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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 08:05

sujet semaine 02/2017 - clic

Il est parfois trop tard lorsque l'irréparable est commis. Même le pied d'une biche peut avoir un pouvoir destructeur sans égal disait Freund.

 

Dans un hurlement à déchirer la nuit, à fendre l'âme d'un officier de justice, l'huisserie rendit son dernier souffle.

 

Dans un dernier râle, avant que sa serrure ne tombe à terre, elle me confia

 

- La clef, elle était dans la poche arrière droite de ton pantalon...

 

 

Margimond

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 12:33

sujet semaine 02/2017 - clic

Parfois il faut prendre les grands moyens

 

pour ouvrir sa porte

 

sur les autres

 

Freud l'avait bien compris

 

 

XYZpascal

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:36

sujet semaine 02/2017 - clic

Allez savoir pourquoi ma mère avait surgi dans mon esprit à ce moment-là !

 

Freud aurait probablement eu une théorie à ce sujet, genre subconscient, névrose, Œdipe, peur d’une éventuelle castration… Le bonhomme n’était pas avare d’idées et aurait réussi à me culpabiliser quoique j’étais en couple et avais donné la vie, preuve que depuis longtemps je m’étais éloigné du giron maternel.

 

Pourtant quand la porte s’était refermée sous l’effet d’une brusque rafale de vent, moi, le sportif prêt à relever le moindre défi, je m'étais senti impuissant.

 

Le petit, Magali, ma femme, partie en ville et à qui j’avais promis de préparer le dîner, les flammes, l’incendie, danger, danger… mes pensées fusaient à la vitesse de la lumière. Le courrier dans une main, l’autre fouillant en vain mes poches à la recherche de mes clefs j’étais paumé, enfermé à l’extérieur alors que le petit faisait la sieste dans le séjour et que l’huile chauffait dans la cocotte en fonte prête à accueillir la viande.

 

- Tu as deux mains, mon fils, sers-en toi !

La voix de ma mère ? J’hallucinais, elle était morte depuis cinq ans !

- Tu as deux mains…

- …mon fils ! Oui, je le sais tu me l’as assez répété quand j’étais ado !

Deux mains, deux mains ?

 

Comme un fou, j’avais dévalé la pelouse, sauté par-dessus la haie et tambouriné sur la porte de la remise du voisin. Il devait être là, il le fallait !

- Un pied de biche, il me FAUT un pied de biche !

Il est un peu sourd Maurice mais là, il m’avait épaté !

 

Des deux mains j’avais saisi l’outil, fais le chemin inverse et toujours des deux mains, j’avais fracturé la serrure de la porte. Ce n’était pas beau à voir mais maman devait se sentir soudain mieux là où elle était, je le ressentais.

 

Le petit dormait comme un ange, l’huile était juste à température pour saisir la viande. Le courrier ? Euh, le courrier… envolé probablement.

 

Le lapin aux pruneaux était délicieux, le petit faisait des risettes, Magali était toujours aussi attirante et pragmatique.

Moi ?

Moi, je me sentais nul mais nul à un point !

- La porte de derrière est ouverte, j’ai mis le linge à sécher ce matin !

Allez savoir pourquoi cette simple phrase de ma femme m’avait coupé bras et jambes et tournait dans ma tête comme une rengaine !

 

Maman, je n’aurais pas dû t’écouter…

 

(Allez savoir pourquoi - clic)

 

 

Mony

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 14:51

sujet semaine 02/2017 - clic

Le pauvre homme n'avait plus toute sa tête !
souvent il ne savait plus où il habitait-
Freud aurait envoyé ce dernier en hôpital psychiatrique
sans hésiter-
Pourtant quand notre homme était lucide,
il était gentil et attachant-
Veuf depuis des années, sans famille il ne
pouvait compter sur personne-
Les voisins semblaient l'ignorer comme si
la maladie dont il était atteint était contagieuse -
Bonjour le voisinage !
Honte à eux qui souriaient béatement lors des
élucubrations du personnage-
Il y avait eu les poubelles,
il se trompait de jour et laissait ses sacs
dehors à la merci des chats errants-
personne ne lui rentrait jusqu'au prochain passage-
cette fois il ne savait plus où étaient ses clés-
muni d'une baramine il s'escrimait
à se cambrioler lui-même !
Quelle société sans pitié pour son prochain-
chacun pour soi , vivre en égoïste .
où était la charité chrétienne
prônée par les médias ?
Un beau matin une ambulance arriva dans l'impasse !
depuis on n'avait plus eu de nouvelles de Monsieur X .

 
 
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:39

sujet semaine 02/2017 - clic

C'est un joli cœur
Qu'un charmeur sourire enrubanne,
C'est un joli cœur
Qui fait les yeux doux, se pavane...
 
Et ce joli cœur
Bat le briquet, non la chamade ;
Oui, ce joli cœur
Vient, boit, puis repart, bon nomade !
 
Dans mon rêve, il reste à moi seul,
Près du mien se sédentarise,
Mais au réveil, qu'est-ce ? Un linceul
Blanc de givre sur ma cerise...
Mon gâteau, lui, n'est qu'un caillou
Sur lequel trébuche Only you.
 
J'aimerais savoir ce qu'il cache,
Ce cœur si secret, si pressé
De contourner la moindre attache,
De se garder cadenassé...
Dans mon rêve, il s'installe et chante,
Freud en perd son latin, déchante.
 
C'est un joli cœur
Dont le charmeur sourire tue
Plus qu'un autre cœur ;
J'en ai l'âme à plat, courbatue.
 
Devenant braqueur
Dans mon cauchemar, je me l'ouvre,
Ce tout joli cœur,
Au pied-de-biche, et, j'y découvre
Le sifflet cassé
D'un oiseau blessé.
 
 
 
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 15:27

sujet semaine 02/2017 - clic

Il n’y a dix ans, nous rentrions du Maroc où nous avions travaillé et vécu trois ans.

 

Pour des raisons trop longues à expliquer, nos affaires (meubles, linge, papiers, photos, souvenirs, disques, télévision, chaîne hifi, etc.) étaient restées bloquées là-bas

 

Nous sommes donc rentrés en France avec vingt kilos de bagages chacun, le maximum autorisé sur Royal Air Maroc : des vêtements chauds pour l’hiver français(en avril au Maroc, nous avions mangé dehors par 25 degrés ; -2 à notre arrivée à l’aéroport de Lille), des affaires de toilettes, les traitements médicamenteux essentiels, quelques livres de secours. Nous avons vécu un mois chez mes beaux-parents en Picardie où mon mari a travaillé puis nous sommes descendus en Ardèche pour que mon mari prenne la direction d’une usine là-bas. On nous a logés deux nuits à l’hôtel puis nous avons trouvé un meublé dans la Drôme provençale qui nous permettait de vivre sans nos affaires coincées au Maroc. Il y avait pas mal de vaisselles, des draps, une télé, l’électroménager pour redémarrer à zéro en attendant. Peu de temps après, j’ai trouvé un remplacement de professeur documentaliste à Lyon dans un lycée d’enseignement privé catholique. Malgré le trajet d’une heure matin et soir 4 jours sur 7(1h30 avec le trajet à pied de l’appartement à la gare et de la gare au lycée), je me régalais dans mon travail. A la rentrée suivante, on m’a proposé un remplacement de longue durée (six mois) mais qui me mettait à une heure trente de notre appartement dans une région où l’hiver peut être mauvais. Nous avons fait nos calculs pour savoir si ça serait rentable. De plus, comme j’&étais jeune dans ce métier, je ne voyais pas comment refuser. Alors nous avons cherché un deuxième meublé pour moi où mon mari passait un week-end sur deux et je rentrais pour ma part un week-end sur deux. Entre temps, nos affaires étaient arrivées du Maroc et j’ai pu emmener ma télé dans mon meublé.

 

C’est cette télé que mon gentleman cambrioleur pendant les vacances de NOEL avec le double des clés de nos propriétaires (perdues par eux). Ils ont mis la télé dans son carton et sont repartis sans plus de dégât qu’à l’aller et sont repartis avec le carton sous le bras dans la nuit d’hiver de cette petite ville désertée par les fêtes.

 

Il m’a donc fallu un moment pour me rendre compte de ce vide au milieu de la pièce principale. Mon mari est resté dormir avec moi pour me rassurer dans cet appartement qui avait tout de même été visité. Le lendemain, il a changé la serrure et nous avons racheté une télé.

 

 

Laura Vanel-Coytte

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 20:30

sujet semaine 02/2017 - clic

“Vous faites quoi, là... exactement?”
“Ben ça s'voit non? J'cambriole”
“Et pour quelle raison cambriolez-vous?”
“Au lieu d'raconter des chars, tu veux pas rallumer la loupiote du couloir?”
“Mon ami, faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités”
“D'abord j'suis pas ton ami et j'pige rien à c'que tu dis! T'es qui toi?”
“Je m'appelle Sigmund Freud”
“Euh... Freud... le même nom que sur la porte?”

“Exactement”
“Ca veut dire que c'est chez toi que j'cambriole?”
“Du moins c'est ma porte que vous violez avec cet objet... cet outil, c'est quoi précisément?”
“Un pied-de-biche, gros naze!”
“Je dis souvent: En plaisantant on peut tout dire... même la vérité”
“Puisque j'te dis qu'c'est un pied-de-biche! Ca s'voit non?”
“Hum... j'ai déjà vu des pattes de cervidés à l'Université de médecine de Vienne mais jamais comme celle-ci”
“C'est du matos de pro mon pote! Sûr que t'en as jamais vu des comme...Aïe!!”
“Vous vous êtes fait mal?”

“Oh p... de b... de m... !!”
“Je dis souvent: De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal”
“Arrête de dire souvent! J'me suis foutu une écharde dans l'oeil”
“Voyons ce bobo... j'ai fait ophtalmologie autrefois”
“Oh la... c'était quand ça?”
“C'était en 1884... avant de faire dermato, je me souviens qu'à l'époque...”
“Oh ça va, papy! Magne-toi, ça fait un mal de chien”
“Un mal de chien dites vous... vous rêvez souvent de chien?”
“Hein? C'est quoi c'te question?”
“En 1928 j'ai eu mon premier chien, un Chow-Chow nommé Lin-Yung et...”
“Lin-Yung? T'es un grand malade, toi”
“Est-ce qu'il vous arrive de faire des rêves érotiques?”
“P'tain! J'allais cambrioler un gros pervers! J'me casse”

“Comme j'ai dit à je ne sais plus qui: Accrochez-vous fermement à la rampe de la sexualité sinon vous tomberiez dans l'ordure de l'occultisme”

(Bruit de cavalcade dans l'escalier)

Sigmund Freud: “Eh! Vous oubliez votre patte de cervidé!”

 

 

Vegas sur sarthe

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 15:52

sujet semaine 02/2017 - clic

Quand je me suis inscrite, en mai 2013 dans cette banque au slogan prometteur :

 

« Ici, chaque fin de semaine venez déposer vos billets doux, ils seront conservés et bien mis en valeur »

 

Je ne savais pas trop à qui j’allais avoir à faire.

 

Déjà le nom de cette banque m’avait fait sourire

 

Miletune et moi j’avais lu mile tunes : pour une banque c’était pas mal !

 

Quant à l’adresse : rue des 40 voleurs, la poste, je m’étais dit : dans une rue où il y a 40 voleurs et une poste, soit cette banque est super bien sécurisée soit elle nous arnaque comme n’importe quelle autre banque et nous volent quelques uns de nos billets doux.

 

Une des préposées m’avait dit que Mil et Une c’était une allusion aux 116 contes interminables des Mille et Une nuits et que leur adresse faisait un clin d’œil à Ali baba.

 

Alors comme les tapis volants et les rêves fous ça me connaît, j’ai ouvert un compte en toute confiance, en prononçant tout en souriant la formule magique : Sésame ouvre-toi.

 

J’ai livré mon coffre fort à cœur ouvert, j’ai tout donné. J’ai même quelquefois senti Freud se retourner dans sa tombe pour analyser ma nouvelle situation bancaire…

 

Depuis, une fois par an, je reçois le bilan/inventaire des dépôts ainsi qu’un bilan personnalisé chaque semaine. Et chaque samedi, à midi pile, une nouvelle proposition attrayante.

 

Ce matin, gros étonnement, je reçois une photo d’un pied de biche glissé sous une porte. Nos billets sont-ils partis sur le dos de la biche et des rennes du Père-Noël durant cette nuit magique entre toutes, cette nuit qui essaie de rivaliser chaque année avec une de celles des Mille et une nuits ?

 

 

Jamadrou

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 15:47

sujet semaine 02/2017 - clic

« C'est le plus grand des voleurs

Oui mais c'est un gentleman

Il vient chez vous la nuit

Sans déranger votre sommeil »


Lui, un grand voleur ? Ma cash oui, l'autre jour, il m'a bousillé ma serrure au pied de biche et il n'y a pas été de main morte, j'ai retrouvé la serrure et un bout de ma porte par terre dans le couloir, d'ailleurs c'est ce qui m'a réveillé alors que je rêvais de paradis perdus. Je me suis levée d'un coup, j'ai couru dans la salle et là quelle surprise, rien n'avait bougé. Les fleurs dans le vase n'avaient même pas été déplacées. Les tiroirs étaient certes bien ouverts mais mes collections de coquillages et d'autres lubies amassées depuis des ans semblaient surprises que je les dérange. Mon porte-monnaie baillait dans mon sac, c'est qu'il était vide et là, je ne peux pas accuser le cambrioleur, je l'avais vidé moi-même pour une petite gâterie achetée dans la journée, quand aux cartes cela fait longtemps qu'elles ne sont plus de service et sont au garde-à-vous, prêtes à reprendre du service. J'ai appelé la police qui ne pouvait rien faire car rien n'avait été volé. J'ai insisté mais rien à faire. Le policier m'a quand même donné un conseil : Aller chez les disciples de Freud pour me soulager de ma frayeur. Et quoi encore ? Je ne vais pas en plus de racheter une porte, aller dépenser de l'argent pour parler aux charlatans.


 

« C'est le plus grand des voleurs

Oui mais c'est un gentleman

Il vient chez vous la nuit

Sans déranger votre sommeil »


 

Les paroles sont sorties d'une chanson de Jacques Dutronc « Le gentleman cambrioleur » Elles ne se suivent pas forcément mais là aussi, c'est un peu surréaliste comme le cambrioleur.


 

Aimela

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 13:33

sujet semaine 02/2017 - clic

Travailler autrement

Quand les autres y vont,

Honnêtement au travail...

Porte et portail

Volent ouverts sans façon,

Envolé ton argent !

 

Brigand

Au hasard de l'errance

Pied de biche

Et pied de nez

Te voilà par lui dévalisé

Fortiche

Dans la nuisance

Le p'tit truand... !

 

Personne de la flibuste

N'a vu ni entendu,

Les braves gens comme de bien entendu

Dorment du sommeil du juste...

 

Ca secoue

Tel un jour de vent

Ca révolte

Tel un matin de grève...

Adieu le bijou

De famille, vieux de cent ans,

Adieu la récolte

Du collectionneur, fruits de ses rêves...

 

Allô la police...

A l'aide docteur Freud...

 

 

jill bill

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