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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 16:09

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

L'année dernière, j'ai vu devant le Petit-Palais une sculpture de Barry Flannagan[1].

 

En octobre 2016 encore, j'ai vu l'exposition sur Oscar Wilde[2] qui disait:

"On devrait toujours être légèrement improbable"

 

Après cette visite, (au lieu d'avant la plupart du temps), j'ai lu un hors-série sur cette exposition[3].

 

En 2007, j'avais raté l'expo sur Sargent et  Sorolla, peintres de la lumière[4].

 

"Les bas fonds du baroque[5]" m'aurait passionné notamment à cause du Caravage à propos duquel, j'ai lu beaucoup de choses.

 

Je regrette moins de ne pas avoir vu l'expo sur "Baccarat[6]."

 

L'expo "Paris 1900[7]" a eu presque trop de succès mais "« Paris en scène 1889-1914 » a permis le retour d'un grand tableau au Petit Palais[8].

 

Enovembre 2013, j'ai aimé le "Welcome Parade[9]" de Jean Dubuffet installé devant le Petit Palais.

 

 

Laura Vanel-Coytte

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 13:32

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Dans mon rétroviseur, il y a ma ville de naissance qui paraissait grande à une petite fille.

La pluie me souriait et les nuages étaient ma lumière: le monde était un livre

 

Dans mon rétroviseur, la campagne de mon enfance est celle des grands-parents:

Les dahlias dans le jardin en bas, l'odeur de poulet dans le panier en bois

 

Dans mon rétroviseur, Paris qui m'attirait comme un symbole de liberté et de distance

Lecture entre chambre de bonne et jardin de St Mandé, errance qui deviendrait baudelairienne.

 

Dans mon rétroviseur, la cathédrale de Reims où j'ai goûté pour la première vrai fois

Le sang du Christ: la bibliothèque universitaire et le cinéma étaient mes deux pôles

 

 

Laura Vanel-Coytte

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 19:10

 

 

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

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Dans son hamac elle rêve au plombier.

Le plombier

qui avec son radeau

la transporte de l’autre côté du rétro.

Là où ART veut dire Amour Rire Tendresse

Et voilà que chaque soir elle se transforme en bouddha assis et le plombier en nénuphar heureux.

 

 

Jamadrou

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 10:43

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Entre deux histoires d'amour

Entre deux parties de sexe

Entre deux hommes,

Cannelle dérive, incomplète

Une heure, un jour, une semaine

Jamais un mois.... sans sexe

Sa main ne lui suffit pas

Il lui faut séduire

 

Etre embarquée par une autre épave

 

 

Laura Vanel-Coytte

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 11:45

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Je ne me souviens pas d'un plombier en peinture, même si à partir du dix-neuvième siècle Surtout, les métiers sont très présents dans la peinture mais Il est où le plombier, il est où?
 
Par contre, tout le monde doit connaître:"Je suis l' plombier bier-bier-bier-bier! [1]
 
J'ai découvert grâce à ce sujet d'écriture "Le marin" de Francis Picabia avec sa cibiche, sa Casquette noire, sa veste rouge, ses traits burinés; mon grand-père paternel lui ressemblait-il?
 
La professeure-documentaliste que je suis mais qu'on appelle souvent madame CDI ou la Bibliothécaire ressemble t-elle au portrait qu'en fait Giuseppe Arcimboldo?
 
Je travaille encore sur "La représentation des bohémiens en littérature et peinture et je peux Ajouter à ma galerie "Le clown" blanc d'Auguste Renoir avec son violon
 
J'ai souvent visité le Musée Goya de Castres quand je vivais par là, j'aime ses dessins noirs,
Son Saturne mais je connaissais pas "La laitière de Bordeaux", sombre et songeuse
 
Comme j'admire Honoré Daumier, son "Avocat" comme ses caricatures du roi en poire
Ses Bohémiens bien-sûr et sa vision du Paris de l'époque!
 
"L'apprenti ouvrier" de Georges Rouault a du choquer les amateurs attachés à une peinture
idéalisant le monde sans en monter la réalité y compris industrielle et industrieuse.
 
Je me souviens d'une fantastique exposition sur Tamara Lempicka où figurait sans doute
"La musicienne" avec une robe bleue et une guitare.
 
Mais je n'ai pas trouvé de plombier; en connaissez-vous un comme celui de Pierre Perret:
 
Je suis l' plombier bier-bier-bier-bier. J'ai un beau métier. J' fais mon turbin bin-bin-bin-bin. Dans les salles de bains. Il faut qu'on m'implore. De l'aube à l'aurore!  [2]"
 
 
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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:51

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Ma tuyauterie m’a lâchée hier, il est vrai que c’est une tuyauterie ancienne, le temps a fait son œuvre, plus le calcaire par dessus, et paf, ma cuisine inondée. Le chat apeuré, qui craint l’eau froide autant que la chaude a déguerpi à temps, et s’est enfui promptement par la fenêtre ouverte. Le chien, se croyant aux bains de mer, attendait que je lui envoie sa baballe pour aller vaillamment la rattraper au milieu de l’onde jaillissante. Quant au poisson rouge, il a dû se dire : enfin un aquarium à ma taille et a sauté d’un bond dans cet océan improvisé qui, s’il imitait assez bien le bruit des vagues n’en avait nullement le goût et la couleur.

Je me suis précipitée, affolée, sur mon téléphone : allo le 0606060606 ? J’ai entendu une voix lointaine : tous nos correspondants sont en ligne, veuillez attendre un moment s’il vous plaît. Pour patienter, ils m’ont mis du Charles Trenet, ça tombait bien, j’ai eu le temps de l’entendre 6 fois en boucle. Je pense que désormais, je n’écouterai plus jamais La mer

Enfin, une voix synthétique a scandé : si c’est pour un achat, tapez 1, si c’est pour un dépannage, tapez 2. J’ai tapé 2 et la petit musique a repris, cette fois c’était du Henri Salvador : Ah, c’qu’on est bien quand on est dans son bain ! L’eau montait, j’en avais jusqu’aux chevilles… Quand il est en arrivé à : on joue au sous-marin, j’ai hurlé, alors ça vient, non d’une pipe ? J’ai entendu : ne vous énervez pas madame, de quoi s ‘agit-il ? Ma cuisine est inondée, vite, envoyez-moi un plombier. Avez-vous pensé au moins à fermer l’eau ? Non, je n’y avais pas pensé. J’ai couru à la cave, et quand je suis remontée, la voix avait disparu. Et mince alors, il a fallu tout recommencer depuis le début.

Ce n’est que le lendemain matin à 9 heures qu’un homme en bleu de travail s’est pointé chez moi, la boîte à outils d’une main et un sourire ironique à la bouche. Ah ! c’est vous l’emmerdeuse d’hier, ben dites donc, vous avez l’air d’avoir un sacré caractère ! J’ai ignoré dignement sa remarque et l’ai conduit illico sur les lieux du drame. Il a enfoncé  sa belle casquette sur la tête, enfilé ses gants de chirurgien et a commencé à opérer. De temps en temps, il me jetait un regard en coin du genre qui voulait dire en gros :  je connais mon métier et je n’ai rien à apprendre de personne. Je le laisse donc travailler en paix et sans le déranger et c’est triomphalement qu’il s’extrait au bout d’une heure de son petit repaire exigu avec un air de satisfaction non dissimulé. On vous enverra la facture, dit notre homme fier de son exploit. Je remercie poliment et referme doucement la porte derrière lui, heureuse de retrouver un matériel neuf et qui fonctionne convenablement. Effectivement, tout marchait admirablement. Sauf que le plombier était asiatique et qu’il avait tout monté à l’envers. L’eau chaude coulait à la place de l’eau froide et inversement. En revanche, dans la baignoire, il fallait actionner la pomme de douche pour faire couler l’eau du robinet qui restait désespérément froide. Quant à l’eau des toilettes, elle bouillonnait joyeusement dans la cuvette des WC, ce qui allait représenter un danger réel pour le postérieur délicat du moindre usager de cet endroit.

Je m’écroulai sur ma chaise et pleurai de rage et de désespoir. J’attendrais demain d’être remise de mes émotions avant de réitérer mon appel au 0606…. Et surtout, surtout, qu’ils ne me remettent plus La mer car je sens que cette fois, la coupe va déborder et que je vais à nouveau  péter un plomb …

 

 cloclo

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 04:04

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Là, échouée

Plus bonne à rien

Une carcasse

Plus que des côtes

Au fil des marées basses, hautes

Des saisons qui passent...

Elle en a connu tiens

Des mousses, des ancres levées...

 

Si seuls

Le temps a pitié

De ces cadavres

Sans port, loin des Havre

Il a sa façon, ses charités

De leur faire linceul...

 

 

L'épave amoureuse,

Titre le poète !

 

 

jill bill

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 04:02

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

On a beau vouloir ternir nos souvenirs

Ils reviennent éclatants comme des saphirs

 

Je revois mon grand-père dans son hamac

Faisant sa sieste à l’ombre du pommier.

 

Je pense qu’il n’a pas trouvé aussi confortable

Que le grand et vieux  canot gonflable

 

Il y a une photo de lui dedans  avec sa salopette noire

Sa casquette de marin, comme dans son cercueil

 

On a beau vouloir ternir nos souvenirs

Ils reviennent éclatants comme des saphirs

 

Il avait acheté un tracteur pour tondre la pelouse

Mais ce n’est guère pratique avec tous les arbres

 

Mon petit-frère a eu le temps de monter dessus

Il y a une photo de lui avec mon grand-père derrière

 

Avant que le tracteur quitte le paysage peu de temps

Avant que mon grand-père lui-même parte

 

Après avoir craqué pour une jolie petite voiture neuve

A-t-il eu le temps de l’essayer ? Trop peu dans ma mémoire

 

On a beau vouloir ternir nos souvenirs

Ils reviennent éclatants comme des saphirs

 

 

Laura Vanel-Coytte

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 16:44

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Mon dieu quel chantier !
je vais devoir tout ranger-
j'ai déjà attendu 15 jours pour qu'il passe
je désespérais-
le voilà enfin-
je suis déçue !
il n'as pas l'allure du plombier polonais
tant vanté dans les magazines !
Jeune- musclé !
je ne lui offrirai pas de coca !
ça ne le fera pas comme dans la pub à la Télé !
quel dommage -
il pourrait laisser sa place aux jeunes !!
détrompez-vous je ne suis pas la ménagère type de 50 ans
prisée par les vendeurs de chez But !
de la publicité mensongère !
la cerise sur le gâteau !
je n'ai aucune panne !
Je voulais tester la rapidité pour un sondage-
ce n'est pas du tout pour le glamour !
Sinon j'aurais invité des copines !
pensez-donc !
Je vais m'en débarrasser-
j'ai encore un test sur MMA et Cerise !
Bon un verre d'eau et hop !
circulez y a rien à voir
Je ne vous dit pas au- revoir-

 

 

Lady Marianne

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 16:39

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Toute gamine déjà
je peignais des montagnes
des montagnes-crayon
des montagnes-aquarelle
pour décorer ma chambre
tout autour de mon lit
de mon beau  lit-cosy…


Un alpiniste ami
valeureux  playmobil
les gravit en un jour
sans doute pour m’épater
et un peu m’éblouir
(tu t’en souviens  Philou
c’était en plein mois d’août
ou en janvier, qu’importe…)

 

Toute gamine déjà
je dessinais la neige
sur des pages  étroites
ou de plus grands supports
des glaciers des moraines
éboulis avalanches
des rochers qui s ‘écroulent
des skieurs qui dévient
et des Maurice Herzog
en  premier de cordée


(et Marie-José Neuville
croyez-vous qu’elle avait le vertige ?)

 

Déjà toute gamine
je peignais des Montagnes
souvent brunes  et violettes
avec du rouge sang
pour les soirs de soleil
et des gouffres bien noirs
et des pics du midi
sur mes cahiers d’école
et un peu tout autour…


J’y plantais des drapeaux
et des épingles à tête
sur la face grand Nord
pour fêter mes conquêtes…


Au  loin maman criait
referme cette boîte
se plaçait face à moi
jusqu’à ce que j’en tremble !


Ne refais jamais ça
sur les murs de ta chambre !

 

 

cloclo

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 13:50

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Le p'tit bouddha est triste, sur son socle en plastique.

C'est pas qu'il aime pas voir flotter les lotus,

ou qu'il est fatigué de sourire aux cailloux…

C'est pas qu'il se préfère dans les ors et l'encens.

L'impermanence, il sait, vanité, vanités,

il est un temps pour tout, un temps pour toute chose…

 

Mais voir brader l'esprit dans les jardineries

dans le rayon déco, derrière les orchidées,

ou scintiller des croix sur des torses bronzés !

"Paraitre à défaut d'être", me disait Latifa

regard de braise sous le  voile noir, "ça l'fait pas".

 

Une rainette saute parmi les nénuphars,

Salut, maman, dit le petit bouddha de toc !

 

 

Emma

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 11:55

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Ma chère Magali,

 

Ta lettre de rupture m’a fait énormément de peine. Je pense qu’une fois encore,  tu n’as pas saisi le sens de mon engagement à ton égard. Je te croyais assez forte pour comprendre que l’Amour peut aussi embarquer les êtres sur cet asile en bois flottant que l’on appelle la Vie, d’apparence fragile et instable certes,  mais pourtant  apte à résister à toutes les tempêtes et à tous les obstacles, y compris les plus dangereux et les plus délicats.

Même si le parcours  est semé aussi, parfois, de lourdes embûches et de moments de dépit où le cœur s’égare, se noie, s’engloutit dans le grand courant d’une vie impitoyable, sans que l’on puisse rien faire pour le repêcher.

Je te croyais assez mûre et solide dans ta tête pour résister à ces obstacles, qui loin d’être infranchissables, rendent, crois-moi,  le voyage  plus précieux encore, renforcent  des sentiments déjà très forts et donnent tout leur sens et toute leur saveur à ces moments de partage où, bercés par la même douceur, nous atteignons conjointement  les rives d’un bonheur acquis laborieusement jour après jour.

Non, Magali, l’amour n’est pas cette chose lourde, encombrante,  pesante, voire impossible  que tu décris dans ta lettre. L’Amour est au contraire pour moi ce substrat  léger, souriant, délicat, aérien, qui devrait donner des ailes à celui ou à celle que par sa grâce elle a « touché ». Magali, Je te trouve un peu trop sévère envers moi, envers toi, envers les choses, envers la vie tout court que tu décris souvent comme une sorte de calvaire imposé. Nous avons pourtant vécu tous ces mois dans ce que j’ai pensé et cru être baigné d’un bonheur quasi parfait et je constate qu’il n’en fut rien pour toi, et que, en une phrase assassine et cruelle que je n’ai pas le courage ni l’envie de reproduire ici,  tu réussis à gommer ce que j’ai cru être les meilleures années de notre vie. 

Réfléchis bien, Magali, cette décision d’interrompre un si beau voyage tout juste commencé m’attriste et me désespère à un point que tu ne peux imaginer. Je pense qu’elle a été dictée chez toi par un manque d’attachement ou d’incompréhension de ma personne, ou par des reproches que tu aurais voulu me faire et que tu n’as pas osé  m’adresser, ou encore par des mots que tu n’as pas eu le courage de prononcer !  Sache, mon aimée, qu’en matière d’amour, le silence n’est pas le meilleur remède.

Si toutefois, tu revenais sur ta décision, sache que mon cœur t’appartient et t’appartiendra toujours, j’ai vécu trop de belles choses avec toi pour les oublier si vite.

Je t’attendrai patiemment  sur le quai de l’Amour pour poursuivre avec toi notre longue et merveilleuse croisière, l’attente sera désormais ma seule raison de vivre.

Ton Adrien

 

 

Cloclo

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:15

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

En ce bel après-midi d'été, alors que le soleil darde de mille feux, une jeune femme accroche un hamac et s'allonge négligemment dedans et s'endort. Un peintre passant sort son matériel, installe son chevalet puis à grands coups de pinceaux reproduit la belle vue devant lui. A quoi rêve-t-elle ? Se demande t-il tout en travaillant ses couleurs.
 
Elle ne l'entend pas, elle est si loin dans des contrées inconnues où les forêts sont si denses, où les oiseaux volent à tire d'aile en chantant. Son enfance difficile à mille lieues de là, les soucis du quotidien effacés. En ce moment rien ne l’atteint, elle vole vers un avenir resplendissant mais soudain un bruit la réveille et elle voit le peintre.
 
- Est-ce vous qui m'avez réveillée ? lui demande t-elle.
- Je n'aurais jamais osé, vous êtes si belle, endormie, lui répond le peintre, non, ce doit être des chasseurs avec les fusils.
 
Sans un mot, la jeune femme se lève, décroche le hamac et part laissant le pauvre peintre interdit par tant de brusquerie.
 
Tous les étés, il passe dans la forêt pour voir si l'inconnue dort dans son hamac et ainsi terminer sa toile. Jamais elle ne reparut et il dut finir bien plus tard dans son atelier le tableau de la belle inconnue dans son hamac.
 
 
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:45

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Tu bouches,

Je débouche en sauveur

Pour vous déboucher...

(Parfois,

faut m'attendre une plombe...)

J'aurais pu

Faire boucher

Dans le saignant...

Les eaux grasses,

Tout aussi ragoutant, non...

 

Ici, une cliente bordélique,

Faire l'amour

Ou le ménage, ma parole !

En déshabillé encore

A midi tapante...

 

Vais-je me la taper

Comme tout bon plombier

De chez Perret...!

 

Ca vaaaa

Me demande t-elle

Depuis son hamac,

Lan gou reu se ment...

Ainsi font font font

Les jeunes veuves...

 

Besoin de rien

M'sieur Pierre ?

 

Si, d'une douche froide

Fait chaud... Pense-je, tout bas...

Elle me plombe

L'ambiance de travail...

Plus la tête à déboucher

Mais à, boucher,

Ma soupape va fuir... !

 

Dans la chambre

J'ai aussi un souciii avec le lavabo

M'sieur Pierre,

Dé ci dé ment hein...

 

C'est quoi, son vrai problème

A la fin... !!

 

 

jill bill

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:00

sources images : 1 /clic  - 2 /clic  - 3 /clic - 4/clic - 5/clic - 6/JLN Indonésie  (pas de lien)

 

Six images sont proposées à votre imaginaire en cette première quinzaine de juillet. A vous de les utiliser séparément ou groupées à votre convenance.

Merci de préciser le ou les numéros des images correspondant à votre texte.

Participation illimitée. 

 

Bonnes vacances,

 

Mil et une

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 18:57

sujet semaine 26/2017 - clic

Dis-leur que la nuit tombe
Sur cette affreuse urgence
Et que c'est sur nos tombes
Que le désert avance…

Michel Berger (clic)

 
Tu le sais, toi, que la mort de la terre
est en marche depuis que la première créature hésitante
est sortie de la mer. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
sur les os blanchis des grands buffles
que le sable recouvre. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
devant les carcasses des bateaux noirs
qui pourrissent dans la boue, là où était  la mer. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
les singes criards et les perroquets bleus
dans la pirogue qui fuit les bulldozers. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
en lançant des colliers de fleurs
sur la mer verte qui a noyé les îles roses. . .
 
Mais les hommes, dis-moi,  griot édenté,
Où sont les hommes ?
Ils sont partis escalader les barbelés
 
Je suis la dernière sentinelle.

 

Emma

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 17:35

sujet semaine 26/2017 - clic

- Dis-moi, Papa, pourquoi il y a un écriteau interdisant de nager ? Il n’y a pas d’eau ici !

- Jadis, mon fils, vivait ici le chef de ce pays. C’était un géant au caractère acariâtre nommé Renard-Roux. Certains disent qu’il souffrait de déshydratation chronique… Il criait sans cesse "J’ai soif ! Apportez-moi une bassine d’eau"

- Une bassine, c’est grand ?

-Très grand, mon fils mais le Géant Renard-Roux la vidait en une gorgée et réclamait la suivante.

- Et alors ?

- Alors, il but toute l’eau d’un lac, puis d’un deuxième.

- Et alors ?

- Les serviteurs étaient épuisés par les exigences de ce chef. L’un d’entre eux, plus futé que les autres, créa de vastes rigoles et détourna l’eau d’une source  jaillissant au cœur de la montagne, tout là-bas dans nos contrées du nord.

- C’est quoi une rigole ?

- C’est un chemin légèrement pentu réservé à l’eau. Ainsi, au lieu de gonfler nos fleuves de sa puissance l’eau s’écoula paisiblement vers cette plaine où vivait le géant Renard-Roux.

- Oui, mais pourquoi ce panneau, Papa ?

- J’y viens mon fils ! Le géant dont la soif était désormais plus facilement et rapidement étanchée réclama un bassin puis plusieurs bassins pour prendre ses ablutions. Une fois de plus tout fut dans la démesure. Il fallut de plus en plus d’eau et toutes nos sources furent détournées au profit du géant. Nos rivières s’asséchèrent, nos fleuves ne rejoignirent plus la mer, tout devint aride.

- Et alors ?

- Alors, tandis que le géant Renard-Roux se prélassait avec sa cour, son peuple se révolta. Lui aussi voulait baigner dans ce qu’il pensait être le bonheur. Les gens prirent d’assaut les jardins et les bassins à l’eau limpide.

De rage, le géant fit dresser de hauts murs tout autour de sa propriété et apposer de grands panneaux comme celui-ci.

- Mais alors où a disparu l’eau ?

- La majorité du peuple, dégoûtée par la tournure des événements et l’égoïsme de son chef partit vivre dans nos contrées du nord et se ligua pour permettre aux sources de reprendre leur cours naturel. Notre région redevint verte et les fruits et légumes à nouveau réapparurent au marché.

- Et le géant ?

- Privé de cette grande quantité d’eau qu’il nous volait il dépérit, seul, de rage et de sécheresse. La sécheresse du cœur !

- Et ?

- Et voilà pourquoi, mon fils, je t’ai mené vers ce pays du géant Renard-Roux, pour que tu n’oublies jamais que sur cette terre rien ne nous appartient et que tout est à partager.

- Mmm, ce voyage me plaît beaucoup… merci Papa !

 

 

Mony

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:55

sujet semaine 26/2017 - clic

C'est ce qui s'appelle

se faire gagner

par le réchauffement climatique

 

Nous sommes si lent

à en prendre vraiment conscience et à réagir

Changeons nos habitudes !

 

XYZpascal

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 16:52

sujet semaine 26/2017 - clic

Etés de mon enfance où nous baignons vaillamment dans des torrents dangereux.

J’entends encore nos rires hilares lorsque de la jetée de pierres jointes, nous larguions nos corps musclés et moites, pour nous engloutir avec la précision d’un avion en piqué, entre les deux rochers protégeant notre havre isolé, notre réserve.

Il en fallait de l’adresse ou peut être -et surtout-  de l’inconscience.

Pas de plage ni de serviette pour nous sécher, nous n’en avions pas le temps pressés que nous étions d'aller marauder les vieux pommiers abandonnés et dans le fruit véreux mordre dedans  à pleines dents.

La première giclée inondait notre bouche d’un jus amer mais revigorant, et nous étions prêts à arpenter les 4 ou 5klm qui nous séparaient de notre maison, les pieds protégés par des spartiates dont la finesse de la semelle laissait goûter la géométrie des cailloux du sentier.

Pas de nostalgie, la vie suit son chemin, cependant la chaleur aujourd’hui nous étouffe et nous submerge  via les médias, un garde-fou insensé que l’on subit malgré nous, à grand fracas d’annonces catastrophiques accompagnées de conseils infantilisants, les vieux n’ont qu’à rester au frais !

Pourtant les étés ont toujours les mêmes conditions thermiques que ceux de ma jeunesse. L’été, le moment des retrouvailles de vacances où sous un soleil de plomb on replonge en enfance, dans la piscine, avec les petits enfants.

 

Jak 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 09:38

sujet semaine 26/2017 - clic

C’était par une  nuit de bivouac,

la chaleur était profonde
mais mon pauvre cœur était si froid !


A quoi cela sert-il d’attiser un brasier
au pied d’une banquise ?
Y a-t-il encore quelqu’un ici pour supposer
qu’un étang surgira  un beau jour au fin fond du désert,
bordé de ses  plages blondes,
et que de gras poissons  viendront
se  jeter d’eux-mêmes dans nos filets ?


Les longs silences du grand Sud
auront toujours raison de nos mirages
et la soif et la faim règneront sur les âges
indéfiniment, cruellement hélas,
insensibles à nos cris, à nos forces et  à nos résistances.


Pourtant, cette nuit de bivouac, j’ai entendu
clairement la lune au sable murmurer :
il faut nous battre, sans cesse et sans répit,
car rien n’est jamais acquis ni  perdu tout à fait.


Pourtant, ce soir-là, au fin fond du désert,
j’ai vu poindre une lumière,
entrevu  et perçu la voix, les mains, le sourire,

le regard embué du peuple des nomades
et j’ai compris que l’on n’est jamais vraiment seul.


Même s’il faisait nuit noire,
même si je ne distinguais rien,
j’ai su que d’une larme ou d’une simple goutte
pourrait jaillir un jour une source d’eau douce
entre deux oasis d’espoir.

 

 

Cloclo 

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