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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 12:00
Sujet semaine 52/2016

Danielle Guenther - clic et clic

 

Le mot à insérer facultativement est : BIVOUAC

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

 

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Que cette dernière semaine de l'année 2016 vous soit douce !

Joyeux Noël !

 

Mil et une

 

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 13:57

sujet semaine 51/2016 - clic

Pour les rennes et les lutins soutiers du Père Noël, ce soir était synonyme d'insomnie, de soif à peine apaisée par la neige sale, de l'amertume des forêts irradiées. A peine un merci murmuré ça et là, ils courbaient l'échine pour apporter à l'heure tous ces cadeaux dans la lumière des logements cosys, loin de la cruauté d'un autre monde.
 
 
 
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 07:46

sujet semaine 51/2016 - clic

La lumière, ici,
Ne sert qu'à projeter l'ombre
Des barreaux sur les murs froids
Ivres d'insomnie et d'amertume ;
 
La fête, d'ici,
N'est qu'un point dans le soir sombre,
Une étoile pour des rois
Ne s'étant pas trompés de costume ;
 
C'est à la merci
De rats et cafards en nombre
Vêtus de penchants pas droits,
Que Fleury perd Noël, s'accoutume
À sa soif de Liberté,
Se ripoline à l'Encre de Chine
Un destin bien agité,
Tourne, bon an mal an, sa machine
À laver la cruauté,
Tandis que Mérogis, lui, s'échine
À garder leur unité.
 
 
 
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:24

sujet semaine 51/2016 - clic

Hier soir, alors qu'en rouge et or, la lumière chaude et douce d'une nuit de fête baigne le marché de Noël, des barbares ayant soif de cruauté ont encore commis l'irréparable, semant la mort, la douleur, l'effroi et l'insomnie de milliers de Berlinois.

 

Ne pas courber l'échine malgré la peur : la vie en vaut la peine !

 

 

Marité

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:15

sujet semaine 51/2016 - clic

Ma chère amie

 

A bien y songer, nous séparant sur vos mots, définitifs, si je dois vous en croire,"que la vie en vaut la peine", où j'y décelais une amertume telle, qu'elle me tint longtemps de compagne, jusque dans mes insomnies, avant que de ce soir, je m'avise qu'il ne sert à rien que je m'échine à comprendre cette soif sans merci, qui vous anime dans la quête d'une lumière obsolète, et c'est pour vous remercier de m'avoir ouvert les yeux sur ma propre cruauté qui n'a d'égale que la vôtre, que je m'empresse de vous retourner ces cadeaux, car venant de vous, je crains que vous n'y ayez glissé quelques mauvaises intentions, et farces de mauvais goûts, sans oublier d'en ajouter un personnel, dont je constate que vous l'avez tout de suite remarqué, sinon vous ne seriez plus en état de lire cette lettre que j'y avais glissé .

 

Ennami.

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 15:46

sujet semaine 51/2016 - clic

En même temps qu'elle apportait solennellement la bûche, Maman coupa la lumière.

Instant magique : la pièce n'était plus éclairée que par les flammes du poêle à bois et la lueur bleutée intermittente de la guirlande de leds sur le sapin en plastique ignifugé.

Par précaution la crèche était momentanément enfouie sous du papier rocher, pour éviter les habituelles diatribes de Papy Robert, libre penseur canal historique.

Au pied du sapin, un grand carton rouge affichait la touchante prière de Miss France, soigneusement calligraphiée à l'encre dorée par Léa :

 

Merci la vie

Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté

Que chacun mange à sa faim, boive à sa soif !

 

Sous laquelle une main sacrilège avait ajouté subrepticement au feutre noir :

 

AVEC MODERACION

 

Le père Noël pouvait entrer.

Il entra, l'échine courbée sous un gros sac mou qui s'appelait "la hotte".

Jojo nota qu'il n'avait pas recousu la fourrure qui pendouillait déjà de sa capuche l'an dernier.

- Voilà les cadeaux ! dit le père Noël avec la voix rocailleuse de Nounours dans bonne nuit les petits, mais joyeuse malgré la fatigue qui devait être la sienne.

Il s'assit sur le fauteuil préféré de Papa et renversa le sac sur le tapis.

Après distribution on fit le constat :

- pour papy Robert, un chapelet en bois brut dans un pochon de commerce équitable.

- pour Tante Adèle, fervente vegan, la réédition à tirage limité de "83 façons de cuisiner le bœuf".

- Maman et Tonton Boule, l'une souffrant d'insomnies, l'autre d'un excès de poids, avaient droit respectivement à "apnées fatales" et "manger tue", de la collection "DANGERS MORTELS" du docteur Lajoie.

- Léa, qui occupait deux chaises à cause du gros plâtre sur sa jambe droite, avait reçu une corde à sauter.

- Jojo, qui, par pure curiosité scientifique, avait soigneusement pilonné au marteau celui de l'an dernier, écopa d'un Rubik’s Cube.

 

Devant tant de cruauté, chacun n'était pas loin de penser que le père Noël était vraiment une ordure.

Sauf bébé Mathis dans sa chaise haute, apparemment ravi de sa perceuse visseuse sans fil.

 

C'est alors que le père Noel s'écria "surprise ! ", en ouvrant sa houppelande qui cachait dans sa doublure pressionnée une grande boite économique de Ferreros, comme dans les réceptions de l'ambassadeur, et un sachet d'oeufs Kinder, qui auraient ressuscité les fastes de Fabergé s'il y avait eu des érudits.

 

La joie avait chassé l'amertume.

Et je me hâtai de poster la vidéo sur YouTube.

 

 

Emma

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 15:35

sujet semaine 51/2016 - clic

Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter tant de cruauté de leur part

 

Je sais que je ne veux plus courber l'échine, je n'ai plus le dos large

 

Je ne sais pas comment laisser l'amertume pour un tout nouveau regard

 

Je sais que ma soif de connaissances du monde en fait m'en isole

 

 

Je ne sais pas  pourquoi l'insomnie ne concerne pas tout le monde

 

Je sais que le jour est trop beau à vivre pour laisser le soir le chasser

 

Je ne sais pas pourquoi ton amour m'apporte toute cette lumière

 

Merci pour ces moments que je ne mérite pas mais savoure

 

 

Je ne sais pas ce que je leur ai fait pour récolter tant de cruauté

 

Je sais que je ne suis ni une fille, ni une soeur, ni une épouse parfaite

 

Je ne sais pas quelle erreur en particulier me vaut cet amertume assumée

 

Je sais que j'ai toujours agi avec trop de coeur et  pas assez de mesure

 

 

Je ne sais pas pourquoi le soir m'accable de toutes les souffrances

 

Que je parviens à peu près à maîtriser le long de la journée

 

C'est comme si le poids des insomnies s'abattait sur mon corps et ma tête

 

Je sais que j'ai soif de toi, de mots, de livres, trop de curiosité.

 

 

Laura Vanel-Coytte
 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 14:30

sujet semaine 51/2016 - clic

 
En cadeaux d’hiver

Sous le Noël de sa vie

Son soi est entier

 

Toute sa sombre vie il avait courbé l’échine répondu merci à la cruauté de ses semblables

Toutes ses sombres nuits il avait accueilli dans son lit l’insomnie

Toutes ses sombres années il avait toujours eu soif de lumière

Alors pourquoi au soir de sa vie aucune amertume

 

Chemin de sa quête

En une longue méditation

 

Il a tout compris

 

 

Jamadrou

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:13

sujet semaine 51/2016 - clic

Rien n'est aussi précieux au monde que la vie :
Deux êtres l’ont donnée, qu’un Autre la reprenne
Et voici que la fin, celle qui sera mienne
Vient frapper au Grand Soir des ultimes envies.

Bien d’autres sont partis, de ceux qui me sont chers
Quand pendant fort longtemps je les crus éternels,
Le bonheur n’a qu’un temps et se perdent dans l’air
Des minutes précieuses, des nuits intemporelles.

Le rêve est un ami qui se sait éphémère
Et emplit nos sommeils en singeant le présent,
C’est la nuit qu’il est bon de croire à la lumière
Mais le jour me dira si je suis bien vivant !

Ces choses font mystère, j’ai du mal à comprendre
Qu’un jour s’arrêtera la grande machinerie,
Que je n’ouïrai plus toutes ces phrases tendres
Que tu me murmurais lors de nos flâneries.

Le temps paraît si court quand les âmes s’assemblent
Et que le bonheur flotte plus bas que les nuages,
Quand la pluie et le vent au grand soleil ressemblent,
Que nos faims et nos soifs ne sont plus des otages

Mais résistent aux écarts et aux revirements
Sans trop courber l’échine et le cœur plus léger
De se savoir vivants, de se sentir aimés,
La joie d’avoir vécu tant de si grands moments.

J’oublierai pour ma part toutes mes insomnies
Ces douleurs fulgurantes que la vie nous réserve
Et la noire amertume de la savoir finie
Sans avoir accompli la moitié de mes rêves.

Partout la cruauté et la peur nous gouvernent,
Le bateau va couler sans capitaine à bord,
La flotte est en péril et nos cœurs sont en berne
Malgré notre courage, malgré tous nos efforts.

Mais il nous faut pourtant garder foi et espoir
Car la vie nous ménage parfois quelques surprises,
Disons lui grand merci et broyons moins de noir
Pour libérer enfin nos chaînes et nos emprises.

 

Cloclo

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 06:51

sujet semaine 51/2016 - clic

Avec ta tranquille cruauté d’artiste, tu exiges de moi la soumission absolue, tu me modèles selon ta volonté, me fais courber l’échine ou cambrer les reins, mordre dans l’amertume d’un fruit trop vert, poser jusqu’au-delà des limites de la fatigue…

 

Lorsque je m’écroule le sommeil me fuit et, durant ces longs soirs d’insomnie où je ravale jusqu’à plus soif ma douleur et mes griefs, je te pardonne, simplement pour cet éclat de lumière dans tes yeux sombres, quand tu sais que tu tiens enfin ce que tu recherches, au bout de toutes ces heures qui me laissent pantelante.

 

Alors tu viens vers moi, relève une boucle, ajuste un pli et, sans un merci, tu murmures : « On continue »…

 

 

Galet

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