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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 09:01
Vacances ou mais pour ne pas oublier...   TooTsie22

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Toute l'année "ils" l'avaient vu ce panneau en allant bosser ou coincés dans les embouteillages

vantant les merveilles d'une Tunisie paradisiaque et accueillante,
Perle des Agences de Voyages d'agréments non pas à 7573 km
mais à un coup d'aile d'avion de Paris, de Bruxelles, de Berlin ou de Rome
avec ses plages idylliques
au confort tranquille de ses hôtels au personnel de qualité tout dévoué
et où tout y est concocté pour un merveilleux confort des touristes...
Business, Business: oui bien sûr,
et on y avait cru longtemps à cet exotisme tout commercial en somme,
ceux qui vendent, ceux qui travaillent et ceux qui payent...


Mais un jour du mois de juin 2015
un de ces lieux paradisiaques les pieds dans l'eau de la Méditerranée fut la cible d'un acte de terrorisme
et la mort tellement violente et détestable s'invita sur le sable...

Depuis, cette malheureuse Perle a bien perdu de son doux éclat pour prendre l'injuste couleur du sang versé...

 

Apostille: et toute cette tristesse m'incite à rester chez moi dans un quiet petit village,
perle brute du Bro de Bégard,
en Côtes d'Armor
à mi distance de Guingamp et de Lannion


Vive la Bretagne, ses bains de mer vivifiants à 18° en été et son doux climat toute l'année......

 

 

TooTsie22

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 21:06
Perle de rêve.   XYZpascal

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Derrière cette perle de rêve
 

un collier de misères
 

pour la planète

 

 

XYZpascal

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 08:44
Sous le bitume, la plage.   Pascal Levaillant

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Qui veut  nous fait croire que  le paradis est  7573 km,

Mer, soleil, hamac et palmier sont les figures occidentales d'une quête de bonheur assuré

Qu'en est-il véritablement?

Pas besoin de hamac, et de palmier

Je m'en passe volontiers

Mon bijou  à moi est la Seine à Caudebec-en-Caux, Rives-en-Seine

On l'appelle comme ça chez nous: "la perle de la Seine"

C'est près de chez moi à 11 km

Le soleil est souvent présent

Je m'en réjouis

Ni trop chaud, ni trop faible

 

Je hais les embouteillages

J'emprunte plutôt les N7, N6, N12, N13, N15, N1

J'aime la transhumance de l'été

 

Pour Crozon cet été,  j'ai choisi la voie du centre, Loudéac, Rostrenen, Carhaix

 

Et la mer d'Iroise pour horizon

 

Que du bonheur aussi à moins de 7573 km

 

 

Pascal Levaillant

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:05
Pa-Paradis.   Tilancia

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Je savais que ça allait encore bouchonner. Je maudis cette foutue route et ce foutu soleil, qui daigne montrer le bout de son nez seulement quand ça l'arrange, c'est à dire quand moi ça me dérange. La voiture s'est transformée en véritable fournaise, mon crâne me fait mal, j'ai soif.
L'espace de quelques instants, je crois que ma vue se trouble, puis, recouvrant mes esprits, je me rends compte que les véhicules devant moi ont disparu. Tous. A la place, seul un grand panneau subsiste : il indique un petit coin de paradis si je prends la prochaine à droite. Une vraie perle ! 7573 kilomètres, c'est un défi que je peux relever. Le monde m'appartient.

J'entends déjà la musique des îles ''tut tut tut'', ''tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut''.

Je me réveille d'un bond, pas loin de me payer le plafond de la voiture. Le bouchon est de retour, les voitures aussi et elles sont loin devant. Les klaxonnes répétés me font comprendre qu'il faut que j'avance. Amer, je dépasse le panneau, promoteur d'un canapé dernier cri.

 

 

Tilancia 

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 17:43
L'autostoppeur errant.   Fabrice Parisy

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Une première perle
De pluie a caressé
Ma joue ;
Tout le monde est pressé.

Moqueur, un vilain merle,
En toute impunité,
Se joue
De mon air dépité.

Les guépards du bitume,
Comme ils en ont coutume,
Défilent sans me voir ;
Pour eux, il peut pleuvoir !

Dieu que c'est loin la Sarthe,
Pour un autostoppeur !
Qui saute
Le pas et boit sa peur ?

Est-ce à cette pancarte
Qui ment effrontément
La faute,
Si j'attends vainement ?

Sable blanc, mer turquoise...
Que l'image est narquoise,
Comme ce persifleur
De merle de malheur !

Si je pouvais en elle,
Pour toujours, m'incruster...
Le rêve !
Nager, bronzer, siester...

Mais l'errance éternelle
Est ma réalité ;
Je rêve
Surtout d'être abrité. 

 

 

Fabrice Parisy

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 17:02
On the Road.   Jak

sujet semaine 33/2016 - clic

 

On est si bien tous les deux dans notre petit coin

Notre quiétude assurée, la ville désemplie

 

Tous ces fous on the road, pied sur le champignon

Harassés, pressés, avaleurs de kilomètres

Et bien ma Perle, je te l’affirme présentement 

 

Rien de m’obligera, pas même la publicité

Oh ça non, d’acquérir une chignole d’occasion

A tant de KLM, ici, nous sommes bien tous deux

Dans notre brousse, sur notre tricycle pour bronzer 

 

 

Jak

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 16:54
Mojito ou daïquiri ?   Vegas sur sarthe

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Depuis que Raul Castro a serré la paluche à Barack Obama, tout le monde n'a plus que du La Havane dans la bouche.
Alors dès que Leonard est tombé dans le panneau... enfin, sur ce panneau publicitaire sur le chemin du boulot, il ne pense plus qu'à s'expatrier.
Là-bas c'est les Zantilles – les zîles paradiziaques comme on dit en zozotant avec des zétoiles plein les zieux – avec des cocotiers partout pour accrocher son hamac et des filles avec des mains pleines de doigts pour rouler des feuilles de cigare et plus si affinités!
Il va avoir tout le temps pour apprendre à fumer.
7573 kilomètres c'est tout ce qui sépare Angers – la perle de l'Anjou – de La Havane sa nouvelle ville de rêve... il lui suffit seulement de tourner à droite.
Y z'auraient pu le dire plus tôt, ça semble si fastoche.
Alors Leonard balance un grand coup de volant à droite, abandonne son trajet habituel, celui qui l'emmène à l'usine chaque matin depuis quatorze mille deux cent trente matins.
 
La vieille Twingo tangue sur la gauche, évite une file de pékins pressés d'aller au turbin...
Là-bas il refourguera sa caisse si elle le lâche pas avant et ne prendra plus que des Coco taxi pour aller boire des coups vers Miramar avec ses nouveaux potes.
Pour l'heure il enfile la rue du Roi René puis la rue Paul Bert, y saura jamais qui c'était ce Paul Bert.
Là-bas au moins le chanteur Obispo a une rue à son nom: la rue Obispo où a vécu le fameux Hemingway, celui qu'a écrit Pour qui sonne le gland.
Leonard va pouvoir oublier le rosé d'Anjou pour des trucs plus musclés; parait qu'y a du monde au balcon quand on vous sert la téquila et puis si Rihanna y promène son cul, ça peut pas être relou.
 
Leonard adorera visiter le quartier chinois, y a toujours un quartier chinois où qu'on soit dans le monde pour pas être dépaysé. Y aura une porte avec des lions, pas comme au Lion d'Angers où y en a pas.
Place André Leroy ça vire sec; il adore faire crisser les pneus chaque matin depuis quatorze mille deux cent trente matins pour réveiller les flemmards.
Leonard n'a pas vu débouler le gros camion de la Seita par la rue Rabelais...
 
Pour le coup ça fume, ça sent le tabac et l'huile de vidange et aussi la ferraille calcinée.
Les copains disent que les camions de la Seita ça sert qu'à transporter de la mort mais Leonard ne fume pas, enfin pas encore.
Penchée sur lui, la jeune nana n'a rien d'une havanaise et rien au balcon qu'une ample combinaison blanche avec une grosse croix rouge.
Y a aussi une odeur bizarre de poulet grillé, surement ce fameux “pollo asado” avec des haricots rouges et des bananes frites... mais y z'ont pas lésiné sur la sauce tomate!!
Comment je m'appelle? “Euh, appelez-moi Leonardo”.
Leonardo ça sonne bien – un prénom qui va faire un tabac – mais la jeune nana a l'air inquiète et il entend pas c'qu'elle lui souffle à l'oreille.
Hein? Si y préfère un mojito ou un daïquiri?
Pas facile de répondre avec ce masque sur la tronche...
La nuit vient de tomber subitement... faudra qu'il s'habitue.
 
 
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 10:04
Elle n’est pas belle la vie en Bretagne?   Chloé

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Tandis que les hommes s’affairent autour du barbecue, confortablement installées dans les hamacs à l’ombre des pommiers, Lison et Susy conversent tout en feuilletant respectivement leur magasine.

- Elle n’est pas belle la vie ma Susy, s’exclame Lison tout en mâchouillant son crayon!

- Que du bonheur! Qui a dit qu’il pleuvait toujours en Bretagne ?

- Bah ! Sûrement quelqu’un qui n’y a jamais mis les pieds ! Bon ben… Cauchemar des parisiens en huit lettres : trou, trou, trou, C, trou, trou, trou et ça finit par S.

- Ah ça les pauvres, ils doivent en avoir plusieurs ! Entre la pollution atmosphérique avec la chaleur qu’on à en ce moment, les nuisances sonores, les retards permanents de la SNCF, la circulation et les bouchons, faut reconnaître qu’ils sont servis.

- B.O.U.C.H.O.N.S. Oui, ça le fait pile poil !
- Tiens à propos, sais-tu combien de temps, un parisien sur une année, passe dans les bouchons ?

- Aucune idée mais à mon avis ça doit être assez conséquent !

- Comme tu dis! Il y passe 40 heures, j’ai lu ça dans le journal ce matin, soit une semaine de travail par an! Impressionnant non ? Sachant qu’on travaille en moyenne, euh… 42 ans… et des poussières à rallonge, ce qui fait dans une vie… Je te laisse faire le calcul…

- Voyons Susy, tu sais bien que je n’ai jamais été une perle en math, ni toi non plus d’ailleurs si mes souvenirs sont bons ! Alors prends plutôt ta calculette, ça ira plus vite !

- Trop la flegme!

- T’as raison ! Ce n’est vraiment pas un temps à faire des calculs ! Alors… Forme de communication de masse à usage commercial commençant par P ?

- Combien de lettres au juste ?

- Neuf.

- Prospectus … Propagande …

- Non ! Laisse tomber, 1.2 3 … 9. C’est bon, je crois que je l’ai …P.U.B.L.I.C.I.T.E

- Dire que j’avais le nez dedans !

- Dans quoi ?

- Dans la pub justement ! Tiens vise un peu celle ci ! Tu le crois ça ? Un panneau publicitaire avec la mer, un hamac et du sable blanc, juste à la sortie d’une usine, là où les pauvres ouvriers triment, j’sais pas combien d’heures pour un salaire de misère ! Les sagouins, ils n’ont honte de rien !

- Ouais, c’est sûr !

- En plus t’as vu le kilométrage ? 7573 km ! Si ça ce n’est pas du foutage de gueule !Pas étonnant que tous les ouvriers parisiens soient à manifester dans les rues !

- Dis moi ma belle, tu nous ferais pas une petite fixette sur les parigots en ce moment ?

-C’est que… Avoue quand même…

- Laisse tomber ! De toute façon, ton parisien avec le bol qu’il a, entre les retards à la SNCF, les embouteillages et les manifs, ne serait jamais arrivé à l’heure à l’aéroport pour s’envoler vers les Caraïbes ! (rires) Bon, revenons à nos moutons et passons aux choses sérieuses. Un mot de cinq lettres commençant par A et finissant par O ?

- C’est quoi la définition ?

- Moment de convivialité entre amis.

- Euh ….

- Concentre-toi un peu ! A. trou, trou, trou, O… Je répète … A, trou, trou, trou, O !

- L’apéro bien sûr ! Mais où avais-je donc la tête ?

- Ah ça ?

- Avec ou sans bulles ?

- Avec et si possible deux glaçons ! Tu crois qu’ils nous ont préparé ça les hommes ?

- Sûrement et à mon avis, ils doivent déjà s’être enfilé un ou deux d’avance ! Alors elle n’est pas belle la vie en Bretagne?

 

 

Chloé

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 10:17
Destination vacances.   Jeanne Fadosi

sujet semaine 33/2016 - clic

 

- Tiens tu vois "ils" le disent bien. Je te l'avais bien dit, c'est à 7573 kilomètres pas à 3757. Ton père m'avait bien dit que tu étais dyslexique mais à ce point !
- Qu'est-ce que ça change, de toutes façons tu as toujours le dernier mot. Rappelle-toi que moi, je voulais juste aller voir la mer.
- et alors ?
- alors si on continue tout droit, nous serons sur la côte d'opale juste pour le coucher du soleil.
- Ne dis pas de bêtise ma perle, tu voulais aussi voir des cocotiers. Ah enfin, nous longeons les pistes de l'aéroport.
- En attendant, avec cette circulation, nous allons encore être en retard pour l'embarquement. Dis, tu ne veux pas aller tout droit pour une fois ?
- ... (là il me faudrait emprunter une bulle au capitaine Haddock quand il fulmine)
crrrr (et ici, il me faudrait des onomatopées de bruits de freins et de dérapages contrôlés)
- chéri ! attention au virage ! J'ai dit tout droit, c'est parce que d'habitude tu ne m'écoutes pas !

 

 

Jeanne Fadosi

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 17:54
Mes perles de paysages.   Laura Vanel-Coytte

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Il m'est arrivé de me retrouver dans les embouteillages
Pour aller à un examen, un rendez-vous de travail: angoisse.
Entre les palmiers de la capitale économique marocaine
Nous prenions les rues ou la route pour filer vers la corniche,
La plage où il n'y avait plus de palmiers : marcher dans le sable
Et l'eau, un courant froid de l'Atlantique et lumière bleue de rêve
Une  perle de paysage, une de mes perles comme cette lagune...
Loin de l'Italie; mais aussi celle de Venise, une perle de l'Adriatique
Plus sublime que dans mes songes, mes lectures et les tableaux que j'aime.
Je viens de découvrir une perle dans ma rue: l'Art déco dans un immeuble
Une autre perle dans ma ville aux sept collines: un parc d'arbres et  de mûres.
Il m'est arrivé de me retrouver dans les embouteillages
En revenant d'un pèlerinage artistique sur les pas de Van Gogh en Provence.

 

Toutes les routes vers notre Drôme des Collines étaient pleines.
Il a fallu dormir en route pour être le lendemain au travail à l'heure.
Les aléas de la route même pour quelques petites centaines de kilomètres.
Cézanne aussi nous a valu un embouteillage  au retour de son antre
D'Aix: le découverte de ces paysages peints  sur place valait cette longue attente.
Je vous conseille le barrage de Bibemont qui m'a fait rater le passage
De chaque heure du bus: une perle dans un collier de paysages
Par ici et par là plusieurs milliers de kilomètres de la France
Entre deux longues semaines de travail ou en bas de ma rue, je lève
Les yeux  vers le ciel  et je découvre un détail d'architecture.
Je ressens le soleil sur mes épaules, un soleil que n'arrêtent
Pas les palmiers; le sable sous mes pieds brûlants de marche
Rafraichie par la brise  et les vagues de cette perle de l'Atlantique.
Ma perle, mes perles; le hamac  sous le pommier, mon grand-père.
Ma perle-bulle de Champagne dans une cave auboise qui pétille.
J'arrête d'enfiler les perles  que j'ai récolté dans des huîtres de Bretagne
Ou sur la Grand-Place de Lille;  je vous laisse pour savourer mon paysage
De cet instant que rien n'arrête et lorsque je parviendrais à fermer les portes
De ma journée pour dormir, je rêverais, j'espère à une autre perle,
Celle que je trouverais demain en allant faire mes courses.
 
 
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 17:48
Le radeau.   Almanito

sujet semaine 33/2016 - clic

 

Le trafic n'a pas cessé depuis plusieurs jours maintenant. Zach et ses potes ne voient pas la file ininterrompue de voitures surchargées qui s'en vont prendre l'autoroute des vacances d'où ils se trouvent, mais ils les entendent, comme un gros bourdonnement d'insectes insistants.
Par contre, couchés comme ils sont sous les arches du pont, ils ont la vue directe sur le panneau que les gars de la DDE ont installé depuis trois semaines.
Un ciel bleu comme ils ne se souviennent plus d'en avoir vu et un hamac blanc comme du sable doux qu'on égraine entre ses doigts, blanc comme les façades éclaboussées de soleil qu'on voit sur les dépliants de l'agence de voyage de la rue de Bercy.
Fredo s'étire puis se redresse sur ses coudes en mâchonnant un brin d'herbe.
-Sont où les aut'?
-Ch'sais pas au juste, le môme doit être avec sa greluche, la nouvelle qui bosse au troquet de la rue des Bûchettes, pis le Vince i doit cuver kek part, quand j'l'ai quitté hier, il éclusait sec, jamais vu un gars asphyxier le Pierrot comme i fait, çuilà!
-Et l'curé? (le curé, c'est l'intello du groupe, il s'appelle Lacroix, ce qui lui a valu ce surnom qui ne lui plaît pas vraiment)
-ça, l'curé, seul le bon dieu sait où il est et encore... Faudrait ben qui r'vienne quand même...pour le radeau...
-Pace que t'y crois, toi, à c't'histoire de radeau, toi?
-Ben ouais, pourquoi pas?
-Pourra dire en tout cas qui vous aura fait gamberger, c'foutu panneau, moi j'y crois que dalle. L'curé i vous mène tous en bateau c't'un faiseur d'almanach ton curé, s'tu vois c'que j'veux dire mon gars.
-Dis donc, mon Pierrot, intervient Zach, ch'sais pas si c'est un faiseur d'almanach, l'curé, mais t'étais ben content l'aut'jour, quand i t'a tiré d'la mouise avec les loubards! Hein! Qui c'est qu'a sauvé ta peau d'hareng, dis voir un peu!
-Quoi donc? fait Fredo, ch'suis pas au parfum, là, c'est quoi, c'thistoire de loubards?
-Nan, avec le curé, on avait dit qu'on en parlait pas, pour pas qu'y ait de discute, mais tant pis: l'aut'jour, c't'abruti d'Pierrot i s'est trouvé à République, y avait une rixe entre gars d'la zone. Pendant la bagarre, y en a un qu'a fait valser un paquet dans l'caniveau quand les poulagas ont embarqué tout l'monde et cet ahuri, il est allé le ramasser.
-Et y avait quoi donc dans c'te paquet?
-Devine! Y avait pour une fortune de ganja, tiens! Môssieur voulait se faire son p'tit pactole en douce, tu comprends...Seulement voilà, comme les keufs ont rien trouvé, i z'ont relâché les mecs au petit jour, et crois-moi qu'i z'ont eu vite fait de l' retrouver l'Pierrot avec son air con. Et l'Pierrot, i lâchait pas l'affaire, même avec tous ces types qui l'encerclaient. Si l'curé était pas intervenu à c'moment-là, i s'faisait trouer la peau comme une passoire! Même qu'i s'est pissé d'sus de trouille!
-Ha non! j'm'ai pas pissé d'sus, t'en rajoutes, là, mon salaud! Attends voir, tu veux t'battre, c'est ça?
Le Pierrot retroussait ses manches quand Vince a fait diversion en arrivant, titubant, la barbe en couenne de lard et les yeux chassieux, suivi du curé vêtu d'une chemise claire, la toison fraîchement élaguée.
-T'arrive bien Curé, kek t'as fait tes douilles, t'es passé sous la tondeuse, pis t'es prope comme un monsieur, c'matin!
-Fallait bien présenter, ch'suis allé au grand magasin acheter du matos pour les radeaux.
Dans le grand sac qu'il pose sur le sol, il y a plusieurs rouleaux de chatterton, de la ficelle agricole, du tabac et de quoi nourrir la compagnie pour la journée.
Zack en est tout chamboulé et la tenue du curé l'intimide:
-Mazette, curé, t'es une vraie perle, t'en as fait des frais, comment k't'as fait, t'es chargé de biftons comme un crapaud de plumes?!
-T'occupe, ça, c'est mon affaire. Bon, les gars, on en est où de la récup' de bidons? C'est qu'il va falloir un peu s'activer si on veut en profiter avant l'hiver. Les palettes, c'est bon, on a le compte, mais les bidons, c'est presque le plus important...
-Dis, l'curé, 7573 kms, ça va jusqu'où?
-Ch'sais pas au juste, mais p'têt bien Cuba...
Le coeur des anges s'exclame: CUBA? ...et chacun de rêver et voilà le Pierrot qui s'empare du Vince encore mal remis de sa cuite pour l'entrainer dans une danse à la diable et Zack qui se marre en claquant dans ses mains.
-Et dis, l'curé, Panama, on pourrait y aller, à Panama?
-Nan, Panama, c'est bien plus loin.. Pourquoi, t'as des éconocroques à placer?
On s'esclaffe, c'est la meilleure de la journée.
Puis le calme revient. Ils sont là, tous, sauf le môme, au bord de la petite rivière qui coule, sale et grise sous les arches sombres du pont.
-On ira pas, fait Zack en triturant un brin d'herbe, on ira jamais au pays des hamacs et des filles dorées, hein, l'curé.
-Sûr, qu'on ira pas. Pas si loin. Mais Nogent?.... Nogent...ça vous dit pas? Avec les radeaux... Nogent...hein?

 

 

Almanito

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 11:05
Je ne pars pas.   Aimela

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Je ne pars pas en vacances, les bouchons sur les routes ne sont pas pour moi. Cul contre cul à dix à l'heure, non merci. Pas besoin d'aller sur une plage déserte à 7573 kilomètres de chez moi pour rencontrer le paradis où je m'ennuierai à coup sûr. Les cocotiers, la mer azur et le hamac, cela va une heure, après, je m'ennuierai. Moi j'ai la mer. Certes, elle est changeante, passant du gris au bleu en l'espace de quelques minutes mais c'est ma perle. Il n'y a pas de cocotiers et alors, cela évite de me ramasser une noix sur la tête et me rendre encore plus idiote que je ne le suis. Près de ma mer, il y a des villages charmants, des champs où des vaches broutent tranquillement. Des pommiers emplis de fruits qui mûrissent en attendant de tomber en automne mais sans moi en-dessous car je ne vais pas dans les prés.
 
Je ne pars pas en vacances, je reste chez moi à panser mes plaies et penser à mes soucis près de mon port en rêvant d'une petite promenade en bateau sur le canal qui va à ma mer. Il n'y a pas des milliers de kilomètres à parcourir, pas de bouchons non plus. Juste un petit vent qui m'ébouriffe les cheveux comme mes pensées.
 
Je suis bien !
 
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 12:22
Le camps partie 9.   Ghislaine53

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(parties 12, 34567, 8)

 
Alors que Kélanor allait jeter la graine,ils furent "" entubés"".
Au moins dans ce tube translucide, ils étaient fixés sur leur présence ici !
C'étaient donc les graines qu'ils voulaient..
Le piège du vaisseau avait fonctionné...
La voix dit ;
Jetez les graines dans le sas et je vous laisserai libres ""
"" Elles ne vous serviront à rien "" répondit Kélanor..
Le vautour des galaxies s'était fait passé pour mort sur Zonadore !
Les sages l'avaient condamné et il s'était évadé pour mourir
dans l'espace  à ce qu'il avait été rapporté !
Depuis des Zonelles, il voulait les pouvoirs des planètes et ainsi
devenir la grand maître de l'univers...
Ils n'étaient donc pas sur Védor mais ils savaient que les graines
tuaient ceux qui n'en faisaient pas bon usage !
C'étaient les graines du savoir, Kélanor jeta donc les graines
dans le sas sans aucun remords, elle reviendraient vers lui, il le savait !
La voix dans le vaisseau cria ;
""Pourquoi souriez vous ainsi ? ""
C'est Oléanor qui,cette fois, répondit ;
"" Vous le saurez très bientôt ""
Elle se lova contre son amoureux et pensa comme elle était
contente que tous deux soient encore attachés par le cordon noir..
La seule pensée qui les traversa à ce moment fut ;
Mais où est donc Védor ?
Où est le camps ?
A ce moment les graines détruisirent le vaisseau piège et ses occupants,
qui se désagrégèrent en perles noires dans le cosmos,
pendant que tous deux se retrouvaient sur le chemin de verdure.....
Les graines au chaud.
Soudain, alors à peine remis de leurs émotions, se dessina sur le chemin,
une image bien étrange mais vivante..Des engins bizarres,
roulant sur une surface dure traversée par des bandes blanches..
Drôles de vaisseaux qui se déplaçaient avec des ronds de caoutchouc,
sans propulseur. Jamais ils n'avaient vu cela ! Des panneaux bordaient la voie !
Mais quelle était cette étrange vision que leur donnait les graines ??
Ils n'avaient pas dit un seul mot encore que tout disparut aussi venu !
Ils se regardèrent, interdits, mais stoïque malgré la surprise de l'effet !
Oublier !!! Oublier cette vision et continuer !! Voilà ce qu'il fallait faire !
Trouver le camps qui les mènerait à Védor !
Seulement penser à ça !! Le camps !!
Sans parler, ils avancèrent sur le chemin de verdure...
Kélanor prit une graine, la lança..
Dans le vide , face à eux apparut une brèche qui s'ouvrait
dans un autre espace temps.........Voilà sans doute le bon chemin........
Sans réfléchir, ils se laissèrent emporter, sans peur, les graines savaient !
 
 
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 12:09
Ah le salaud...   Jill Bill

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Encore ce panneau
Sur ma route
Celle de mon boulot,
Pas de doute
Il me nargue
A ma barbe et à mon nez
Il se targue
D'un ailleurs bien plus gai...

Hamac sous cocotier
Ciel et mer turquoises
Pendant qu'dans les bouchons
J'tire la gueule...
C'est gagné, j'rêve de voilier
Avec ma bourgeoise
Ou pas, crénom
Elle si tant bégueule...

Il lui faut de la perle
Rare,
De la caille pas du merle
Sinon, gare !

Encore ce panneau
Sur ma route,
Qu'il est loin ce bonheur
Quant encore aux 35 heures
Pas de doute
Il me nargue, ah le salaud !


J'appréhende...
Demain encore un dimanche
Chez la belle-mère
En guise de changement d'air,
Elle et sa tanche
Aux amendes...

 

 

jill bill 

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:00

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Sujet semaine 33/2016

source image : Internet

 

Le mot à inclure est : PERLE

 

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Mil et une 

vous souhaite de passer une

bonne semaine !

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 10:50
Valet de pique.   Jamadrou

sujet semaines 31 et 32

jeu d'été - clic

 

-          Connaissez-vous le Mistigri mon ami ?

 

-          Votre chat angora ?

 

-          Mais non pas du tout ! Mistigri est un jeu que l’on appelle aussi le Pouilleux.

 

-          Mistigri le Pouilleux ? Puces, poux…un jeu à gratter ? Qui offre le rêve de la richesse ?

 

-          Pas du tout mon ami, un jeu de cartes. Voulez-vous faire une partie avec nous ?

 

-          Si la règle n’est pas trop compliquée et si le gain est important, je veux bien.

 

-          Règle très simple.

 

Prendre un jeu de 32 ou 52 cartes, enlever le valet de trèfle, distribuer les cartes à tous les joueurs qui vont faire des paires de même couleur et qui feront tirer, à tour de rôle,  à leur voisin, une carte. 

Celui qui, à la fin, n’aura plus que le valet de pique piquera peut-être une colère car il aura perdu la partie !...

 
 
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 16:45
10 de der.   Almanito

sujet semaines 31 et 32

jeu d'été - clic

 

L'enfant Durand naquit un matin sombre de novembre, alors que les corneilles baillaient d'ennui sur les câbles électriques longeant le petit pavillon de banlieue et comme la maman avait rêvé d'éléphants la nuit précédant l'accouchement, on le nomma tout naturellement Hannibal.
L'heureux papa approuva ce choix, après avoir compulsé l'Encyclopédie Larousse en 10 volumes, achetée par traites sur 30 mois, qui garnissait à elle seule et très avantageusement les rayons de la bibliothèque, et qui lui révéla les talents de tacticien du grand homme de l'Histoire.
Nous en feront certainement un gendarme de qualité, déclara cet homme, grand amateur de chansons à texte.
Et en effet, une éducation stricte associée à de poussives études le menèrent droit à la gendarmerie du village pour la plus grande fierté de ses parents, après qu'il eut pris en juste noces la demoiselle Artémise (c'était l'année des A) Grillon, fille unique d'un éleveur canin.
La belle était mignonne et fraîche, toute en rondeurs et il l'aima bien que chacun de ses yeux disait zut à l'autre, expression qu'il préférait plutôt que de s'avouer qu'elle était carrément louchonne.
La vie des jeunes mariés s'écoula doucement dans le nid douillet de la caserne qu'Artémise tapissa de papier peint orange et rouge, couleurs dominantes chez l'élu de son coeur qui était roux et rubicond.
Aucun enfant ne vint - hélas! - couronner le grand bonheur du couple de tourtereaux, bien que, ainsi qu'ils aimaient à le dire, ce ne fut pas faute d'avoir essayé. Cinq fois.
A l'âge de la retraite, Hannibal passait le plus clair de son temps à faire ce que l'on appelle des réussites ou jeu de patience, deux choses dont sa peu brillante carrière sous les drapeaux de la République fut cruellement dépourvue. De gendarme de base, il resta gendarme de base et n'obtint jamais le moindre grade ni même la très gratifiante médaille du travail habituellement dispensée par la mairie pour bons et loyaux services.
Il en conçut une amertume et une mélancolie que les attentions et les tisanes de la douce Artémise n'adoucissaient pas. Elle trouvait pourtant toujours autant de charme à son époux, se félicitant chaque jour que Dieu faisait d'avoir la chance de le voir en double, dont la chevelure éclaircie avait laissé trois petits monticules mousseux roussis, l'un sur le haut du crâne, les deux autres au-dessus des oreilles, alors que lui ne prêtait plus le regard depuis longtemps aux douces courbes et aux fossettes gracieuses de sa moitié.

 

Le drame arriva le jour où le 10 de pic disparut.

 

On chercha d'abord calmement, sous les meubles, dans les replis du canapé, dans les tiroirs... le 10 de pic avait vraiment, inexplicablement disparu.
Hannibal mena une perquisition à travers tout l'appartement, vida les armoires, creva les matelas,  interrogea Artémise en lui envoyant la lumière de la lampe de chevet dans les yeux, rien y fit. Fou de colère, enfin, il s'empara à bout de bras de la jolie petite table marquetée héritée de sa marraine et la projeta sur la tête de la pauvre Artémise qui mourut sur le coup, le visage marqué d'une expression de stupidité profonde, "de profonde stupeur" relatèrent les journaux.
 Et Suzon, la petite bonne, regretta toute sa vie qui fut longue et entachée de culpabilité jusqu'à la fin, d'avoir pris ce foutu 10 de pic pour caler le pied de la petite table où monsieur "réussissait et patientait toute la journée".

 

 

Almanito

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 17:53
La peinture du roi de coeur...   Ghislaine53

sujet semaines 31 et 32

jeu d'été - clic

 
Sur le chevalet, il peint et pose,
de son pinceau, la belle pause.
Elle, habillée de rouge, écrit,
fillette chapeautée dessine et sourit.
Elle, assise sur un fauteuil d'osier,
fillette debout, se plaît à gribouiller.
Fenêtres ouvertes sur la verdure,
emplissaint l'air de feuillure..
Elle et Fillette, de bonne famille,
à leurs bafouilles, travaillent..
La fraîcheur du soir les surprend,
quand le soleil peu à peu disparaît.
Toutes deux ne pipent mot,
elles sont figées dans le tableau.
Leur visage sont dame de coeur
fillette endormie,en dame Rachel,
Le roi du tableau met à l'honneur,
ses femmes , des cartes si belles.

 

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 18:53
Quatre de coeurs.   Jaclyno'léum

sujet semaines 31 et 32

jeu d'été - clic

 

Sur le carreau embué,
Un coeur avait dessiné.
C'était il y a longtemps.
Depuis, il tapait le carton,
Dans les brumes enfumées,
Du bistro au coin de la rue.
Jamais, elle n'était venue.
A quatre feuilles, trèfles,
Pour une autre, avait collectionnés.
Les roses, elle préférait.
Prit l'habitude, avec ses amis,
D'échanger plaisanteries,
Piques et chamailleries,
Parties de cartes animées.

 

 

Jaclyno'léum

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 18:47
Le songe des As...   Ghislaine53

sujet semaines 31 et 32

jeu d'été - clic

 

Nul besoin de miroir pour admirer
la beauté intérieure de ce monde méconnu...
Sa nature s'offre à moi et j'entre en contemplation de ses couleurs, 
où elle vit avec délicatesse, délivrant des images
et des sons chimériques, à nuls autres pareils...
La lumière de son ciel se teinte d'un rouge ensorceleur,
en se couchant et il semble alors qu'un ruissellement de
bouquets d'ors tombe sur son lac qui étincelle de mille feux.
 
Ces lieux seraient tour à tour, des as de coeur, 
où ils se plairaient à côtoyer les dames de coeur,
pour les envoûter en ce monde de sérénité.........
La douceur d'ici bas ne vaudrait elle pas ce plaisir ?
Les valets et les rois, d'amitié seraient liés sans distinction...
Une égalité de vie, de richesse, de bonheur, de paix...
 
Mais en nocturne venue, s'égrènent au loin les notes sulfureuses,
d'un piano, parant la nuit d'éphémères qui dansent à ravir le ballet
d'une vie, pour sombrer dans la rosée, au matin, victimes de
quelques harpies vénéneuses, changées en déesses,
le temps d'une utopie...
 
 
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