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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:14
 
Inspecteur La Bavure. Directeur adjoint de la Brigade Crimin...”
“Vous fatiguez pas inspecteur... c'est que moi, Ouatson”
“Ah!”
(Crrr...Crrr...Shhh...Crrr)
“Faudra changer votre bigophone mon vieux! Ça crépite dur sur la ligne!”
“Euh... Oui, ça crépite dur, chef”
“Vous êtes où là? Faites vite parce qu'on vient de m'appeler pour une affaire de pyromane sur les hauteurs de Marseille”
“Euh... C'est marrant chef. Je vous appelle justement de Marseille”
“Qu'est-ce que vous foutez là-bas? Et puis arrêtez de dire Euh tout le temps”
“Euh... J'étais sur l'affaire du gang de Montpellier chef... quand je me suis souvenu que c'était l'anniversaire de mon beau-frère alors j'ai fait un saut dans la belle cité phocéenne, celle qui plaisait tant à Fernandel et qui...”
“Epargnez-moi Fernandel Ouatson! J'ai pas que ça à foutre!!”
(Crrr...Crrr...Shhh...Crrr)
 
“Euh...”
“J'aime pas vos Euh Ouatson! Ca annonce souvent une catastrophe. Et magnez-vous, j'ai une affaire de pyromane sur le feu!”
“Et bien chef, c'est rapport aux côtes de porc”
“Pardon?”
“Euh... Mon beau-frère est charcutier et il avait justemen...”
“Encore un Euh Outason! Un seul petit Euh et j'vous colle un rapport au cul!”
“Voilà chef. Le barbecue démarrait pas alors j'ai pris un chalumeau, un truc que m'a indiqué Ouatelse et qu'elle utilise toujours quand...”
“Bon Dieu! La suite Ouatson!”
 
“Et ben figurez-vous que depuis deux jours, y'a ici un de ces petits vents sud-sud-est pas bien chaud et...”
“Me dites pas que cet incendie, c'est vous Ouatson?”
“Euh... on peut pas conclure ça chef, passequ'on n'est pas restés”
“C'était le Euh de trop Ouatson! Vous l'aurez vot' rapport! Donc c'est vous qui venez de prévenir?”
“Non chef, ça chauffait beaucoup alors j'allais repartir sur Montpellier avec les côtes de porc et mon beau-frère, d'autant que j'ai pas encore payé mon hôtel et que la chambre est assez grande pour mon beau-frère et moi, mais toutes les routes sont coupées!”
“Bon Dieu Ouatson! Y a déjà 50 hectares partis en fumée et vous pensez à votre chambre d'hôtel! Vous êtes un malade Ouatson, un grand malade!”
“Je suis confus chef, j'aurais jamais cru que le chalumeau c'est efficace à ce point... Bon, je vais vous laisser à votre pyromane. Euh... soyez pas trop dur pour mon rapport, chef”
(Clic)
 
Vegas sur sarthe
 
 
 
 
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:29
 
Feu que j’ai tant aimé
Qui me fit tant rêver
 
Feu que j’ai détesté
Qui me fit tant pleurer
 
Feu des soirées
Dans la cheminée
 
Feu des veillées
Au bout du pré
 
Feu de camp
Souvenir d’antan
 
Feu d’hier
Dans les bruyères
 
Feu d’aujourd’hui
Quand vient la nuit
 
Feu malheureux qui détruit
Feu bienvenu qui ragaillardit
 
Feu dans la pupille des yeux
Feu qui nous unit aux cieux
 
Quelques vers rien que pour eux
Et pour les souvenirs heureux.
 
 
ABC
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 14:57
 
Un feu d'enfer,
 
Un feu puissant, entrailles de la terre,
 
Comme une goule,
 
Le grand brasier d'un monde qui s'écroule,
 
Chaleur vibrant,
 
Gaz enflammés échappés d'un volcan
 
Ou four dément -
 
Nos illusions dévorées à tous vents.
 
 
Nounedeb
 
 
 
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 06:30

 

Il a fait très froid ce jour là, un de ces froids que l'on trouve en Sibérie et pas du tout en Normandie. N'ayant plus d'argent pour remplir sa cuve, Jeanne a allumé un feu dans la cheminée et l'a approvisionné avec ce qui lui restait de bûches. Bien emmitouflée dans une couverture et fatiguée, elle s'est endormie. Elle n'a pas vu la brindille sauter sur le tapis et qui a tout embrasé. Jeanne ne s'est pas réveillée.

 

Le lendemain un article dans le journal local :

 

Cette nuit, à Rouen, un incendie s'est déclaré place du Marché, Les pompiers ont malheureusement retrouvé les restes de la propriétaire, elle portait le même patronyme que la pucelle d'Orléans : Jeanne Darques.

 

Jeanne d'Arc est morte sur un bûcher

Jeanne Darques est décédée  brûlée chez elle et toutes deux sur la place du Marché à Rouen. 

 

Aimela   

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 20:45
 
Le feu a tout balayé, le feu a tout saccagé..
 
Les flammes ont léché les maisons
 
Les flammes ont fait pleuré l’été..
 
Le feu a tout détruit jusqu’aux frondaisons..
 
Le printemps était à peine éclos
 
que le feu l’a déchu de ses droits
 
avant même qu’il n’offre ses cadeaux,
 
le feu n’a rien laissé, pas même la foi..
 
Il a péri aussi, laissant les braises le remplacer,
 
pour attiser encore ses restes de mort..
 
L’eau qui, en fusion jaillit de la lance,
 
fait naitre un nuage de fumée, qui peint le décor
 
de brouillard et m’étreint le cœur en transe.
 
Kally
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 19:10
 
Ses vêtements vont rejoindre le bout de dentelle..
 
Le voila aussi excité que son organe de mâle,
 
tendu vers une croupe attirante telle une pucelle,
 
qui découvre la jouissance qui crie et qui râle !
 
°°°°°°°°°°
 
Il entre dans cette croupe chaude et amoureuse
 
qui se cambre un peu plus à la rencontre sexuelle.
 
Ils ne sont plus qu’un seul corps, la machine sensuelle
 
fait d’eux des acteurs dévêtus comme Caligula heureux !
 
°°°°°°°°°°
 
Les assauts de l’amant attiré dans un étui étanche
 
à la toison humides où se reflètent les rosées de l’amour nu.
 
Il crie, les mains agrippant les hanches blanches.
 
L’organe a pleuré dans son antre, des larmes absolues..
 
°°°°°°°°°°°
 
Couchés, abattus dans la couche des ébats chauds,
 
délestés du poids de l’acte des amours matinales,
 
doucement, ils se touchent, sans dire un mot…
 
Ils se lovent l’un contre l’autre, tandis que se réveille le mâle..
 
°°°°°°°°°°°
 
Kally
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 15:28

 

Un jour, de fin de repas du dimanche, chacun racontait sa version de la chance. Mon père, d’habitude si réservé, avait raconté doucement sa baraka dans le mutisme général. Aussi, avec ces quelques mots, j’ai tenté de reproduire sa vision de fin du monde…

 

 « Viens !... Ne restons pas là !... Non, ce n’est pas un abri sûr !... Dépêche-toi !... Vite ! Sortons-nous de ce piège infernal !... »

 

Fin juillet 1943, bombardement sur Hambourg…  

 

Les alliés pilonnaient le port et les usines le long de l’Elbe avec des flots incessants d’avions et les débordements d’explosions, d’éclats, de mitraille et d’acier en fusion détruisaient la ville piégée sans répit. Prisonniers de guerre et livreurs de charbon, nous nous étions fait surprendre par ce déferlement d’apocalypse dans un faubourg de la ville.

 

Des tirs de DCA montaient inlassablement vers le ciel en feu et des énormes bombes tombaient en échange de mort et de destruction programmée. La ville disparaissait sous ses décombres, comme balayée par une puissance destructrice extraordinaire. Des incendies gigantesques embrasaient des quartiers entiers. Les cendres, les poussières, les fumées âcres enveloppaient d’une aura maléfique les édifices qui s’écroulaient en larmes de béton pulvérisé. Les quintes de sifflements stridents des bombes incendiaires s’approchaient de notre modeste cachette comme pour signaler l’imminence tragique de leurs impacts destructeurs…  

 

Je n’arrivais plus à respirer, mes yeux brûlaient ; je restais caché sous le porche de l’immeuble qu’on venait de livrer. J’avais calé les paumes de mes mains tremblantes sur mes oreilles pour ne plus rien entendre de cette impitoyable destruction méthodique. Les bombardements de terreur sur les villes allemandes étaient dans l’éventail des atouts légitimes et dans les soutes des alliés…

 

« Sortons de là !... Vite !... »

 

Avec notre *KG peint sur nos habits, c’était bien difficile d’aller se réfugier dans les abris du quartier. Les autochtones terrifiés n’admettaient pas des prisonniers de guerre, ceux-là même qui, libres, détruisaient leur ville sous des tempêtes de feu. J’avais un sale goût de cendres dans la bouche et je ne pouvais même plus avaler de salive pour me déboucher les tympans… L’Enfer est un déluge de flammes aux chapelets récités des bombes…

 

Les déflagrations se rapprochaient et des pans d’immeuble entiers s’écroulaient en ouragans de poussière aveuglante. La ville entière se rasait sous ces tapis de bombes massacrantes… Comment même une petite prière pouvait monter au Ciel dans cet Enfer terrestre ?...

 

Les trottoirs tremblaient, le bitume fondait, les pavés des rues se désunissaient comme des monstrueux puzzles désorganisés, les bouches d’égout rotaient des fumées bleuâtres, les fenêtres crachaient leurs vitres en éclats apeurés qui s’éparpillaient dans les airs comme des multitudes de confettis transparents. Le vacarme assourdissant était au comble de la terreur…  Hambourg implosait…

 

Des bribes de fantômes hagards couraient dans cet inextricable décor de fin du monde  avec des enfants incertains dans les bras mais ils disparaissaient aussi vite dans des nuages de poussière brûlante engloutissant tous leurs espoirs de fuite. Dans les caniveaux ruisselaient d’abominables mélanges sanguinolents qui s’éclairaient, en pâle vermillon collant, pendant une explosion plus forte ou plus proche. Des rats faméliques flottaient dans des flaques nauséabondes en reniflant d’hypothétiques refuges dans les concrétions des ruines affalées. D’informes ferrailles torturées retenaient des parois de murs disloqués comme des griffes acérées de gargouilles affamées s’accaparant leurs habituels repas de cauchemar…

 

« Sortons de là !... Vite !... »

 

Mon collègue d’infortune, encore animé par un instinct de survie incroyable, me criait ses suppliques en regardant toutes ces myriades de débris incandescents qui envahissaient notre piètre cachette…Dans ses yeux épouvantés, je voyais la mort déchaînée comme seule issue véritable de ce carnage. Des éclairs de napalm illuminaient la ville pendant de brefs instants et d’horribles explosions répondaient en cadence tardive à ces monstrueuses forges du Diable. Tout n’était qu’embrasement, anéantissement, suppression, ravages, désolation…

 

« Allez !... Foutons le camp de ce trottoir !... »

 

Des coups de vent de lourdes déflagrations proches laissaient entendre des sirènes de pompier, des klaxons interminables, des sifflets de police, des cris déchirants, des appels de tragédie, des plaintes de suppliciés amputés sans miséricorde. J’étais statufié sous ce porche d’immeuble, tassé comme du granit sans longue carrière pour réaliser mon sablier poreux se vidant si vite dans cet environnement effroyable…  

 

Des éclats d’obus affichaient des impacts grossiers dans les murs encore debout comme des exécutions sommaires. Tout à coup, un sifflement plus pointu, plus aigu, plus précis, telle l’épée de Damoclès se décrochant de son crin de cheval, s’est approprié toute notre atmosphère terrorisée pour nous signifier l’imminence de sa collision fatale dans notre périmètre…

 

« Filons !... Filons !... »

 

Alors, nous avons couru ventre à terre, nous avons couru en enjambant les décombres, les poutres calcinées, les ornières sans fond, les effondrements brûlants et les cadavres déchiquetés ; nous avons couru droit devant nous, plus vite que tous les records du monde… La bombe tueuse se rapprochait inexorablement, aimantée par sa cible. Nous sommes tombés dans le cratère d’un projectile quand la terrible explosion a retenti derrière nous. Ce fut un intense fracas assourdissant, une tragédie de son et de lumière. L’immeuble que nous avions livré avait totalement disparu de la rue, rayé du quartier comme s’il n’avait jamais existé que dans notre imagination de prisonniers. D’un nuage de poussière linceul, des myriades de pierre liquéfiée pleuvaient çà et là. C’était comme des étoiles filantes à bout d’essor renonçant à leur liberté d’astres pour se ficher, vestiges de scories sans avenir, dans la terre calcinée…  

 

Enfin, les avions guerriers sont repartis vers leurs bases et nous, on n’a rien eu !... Pas une égratignure, pas une coupure, pas une bosse !... Rien !...

 

KG : Kriegsgefangener - prisonnier de guerre.

 

Pascal 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 14:50
 
Rien n’arrête le puissant feu
qui détruit nos forêts,
Rien n’arrête le puissant feu
qui détruit nos maisons..
 
Le feu nous prend des vies
et laisse dans les braises,
les jouets d’enfants qui ont ri,
mais qui pleurent dans la fournaise..
 
Le feu détruit et l’on se brule encore
à la flamme du soleil des étés
quand les fous attisent nos décors
de leur pyromanie enflammée..      
 
Ghislaine

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 14:41
 
De cette vie je ne veux rien garder
De ma vie il ne doit rien rester
A la maison allumez l’incendie
Au feu souvenir et soucis
Ne pleurer pas
Je ne le mérite pas
Admirez plutôt ce brasier
Et que les cendres soient dispersées
Par le vent
Sur l’océan      
 
Josette 
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 14:11
 
l’incident
 
de l’incendie indécent
 
nous laissa indécis
 
car l’indécence
 
incendie
 
la descente
 
vers l’oubli 
 
Joye
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