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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 17:55

sujet 05/2022 - clic

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Pourquoi faut-il se battre,
Et chercher à l’abattre,
Ce robot qui se croit malin
Se faisant passer pour agnelin,
Attendant mon avis
Sur un poème qui me fait envie ?
Il a pris l’allure du bonhomme Michelin
Et se croit cristallin,
En bloquant nos messages
Perdus au milieu d’un grand brassage.

Repérer les voitures sur les images,
Je ne suis pas un sage,
Je sais lire
Et écrire,
Je peux encore voir les panneaux
Que je ne prends pas pour des tableaux.
S’agit-il de nous tester ?
Ça me fait pester.
Suis-je bête ou borné,
Pour me laisser berner.

Manière d’éviter les virus,
Ce robot se prend pour un antivirus.
Un nouveau jeu de société
Gratuit pour l’été.
D’autres ont choisi Gravatar,
Un autre robot star,
Que j’ai failli abandonner
Aucune explication ne nous ayant été données.
J’ai pu m’en rendre maître,
Ce n’est plus un traitre.

Les robots nous envahissent
Soi-disant pour notre bénéfice.
Pourquoi vouloir échanger nos écrits,
Ou de simples manuscrits,
Si des robots s’intercalent,
Même de façon amicale,
Pour flouer nos commentaires,
En mettant des barrières.
Simplifions nos échanges,
Ce ne sera que louange.

 

 

Le blog de Chatondaniel

31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 10:20

sujet 05/2022 - clic

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Je ne suis pas un robot et pour que je vous le prouve Monsieur vous me posez des tas de questions ! Non pas des questions, pour jauger mes connaissances en orthographe, art, histoire, vocabulaire, poésie etc… mais des questions complètement loufoques et ridicules sur ma reconnaissance visuelle des choses, style: les bornes à incendie, les passages piétons, les autobus, les feux de circulation. Lors de vos tests, je suis certaine d’avoir trouvé et coché les bonnes cases mais chaque fois vous me renvoyez sur les roses en me disant « Recommencez! » Mille sabords de mille millions de sabords vous êtes bête et borné et vous me faites flic. D’ailleurs vous êtes flic n’est-ce pas ? On m’a dit que vous vous appeliez Monsieur Captcha et que vous travailliez à la sécurité et moi je vous dis que le monde sait très bien que votre formation est très succincte !

 

Alors moi je vous invite Monsieur Capcha à arrêter d’enquiquiner le monde ! Enfilez une bonne chapka, cherchez un sherpa costaud et partez sur le toit du monde voir si la terre est ronde et si les roses dans lesquelles vous m'avez tant poussée sont aussi belles que celle du petit prince!

 

Je sais que c’est une folie de haïr toutes les roses parce que quelques épines m'ont piquée Monsieur Captcha je n'abandonnerai pas mes rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, je ne renoncerai pas à toutes mes tentatives parce que vous me dites que j'ai échoué. C‘est une folie de jeter toutes les chances d’être heureux juste parce que quelque chose n’est pas allé dans la bonne direction. Il y aura toujours une autre occasion, une force nouvelle pour passer la barrière des Captcha. Dans chaque fin de mes histoires il y a toujours un nouveau départ.


 

Le blog de Jamadrou
30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 19:24

sujet 05/2022 - clic

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Après avoir sélectionné toutes les cases montrant des igloos sur la banquise, puis toutes les cases montrant du tartan écossais sur des kilts, puis toutes les cases montrant des poils sur l'Origine du monde de Courbet, puis toutes les cases montrant des petits pois dans une boîte de petits pois, puis toutes les cases montrant des cailloux dans une paquet de lentilles, on m'informa que mon compte avait été suspendu pour une intrusion dans mes paramètres privés.

Je dus fournir à nouveau mes coordonnées bancaires, ce que je fis avec empressement ! Mille millions de mille sabords ! Je ne voulais pas avoir coché toutes ces cases pour rien ...

 

 

Le blog de Vegas sur sarthe

30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 12:11

sujet 05/2022 - clic

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Depuis que j'ai perdu mon chauffeur particulier(une blague entre nous)

Et que j'ai envoyé notre voiture dans un mur, je ne suis plus que piétonne.

Ca rallonge ,complique, alourdit parfois la vie quotidienne comme les courses.

Mais je suis piétonne, mille millions de mille sabords!

Et je vous vois aux feux, vous les conducteurs et j'ai peur mais finalement

Je préfère ma place car je vois tant de hargne, voire de haine dans vos yeux

Quand vous voyez le feu passer au rouge ou que je m'engage sur le passage piétons

Alors que vous pensiez tracer... alors parfois je m'amuse à faire

Ce qui t'énervait, toi aussi, mon amour: je déboule devant vos roues

Et je vous traite de c..s pour toutes les fois où vous me grillez ma priorité,

Mille millions de mille sabords ! Ce qui t'énervait aussi c'étaient les mille

Millions de mille incivilités, irrespects des conducteurs, cyclistes, piétons etc.

Je suis piétonne, mille millions de mille sabords !

Et je prends aussi le bus, tram, le train et ce n'est pas aussi pénible

Que vous les conducteurs accros à leurs voitures pouvez imaginer

Quand vous me proposez de me déposer au pied d'un escalier

A descendre pour en remonter un autre alors qu'il me suffit

De descendre en pente libre, plaisir de piétonne en pays de collines.

Et quel plaisir quand on est dans un train, un tram, un bus

Que de voir défiler les bornes d'incendies, les feux de circulation,

Les passages, les piétons et les voitures embouchonnées

Pendant que je lis en jetant un œil sur les collines et petites montagnes                                

Je suis piétonne, moi, mille millions de mille sabords !

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 18:24

sujet 05/2022 - clic

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Je ne suis pas un robot et autres images

Mille millions de mille sabords

Quelle barbe avant de valider un commentaire, sympathique...

Faut souvent s'y reprendre, à prendre ombrage

Pas toujours en accord

Avec nos choix, ce damier lunatique... !!!

 

Drôle de jeu, qui énerve son monde,

J'en suis furibonde

Quand il refuse à valider

Et me dit... Recommencez !!!

 

Non, une bonne fois pour toute

Je ne suis pas un robot, là-dessus je n'ai aucun doute !!!

 

 

Le blog de jill bill

29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 17:29

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Sujet 05/2022 - du 29/01 au 05/02

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L'expression à insérer facultativement est : 

 

Mille millions de mille sabords !
 

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Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse 

les40voleurs(at)laposte.net 

Mode de fonctionnement de l'atelier : clic

 

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Bonne semaine,

Mil et une 

 

24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 18:30

sujet 04/2022 - clic

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Gentes dames et damoiseaux, voulez-vous que je vous dise l’histoire de cette jouvencelle à peine sortie des robes sacerdotales qu’elle se trouva plongée dans les tissus du commerce familial ?

 

Ysabelle, elle s’appelait. Elle avait épousé un homme riche qui avait tant chanté, tant bu, tant fêté qu’il eût fini ruiné sans l’intervention de ses parents. Ce débauché avait épousé dans sa jeunesse ladite jeune fille à peine sortie du couvent. Contraint par sa mère qui pressentait que son fils avait plus d’intérêt dans les tavernes et autres maisons de jouissance que dans le négoce du drap qu’il tenait de son père.

Après des années à gérer les affaires et se sentant à la fin de sa vie, la mère veuve, fit venir à son chevet sa belle-fille. Confite en dévotion, Ysabelle n’avait depuis son mariage, jamais été plus loin que les limites du chemin qui la menait à l’église ni non plus ouvert sa porte à son mari.

 

-          Ma fille, vous allez devoir prendre la mesure de vos responsabilités. Croyez bien que j’eus aimé mille fois mieux avoir engendré un fils qui eût la capacité de devenir un homme. Mais, ne nous épanchons pas sur ce qui n’est pas. Je vous demande de prendre ma place lorsque je ne serai plus. Mon homme de loi s’est engagé à vous soutenir dans votre apprentissage. Vous aurez aussi près de vous, Harpagon, mon valet qui comme vous le savez, n’épargne pas sa peine pour engranger l’or et l’argent dans notre cassette. Bien entendu, il faut le rémunérer à la hauteur des économies engendrées. Un pourcentage, c’est ce que je pratique.  

-          Mère, je n’entends rien à ces affaires d’argent et de commerce. Le couvent ne m’y a pas préparée. Mon mari aura sur moi toutes libertés pour nous détrousser. Répondit la bru effarouchée.

-          Retroussez vos jupons plutôt, mais faîtes qu’il n’approche jamais du coffre. Ne le laissez plus faire tapisserie devant votre porte. Apprenez à lui plaire, à lui devenir indispensable. J’ai fait venir Madame Claude afin qu’elle vous enseigne les rudiments du charme et de la volupté. Gardez à l’esprit que dorénavant vous devrez avoir le pouvoir sur lui tout en le laissant croire qu’il est le maître. C’est là toute la malice que nous possédons. Un jour peut-être, les femmes auront pignon sur rue mais celui-ci n’est pas encore advenu.

-          Puisque c’est votre souhait, je m’y soumettrai. Par quoi dois-je commencer ? Dit-elle après moult tergiversations.

-          Madame Claude est dans le boudoir, elle vous attend. Mettez-y du cœur et amenez votre mari dans votre lit. Ensuite maître Corneille vous informera de tout ce qu’il faut savoir pour diriger ce commerce. Puis Harpagon vous entretiendra des choses à savoir sur le train de la maison.

 

La jeune femme fut si alerte à apprendre les affaires de la vie conjugale comme les enseignements de la conduite de l’entreprise qu’elle dépassât sur bien des plans les espérances de sa belle-mère. Son mari ne sut jamais comment par une belle nuit il put enfin entrer dans l’alcôve de sa femme. D’ailleurs, il ne se posa pas la question et  n’en sortit plus jamais. Tandis que la belle, devenue amante et maîtresse, oublia bien vite la vie monacale et celle des saints.

Son mari lui laissa toute liberté pour devenir cheffe d’industrie, optimiser les rendements, rationaliser les frais, externaliser la main d’œuvre, capitaliser l’outils de production, dynamiser ses placements, ouvrir le capital en bourse, créer des sociétés off-shore et devenir une des plus grandes fortunes mondiales.

Pourvu qu’elle soit douce, c’est bien tout ce qu’il demandait, et il l’eût !

 

 

L' Entille

23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 11:54

sujet 04/2022 - clic

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Je sais qu'on fête cette année les 400 ans de la naissance de Molière                                          

Je sais que l'Avare est une de ses pièces les plus célèbres

Je sais qu'elle se jouera à la Comédie française.

Nous jouions ses pièces à l'école et c'était un cauchemar pour la timide que j'étais.

J'ai eu un cours sur lui à la Sorbonne.

Je suis allée voir de célèbres cours de théâtre à Paris.

Car j'ai voulu un moment être comédienne.

J'ai aimé quelques pièces auxquelles j'ai assisté

Souvent par une intervention extérieure.

Mais je fais plutôt tapisserie... sans théâtre

Car je n'ai jamais aimé le lire

Ni le jouer, ni le voir

Et lorsque je suis allée spontanément

Voire une adaptation d'un texte aimé

Ca a été pour assister à un carnage.

Je fais tapisserie... sans théâtre

Car ce n'est pas mon truc

Que les sièges me font mal au dos

Parce qu'on ne peut tout aimer

Je fais tapisserie... sans théâtre

Parce que j'aime le cinéma, les musées

Les galeries, les librairies, les bibliothèques

Où je fais souvent tapisserie

Car les autres n'aiment pas tout ce que j'aime

Et que je n'aime pas ce que les autres aiment

Alors, je n'aime pas Molière

L'Avare, le théâtre.

Mais ça m'intéresse

Et je comprends qu'on puisse aimer

Alors d'autres ne comprennent pas tout ce que j'aime.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 21:05

sujet 04/2022 - clic

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Cher oncle Alpagon,

 

Mardi. Je t’écris de la villa Radin (Vodice, Croatie) où nous sommes arrivés hier soir sans problèmes. Nous avons roulé toute la nuit sans étapes et n’avons fait qu’un arrêt bref à midi pour ne pas dépenser trop sur la route. A l’arrivée, quand Mathieu m’a donné l’heure et que j’ai réalisé qu’il était déjà plus de minuit, j’ai pensé, ah zut alors, on aura payé la nuit entière pour ne dormir que quelques heures. On se rattrapera la nuit prochaine en se couchant plus tôt et en se levant plus tard ! Heureusement, le parking est gratuit, c’est toujours ça de gagné. La chambre comporte un coffre-fort, ouf, j’espère que les femmes de ménage n’ont pas la clé. Heureusement, j’ai apporté le mien, tu sais, le petit rouge que j’utilise pour mes déplacements, je mettrai mon argent dedans et je donnerai l’autre à Mathieu. J’ai déjà entendu parler de vols et tu te doutes bien que je me méfie. Je n’ai tout de même pas épargné toute ma vie pour voir mon argent s’évaporer en une seule minute.

J’ai remarqué que notre chambre est visible quand on est du bon côté de la piscine. Je choisirai  un transat bien placé, comme ça, je pourrai observer ce qui se passe dans la chambre. Je ferai le guet le matin et Yvette s’en chargera l’après-midi. Espérons qu’elle ne va pas s’endormir, pour peu qu’elle ait pris un bon repas à midi. Pour les apéros et les pots du soir, on a créé une cagnotte commune avec Maurice. Celui qui perd aux boules met 7 kounas par partie, celui qui perd au tennis en mettra 10, comme je suis meilleur que lui, je pense que ça ne va pas me coûter trop cher. Tu vois, mon cher Alpagon, combien je mets à profit tes bons conseils et combien je te suis reconnaissant de m’avoir appris à si bien économiser.

Vendredi. Nous avons des voisins formidables, de gros négociants en vins d’Allemagne. Ils nous ont invités à l’apéro à midi, nous n’avons pas déboursé un centime. Comme ils ont un véhicule spacieux et confortable, ils nous proposé d’aller demain visiter l’arrière-pays avec eux. Tu penses bien que j’ai accepté tout de suite. Je ne l’ai pas dit à Mathieu, de toute manière, je sais qu’il n’aime guère faire du tourisme, sa femme non plus d’ailleurs, il préfère les sports et les activités du club. Voilà, mon cher tonton, les bonnes nouvelles que je peux te donner. Avec tout l’argent qu’on va pouvoir épargner grâce à nos bonnes combines et à ces gens si généreux, peut-être pourrons-nous nous payer une troisième semaine, ce qui serait super cool.  D’autant plus qu’Yvette s’est fait une amie au club qui vend des fringues à moitié prix, et presque jamais portées. Elle pourra en acheter un stock et les revendre à notre retour.

J’espère que tes placements en bourse prospèrent et que tu pourras jeter un coup d’œil sur les miens de temps à autre. Je te fais une grosse bise de la part de tous. C’est super de pouvoir s’envoyer des mails, ça économise le prix d’un timbre et celui des cartes postales. Nous ne faisons pas de photos non plus, ça reste dans les tiroirs et personne ne les regarde plus. Si tu veux voir où on est, tu vas sur le site de la villa Radin et tu te rendras compte. Je te quitte, car l’heure de l’apéro est arrivée et Mathieu nous attend pour trinquer.

 

Ton neveu Valère.

 

 

Le blog de Cloclo

22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 17:53

sujet 04/2022 - clic

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Mon or enfermé dans une tapisserie !
Sans aucune agacerie.
Tout le monde me verra avec ma cassette,
Sans voir mes piécettes.
J’adore cet artiste,
Réaliste et non cubiste.
Il ne m’a pas réclamé d’argent
Quelques heures dans son atelier,
Véritable chantier,
C’est un être très arrangeant.

Quelle magnifique idée.
Il a toute ma fidélité.
Je devenue immortelle,
Sur une toile bien réelle.
Ma cassette et moi solidaire
Nous devenons légendaires.
Nous ne nous quitteront plus.
Rien de superflu.
Que d’imagination chez ce cinéaste.
Qui n’a pas eu peur d’ajouter quelques contrastes.

Il a même changé mon nom
En me donnant un beau surnom.
Louis de Funès au lieu d’Harpagon !
De Molière, je ne suis plus le compagnon.
Qui me reconnaîtra ?
Je ne suis plus qu’un substrat.
Ma cassette est sauvée ;
Mon or est enclavé,
Dans une toile d’artiste
Me voici avec ma cassette altruiste.

 

 

Le blog de Chatondaniel

22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 13:51

sujet 04/2022 - clic

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Rien, vous n'aurez rien, pas un écu, à mon trépas,

J'emporterai ma cassette dans la tombe,

Plutôt re'mourir que de léguer mes Louis d'or...

Vous ferez, ma nièce, tapisserie chez maître Jacques,

Mon notaire...

 

Oui, vous avez hérité d'un oncle avare

Qui n'a épousé personne, que lui-même... !

 

De moi il se chuchote

Radin dans les dépenses,

Prêt à épouser sa bonne pour ne point la payer...

Et au diable les pourboires et autres dons

Chacun pour soi et Dieu pour tous !

 

Ah vous n'avez jamais vu de coffre-fort suivre un corbillard

Et bien cela fera date !!

 

Si je ne vis que pour amasser... !?

Ma foi, si tel est mon bon plaisir, ma nièce,

Epouse d'un p'tit marchand d'eau

Qui compte sur ma fortune

Pour changer cette eau en vin, et bien en vain !!

 

Avare, regardant, égoïste, pingre,

Ladre, chiche, grigou, grippe-sou,

Fesse-mathieu, racle-denier, chien, harpagon...

 

Usez de qualificatifs ma nièce, usez donc

De ma personne vous n'aurez qu'un pied-de-nez ! Na !

 

 

Le blog de jill bill

22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 11:59

clic et clic 

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Le mot à insérer facultativement est : TAPISSERIE
 

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Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse 

les40voleurs(at)laposte.net 

Mode de fonctionnement de l'atelier : clic

 

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Bonne semaine,

Mil et une 

17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 19:04

sujet 03/2022 - clic

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C’est bon maintenant ! Sus au stress ! A bas les mornes pensées ! Fini la déprime! Je ne peux pas me laisser aller ainsi, je ne me reconnais plus !

 

Dans l’arsenal de la reprise en main les sites web propose :

1/ Les antidépresseurs. Que nenni !

2/ La gym, la piscine et tutti quanti : pas question. Je m’imagine en maillot ou legging moulant avec mes 30 kg en trop. Dans le même genre : la marche ! Top ! Avec les tamalous du coin !

3/ La psychothérapie : psychiatre, psychologue, psychanalyste, que choisir ?

4/ La lecture feel good : j’ai essayé, ça me déprime dès que je l’ai terminé le livre.

5/ Mes oméga 3, le millepertuis, la sérotonine, la mélatonine et autres compléments alimentaires. Ça risque de me couter cher avant de voir les premiers effets 

6/ Positiver ! Celle-là je l’aime bien. Tous les amis sont prêts à tout pour m’aider mais il faut que je sois PO SI TIVE !

Il y avait encore en vrac, le yoga, la sophrologie, l’hypnothérapie, les massages ayurvédiques, l’accompagnement chamanique, les constellations familiales, etc…. J’en passe et des meilleures.

 

A ce point-là de mes recherches, je n’avais pas le choix ou trop justement, j’ai fait confiance au hasard. J’ai lancé le dé sur la roue des possibilités et c’est tombé sur : TA  TA !

                                                          L’accompagnement chamanique !

 

Là encore internet a été un excellent allié. Au moins on peut toujours compter sur lui ! Un vrai ami celui- là ! J’avais tenté l’annuaire auparavant. Pfuuuttt ! Pas compétent !

 

Je sonne à la porte du fakir, un joli tintinnabulement se fait entendre. C’est doux et léger comme des galets au fond d’un ruisseau. Un homme m’ouvre. J’entre sur ses pas. Il est grand, large d’épaule, les cheveux longs retenus par un catogan. Il est habillé comme un homme qui travaille à la banque. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais certainement pas à trouver un monsieur normal du moins dans son apparence.

 

Il m’installe sur un sofa sans même me poser une question. Son chat noir s’assoit près de moi. Pas de bol, je suis allergique aux poils de chat ! Ça commence bien. Il y a une drôle d’odeur dans la pièce. Comme une odeur de feu de pneu, ce n’est pas agréable. Il éteint les lumières, je ne vois plus que les yeux d’extra lucides du chat. Un roulement de tambour se fait entendre au loin. Il se rapproche rapidement. Je me sens emportée, entraînée, libérée de mes chaînes et de leur cadenas. Maintenant je sens une autre odeur, comme des herbes sèches qui brûlent dans un champ. J’entends le même tintinnabulement qu’en entrant tout à l’heure.

Et puis plus rien, le noir, le black-out total. Juste des sensations ; le chat toujours près de moi comme s’il me surveillait, je sens une petite brise sous moi et surtout une légèreté inconnue jusqu’alors.

Je suis consciente de tout mais totalement incapable de bouger le moindre orteil. Dans quoi je me suis lancée là ? je n’étais pas bien avec ma dépression ? Mon esprit travaille mais mon corps dort.

 

Et puis soudain, branle-bas de combat ! Le chat s’enfuit, j’éternue et je me réveille.

-          Qu’est qui s’est passé ? Je demande la bouche pâteuse.

-          Oh rien, juste une petite lévitation pour vous alléger. Vous êtes très réceptive, me répond-il.

 

Et me voilà dehors délestée de 300€. Et étrangement je me sens bien. 

 

 

L'Entille

 

16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 20:45

sujet 03/2022 - clic

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Enfin, cette enquête semblait devoir connaître son terme.
 
Au cœur du bâtiment, en pleine nuit, Charles Loquosme coinça sa mini lampe torche entre ses dents. Il se trouvait au plus profond des sous-sols, le dernier niveau inférieur de l’école supérieure de magiciens, - 3 sur l’ascenseur.
 
Il repensa en souriant au surnom donné à la boîte par les étudiants : Houdini est où dis donc ?  
 
Charles Loquosme vint à bout du cadenas, il avait trouvé le code page 7 dans la bibliothèque, dans un annuaire planqué entre deux grimoires.
 
Lorsqu’il l’actionna, la lourde porte de fer se mit en mouvement, sans le moindre bruit, étrangement.
 
Il avança subrepticement (heureusement il n’y avait pas code pour ça).
 
Ce qu’il vit ne manqua pas de le surprendre, même si cela confirma ses soupçons et plus particulièrement ses dernières déductions.
 
Elle était là. La jeune belle et merveilleuse étudiante prodige qui s’apprêtait à monter un numéro fantastique inouï expliquant pourquoi l’argent ne pousse pas dans les arbres.
 
C’était bien elle.
 
Elle planait, légère, au-dessus d’un canapé aux housses rayées.
 
Un chat noir à l’allure magnétique semblait pratiquer un tour de passe-passe absolument phénoménal.
 
L’imposition des ses pattes griffues sur la troisième rayure du coussin du canapé soulevait la jeune femme. Et la maintenait suspendue allongée. Belle endormie, du moins à ce qu’il paraissait.
 
Cette vision magnifique et magique fit s’emballer le cœur de Loquosme, qui se promit in petto, de ne pas oublier d’adopter le chat.
 
Mais Charles Loquosme n’oubliait pas pour autant le véritable défi où il était engagé, il devait résister et ne point abandonner, en montrant une fois encore qu’il avait plus d’un tour dans son sac et qu’il avait lu la quatrième de couverture de la semaine dernière. clic
 
Imitant à la perfection le cri de la croquette poisson-légume, il éveilla plus nettement l’attention du chat qui se détourna insensiblement de sa tâche. Loquosme poursuivit sa diversion en pensant intensément à Schrödinger.
 
Le chat disparut.
 
Charles réceptionna souplement l’endormie alors qu’il venait de rejoindre le canapé. Claquant des doigts, tapotant ses joues, il ne parvint cependant pas à la réveiller.
 
La belle dans les bras dormant, il retourna dans la grande salle où il avait fixé une réunion, tel le célèbre Ursule Poirier.  
 
L’affaire fut vite démontée et c’est James Lee Tree-Sterling qui fut confondu.
 
Petit-fils d’un banquier célèbre, il finit par avouer son méfait, un enlèvement destiné à préserver ses intérêts familiaux côté bancaire, car il ne fallait absolument pas que ce tour de passe-passe sur l’argent dans les arbres voit le jour.
 
En rentrant à son domicile le soir, Charles Loquosme fit un détour à l’épicerie du coin.
 
Une fois chez lui, il s’installa dans son fauteuil, se mit à penser intensément et le chat vint manger ses croquettes.
 
 
Le blog de K
 
 
16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 20:29

sujet 03/2022 - clic

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Jenny avait l’épaule brisée ; les répétitions avec ce chef étaient terribles, pire encore ses colères. Elle avait hésité longtemps avant d’accepter ce concerto pour violon de Beethoven ; un véritable monument de la musique., mais son agent avait tant insisté. C’était son premier grand concert.  Le pire c’est qu’elle détestait autant ce chef qu’elle l’adulait. C’était un des meilleurs connu, reconnu et vénéré par un public qui ne connaissait pas ses travers tyranniques. Oh non, il était noble, pas un geste déplacé. Seule la musique comptait. Et Elle, bouche bée le regardait jouer de cette baguette magique pour obtenir ce qu’il voulait soit la perfection.

Le concert était terminé ; un triomphe. Après avoir rangé son violon, et accroché le cadenas car son instrument était sacré ; le Stradivarius de 1721 le Kruze, qu’elle tenait d’Isaac Stern son mentor, son professeur alors qu’elle était toute petite élève violoniste, elle s’installa dans la loge qu’on lui avait attribuée et s’allongea sur ce canapé recouvert d’un tissu de coutil aussi horrible que confortable. Son chat noir dont elle en se séparait jamais griffa le tissu mais rien n’y fit, Jenny s’était endormie. Et maintenant elle flottait entre deux atmosphères, entre réveil et somnolence ; l’hypnose en somme. Elle était en lévitation. Elle voyait l’orchestre, les encouragements de Paul le premier violon et les regards durs et doux à la fois de Wladimir, le chef. Un sourire flottait sur ses lèvres. Elle ne vit pas Wladimir entrer dans la loge, ne l’entendit pas plus mais elle sentit un parfum de cuir et de bergamote. Elle s’endormit alors profondément

 

 

Le blog de Lilousoleil

16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 17:49

sujet 03/2022 - clic

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Élévation,

Lévitation,

Quelqu’un de caché dans ce tableau,

Quel bouleau !

Le chat, les livres

Personne n’est libre

Emporté par cette lévitation,

Qui n’est qu’aliénation.

Même le sein gauche, emporté dans le mouvement

Veut s’enfuir à la limite du débordement.

 

Cette élévation m’a toujours laissé perplexe,

Plus aucun réflexe,

Tout le monde semble endormi,

Une véritable infamie.

Tout est faux dans cette suspension.

Que des illusions.

Il a y un truc que je n’ai jamais trouvé,

Un mécanisme jamais approuvé.

Si la femme est dans le cou,

Que dire des livres et du minou !

 

 

Le blog de Chatondaniel

16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 14:39

sujet 03/2022 - clic

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Quatre halos... Déjà, elle avait décroché. Ken Follett s'écrasait sur le mur lorsque les piliers de la Terre sont tombés au sol. Cadenassée à son canapé-livre matelassé, elle du l'éviter pour ne pas écraser le chat affolé.    

 

 

Le blog de Margimond

16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 13:28

sujet 03/2022 - clic

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Nos vingt-cinq ans ensemble n'ont pas eu besoin de cadenas sur un pont. L'amour entre deux personnes n'enferme pas.                                                                                                         
 
De même l'amour des livres ne ferme pas à l'amour du cinéma ou de la télévision . Moi, j'aime tout ça à la folie et plein d'autres choses aussi d'ailleurs. Je suis toujours ouverte à découvrir d'autres choses pour les aimer. Pas de cadenas sauf à ma porte.                                              
 
Pas de lévitation non plus car je ne vois pas le cinéma ou les livres comme une évasion. Je crois plutôt que ça m'ouvre encore plus pleinement au monde. Pas de cadenas là-non plus.                             
 
Je suis parfois déçu des adaptations visuelles de certains livres: en lisant, je me fais mon propre cinéma; je suis active.
 
Alors qu'au cinéma, je suis passive ce qui me fait du bien. Je me repose de la presse, des livres empruntés aux bibliothèques, des plusieurs livres lus en même temps. Je m'endors parfois comme cette jeune fille mais pas en lévitation mais au contraire pleinement collée par ma fatigue au monde réel.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 19:21

sujet 03/2022 - clic

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lévitation : sensation subjective de s'élever et de flotter dans l'espace, éprouvée notamment en rêve (dictionnaire de la langue française).

 

sur notre moelleux canapé vintage Lévitan

vous vous sentirez plus léger que l'air...

 

 

Le blog d'Emma

15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 16:35

sujet 03/2022 - clic

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J’étais tellement fatiguée que j’ai voulu m’étendre cinq minutes sur mon canapé. Au bout d‘une heure, je me suis réveillée, surprise d’être toujours là, étendue dans la position où le sommeil m’avait surprise, dans un état de relâchement et de décontraction totale. C’est amusant, dans mon rêve, je flottais au-dessus de mon divan, plus légère qu’une plume, plus détendue que jamais, ayant complètement zappé les 70 kilos de la personne « bien en chair » que je suis et bravant ainsi toutes les lois actuelles de l’apesanteur.

 

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais observer son propre corps de ses yeux tout en étant consciente de se trouver ailleurs, ça vous met dans des états que la conscience elle-même ne peut analyser. Il paraît que lorsque le corps quitte son propriétaire pour aller se déployer autre part, cela peut être dû soit à l’intervention d’un esprit bas, diabolique, qui vous veut personnellement du mal, soit à un état mystique qui vous emporte pour quelques minutes dans un univers bien particulier que les savants nomment auto-lévitation. Moi, j’avais juste  l’impression d’avoir quitté mon corps si pesant  pour un pays de rêve, d’insouciance et de légèreté absolus.

 

Dans la position où je me trouvais, je ne pouvais pas voir qu’au-dessus de ma tête voletaient un certain nombres d’ouvrages entrouverts qui auraient pu me blesser s’ils m’étaient tombés dessus. Evidemment, ces objets ne pouvaient être que le fruit de mon imagination et rester des entités virtuelles. Mais, ayant toujours voué un amour inconditionnel à la lecture, tout en me reprochant de ne pas trouver assez de temps pour m’adonner à ce loisir, j’en concluais, après mûre réflexion, que cette pluie d’ouvrages n’était en somme que la vengeance justifiée d’un petit peuple de bibliothécaires municipaux lésés par ma prétendue indifférence.

 

Quand je racontai mon rêve à mon oncle, qui est un grand peintre très connu doublé d’un bon photographe, il voulut en reconstituer la scène. Ce qu’il exécuta rapidement et d’une manière tout à fait formidable. La lévitation était très bien reproduite et les traits de mon visage respiraient une paix et une sérénité non simulées. Je lui fis remarquer tout de même au passage qu’il n’avait pas lésiné sur ma corpulence et mes rondeurs, ce qui déclencha chez lui un énorme fou-rire (lui-même est ce qu’on appelle un homme bien enveloppé mais n’en souffre nullement, contrairement à moi)

 

Il restait la présence du chat. Qui n’existait pas dans mon rêve. Mon oncle le rajouta tout à la fin, pour combler un vide pictural « évident » et assurer l’harmonie de l’ouvrage, et aussi pour satisfaire un caprice de peintre qui se souvient tout à coup que le chat noir est et restera, dans la mémoire collective,  la représentation d‘un dieu plutôt malveillant et un animal s’apparentant à la sorcellerie.

 

Je n’ai plus jamais refait ce rêve. J’ai juste entrepris récemment un régime pour gommer mes quelques kilos en trop, et pour me faire prendre un peu plus de hauteur au cas où il se reproduirait. Ce qui permettrait aussi à mon artiste et oncle bienaimé de réaliser un nouveau tableau !

 

 

Le blog de Cloclo

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