Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 20:28

sujet semaine 45/2016 - clic

La salle était encore vide

 

Le réalisateur s'était rendu

 

Invisible par magie 

 

Il attendait patiemment 

 

La "première séance" 

 

Il se préparait à écouter

 

Les réactions du public

 

Qui assisterait  

 

En avant-première

 

Dans quelques instants

 

A la projection de son film

 

 

Pascal Levaillant 

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 19:28

sujet semaine 45/2016 - clic

Ce maire indien aimait tellement le cinéma

 

qu’il ne quittait plus guère son siège

 

et finit par ne faire plus qu’un avec lui

 

 

XYZpascal

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:37

sujet semaine 45/2016 - clic

Liam a trois ans. Papa crie, Maman pleure souvent.

Liam aime Papa, Liam aime Maman.

Gentil Liam, ne pas courir, sauter, rire. Jouer dans son coin, ne pas faire de bruit. Peut-être Maman chantera-t-elle, Papa le prendra-t-il dans ses bras ?

 

Liam a neuf ans. A l’école la maîtresse essaie de garder le cap de ses vingt-deux élèves. Dans la cour, les parties de foot s’enchaînent parfois acharnées.

Liam rêvasse appuyé contre le mur du préau. Un essaim de filles le frôle sans le voir, il vacille, déjà elles sont loin.

 

Liam est adolescent. Son père a quitté la maison sans explications. Sa mère soupire mais parfois un sourire fragile réchauffe ses traits fatigués.

- Voilà ton argent de poche dit le père au début du week-end où il en a la garde. Sa nouvelle compagne lui jette un regard mauvais.

Liam n’a plus besoin d’être gardé. Il se rend au cinéma Le Méridien, passe des heures dans les odeurs de pop-corn et rêve d’être à son tour derrière une caméra. Quand il rentre, il se glisse discrètement dans sa chambre. Qui se soucie de lui ?

- Nous avons dîné sans toi. Réchauffe les restes !

 

Liam est devenu un homme, un bel homme.

- C’est un solitaire en dit son père.

- Quand me feras-tu grand-mère ? questionne la mère.

Mais aucun des deux ne se soucie vraiment de ce qu’est réellement sa vie.

 

Dans la nature Liam est heureux. Sa caméra est sa fidèle compagne. Ensemble ils parcourent les bois, la savane, le désert ou la montagne en quête de toute forme de vie. Ses reportages font sa renommée.

- Par quelles astuces parvenez-vous à approcher et à saisir d’aussi près ses animaux sauvages ? questionnent les journalistes.

Mal à l’aise au contact des autres humains, Liam bredouille une vague réponse.

Comment expliquer que la vie a fait de lui un être caméléon et qu’il lui en est infiniment reconnaissant ?

 

 

Mony

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 14:10

sujet semaine 45/2016 - clic

Attenant à la bâtisse où résidait la môme, bien sûr que ce vieux ciné ne lui appartenait pas mais dans sa tête de gosse c’était comment dire, sa dépendance ? Sa résidence secondaire ? Son terrain de jeux ? Bref « Pas la peine de chercher midi à quatorze heure » dans sa caboche de mouflette, c’était chez elle et point barre ! C’est vrai quoi, son père tournait le film, sa mère tenait la confiserie, sa voisine d’en haut le guichet, celle d'en bas la buvette et elle et sa sœur aînée dès qu’elles en eurent l’âge , faisaient les entrées. Autant dire donc que c’était une entreprise quasi familiale !

Elle en a ingurgité des films la gamine durant sa jeunesse « des films d’aventure, des cowboys, des ponts de la rivières kwaï, des canons de Navarone, des gendarmes à St Tropez en veux tu, en voilà , des Bourvil , des Bebel... » Oui, elle en a bien profité et les copains aussi d’ailleurs ! Et hop, ni vue ni connue et vas y qu’elle te file un ticket par ci, un ticket par là et discréto, quand sa mère avait le dos tourné… un bonbec par ci, un bonbec par là ! Oh ça va, elle vous entend déjà dire « c’est pas bien la môme, c’est pas bien! » Bon ben de toutes façons, y’a prescription et puis au fond c’était juste une maigre compensation en nature pour les services qu’elle rendait à la paroisse ! Faute avouée à demi pardonnée, non?

Mais le ciné ne se limitait pas à ces films qu’elle pouvait voir à volonté . Les après séances étaient elles aussi toutes aussi pimentées et offraient à la bambina et à ses copains de cour une multitude d’activités et de possibilités non négligeables !

D’abord il y avait les fameuses chasses aux trésors pendant que la mama balayait le ciné durant lesquelles , à la recherche de papiers de carambar et d’éventuelles pièces qui auraient pu se glisser par inadvertance sous les méridiennes et strapontins , ils inspectaient minutieusement chaque coin et recoin de la salle . C’était la joyeuse époque des DH à points qui donnaient droits à des cadeaux quand on en avait acquis suffisamment, si on n’oubliait pas comme eux de les expédier. Mais bon, leurs restaient quand même les blagues qui les faisaient marrer et qu’ils ressortaient ensuite aux camarades de classe. Le butin au final n’était jamais bien gros mais leur plaisir lui était énorme !

Ensuite il y avait les incontournables parties de cache cache dans le noir. Il va de soi que tout cela se passait à l’insu de ses parents, de préférence même quand ils étaient absents , histoire qu’elle puisse dérober la clef et la remettre ensuite à sa place avec discrétion. Oui je sais, vous lui diriez à nouveau « c’est pas bien la môme ça, c’est pas bien ! » En tous cas, quoi qu’il en soit, elle et ses copains ne sont jamais fait griller, même pas la fois où le curé de la paroisse avait déboulé à l’improviste. Imaginez seulement une minute, quinze gamins tapis sous les fauteuils dans l’obscurité la plus totale tout ça dans un silence radio absolu sans l’ombre même d’un fou rire, d’un éternuement, d’un grincement de dents… Assez incroyable ces mouflets , pas vrai ? Le vieux bougre n’y avait vu que du feu ! Faut dire qu’il était resté à l’extérieur de la salle mais quand même !

Aux premiers amours naissant quand fleurissaient dans la pénombre les premiers baisers et flirts clandestins, les parties de cache cache très convoitées comptaient de plus en plus d'adhérents, ce qui fit monter d'un cran l’adrénaline et obligea la demoiselle à redoubler de prudence pour déjouer la surveillance.

Puis il y eut la dernière séance, que voulez vous , il en faut bien une pour écrire le mot fin La môme rembobina alors le film de sa jeunesse en laissant derrière elle le vieux ciné. Fin de l'histoire et" le rideau sur l'écran est tombé"

Quelques décennies ont passé et le temps où on l’appelait la môme est bien loin à présent. Le vieux ciné existe toujours et bien qu’un peu rafraîchi , il a gardé sa façade d’avant. Tout l’intérieur lui a-t-on dit, à été entièrement rénové mais la configuration est restée la même : le guichet, la confiserie, la buvette…

Bien qu’elle passe souvent devant, elle n’y ait jamais rentré depuis. Qu’irait-elle y chercher aujourd'hui, je vous le demande, puisque l'affiche à changé et qu'elle à conservé en l’état, dans sa mémoire de cinéphile, la version originale et intégrale de son film.

 

 

Chloé 

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:34

sujet semaine 45/2016 - clic

C’était en octobre ou novembre 1954, j’avais presque 20 ans, un film sortait le ROUGE & LE NOIR avec Danièle Darrieux et Gérard Philippe.

 

Mon idole de l’époque Gérard Philippe !

 

 

Un oncle qui avait ses entrées dans la salle de spectacle m’avait dit de m’installer discrètement, et qu’ainsi je pourrais regarder plusieurs fois la même séance.

 

J’en profitais et me vautrais dans les fauteuils rouges dont le confort n’avait rien d'une méridienne.

 

Je m’y réconfortais, m’y incorporais, y fondais d’aise, passant inaperçue et ainsi j’ai pu visionner une dizaine de fois le Rouge et le Noir, pendant la quinzaine où le film passa.

 

Ce souvenir puissamment ancré dans les antres de ma mémoire a ressurgi devant cette création de Liu Bolin, dont j’admire quelques œuvres,

 

Il m’a offert ainsi un extraordinaire FLASHBACK (clic)

 

 

Jak

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:30

sujet semaine 45/2016 - clic

Le 7ème art est mon Karma
je suis un fou de salle obscure
c'est ma passion, ma sinécure
je suis fondu de cinéma

Je suis discret, microscopique
on me bouscule on m'écrabouille
j'ai aussi horreur des papouilles
mais j'ai la vue périscopique

Je détrousse, je fais les poches
de ceux qui s'installent sur moi
si j'en profite excusez-moi
je suis un fondu de cinoche

A l'entracte je me faufile
j'aime trop la barbe à papa
que je paie en chèques-repas
je suis éminent cinéphile

Caméléon de strapontin
je me vautre sur les velours
de clair-obscur en contrejour
je me meurtris le popotin

Le 7ème art est mon Karma
ne tentez pas de me trouver
je change souvent de travée
je suis fondu de cinéma

 

 

Vegas sur sarthe

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 22:30

sujet semaine 45/2016 - clic

Il n’y a pas grand monde dans la salle de cinéma ce soir-là. Je suis assis au cinquième rang, à la cinquième place à partir de la gauche. Bien sûr, j’aurais pu m’installer ailleurs, rien de m’obligeait à choisir ce fauteuil, mais, comme d’habitude, ça a été plus fort que moi.

 

C’est mercredi, sur l’écran « La Méridienne », de Jean-François Amiguet, projeté pour la première fois cette semaine. Je l’avais déjà vu à sa sortie, il y a presque vingt ans. J’étais tombé amoureux de Kristin Scott Thomas, et j’ai hâte de revoir cette scène si belle où, alors qu’elle fait une sieste au soleil, s’approche l’homme tombé amoureux d’elle. Pour ne pas la réveiller, avec tendresse et douceur, il caresse son corps avec l’ombre de sa main.

 

J’essaie de me souvenir de la chaleur du soleil sur la peau, du frisson lorsque l’ombre le chasse, de la goutte de sueur qui perle sur la tempe, du poids d’une main posée sur le ventre, du noir rougeâtre sous les paupières, des lèvres un peu gercées par la soif.

 

Je ne ressens plus rien. Je ne sais pas ce qu’il advient des autres êtres qui peuplent cette planète, mais moi je hante cette salle de cinéma depuis que je suis mort d’un AVC sur ce même fauteuil, il y a trente ans.

 

J’avais et j’ai encore vingt-quatre ans.

 

 

Isabelle

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 21:13

sujet semaine 45/2016 - clic

Je sors d'un cinéma, un monde où je ne suis plus moi

Et c'est rare, que je disparaisse ainsi, croyez moi

 

C'était "La mort de Louis XIV", une autre époque

Mais quelque soit le sujet, le méridien, peu importe

Comme un sucre que je ne mets plus dans la tasse

Depuis des lustres au moins, je disparais, m'évapore

 

Je sors d'un cinéma, un monde où je ne suis plus moi

Et c'est rare, que je disparaisse ainsi, croyez moi

 

Jean-Pierre Léaud mourait dans la peau du Roi-soleil

Et c'est comme quand son père de cinéma  s'est éclipsé

François Truffaut, reviens pour poser ta main  sur mon éveil

A ce film où son fils spirituel meurt: non, restez!

 

Je sors d'un cinéma, un monde où je ne suis plus moi

Et c'est rare, que je disparaisse ainsi, croyez moi

 

J'ai laissé le roi s'endormir sans plus diffuser sa lumière

J'ai débranché mon cerveau de ma petite vie, petits soucis

Pour  le connecter au  septième art  de qui j'espère

"Le grand sommeil" des idées fixes qui m'ennuient

 

Je sors d'un cinéma, un monde où je ne suis plus moi

Et c'est rare, que je disparaisse ainsi, croyez moi

 

Alors je décide ce soir de faire "Les 400 coups"

Vivre comme le réalisateur et son acteur fétiche

Malgré les êtres qui nous blesse  et d'un seul coup

Voudrait briser nos élans vers le cinéma et la plage

 

Je sors d'un cinéma, un monde où je ne suis plus moi

Et c'est rare, que je disparaisse ainsi, croyez moi

 

J'aime ces "Rencontres du troisième type"

Où le réalisateur d'"E.T" fait jouer celui

De "Domicile conjugue" , où Spielberg

Engage Antoine Doinel pour mes nuits

 

Je sors d'un cinéma, un monde où je ne suis plus moi

Et c'est rare, que je disparaisse ainsi, croyez moi

 

 

Laura Vanel-Coytte

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 17:30

sujet semaine 45/2016 - clic

A l'époque pour nous autres gamins le cinéma était un évènement car quel que soit le film l'entracte était l'occasion de découvrir des numéros de music-hall, des acrobates ou des magiciens.
Les profonds fauteuils de velours rouge de l'Alhambra avaient le même velouté que la méridienne de tante Jeanne, une banquette qu'on n'avait le droit de toucher que du bout des doigts après avoir fini notre goûter et nous être lavé les mains à l'office.
Alors avoir un tel trône rien que pour soi, c'était fabuleux!
Ce jour-là on projetait “Les feux de la rampe” de Monsieur Chaplin.

 

“Ne soyez pas surpris” nous avertit l'ouvreuse “à chaque représentation l'artiste s'est dissous”
“Dis M'man, dix sous ça fait combien en francs?” demanda mon petit frère.
“Un demi-franc” répondit ma mère du tac au tac.
Je trouvai pour ma part que c'était cher payé pour un entracte où le boniment de la vendeuse de glaces et le va et vient des clients gâchaient le spectacle.
Je me demande encore aujourd'hui ce qu'une ouvreuse de cinéma pouvait bien trouver à ouvrir à part le porte-monnaie du quidam en mal de septième art...
J'admirais ma mère pour son habileté à calculer et sa dextérité à “tenir les cordons de la bourse” comme elle aimait à le répéter, aussi ne fus-je pas surpris qu'elle ne donne pas ces trente sous puisque nous étions trois avec mon petit frère.
Je me souviens avoir été réveillé par lui à l'entracte :”Regarde, l'artiste entre en scène!”

 

C'était un petit bonhomme rougeaud pour ne pas dire cramoisi tout habillé de rouge et qui gonflait des ballons rouges... toujours est-il que s'étant envolé vers les cintres au moyen d'un énorme ballon rouge via une rampe de spots surchauffés il explosa bruyamment!
Les Feux de la rampe venaient de faire une victime.
Fondu, liquéfié, volatilisé... les mots manquent dans ces circonstances.
Derrière nous l'ouvreuse sortie de nulle part semblait ricaner. “Je vous avais prévenus” souffla t-elle.
C'est fou comme il suffit à une ouvreuse d'avoit été sevrée de trente sous pour devenir acariâtre.
J'avais vu fondre des poissons-pierre dans Le monde du Silence et disparaître des phasmes au jardin botanique mais jamais un petit bonhomme qui sent le roussi accroché à un gros ballon rouge.
Mon petit frère ne cessant de s'agiter sur son fauteuil comme si le diable en personne lui pinçait les fesses, nous quittâmes précipitamment la salle des trônes.
De retour à la maison notre mère nous fit copier la conjugaison du verbe dissoudre jusqu'au futur antérieur...
“J'aurai dissous... Tu auras dissous”... mon petit frère jubilait.

 

 

Vegas sur sarthe 

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 15:33

 

sujet semaine 45/2016 - clic

J'aimerais, comme vous Liu, me fondre dans le décor d'un théâtre. Voir sans être vue, sentir toutes les émotions des lieux sans que personne ne s'aperçoive de quoi que ce soit.

 

Je hanterais la bâtisse tel un fantôme. J'installerais une méridienne dans les coulisses pour me reposer, quoique un fantôme n'en a pas besoin puisqu'il est mort mais sait-on jamais, personne n'est revenu pour nous dire si on dort au paradis.

 

J'assisterais à toutes les représentations sans payer, ce serait le pied vu le prix des places. Je m'assoirais sur les beaux fauteuils rouges. Peut-être que quelques fois des spectateurs tomberaient sur moi mais qu'importe je m'envolerais sous les plafonds décorés par je ne sais quel peintre à la mode.

 

J'aimerais tant vivre cette vie, loin des vicissitudes du quotidien qui me font mal. Seulement, je ne suis pas encore décédée et pour différentes raisons, je ne me fouterai pas en l'air pour un rêve inaccessible.

 

 

Aimela

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:57

sujet semaine 45/2016 - clic

La pièce est terminée le théâtre s’est vidé

 

Les spectateurs sont repartis dans le froid et l’oubli

 

Il arrive parfois que le fantôme de l’un d’eux reste assis encore troublé

 

Quelque soit le méridien l’intense pouvoir des mots s’insinue tant dans l’âme

 

Que les fauteuils deviennent des hématies transportant l’émotion jusqu’au plus

 

profond de notre cœur

 

 

Josette

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:51

sujet semaine 45/2016 - clic

Lui c'est Liu
L'homme statue
L'homme caméléon
L'homme qui se fond
Dans le décor
Fait corps
Avec les choses
En symbiose...
Une bibliothèque ou une méridienne
Qu'à cela ne tienne
Un coup de pinceau
Et voilà l'oiseau
Qui devient ce qu'il veut
Dans ce drôle de jeu,
Puisque tel est son art
L'art
Du camouflage
Du mirage
Illusion trompeuse
Arnaqueuse
En tous lieux
Il s'en amuse, ingénieux...
Du rouge
Sur du rouge
Dans la pénombre d'un cinéma
Prends garde à toi
Quand tu poseras ton séant
Pour une séance, Liu y siégeant,
Tu sursauteras dans un cri
Surpris
Lorsque ce fauteuil t'enlacera
Dans ses bras...


 

jill bill

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 12:00

----

Sujet semaine 45/2016

Liu Bolin - 劉勃麟 - clic et clic

 

 

Le mot à intégrer facultativement est :

 

MERIDIEN(NE)

 

 

°°°°°°°°°°

 

 

Bonne inspiration !

 

 

Mil et une

Published by miletune.over-blog.com - dans les sujets
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:30

sujet semaine 44/2016 - clic

A Triffouilles les Eaux Grasses
chez les Desmoisson Isidore et les Le Paroix Eugène qui sont petits-cousins par la tante Marcelline Devaut
on est fâché à mort depuis 1905 
pour une histoire de bornage d'un champ...
Je ne sais plus lequel d'une famille ou de l'autre
avait déplacé malencontreusement en labourant une pierre de bornage avec le soc de la charrue
et l'autre, bouillant de colère, avait accusé à tort de lui voler un arpent de bonne terre cultivable…
Sans accord entre gens de bonne foi,
on en vient aux mains à la sortie de la messe,
aux bals du 14 juillet, les bagarres éclatent à cause d'eux
même les gamins à l'école s'injurient et se cognent dessus à coups de sabots
à la chasse on se menace du fusil,
on va voir le maire, un "parigot" qui avait été élu à la majorité plus trois voix ,
et que tous les agriculteurs détestent parce qu'il n'est pas d'ICI mais qui a de l'instruction
Déjà, que dans cette campagne reculée, on mesure encore la "terre" en perche et arpent
on consulte quand même le relevé du cadastre 
qui avait été entièrement redessiné à la main en 1887 en suivant l'institution de système métrique
alors le système métrique vous pensez bien !!
On se rend sur place avec la chaîne d'arpenteur et une boussole
qui donne raison au premier en se basant sur les mesures de son soc de charrue...
N'ayant pas gain de cause, le soi disant lésé se rend à la ville au Palais de Justice
et un "procillon" sans fin s'ensuit sans que le juge ne trouve de solution équitable...
La guerre de 14/18 éclate 
et l'on retrouve malheureusement les noms de nos deux compères sur le Monument aux Morts

 

Aujourd'hui ces braves gars doivent se retourner dans leurs tombes:
on vient de marier Aurélie Le Paroix avec Daniel Desmoisson leurs deux derniers descendants!!
Les jeunes mariés à titre de réconciliation définitive ont décidé de garder leurs deux noms de famille
et de s'appeler Madame et Monsieur Desmoisson-Le Paroix
et par mariage sous le régime de la communauté les deux terrains n'en feront plus qu'un...
Tout va bien qui finit bien sans autre forme de procès…

 

 

 TooTsie22

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:10

sujet semaine 44/2016 - clic

Quand Yan eut fini d’installer sa cueillette d’automne  dans un petit panier d’éclisses de châtaignier, il eut envie de peindre ces beaux champignons.

 

Il aurait pu les trier puis les faire sécher pour les conserver pour l’hiver.

 

Mais à quoi bon, elle n’aime pas les champignons.

 

Il aurait pu les trier, les faire cuire et inviter ses amis.

 

Mais à quoi bon, il n’a plus d’amis.

 

Le clair obscur de sa vie le plongeait de jour en jour dans une mélancolie de plus en plus profonde.

 

Seul sont travail minutieux de peintre endiguait son vague à l’âme.

 

Nature morte, voilà ce qui le réconciliait avec la vie.

 

Des heures et des heures d’observation.

 

Des heures et des heures à faire courir ses pinceaux.

Quel paradoxe ! S’appliquer à donner vie pour l’éternité à ces jolis champignons, juste pour en faire une nature morte !

 

Quelques jours après avoir achevé son travail, une forte odeur de terre moisie, de pourriture avait envahi son atelier.

 

La belle cueillette fut jetée sur le tas de fumier.

 

 

Jamadrou

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 17:19

sujet semaine 44/2016 - clic

Anne-Laure se réveilla lorsque son père coupa le moteur du break. Elle bailla et s’extirpa de la voiture. Sa mère sortait déjà du coffre les sacs destinés à recueillir leur cueillette, les bottes et les cirés, Justin agitait devant Anne une chenille embrochée sur un bout de bois, Anne hurlait en se défendant avec son livre sur les champignons, son père leur criait d’arrêter tout de suite sinon…

 

Sinon quoi ? se demanda Anne en essayant de retirer ses baskets et chausser ses bottes sans perdre l’équilibre sur le sol boueux et glissant. Il aurait été tellement plus agréable de rester lovée sur le canapé, plongée dans son livre, fermant les yeux parfois, plutôt que de parcourir cette forêt pliée en deux à la recherche de cèpes et girolles.

 

Sans autre forme de procès, sa mère s’écria  « Tout le monde est prêt ? On y va ! ».

 

Fermant la marche, ses parents devant, l’inquiète Anne en troisième, l’espiègle Justin devant elle, elle s’enfonça dans le tapis de feuilles mordorées et dans l’odeur âpre de moisissure et d’humidité. Le soleil jouait avec les ocres et rouges, marrons et ors, elle écartait paresseusement les feuilles pour tenter de débusquer les précieux végétaux.

 

Anne cria : « J’en ai un ! » elle fut rejointe par toute la famille, « C’est un cèpe de Bordeaux » dit Justin, « Non, il a le pied trop fin… » répondit le père, « Poussez-vous que je vois bien », clama sa mère en joignant le geste à la parole et bousculant mari et enfants. Anne, qui n’avait jamais compris quel intérêt il y avait à ramasser une nourriture dont on n’avait pas la certitude qu’elle ne nous empoisonnerait pas, essayait vainement de trouver dans son livre une photo qui ressemblât précisément au dôme brun.

 

Il fut collectivement décidé de cueillir ce spécimen et de montrer leur cueillette le soir en revenant, à leur pharmacienne de voisine. Il fut aussi décidé par Anne de ne pas participer à cette folie et ne pas toucher à ses légumes du soir. Chacun poursuivit sa quête et tous foulèrent avec habitude et plaisir, lassitude et tendresse, le chemin dominical et fongique.

 

 

Isabelle

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 13:57

sujet semaine 44/2016 - clic

Comme elle était tout en grâce

et pas du tout grasse

plutôt que de lui faire un procès

elle servit une omelette aux bolets

au sculpteur Botero

plus amateur de boléro

que de champignons

qui retourna à ses oignons.

 

 

Jeanne Fadosi

Published by miletune.over-blog.com
commenter cet article
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 12:00

sujet semaine 44/2016 - clic

Ça  fait longtemps que je l’avais repéré sans jamais lui parler. Il n’est pourtant pas ce qu’on pourrait appeler une beauté, pour une femme on dirait un canon, une bombe, un volcan, pour un homme on irait plutôt du côté de la mythologie, on parlerait de dieu, d’apollon, d’éphèbe, que sais-je encore. Lui, c’est l’antiportrait de tous ces modèles. Il est petit, pâlot, sans muscles,  il a le nez retroussé, le cheveu en bataille et un ventre légèrement bedonnant. Sans grande conversation non plus, la pluie, le beau temps, l’influence de la lune sur le jardinage, la disparition des espèces et la pauvreté des programmes télé. Mais quand on est en manque, que voulez-vous, on se contente de peu.


J‘oubliais de dire également que côté tempérament, il me paraît avoir une piètre idée de lui et manquer totalement de self confiance. C’est pourquoi, j’ai décidé de lui appliquer, après tous ces mois de silence, d’hésitation de part et d’autre, une méthode repérée récemment sur Internet et qu’on appelle  l’effet « pinder », celui dans lequel il se reconnaîtra (ou croira se reconnaître) aussitôt. J’ai lu que ce procédé de séduction positive donne à l’objet de vos désirs un sentiment d’orgueil et de revalorisation immédiate. Pour la première fois depuis que je le connais,  je me suis même permis de le tutoyer, ça fait plus intime et ça lui redonnera une bonne image de lui, j’espère.

 

« Je vois bien que sous ton air confiant, tu es quelqu’un qui se remet beaucoup en question. Ça se sent que tu es ce genre d’homme qui aspire à devenir meilleur de jour en jour. C’est rare. »

 

Croyez-moi, ça marche à tous les coups, cette façon de titiller la corde sensible. Il m’a regardé d’un œil neuf. A amorcé un redressement instinctif de la colonne pour gagner quelques centimètres. Je l’ai vu tout à coup sous un autre jour. J’ai même failli le trouver beau.

 

Ensuite, j’ai appliqué la suite de la méthode. Pas trop de compliments, mais une petite phrase anodine qui sent tout de même un peu sa contradiction :

 

« Tu es fort mais au fond tu es quelqu’un de parfois fragile, tu es sociable, mais il t’arrive de te sentir seul en ce bas monde ».

 

Mon homme n’y comprenait rien. 10 ans sans se parler et tout à coup, la folie.
Ses joues se sont empourprées instantanément, cela faisait un joli contraste avec le reste de sa peau de navet. Il a esquissé un sourire, tout en faisant mine de regarder ailleurs, comme si ces propos ne lui étaient pas adressés. Je sentis chez lui l’effet de surprise, de stupéfaction que mes paroles devaient opérer et opéraient sans doute réellement. Et je terminai par la conclusion préconisée par mon manuel en modulant mon timbre de voix afin de lui ajouter une pointe  de mystère inhabituelle :

 

« C’est ça qui me plaît, c’est ce qui m’intrigue chez toi »

 

J’ai cru qu’il allait s’évanouir. Il a reposé sa bêche et lâché le concombre qu‘il venait de ramasser au jardin.  Puis passé son index droit sur sa moustache, comme pour la dépouiller de toute poussière malvenue. Alors, pour le rassurer et lui prouver ma bonne foi, je l’ai invité à partager mon modeste repas de ce midi : des champignons farcis à la sauce échalote.

 

 

Cloclo

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 16:15

sujet semaine 44/2016 - clic

Au bord du champ


sous l'arbre à pignons


poussent sans autre forme de procès


les champignons

 

 

XYZpascal

Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 12:04

sujet semaine 44/2016 - clic

Longtemps, j'ai poussé comme un champignon, beaucoup d'eau et un peu de soleil;

Du pain, un morceau de  biscuit  et je ressemblais à Alice au pays des Merveilles.

Mais j'étais trop grande, trop timide, trop sage, trop bonne élève: je passais en procès

Je n'avais pas  d'avocat: j'étais comme Alice perdue dans un monde trop concret.

 

Sans autre forme de procès, je fus condamnée à grandir vraiment, la vérité rendait adulte

La petite fille d'hier  qui voulait toujours  être sainte et demandait toujours des paroles

D'amour, je tombais dans un monde qui se dérobait sous les pieds d'Alice, une chute

Si profonde que je ne sais quand elle s'est arrêtée et réveillée voyante au pays des aveugles.

 

J'appuyais sur le champignon pour rattraper le temps perdu des hypocrites mensonges

Je voulais être vraie, être moi, être un champignon hallucinogène passé en procès

Pour sorcellerie: accusée, levez-vous, vous avez trop de charme et trop de vie; abstrait

Ce monde rêve d'Amour et ne souffre les amours contingentes sauf dans les livres.

 

Longtemps, je me suis couchée tard pour fuir la nuit qui ressemblait à une petite mort

L'abandon du sommeil nuisait à ma défense: se laisser aller est une faute pour qui tord

La perfection mais la perfection n'est pas de ce monde qui vit de rire et de loisirs.

J'aime l'étude et le divertissement en même temps, j'aime la politesse désespérée du sourire.

 
 
 
Published by miletune.over-blog.com - dans les participations
commenter cet article

Contact

  • : Mil et une, atelier d'écriture en ligne
  • Mil et une, atelier d'écriture en ligne
  • : écriture en ligne
  • Contact

Recherche

Pour envoyer les textes

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse mail les40voleurs(at)laposte.net
 

Infos