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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 11:00

Steve McCurry - clic et clic

 

Le mot à insérer facultativement est : CHARIVARI

 

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Belle semaine,

 

 Mil et une

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:01

sujet semaine 20/2017 - clic


O  vations tant  attendues

 

R  age, déception l'orgueil en prendrait un coup

 

G  agner coûte que coûte

 

U  nanimité à obtenir

 

E  légance de la tête aux pieds

 

I  cone, idolatrie insensée

 

L  ouanges ou lapidation

 

 

Lady Marianne

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 06:11

sujet semaine 20/2017 - clic

Regardez les tous ces orgueilleux !

Que des supers mecs avec leurs zooms phalliques, déguisés en pingouin, l’œil rivé sur l'écran...

Savent-ils au moins ce qu'ils traquent ?

 

 

Josette

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 11:18

sujet semaine 20/2017 - clic

Il est  des moments de grâce où le temps semble suspendu par un fil invisible

Qui menace de se rompre si on ne profite pas de ces heures hors norme.

Il y eut pour moi, ma présence au Salon du livre de Paris, en dédicace

Sur le stand de mon éditeur pour présenter et vendre mes livres

 

C’était mon Cannes avec  moins de paparazzi mais mon tapis rouge

Etait bordé exceptionnellement de ma famille de sang, lectrice

Et ma famille de cœur, aimante, fière qui m’a conduite aux portes

De l’orgueil : les allées de la Porte de Versailles comme arc de Triomphe

 

Il y eut d’autres dédicaces avec plus de complices et moins de famille

Mais c’est toujours un moment de grâce de passer derrière la table

Où je me suis souvent tenu lectrice pour voir et vivre les auteurs que j’aime

Plus lectrice que jamais, j’accueillais le lecteur comme un miroir de mon âme

 

Tous les lieux où j’ai pu lire, montrer, dire mes paysages d’âme : lectures publiques

Slams, remise de prix littéraires, salons, sont des paysages d’orgueil pour la lectrice

Amoureuse des auteurs et des paysages littéraires que sont les bibliothèques

Orgueil aussi d’être un instant libraire et malgré tout chaque jour documentaliste.

 

 

Laura Vanel-Coytte

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:30

sujet semaine 20/2017 - clic

On aurait dit un peloton d'exécution mais en plus joyeux, ça crépitait de partout!

Ce qui plaisait le plus à Germaine c'étaient tous ces flashs comme on en voit sur la Croisette... enfin, quand on regarde la télé qui filme la Croisette.

Ça avait commencé tôt le matin sur les Champs-Déguisés.

Germaine avait mis son beau tailleur bleu ciel, celui qu'elle avait troqué chez Emmaüs contre notre grille-pain qui grillait trop le pain.

On avait eu la bonne idée de vouloir aller ramasser tout ce crottin que les chevaux laissaient derrière leur cul après le passage du nouveau président.

Pas tellement pour lui éviter d'avoir à faire le ménage après tout le tintouin mais parce qu'on venait juste de refaire notre potager et qu'on avait besoin d'un bon coup de fouet pour les tomates!

A propos de coup de fouet, je dois dire que le service d'ordre est plutôt musclé et que leur taser chatouille pas mal! J'avais le palpitant coupé et Germaine un mal au fondement dont elle se souvient comme de sa première épisiotomie.

 

Germaine a pas eu le temps de remplir son sac à main de crottin – y donnent plus de sacs plastic dans les supermarchés – qu'on nous a aussitôt emmenés manu-militari c'est à dire sous bonne escorte mais on n'a pas eu droit au Véhicule Léger de Reconnaissance et d'Appui parce qu'il n'y avait pas assez de place ou que ça sentait pas très bon; on se doutait aussi qu'on n'irait pas dans la même direction que tout le tintouin pour pas déranger le protocole.

On a eu droit à un panier à salade fermé, c'était pas plus mal puisqu'il s'est mis à pleuvoir un peu – juste des gouttes d'eau, pas des baffes parce que c'était jour d'investiture – jusqu'au commissariat du 8ième.

C'était vachement bien organisé puisqu'on était attendus par le peloton de photographes comme j'ai dit plus haut...

Germaine était aux anges, pas fâchée d'étrenner son beau tailleur malgré la pluie qui le délavait un peu... on devrait se méfier des grandes marques de chez Emmaüs.

Alors par orgueil on a posé comme on a pu sous la mitraille et les flashs pendant que le service d'ordre nous traînait à l'écart.

C'est pour ça qu'on a un air penché sur les photos mais Germaine dit que ça fait plus naturel, moins Sophie Stiqué – je peux pas connaître toutes les Sophie – alors on a acheté tous les exemplaires de Paris-Match ce matin chez notre libraire pour les revendre un bon prix aux voisins de notre quartier.

Ils vont en baver des ronds de chapeau... et nous on nous a promis une citation dans notre casier subsidiaire.

 

 

Vegas sur sarthe

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:24

sujet semaine 20/2017 - clic

S’ils croient que je n'ai pas repéré leur manège, à ces pingouins, là ils se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'au nombril, si c'était pour ne pas se faire remarquer, ils auraient dû se méfier, les "papa" et pas nous sortir leur batterie de cuisine ! C'est bien du 22 long rifle ou je ne m'y connais pas ! Des objectifs comme ça, je n’en ai vu qu'aux states, le jour où Marie-Line était allée s'étendre dans l'herbe verte du Wyoming avec son copain le joyeux Johnny, sous l'oeil complice et bienveillant de Bob, le frangin ! Ah y se sont régalés, les tireurs, et que je te mitraille par ci, et que je te mitraille par là, un vrai champ de bataille, sauf que la Marie-Line, qu'était trop occupée pour se rendre compte de quelque chose, continuait à se laisser lutiner gentiment par "mister president" en mâchouillant une violette dans des poses plus que lascives. Alors tu parles qu'y z'en ont profité un max, les monstres ! !


J'étais pas là, vu que je devais avoir deux ans quand c'est arrivé, mais quand j'ai découvert douze ans plus tard dans le grenier de Tonton Jef les douze pages des photos de leurs débauches, eh bien, je vous dis pas, je suis passé directement de l'hiver canadien à l'été indien, j'étais en sueur, le tee-shirt me collait à la peau, j'avais l'impression de baigner dans un bain à 60° et je voyais le drapeau des USA passer et repasser devant mes yeux avec ses mille étoiles. Je crois que c'est ce jour-là où j'ai pris conscience de ce qui me différenciait radicalement et définitivement de mes six frangines et que mes yeux se sont grand ouverts sur le monde féminin pour ne plus se refermer.


Aujourd'hui où je suis passé de l'autre côté de la barrière et que c'est moi qu'on traque depuis mon rôle époustouflant dans "la chevauchée magnifique", je me régale à les voir tous là depuis deux jours, ces abrutis, guettant le moindre de mes déplacements. Y m'auront pas aussi facilement, on ne débusque pas aussi vite un cow-boy comme moi à la détente aussi rapide et qui a des yeux de lynx devant et derrière la tête ! Mais je me marre, ah ! oui, je me marre, je me demande combien de temps ils vont tenir encore, un jour, deux jours ? Et avec cette chaleur en plus !! Je leur lancerais bien mon chapeau de gaucho, celui qui m'a rendu célèbre dans "los caballeros", mais j'ai peur qu'ils en profitent pour appuyer sur la gachette ! Et que je ne découvre ma tronche demain à la une de tous les baveux.


Non, je ne leur ferai pas ce plaisir, on va voir qui va tenir le plus longtemps ! Pas de doute, ce sera moi, je me suis méfié, j'ai rempli mon frigo de vivres et j'ai douze caisses de bière d'avance, de quoi tenir un siège. Allez, résistons vaillamment dans ce Fort-Alamo de verdure (le regret de ma vie, n'avoir pas joué dans le VRAI Fort-Alamo), moi j'ai tout mon temps, y m'auront pas de l'autre côté vu qu'il y a la rivière qui fait cinquante mètres de large à cet endroit.

Allez, bon courage les mecs, à demain matin, moi, je vais m'en jeter une petite derrière la cravate histoire de me rincer un peu le gosier, avec cette chaleur, je sens que je vais les retrouver raides morts demain matin. Et même, avec un peu de chance, les charognards seront passés par là et il ne restera plus que leur carcasse, tant mieux, comme ça, j'irai récupérer leur matériel, ce sera toujours ça de gagné !


Allez, good bye, les gars, sleep well and sweet dreams, et comme dit le proverbe : "patience et longueur de temps..."

 

 

cloclo

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 06:29

sujet semaine 20/2017 - clic

Et Dieu créa la femme.

Les hommes virent qu'elle était belle.

 

L'enfant se fit l'œil à la biche, retroussa son jupon,

et commença la traque.

Le roi disait en la voyant si belle à son neveu : pour un baiser, pour un sourire d’elle, pour un cheveu, infant don Ruy, je donnerais l'Espagne et le Pérou ...[1]

Les princes de la terre firent tomber du ciel

des pluies de roses sur elle.

Et ce fut l'hallali,

mitraille sur tapis rouge,

Pardon, si j’ai le souffle court comme un daguet entend la meute
des beagles qui s’acharne et court telle une foule un soir d’émeute
2]

 

Dieu créa la femme, mais le temps la saisit,

qui dévore les belles comme les laiderons.

"Vise un peu cette folle et ses souliers montants
Elle a tous les ruisseaux dans ses regards d'émail
Elle a tous les oiseaux sur son chapeau de paille
Et dans son sac à main ses rêves de vingt ans
[3]

Et tandis qu'on la raille,

d'autres biches déjà s'offrent à la mitraille.

 

 

[1] V. Hugo, guitare

[2] Guillaume Apollinaire

[3] L. Aragon

 

 

Emma

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 19:18

sujet semaine 20/2017 - clic

…Fuyons !
 
Il est une croyance qu’à chaque photo on nous vole un peu de notre énergie vitale.
 
Laissons à d’autre l’orgueil et l’image avantageuse, on est si bien dans l’ombre !
 
 
 
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 12:07

sujet semaine 20/2017 - clic

 

O n m’a tant rabâché de savoir m’aimer

R abâché d’être toujours la meilleure

G avée d’applaudissements à chaque petit succès

U lcérée, méprisée, poussée à la révolte

E ncouragée à mépriser chacun !

I l m’est impossible aujourd’hui de faire marche arrière

 L a conviction de ma propre valeur est bien installée.

 

Regardez ce cliché ; il est la preuve que l’orgueil n’est pas un des sept péchés capitaux.

Tous ces journalistes se bousculent pour m’avoir dans leur objectif,

 

Moi, Escanor, la plus jeune femme présidente de la République.

 

 

Jamadrou

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:55

sujet semaine 20/2017 - clic

Mais mais mais

Qui revoilà en mai,

Cannes et son festival

Médiatisé, sans rival...

La presse

S'y presse !

Tapis rouge, montée des marches

Monte la fièvre photographique

Journalistes boulimiques

En faire la une, leur démarche !

 

Y croiser

Sur la croisette

Untel et unetelle célèbre...

Drôles de zèbre

Ces dames en silhouette

Parfois plus que dénudée...

 

Ah le septième art

L'orgueil, des uns et des unes

Meilleur acteur, meilleure actrice

Il faut y être vu

Vue

Y être en lice

Pour décrocher cette lune,

Le fameux César !

 

 

Ça hurle des prénoms

Ça se bouscule, comme on s'empiffre,

Dans l'essaim de la presse

Avec leur matos canon,

Faut faire du chiffre

Avec cette grand-messe... !

 

Clic, clic, clic et clic

Ça enrage

Tel un ciel d'orage...

Clic, clic, clic et clic

Ça mitraille

Comme au champ de bataille...

 

 

jill bill

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:00
Sujet semaine 20/2017

source image : Internet

 

 

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Douce semaine,

 

 Mil et une

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 10:35

sujet semaine 19/2017 - clic

Lamine.

Balayeur sénégalais de père en fils depuis qu'un ancêtre avait si bien tiraillé à Bir Hakeim que la nation reconnaissante lui avait troqué son fusil contre un balai.
La famille n'avait pas perdu au change, estimait Lamine, surtout depuis qu'il officiait dans le secteur de la vieille ville. Une petite place justement nommée place de la Comédie avec son cinéma de quartier aux sièges fanés et en face, la façade d'un théâtre récemment reconverti en académie des Beaux Arts,  mêlant cariatides de stuc 1930 et personnages de la comédia d'ell arte en bas-reliefs.
Un village dans la ville, un  cocon protégé du tapage et des relents de gazoil  ou il veille en oiseau protecteur du haut de son nid mansardé établi au dernier étage d'une maison bourgeoise. Il a vécu et vieilli là et maintenant ses cheveux et sa barbe ont pris la couleur gris-bleutée de son éternelle casquette délavée. 
Les bars et les commerçants lui donnent encore la pièce et le coup à boire ou lui offrent le pain et quelques poignées de légumes secs quand il passe le balai, mais ce que Lamine préfère, c'est le cinéma, après la dernière séance du ciné club.
les gens perdent leurs rêves, savez-vous... dit-il en s'appuyant contre le balai pour tailler une bavette avec le flâneur. Les gens viennent rêver un peu dans ce vieux cinoche, ils emportent des images qui s'envolent très vite sous leurs pas... voyez: de sa poche, il sort une boucle d'oreille qu'il tient entre deux doigts tremblants. La boucle de Casque d'or...Il raconte en mots simples le triste sort du beau Manda, les regards de flamme des amants condamnés... En parlant de Signoret, dont à l'évidence il est encore amoureux, il parle de madame Rosa et de ce petit mouchoir brodé qu'il a récupéré, lui aussi. Tenez, continue t-il, j'ai aussi chez moi le marcel de Coluche...Tchao Pantin... Et puis le foulard rouge de Mike Macarenhas...Le harpon rouge, vous connaissez? demande t-il. Soudain décontenancé par la remarque un brin sacarstique  du passant, Lamine se trouble: en noir & blanc, vous êtes sûr?! C'est que Lamine voit tout en couleur. Vexé il rempoche ses trésors.
Les alentours du banc devant le cinéma sont jonchés de tickets usagés qu'il ramasse consciencieusement en hochant la tête. Les gens jettent et oublient si vite ces petits bouts de rêves... Lamine les ramènera à la maison où ils rejoindront les autres, soigneusement préservés dans la grande malle, à côté du vieil harmonica de Il était une fois dans l'ouest, de la cafetière du poète et de tant d'autres témoins. Qui sait si un jour quelqu'un ne reviendra pas chercher un peu de nostalgie...
Le mur aveugle au fond de la cour a pris lui aussi des couleurs depuis que l'école de peinture a ouvert. Les jeunes en ont fait une grande fresque vivante qui raconte Sa place, ses bars et ses petits bals du samedi soir, ses belles et hautes maisons secrètes, l'étal de la petite fleuriste et lui, Lamine, le grand Lamine en personne, penché sur son balai dégarni qui soulève une poussière d'or et d'étoiles pailletées.

 

 

Almanito

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:45

sujet semaine 19/2017 - clic

- Alors, dit-elle, en se reversant un café ,

raconte-moi... le pitch est bon?

- Pas mal...c'est original, en tout cas...

L'inspecteur Colombi retrouve  un amiral

effondré sur le pont de son bateau,

en slip et en marcel,

avec quelques traces de rouge à lèvres dans le cou...

- Ah oui ? Et comment a-t-il été tué ?

- Attends, c'est là que ça devient intéressant ...

Il est mort...

étouffé par son harmonica !

-Non, pas possible !

- Si...je te jure !

- Pas mal...en effet...

Presque aussi  détonnant qu'un livre de Musceau...

 Aussi excitant qu'une partie de Cluedo...

"L'amiral Leblanc dans le bateau

avec l'harmonica..." :-)

Mais ne me dis pas tout...

je ne veux pas connaître la fin.

 

On prend deux tickets pour demain soir ?

.

La Licorne

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 19:20

sujet semaine 19/2017 - clic

- Entre nous, mon vieux, je m'demande si je vais pas quitter l'Amiral.

- ta société de prod. ? mais ça fait un siècle que t'y es !

- 24 ans !!! Mais là, l'Amiral est en train de couler ! Déjà j'avais pas apprécié quand ils ont commencé à exiger du placement de produit. Mais c'est le bouquet depuis qu'ils ont été rachetés par JBC Coloré. Non seulement il faut faire la pub pour leurs cosmétiques, mais en plus JBC a rencontré Dieu.

- Dieu ? himself ?

- du moins ses filiales terrestres. Tu dois systématiquement faire perdre les méchants, et délivrer un message positif.

- la vache ! Pour tes scénars de polars ça doit être galère !!!

- t'imagines pas ! Je sais tout faire dans ce métier, je sais écrabouiller, empoisonner, dépecer n'importe qui, à peu près en n'importe quel endroit.

Même les restrictions budgétaires, je sais gérer. Je sais bien qu'on ne pourra pas avoir les grosses pointures, mais ma foi, le public aime bien notre pool d'acteurs récurrents un peu tapés, ça donne de l'humanité.

Je n'ai pas besoin de louer l'avenue de l'opéra, et n'ai même jamais envisagé un hélico pour les recherches ! Je situe les courses poursuite à la campagne, et faute de Maison Blanche, je dévoile les noirs dessous de la mairie de Brives les oies.

Je suis le roi des gros plans sur les regards ; les regards en disent long -à peu de frais- sur la psychologie des personnages.

 

Alors figure-toi que pour la prochaine minisérie des enquêtes de Mimi Yang, le principal suspect devait être un alcoolique séduisant. Veto de JBC ! à la rigueur un alcoolique lamentable et looser, mais surtout pas séduisant. Il suggère de remplacer par un addict au café. Tu parles ! ça ressemble à une pub, mais sans vedette, tu vois !

En plus il impose par contrat que chaque scénar doit évoquer peu ou prou un roman de son neveu William Tussor pour qu'il touche des droits, parce qu'il doit verser 4 pensions alimentaires. Cette fois j'ai dit non, mais je placerai un de ses bouquins sur le canapé où la call gril va être trouvée atrocement quelque chose -je n'ai pas encore choisi- après qu'elle ait écrit "Marc" au rouge à lèvres JBC Coloré sur la tasse à café. Belle scène, hein ?

Bien sûr pas de musique originale ! La ligne budgétaire a carrément disparu. Alors ça sera l'harmonica de il était une fois dans l'ouest, un seul exécutant, en l'occurrence mon beau-frère, il se défend pas mal, presque rien à la SACEM, à peine de quoi payer sa piscine.

La call gril sera jouée par Colette Verdurin, bien maquillée, ça peut passer.

Alors elle rentre du Chicago où elle est allée voir il était une fois dans l'ouest -ça tombe bien- avec Marc Vorcel, l'addict au café.

Mais tu penses bien que le crime passionnel, ça serait trop simple. Vorcel a disparu, certes, mais Mimi Yang le retrouve affalé dans un bar en train de cuver son café… Oui, je sais, va falloir trouver autre chose. Par contre le brigadier Boudard, le dépressif qui convoite Mimi Yang depuis la saison 2 -grosse tension érotique- trouve dans la poubelle de l'immeuble voisin un marcel roulé en boule et taché de sang… Marc...el, tu vois ?

Ça a de la gueule hein ? avec le budget que j'ai et les c… qui nous dirigent, ça vaut largement les séries nordiques, non ?

 

 

Emma

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:25

sujet semaine 19/2017 - clic

J'aime les polars et ça ne date pas d'hier, où c'est devenu "mode."

 

Il y a  vingt ans, je me cachais pour aller  chez les bouquinistes

 

Et acheter des "Série noire" ou des "Masque" à la couverture jaune.

 

J'ai  acquis à cette époque une culture des polars, les classiques du genre.

 

 

 

J'aime les polars et  d'une façon que certains diraient perverse

 

J'aime les descriptions du cadavre, les détails macabres de scènes du crime.

 

J'aime qu'on me parle de pièces à conviction, d'armes

 

Je m'intéresse à la victime qu'il soit amiral ou vétérinaire

 

 

 

J'aime les policiers qui se retrouvent autour de la cafetière,

 

Les Miss Marple  qui boivent du thé, les privés, détectives.

 

J'aime les enquêtes simples, les intrigues complexes

 

J'aime les livres de Valentin Musso et de Viveca Sten

 

 

 

J'aime les suspects en marcel, les coupables qui jouent de l'harmonica

 

J'aime les vamps qui tournent autour des hommes

 

Avec leur rouge à lèvres rouge, secrétaire ou maîtresse

 

Parfois les deux, tant pis pour l'égalité hommes et femmes!

 

 

 

Je prends un  ticket de cinéma pour un policier tout de suite

 

Je laisse les essais de côté  pour ce qui me tient en haleine

 

Je suis bon public du moment que ce n'est pas écrit avec les pieds

 

J'aime les polars mais j'ai des limites, les polars qui se tiennent

 

 

Laura Vanel-Coytte

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:24

sujet semaine 19/2017 - clic

l'Amiral

l'Amiral fait le tour de sa barcasse
Amiral est son surnom !
Il n'a navigué que sur des cours d'eau-
Il rêve d'océans , de voyages au long cours-
aussi fait' il toujours provision d'objets hétéroclites
une cafetière le matin il apprécie un petit jus
du linge de rechange
on peut aimer voyager mais rester propre
de la lecture bien sûr!
un harmonica quand sa radio aura rendu l'âme
des tickets de cinéma
en cas de troc avec des tribus lointaines
du rouge à lèvres ?
mais bien sûr pour flécher son parcours dans la savane
Aucun jupon à bord !
Il y tient !
Ce serait la pagaille !
bon alors récapitulons !
une cafetière ---

 

 

Lady Marianne

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:31

sujet semaine 19/2017 - clic

Ma pauvre Lucette,

Tu m’envoies le projet de ton nouveau livre. Je le trouve, comme d’habitude, trop tarabiscoté et surtout peu crédible.

En premier lieu, comment vas-tu faire pour prouver que le rouge à lèvres trouvé sur la tasse à café était bien celui de Chantal ? Puisqu’au début de ton livre, tu as écrit : Chantal, qui ne buvait que du thé… Relis un peu ton scénar, ma pauvre fille!

Ensuite, tu affirmes que Louis, le jour fatidique, portait un Marcel sur la peau et rien d’autre. Or, d’après mes calculs, puisque l’affaire se passe 80 jours après leurs dernières vacances, on était en plein mois de décembre et que le 4, il gelait à pierre fendre. Je sais, les paysans sont robustes dans nos campagnes, mais à ce point, tout de même !

Je lis, page 45 :  Louis, qui se préparait ce jour-là à aller à sa répétition en vue du défilé du 14 juillet. Si pour toi le 14 juillet tombe un 4 décembre, tu as tout bon, autrement, il va te falloir corriger quelques dates, ma chérie. Enfin, je te signale que Louis ne jouait pas d’harmonica, mais du Clairon dans la fanfare de Goncourt-sur-Yvette (P.23) Et que Chantal a horreur de la musique (p. 24)

Plus loin, tu sous-entends, de la plume délicate et nuancée qui te caractérise que Louis aurait eu une maîtresse et depuis fort longtemps. Il aurait profité de  l’absence de Chantal, partie au cinéma avec une amie, pour la recevoir chez lui.  Pourquoi alors ne serait-ce pas son rouge à lèvres à elle dont on a retrouvé la trace sur la dite tasse ? Voilà ta coupable toute trouvée, chère Lucette, inutile de te ronger les sangs et de chercher midi à 14 heures.  

L’alibi ? Eh bien, elle aurait tué Louis parce qu’elle n’aimait pas Musso et elle aurait piqué une crise en le voyant se plonger dans la lecture de cet auteur détesté. Ou mieux, le mari de Rosa aurait surgi tout à coup dans la chambre et surpris les amants en pleins ébats... Oui, je sais, scénar un peu trop classique, mais je compte sur toi, ma poulette, pour nous trouver une fin surprenante voire bluffante…

PS Je me permets d’ouvrir ici une petite parenthèse, mais Louis n’avait-il rien de mieux à faire que de lire du Musso en de telles circonstances ?

Bon, pour moi, ce que j’en dis… Je ne suis pas l’auteur non plus, c’est à toi de voir ce qui te paraît le plus juste, tu en es tout de même à ton 4° polar, j’espère que celui-ci aura le succès qu’il mérite et qu’il dépassera pour une fois les limites strictes de la famille et de tes rares amis.

Allez, je te laisse à tes écrits, envoie-moi le manuscrit dès qu’il sera terminé. Je te corrigerai comme d’habitude les quelques fautes que tu auras laissé échapper !

 

Ton amie Nicole.

 

 

Cloclo

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 06:23

sujet semaine 19/2017 - clic

Toi qui me lis, au fond, tu sais. Tu sais que j'aurai pu écrire un truc drôle, c'est vrai, ces images auraient formé une bonne enquête foireuse de laquelle on aurait pu rire longtemps. Mais tu as brisé le sceau, vu le mot à placer et compris immédiatement. Pour les autres, je vais vous faire part de mon crime. Mon crime, chaque jour je crois le commettre, l'air de rien. J'ai décidé de continuer à vivre, malgré moi, malgré toi, malgré vous : un café tous les matins, un bouquin pour tuer le temps, un ciné pour oublier. La musique m'aide à m'évader, comme ce tee-shirt blanc, comme une nouvelle page à écrire. On se tourne quoi qu'il arrive vers l'avenir. Ne viendra pas le temps des regrets car au fond je sais que ce qui a été fait devait l'être. Je pense donc silencieusement à vous, en espérant le mieux.

 

Je vous embrasse pensivement, de mon plus beau rouge à lèvres tape à l'oeil.

 

À vous mes amis.

 

À l'Amiral, la Reine et le Marquis.

 

 

Tilancia

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 14:56

sujet semaine 19/2017 - clic

 
 - Ça y est chef, je sais qui a tué l'amiral

 
 - Ah ! et qui donc ?

 
 - Qui exactement, je ne sais pas trop mais ce qui est sûr, c'est une femme.

 
 - Ah oui et sur quelles déductions tu peux le dire ?

 
 - Il suffit de regarder, un bâton de rouge à lèvres, un roman de Musso, un harmonica, une cafetière électrique. Cela ne peut être qu'une femme.

 
 - Et le marcel, tu en fais quoi ? C'est une femme aussi qui le porte ? Tu as étudié quoi à l'école de police ?
 
 - Ben, à ne pas se fier aux apparences.

 
 - Exactement mon cher Watson, alors va de ce pas, déposer ces pièces à analyser et tu ne reviens qu'avec les résultats et non avec tes déductions débiles, c'est compris ?

 
 - Bien chef ! 
 
 
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 14:49

sujet semaine 19/2017 - clic

“Cinq heures du matin, Paris s’éveille“ sifflotte l’inspecteur La Bavure.
Alice, escortgirl parisienne, et Marcel, amiral de la marine suisse, sont retrouvés morts et menottés l’un à l’autre sur un banc du parc Monceau.

 

“Y a une marine en Suisse?“ s’interroge Ouatson en se grattant la tête.

“Faut croire“ lui répond Ouatelse, assistante fraîchement recrutée afin d’assurer la parité dans ce monde de brutes du 36 Quai des Oeufs Frais “puisque le chef l’a lu sur son passeport“.

 

“Vous trouvez pas ça bizarre, chef que ce Marcel porte justement un jersey blanc comme Bruce Willis dans Piège de cristal ?“ ose Ouatson coutumier des questions saugrenues.

L’inspecteur semble perdu dans ses pensées, ignorant la question de Ouatson :“Ces deux-là menottés sur un banc… ça me fait penser à Musso“.

“Vous voulez dire Musseau… le patron du Café Laurent en bas de chez nous, chef?“ ose Ouatson en se grattant la joue.

La Bavure soupire :“Musso, l’auteur du roman Central Park, Ouatson!“

 

Le médecin légiste a extrait l’objet de la bouche de l’amiral et le tend à Ouatson :“C’est un harmonica Hohner, le modèle Marine Band… des millions d’exemplaires dans le monde, on en tirera rien“

Ouatson le porte à sa bouche :“On doit bien pouvoir en tirer quelques notes“ dit-il en recevant une violente bourrade de son supérieur.

“Non mais vous êtes taré mon vieux! Une pièce à conviction, ça ne se met pas en bouche!“ hurle t-il “Allez plutôt faire un tour chez cette Alice avec Ouatelse, c’est juste en face!“

 

L’appartement est en grand désordre mais les deux experts ont tôt fait de dénicher des indices majeurs: deux tickets de cinéma et un tube de rouge à lèvres d’une grande marque en 4 lettres commençant par D.

Ouatson avise la cafetière “la même qu’oncle Hubert… une Black&Brown FA833“ déclare t-il fièrement “ça maintient au chaud pendant 4 heures… d’ailleurs ça tombe bien c’est encore chaud“.

Ouatelse s’impatiente :“Non, Ouatson! On n’a pas l’temps d’en prendre une tasse“.

 

Elle prend pourtant le temps de retoucher ses lèvres avec ce tube-indice-majeur qui aurait de toute façon séché dans une boîte au 3ième sous-sol des archives.

Ouatson s’impatiente à son tour :“J’aurais eu l‘temps de prendre un caoua! Bon, qu’est-ce qu’on fait des tickets d‘cinoche?“

“Ben… rien… y doivent être foutus“ répond la donzelle aux lèvres repeintes.

“C’est marrant“ remarque Ouatson “les numéros se suivent et se ressemblent… 0546794 et 0546795“

„Ils devaient surement être assis côte à côte“ conclut Ouatelse en s’observant dans une glace “c’est Dior Addict! Elle s’emmerdait pas la fille!“

“Dior Addict? Connais pas ce cinéma dans le quartier“ bredouille Ouatson en empochant les deux tickets.

“C’est pas un cinéma, Ouatson… c’est la marque du rouge à lèvres!“ rectifie Ouatelse “Allez! On se tire“

 

“Six heures du matin, Paris s’éveille“sifflotte l’inspecteur La Bavure qui bat la semelle devant le banc où les deux corps ont été recouverts d’un drap :“C’est pas trop tôt! Alors? Des indices?“

Ouatson soupire :“Des banalités, chef. Y z’étaient ensemble au cinéma et la fille se maquille chez Dior par contre quelqu’un a fait du café y’a moins de 4 heures!“

La bavure fulmine :“Et vous pouviez pas l’dire plus vite? L’assassin était peut-être encore là!!“

 

Ouatson n’a pas son pareil pour esquiver les sujets qui fâchent :“En tout cas chef, l’amiral avait une drôle de façon de jouer de l’harmonica!“ et il ajoute avec un clin d‘oeil à Ouatelse “y risquait pas de s’irriter les lèvres, hein?“

 

 

Vegas sur sarthe

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