Vieille, froide, peu accueillante, les murs abîmés, le sol délavé. C'est un peu le résumé de notre monde. Non pardon, c'est un peu le résumé de ce que le monde devient par notre faute. Nous le détruisons et l'abîmons comme ce vieux mur. Peut-on considérer ceci comme de l'art ? La personne qui a déposé ce cadre là est bien ironique.
 
Voyez ce chef-d'oeuvre. Voyez notre monde partir en fumée. Voyez la tristesse qu'il dégage. Voyez, voyez, voyez... nous fonçons dans le mur.
 
Courgette
 
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 22:31

 

« Vous avez vu le sujet de cette semaine chez Miletune ?... Alors ? Qui peut m’en dire quelque chose ?... Je vous écoute… Oui ?... Pierre ?... »

 

« Peut-être qu’il se regarde, madame, peut-être qu’il voit son visage décati dans le cadre. C’est son reflet le moins avantageux, celui qui l’obsède, celui qu’il cache aux autres mais qu’il ne peut ignorer quand il se retrouve nez à nez avec ses seules pensées inquisitrices… »

 

« Oui ?... »

 

« Madame, inadapté au monde des grands, ou le refusant, il s’est choisi lilliputien, vivant dans un univers différent et, en se posant petit dans l’environnement, c’est sa manière à lui de rester enfant à jamais… »

 

« Il s’entraîne avant d’aller visiter un être cher au cimetière ; il répète ses litanies apprises au tempo de ses soupirs contrits… A la peine, on dirait qu’il récite les noms des locataires alignés sur la stèle de ses chers disparus…»

 

« Madame, c’est l’ingénieur qui a dosé le sable et le ciment du mur et il constate les résultats de ses calculs !... »

 

« Pourquoi pas… »

 

« Son costume est tout flétri, il parait chétif et déconfit, il est le fidèle écho du mur ou même le contraire ! Il est le mur, il est sa condition ! Mieux ! Il est emmuré, madame ! C’est le prisonnier de son image dans le tableau. Aux continents délabrés du mur, aux cloques de la peinture, aux écaillements, aux rayures, il s’accroche désespérément aux barreaux de son existence… »

 

« Madame ! Ce petit bonhomme, c’est le Champollion des hiéroglyphes du vieux mur de la rue ! Il décrypte les tags, les virgules malsaines, les trous assassins, les saignées indélicates, les protubérances graveleuses, les verrues insidieuses… Il est tellement ébahi des traductions de ses découvertes que, sous l’émotion, il en a tombé son chapeau !... »

 

« Evidemment… »

 

« C’est son mur des lamentations, l’écho muet de ses plaintes, les cris de son silence, sa conscience en travaux ; il évalue ses dégâts, sa désolation et son hypothétique ravalement de façade… Ce type, il assiste à son enterrement… »

 

« C’est un obscur employé qui rêve d’être cadre !... Tous les matins, il s’essaie au miroir des utopies… »

 

« Moi, je crois qu’il s’excuse du temps gâché. C’est comme s’il était dans un contexte infernal et qu’il était impuissant à en modifier le moindre paysage. Je vois des regrets, de la gêne, du mutisme, de la confusion, de la peine, de l’angoisse ; on sent qu’il a longtemps débattu avec lui-même pour accepter de se retrouver si mal à l’aise devant ce qu’il est le seul à percevoir dans ce tableau… »

 

« C’est la reproduction de son âme ; toute sa décrépitude est réfléchie entre ces entournures… »

 

« Il semble égaré, isolé, planté, là, dans cette forme de recueillement solitaire ; il scrute les détails du défilé de ses propres défauts, perdu dans les méandres de cette contemplation murale en décomposition. Par effet de miroir, on voit de la petitesse, de la faiblesse, de la couardise, de la honte, du découragement, de l’ennui… »

 

« Ce n’est qu’une petite merde d’humain, entre taches d’huile, papiers gras et pisse de chien !... »

 

« Mais encore ?... »

 

« Par mimétisme d’insignifiance, par dégoût ordinaire, par résignation lâche, il ressemble aux carreaux sales de la rue et remplis inadvertance, on pourrait marcher dessus sans s’en rendre compte mais être contrarié par ses relents collants et nauséabonds… »

 

« Bonjour la compassion !... A votre avis ? Est-ce qu’il se lamente ? Est-ce qu’il est troublé par ses visions intérieures ? Est-ce que vous pensez qu’il a un futur ?... »

 

« Gris comme la chaussée, froissé comme un linge à poussière, prostré comme un éternel suicidaire, madame, peut-être qu’il regarde le portrait de la femme de ses rêves, celle qu’il n’a jamais trouvé et qu’il peint ici à la fragile dimension de ses restes d’imagination ; enfin, il l’espère comme lui, neutre, atone, insipide, transparente, froide… C’est pour cela qu’il n’y a rien dans le tableau… »

 

« Oui, il se lamente ; il est même l’obsolète prêcheur de ses convictions éteintes. Il n’est que condoléances attristées, larmoiements refoulés, désolation patente. Quoi de plus terrible que de faire un retour sur soi-même et de constater l’ampleur de ses propres dégradations. C’est un peu comme être survivant de son peloton d’exécution et regarder ses balafres saigner sans rémission. C’est respirer en se noyant et constater ses bulles d’allant fuyant vers la surface salvatrice tout en s’enfonçant dans les abysses… »

 

« Prostré et subissant le hasard fourvoyeur, il dévide sa vie sur l’écran terne de ses pensées dépressives… »

 

« C’est le sujet du tableau qui veut réintégrer sa peinture ! Le monde des humains est pire que la croûte dans laquelle il se morfond !... On dirait qu’il veut se faire pardonner son évasion, qu’il a honte d’être hors du cadre ; il se sent tout petit dans cette rue d’enfer et il a oublié la formule magique pour retourner dans sa dimension… »

 

« Il reste debout ; même accablé, l’âme détruite, le cœur en perdition, il affronte l’Adversité par la seule force de l’équilibre instinctif. Personne ne pourrait le consoler, personne n’aurait les mots apaisants, personne n’aurait assez de miséricorde pour désamorcer sa décomposition… »

 

« Qui voudrait lui tendre la main ?… Qui dans ce monde a assez d’empathie ?... »

 

« Madame, il est le caillou dans sa chaussure, le retard de son train, la mauvaise herbe dans son jardin, le couplet de trop après son refrain, la noirceur de ses desseins… »

 

« Voûté, vaincu, il se racrapote inexorablement, il subit l’intransigeance du joug de sa Vie. On pourrait lire les années de martyr sur son visage parcheminé… »

 

« Pierre, le mot de la fin, peut-être ?... »

 

« On en croise tous les jours, des gens comme cela, madame. Ils sont tellement anonymes, dérisoires, insonores, inutiles, fragiles, qu’ils sont invisibles pour les uns et tout petits pour les autres. On les bouscule sans les voir, on se moque d’eux parce qu’on est méchant par nature, égoïste par défaut, mais on les ignore le plus souvent par peur de leur contagion… » 

 

Pascal.

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 18:30

 


L’histoire de Pépère est très simple
Toute sa vie on lui a dit
De ne pas se faire remarquer
De ne pas parler pour rien dire
De ne pas trop penser
On lui a dit aussi
De rester dans le rang
De filer droit
De rentrer dans le cadre
Et d’y rester tranquille.
Alors, c’est ce qu’il a fait Pépère
Il est rentré dans le cadre
Bien droit
Fesses serrées
Rien ne sortait
Ni ses orteils
Ni son nez
Ni ses bras
Et la vie est passée
Et il l’a regardée passer
Et dans son cadre
Bien trop étroit
Personne d’autre n’a pu entrer !
Aujourd’hui Pépère sort enfin
Et pouf ! Sans structure
Le voilà bien désorienté
Le voilà tout voûté
Triste et fatigué
Attention ! Il va tomber
Oui c’est fait, en avant,  il est tombé.
Une triste fin:  une mort bien pépère.

 
Jamadrou
 
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