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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 09:14

sujet 4/2020 - clic

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Comme une pluie de feu s'abattant sur la scène, des faisceaux de lumière irradient l'enfant

Une danseuse, une étoile dans son mini voilage resplendissant

Elle glisse, sautille et s'étire enjouée, lorsqu'un facétieux violon ajoute une touche israélienne au décor sonore

 

Dehors le ciel pleure sur Sarah, Jacob et Isaac

Une triste marche sous une lumière faiblarde, sinistre telle une ombre menaçante

Les trois enfants parviennent devant l'entrée de ce palais duquel s'exfiltrent lumières et sons enjôleurs

Une belle dame en sort tête haute, un foulard cachant dignement sa tristesse

 

Les enfants en haillons presque boueux, transpercés par le froid, errent comme des âmes en peine

Pendant ce temps la petite princesse danse pour le beau monde

Les bras suspendus dans l'air, telles deux plumes virevoltant jusqu'en arrière, les yeux clos, le visage à l'envers, elle tourne, tourne, tourne, magistral solo

 

Dehors le froid gifle les enfants, pauvres et affamés

Le courant d'air aidant, la porte du palace ne s'est pas refermée

Une lueur d'espoir au fond des miroirs de l'âme, ils parviennent à se faufiler

Les petits rats des rue face au joli rat d'opéra

Qui toujours tournoie, tournoie, tournoie

C'est si beau, si beau...ils restent médusés, émerveillés par tant de beauté

Que ça leur donne une idée

 

Ils courent, toujours plus vite en direction de la rivière gelée

S’élançant avec des cris de joie, ils commencent à glisser, glisser

Sarah amorce une danse sur cette eau solide fixée entre fluide et air

Elle va de plus en plus loin du bord, et continue à glisser tel un oiseau qui touche à peine le sol

Avec élégance et majesté...mais la glace commence à se fissurer

Les garçons crient :

''Reviens, reviens !!''

Mais elle court, glisse, danse et progresse de plus en plus vite, de plus en plus loin

Elle finit par chanter de joie cette puissance d'explosion de sourires, sous les arbres agités par le vent qui l'applaudissent de leurs branches dénudées

Quelques petits oiseaux arrivent. Ils observent le spectacle et s'étonnent, la suivent de branche en branche jusqu'au drame

Les petits garçons crient de plus belle à l'unisson ''Reviens !''

Et CRAC, PLOUF...l'eau glaciale engloutit avidement la petite fille.

 

(Héhéhé oui je sais...j'suis une sadique ! Gnarp gnarp gnarp :p )

 

 

Katrina Franklyn

27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 12:00

sujet 4/2020 - clic

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Intenses, paysages intimes à défricher sans tambour

Ni trompettes de la renommée car la poésie effraie

Surtout en ces temps d'immédiateté et de buzz permanent

Urgence ressentie de crier ses souffrances et joies

Révolution dans l'espace infini des rêves fous

Réminiscence de souvenirs du futur et de projets passés

Extremes doivent être les mots des artistes-poètes

Chauds sont les rivages des mers intérieures

Tendresse infinie pour les villes et la nature

Interpellez les sourds, ouvrez les yeux des aveugles

Ouvrez leurs cerveaux aux anciens poètes

N'oubliez jamais les contemporains, vos semblables

Poésie des sons, art des images, goût des choses

Poésie de la trompette  de John Coltrane

Poésie  du violon d'Itzhak Perlman

Onirisme  du présent, du quotidien des trains

En marche et des gares remplies de voyageurs pressés

Tentez l'arrêt "Insurrection" dans le pays "poétique"

Invitez- y vos meilleurs amis à boire du champagne

Quand les bulles sont les plus légères et les plus grisantes

Une  insurrection  est une grande fête des rimes

Et des vers, une poésie de chaque instant de vie.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 18:31

sujet 4/2020 - clic

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Le trottoir glisse son ennui sous une brume grasse et collante. La lumière s’englue autour de quelques lampadaires souffreteux.

Je t’attends là.

 

Tu m’avais dit :

Tiens-toi prête. Je t’emmène là où les jours sont lumineux et les nuits plus encore.

Tu verras comment les hommes vivent ailleurs. Je te montrerai des horizons ensorcelants.

Nous vivrons au jour le jour, nuit après nuit, nous vivrons comme si chaque instant était le dernier.

Je t’emmène dans le tourbillon de la joie. Nous serons ensemble pour toujours. 

 

Et moi, je suis là, tremblant sous cette bruine qui ne s’arrête jamais, dans cette nuit sans fin. Je suis là et je t’attends en regardant ma montre. Le lampadaire crachote maintenant. Ma valise commence à nager. Ma vie prend l’eau. Mes rêves se noient. Tu n’es toujours pas là.

 

Et soudain, le bruit d’une sirène troue le silence sombre. La lumière bleue d’un gyrophare s’approche. Une voiture de police s’ébroue sur ma valise et mes escarpins en passant devant moi.

Et ton visage apparaît derrière la vitre dégoulinante.

 

Mon amour ! Reviens ! Je m’en fiche de tous ces voyages, je ne veux pas connaître toutes ces destinations dont tu m’as parlé. Au diable la Thaïlande, l’Arabie, et même la Russie ! Reviens ! Je te promets, je me remettrai au turbin. Pour toi, je travaillerai double. Ne me laisse pas seule.

Je ne veux pas que ton frère s’occupe de moi.

Reviens mon amour, je t’aime…….

 

 

L'Entille

26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 18:25

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Joao, enfant délaissé

Trop de bouches à nourrir

Survivra de débrouillardises

Et autres petits délits

Au coeur du bidonville

Et de sa bande de galapiats...

 

Les ordures, source de vie

Revendre carton et cannette

Contre quelque argent

Le mendier de temps à autre

S'acheter une feijoada

Sale et en guenilles

La nuits à la belle étoile...

 

Ca sniffe la colle

Et ça s'envole

Oubli contre la misère

A sa manière

Une tignasse à poux

Un maillot à trous

Les sandales pareilles

Rien de neuf sous le soleil...

 

Joao enfant délaissé

Livré à lui-même

Dans ces ruelles peu sûres

Délinquance et prostitution

Sans avenir

Demain revendeur de came

Et le gyrophare de la police

Taxi pour aller, en taule...

 

 

Le blog de jill bill

26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 18:17

sujet 4/2020 - clic

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Sur son violon, il jouait

Et moi je ressentais une brûlure

Je la ressentais comme un avertissement

Pour moi le feu était une catastrophe annoncée

C'est ainsi que je vois ce violon pleurer crier

Je crois fort en une punition divine

Tout dans cette musique me guide dans une autre dimension

Dimension eschatologique

Manque d’eau, vent violent

L’archet ne sait où donner de la tête

Il court il saute

Pour me faire comprendre

Combien nous avons trop tiré sur la corde

La terre est épuisée

Les températures deviennent infernales

Et la sécheresse phénoménale

Le violon crie le violon pleure

Le violon a peur

Comment arrêter ce feu face aux vents violents

Les gyrophares tournent désespérément

Comme âmes en peine

Ils signent leur impuissance

Le feu se love dans le cœur de l’arbre

L’arbre est au cœur de la forêt

La forêt avait à cœur de combattre la pollution

La forêt se meurt

L’homme sans coeur commence aujourd’hui sa descente aux enfers.

 

 

 

Le blog de Jamadrou

26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 18:06

sujet 4/2020 - clic

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Il faut voir comme

Dans la nuit

Ses néons et autre gyrophare

Sur le boulevard

Je traîne ma mélancolie

Mon vague à l'homme...

 

M'a quitté

Ma Kathy

Pour un trompettiste

Doux séducteur de piano bar

Du piston un artiste

Et sa belle Jaguar

Garée devant, bien pauvre suis

A côté...

 

Sous la lune sur le boulevard

Y a de la petite vertu

Qui m'fait de l'oeil

Et son art

Consolateur pour quelques écus

Qui s'effeuille...

 

De nuit sur le boulevard

Y a des paumés et d'l'ivresse

Des taxis en attente

Du clochard

De la gonzesse

Sur la mauvaise pente...

 

Sous la lune sur le boulevard

Y a des vitrines pour rupins

Du banc pour les amoureux

Et ce John dans ce bar

Qui la joue fin,

Ma Kathy aux anges, adieu...

 

 

Le blog de jill bill

25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 12:00

 

Le sujet cette fois n'est pas l'image, mais la musique.

Cliquez sur une flèche, ci-dessous à gauche, et laissez votre imagination voguer

sur le saxophone de John Coltrane

ou le violon de Itzhak Perlman  

Et si la musique ne vous inspire pas voici une image :

 

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Le mot à insérer facultativement est GYROPHARE

 

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse :

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Bonne semaine,

 

Mil et une

24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 17:54

sujet 3/2020 - clic

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Tout va de travers aujourd'hui. Les derniers visiteurs ont laissé un désordre monstre. Tout est déchiré, déplacé, démantibulé. Leurs gamins venaient sûrement de recevoir des cutters neufs. Et une pochette de marqueurs. Des ciseaux aussi. Ils ont osé coupé les oreilles de Bella ! Depuis, la pauvre chienne s'est débarrassé de la casquette dont ils l'avaient affublée et elle lévite dans un ailleurs improbable. Fido également est très perturbé, Ses yeux suppliants quémandent le retour à la normale, ou du moins un nouveau mode d'emploi. Et ne voilà-t-il pas que cela amuse Tante Véra ?

 

Bon … Ce n'est pas tout. Est-ce que quelqu'un a vu la tondeuse à gazon ?

 

Je crois que je vais retirer cette location du site airbnb !

 

 

Le blog d'Anilouve

22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 09:51

sujet 3/2020 - clic

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Nom d’un chien ! Cette femme a du chien ! Des chiens aussi, et aucuns ne se regardent en chiens de faïence. L’artiste se dû se donner un mal de chien pour arriver à ce résultat. Faisait-il un temps de chien dans sa tête pour qu’il déchaîne cette tempête de couleurs sur sa toile ? Ou alors s’est-il inspiré de ces couleurs du soir mourant, entre chien et loup, quand un soleil métallique illumine des nuages d’orage en leur donnant d’étranges couleurs ?

J’ai un élan de tendresse pour cette bête au regard de chien battu, et les autres n’ont pas plus l’air d’avoir un caractère de chien. Si cette dame au cœur du tableau a quelque autorité sur eux, sûr qu’elle ne leur fait pas mener une vie de chien ou les traite comme tels.

Par contre, la casquette et cette espèce de sucette arrivent là comme des chiens dans un jeu de quilles. Mais c’est peut-être une combine pour attirer le regard et susciter le débat ? Après tout, on n’attache pas un chien avec des saucisses quand il s’agit de se faire connaître ! Je me garderai bien de faire comme ces critiques qui, pour noyer leur chien, l’accuse de la rage.

Il en est plus d’un qui mériterait qu’on lui garde un chien de sa chienne pour avoir méjugé un talent potentiel. L’art n’a point de maître et nul n’est à jeter aux chiens. Mais comme souvent dans la vie, les chiens aboient et la caravane passe. Qui est honni aujourd’hui sera encensé demain et on peut passer en un éclair des chiens écrasés à la Une. Certains plus vite que d’autres s’ils acceptent de faire les chiens couchant. Gare pourtant de retomber trop vite dans le froid de chien de l’oubli.

Mais je m’égare dans mon propos, je divague comme un chien fou ! Rompons là les chiens et contentons-nous de regarder.

 

 

Le blog de Galet

21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 08:09

sujet 3/2020 - clic

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Au bord de la mer,

Où tout est si clair,

Au petit chalet ;

Pour lui tout est prêt !

Johnny aguerrie :

Gagna la partie !

Sans COMBINE aucune ;

Juste pour des prunes.

Bientôt il revient ;

Heureux sont les chiens !

On l’entend siffler …

.

Maman est parée,

Près du gros rocher,

On va festoyer !

Le meilleur au jeu,

Tout pour être heureux !

Sa casquette l’attend,

Là, mise sur le banc.

Au bord de la mer,

Où tout est si clair.

Au petit chalet,

Pour lui tout est prêt.

 

 

Le blog de Colette

20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 15:35

sujet 3/2020 - clic

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Je voudrais connaître la combine

Pour vendre mes rimes féminines

Qui ne sont pas moins fines

Que telle œuvre d’art pas divine

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 18:21

sujet 3/2020 - clic

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Mes trois chiens aimés sont à l'affiche

Ramsès, Icare et le petit Lips

Y'en a encore dans les coulisses

ma vieille Flo qu'on habillait en page

et le petit Titus qui se réfugiait

chaque fois qu'il y avait de l'orage

et que mon frère était absent …

car on habitait just'en face

on était sa deuxième maison

 

Ils sont tous là, les toutous que j'aimais

avec la tendresse dans leurs grands yeux

leurs courses après les chats

Sauf Ramsès que protégeait notre Minette

car il était arrivé si petit

qu'elle l'avait pris sous son aile

il n'était pas plus gros qu'elle …

Lui, pourchassait tous les matous

qui l'importunaient au mois d'août

 

Quand je laisse ma voiture

dans un parking isolé

je les convie à la garder

Par leur nom, je les appelle

Ramsès, Icare, Flo, Titus, Lips

Et leur demande de surveiller

Croyez-moi j'ai trouvé la combine

Je suis sûre qu'ils sont là à veiller.

 

Nous n'avons plus de toutou à aimer

Trop tristes quand ils s'en sont allés

 

 

Le blog de Lecrilibriste

19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 18:01

sujet 3/2020 - clic

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Sujet bateau s’il en est !

Thème de votre prochaine rédaction : dressez le portrait de votre meilleur ami(e) !

Alors celui-là, je ne l’ai pas vu venir ! Pas plus que celui de septembre : racontez une journée de vacances !

 

Un ami ? Des amis ??? C’est quoi ?

 

Celui qui est toujours prêt pour n’importe quoi, ce qui nous passe par la tête, même si c’est ouf ?

 

Celui qui sait se taire quand il n’y a rien à dire ?

Celui qui, juste par sa présence, sait consoler ?

 

 

Celui qui donne sa confiance et ne la reprend jamais ?

Celui qui pardonne même quand il n’y a rien à pardonner ?

 

Celui qui continue la phrase interrompue ?

Celui qui parle le même langage à demi-mots, à demi-maux ?

 

Celui qui ne s’intéresse pas à l’apparence ?

Celui qui n’en a rien à faire qu’on soit cool, populaire ?

 

Celui qui ne trompe jamais l’ennui ?

Celui qui reste là quand le bateau prend l’eau ?

 

Celui qui ne sait pas s’y prendre et tombe toujours juste ?

Celui qui met de la couleur sur la page du jour ?

 

Et bien voilà, j’ai dressé le portrait tout bariolé et non exhaustif de ma meilleure amie.

Elle s’appelle Colombine et je suis son Pierrot.

Elle est ma Combine et je suis son Escroc.

 

 

L’Entille  

19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 14:53

sujet 3/2020 - clic

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Voilà. C’est Dimanche matin. Sur le chemin des Panetiers, chaque matin, lorsque je fais ma petite marche au milieu des vignes, je ne rencontre presque jamais personne.

Mais chaque matin, lorsque j’approche de sa maison, j’entends les aboiements de mon copain le chien. Il a entendu de loin le bruit de mon bâton sur la route, et lorsque j’arrive devant la grille du portail, il se met  japper, sauter, frétiller de plus belle avec l’air de me dire : « alors ! Quand est ce que tu m’amènes avec toi…je suis disponible tu sais, mon patron n’est pas là, il est rarement là…»

Et il me fait sa grande démonstration d’impatience.

J’essaie de le calmer, chaque matin, en lui disant : « pardon mon vieux, sois cool,  moi je voudrais bien, mais je n’ai pas le droit… on se revoit demain ? »

C’est rare qu’il se calme, il a l’air de comprendre, mais il continue à japper et à sauter sur les barreaux comme un fada.

Alors, je continue ma route vers les Panetiers avec regret et je repense à cette photo qu’ils m’ont envoyée et du devoir que je dois rendre.

Une peinture un peu bizarre.

Mon vieux, tu n’y comprendrais rien. Un peu brouillon, « caca bouya » comme je disais à mes enfants, mais pleine de jolies couleurs avec de grands rochers au fond.

Mais il y surtout trois portraits de tes frères canins, qui m’ont fait penser à toi. Surtout à cause de leur regard.

Ça fait longtemps que je n’ai plus de chien et je ne suis pas spécialiste en marques de canidés, mais après avoir consulté Wikadrupedia, je crois que ce sont des braques, d’origine allemande, ou des whippets ? Je suis certain qu’on me corrigera.

Mais moi, ce qui m’a frappé,  ce qui me touche, c’est qu’ils regardent ces braves chiens. Il y en a un qui n’a pas d’oreilles, ou c’est le peintre qui a oublié de les dessiner, un autre de profil, au fond, qui regarde au loin, l’air un peu triste lui aussi, mais c’est surtout celui qui est devant, au premier plan qui vous interpelle.

Il a l’air étonné, la truffe interrogative, les oreilles aux aguets et il vous regarde, oui, il vous regarde avec ses yeux et il vous parle. Comme toi, mon copain, oui, je suis sûr qu’il nous parle.

« Alors ? C’est tout ce que vous avez à faire, me reluquer comme ça, sans dire un mot, sans faire un geste, juste me prendre en photo ? »

Pardon, les chiens ! Je dois vous laisser. Je vais continuer mon petit bout de route, un peu triste quand même, malgré ce beau soleil.

Il faut que je finisse mon devoir du Dimanche matin.

Vite fait bien fait, en forme d’inventaire.

 

Un grand tableau plein de couleurs

Trois chiens

Peut être un autre plus petit

Et tout noir, comme caché

Une casquette de baseball

Un ciel orange et vert

Et le regard des chiens qui vous regardent

Des aplats de couleur

De toutes les couleurs

Du roux du terre de sienne et parfois du bleu ciel

Et des nuages blancs qui s’effilochent

Des griffures des traits

Le visage d’un homme

Ou d’une femme

Qui vous sourit

Et le regard des chiens qui vous regardent

Surtout celui  à qui il manque des oreilles

Et dont les pattes démesurées

Sont étalées sur une sorte de tapis

De grands rochers au loin

En bleu foncé du côté gauche

Et en beige au milieu

Un drôle de boule en bas au premier plan

Qui pourrait être une sucette en chocolat

Toujours plein de couleurs

Et le regard des chiens qui vous regardent

 

 

JC Scant Ilonat

19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 08:49

sujet 3/2020 - clic

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L'autre nuit, j'ai fait un rêve étrange.

Alors que je flottais inondé de cet or vaporeux émanant de l'étoile solaire, une rafale de vent chantant les nuances lapis-lazuli évadées de l'indigo, me fit valdinguer à travers des cieux clairement azur.

Je me retrouvais alors soudain immergé d'un lumineux vert vif et rafraîchissant me chatouillant le bout du nez de ses brins chlorophylliens.

(De l'herbe dans les cieux ?)

Pensant que tout allait bien avec cette enveloppe, pourtant pas vraiment conçue pour ce type de voyage, je m'aperçus peu après...que quelque chose d'inquiétant m'arrivait.

Je percevais une sensation humide et poisseuse s'évader de moi et s'étaler effrontément en un mélange de nuances perroquet sous mes yeux ébahis.

J'observais se répandre cette lumière vermeille coagulée qui s'extirpait de mon pauvre corps malmené, à une vitesse incroyable. Comment allais-je pouvoir encore respirer dans ce monde sans mes globules de vie ?

Je me sentais partir, noyé dans les hautes herbes qui devenaient de plus en plus floues, vaporeuses, lumineuses, parsemées de magnifiques bulles cuivrées.

 

Alors que je réussis enfin, après d'incalculables efforts, à ouvrir une demi paupière. Un éblouissant rayon de lumière criarde s'écrasa sur mon mal de crâne.

Je grimaçais encore de ce trouble presque irréel, une main levée en protection vers mon visage, lorsque filtra un doux et chaud flux de vie aux teintes saumon résolu à voleter avec délicatesse sur ma peau encore prisonnière de ce sommeil ultra dimensionnel.

Mais où étais-je ? Toutes ces couleurs...j'y devine des formes, des visages...des grandes oreilles de gremlins aussi.

 

Puis soudain, terrible, quelque chose de gluant me passant sur tous les orifices de la face non sans délectation. Je m’éveillais peu à peu dans un monde inconnu peuplé de créatures étranges semblant prêtes à me dévorer sur place !

De la lumière, des couleurs, des flashs, des rayons d'arc-en-ciel s'extirpant de leur écliptique pour se fondre dans mon paysage.

Je reconnus soudain un faciès familier, ma grand-mère au loin préparant le petit déjeuner sous un ciel radieux. Puis tout se brouilla, des objets insolites apparurent qui ne devaient, qui ne pouvaient pas être là ! La casquette de grand-père qui m'était promise, la sucette de ma sœur que je lui avais mangé en douce il y a quelques mois...

 

Je n'aurais pas dû dire que je voulais être agent secret plus tard ! Le monde subliminal me met à l'épreuve avec tous ces codes secrets cachés dans mon cerveau par la lumière, complice infiltrée.

Et je n'arrive pas à comprendre quelles sont ces trois créatures qui me regardent et ce qu'elles me veulent...

 

Puis soudain retentit :

''Rémi, le petit déjeuner est prêt !''

Sortant soudain de ma torpeur, les yeux à moitié collés, je respirais enfin face à cet espace de normalité...ma chambre.

Me redressant sur mon séant, une soudaine panique intense me serra l'estomac tandis qu'un cri d'effroi s'évada de ma gorge malgré moi. Avachi sur la couette recouvrant mes jambes et me faisant front, un énorme dessin aux multiples lignes anarchiques multicolores venait m'agresser...ouf...ce n'était que ma petite sœur qui était passée par là.

Je tournais les regards et ''Aaaaahhhh'' second cri d'effroi...elles étaient là...les trois créatures qui me fixaient de leurs regards ambrés...les terribles whippets de Mémé !

Me voyant réveillé, ils bondirent alors tour à tour me dire bonjour, et de leurs grandes langues baveuses m'engluer.

Tout joyeux de leur arrivée, je descendis en hâte pour jouer avec eux au jardin.

 

Puis dans mon élan, au lieu d'un bonjour, de lancer :

''C'est fini je ne veux plus être agent secret ! Trop d'émotions. Finis les messages cachés, et je veux garder tout mon sang !''

Maman et Mémé se jetèrent un regard médusé ^^

 

 

Katrina Franklyn

 

18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 16:42

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Chahut des couleurs, chutent les mots

Châtelaine cherche son château.

Chasseur aboyeur, sorti sans sa meute.

Chiens sans casquette, une girouette,

Chuinte le vent chou-fleur, en habits du dimanche

Chimère esseulée, chacune et chacun se cachent

Chatoyants nuages orange lumière verte.

Cheminement incertain d'idées de chute.

Choisir d'y voir tout et rien, choses et chairs

Choc des idées, va t' faire lanlaire,

Chut, passez votre route, chaisières à trombine,,

Charmes désuets, rejoignez vos habitudes chagrines

Chaussez vos  pantoufles, châles miteux, vieilles édentées

Chaudrons, chats et grenouilles enchantées

Chinoiseries et autres combines dépassées.

 

 

Le blog de JaklynO'Léum

18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 16:36

sujet 3/2020 - clic

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-‌Ha... Des chiens sur l'image...
Dommage.
Bien sûr je pourrais parler de tous et de chacun des chiens de ma vie. De la bravoure de l'un, de la fidélité de l'autre, de leur beauté et de leurs aventures.
Je ne vais donc pas participer à la semaine de Mil parce que j'avais envie de parler de la petite crevette qui m'est arrivée dans une grande cage en métal, toute fraîche repêchée de la fange, extirpée des affres de la rue par une âme sensible aux félins en péril.
Trois mois, pas toutes ses dents, pas vaccinée mais couverte de puces, l'oreille sale. "J'ai regardé sur les poils blancs: elle n'a pas de puces" m'avait dit la dame sauveuse de chats. C'est que les puces sont malines, voyez-vous, elles étaient cachées dans les poils noirs.
Les puces sont parties après traitement drastique, les poils sont restés.
Une tricolore me dit-on doctement. Fort heureusement pas bleu, blanc rouge.
Les couleurs sont réparties de façon tout à fait aléatoire, principalement blanche sur le bas de caisse, de grosses tâches noires et orange de formes et de taille fantaisistes se partagent le reste du corps, avec une étonnante culotte noire à gauche, rousse à droite. Un peu le même principe que le tee-shirt rouge de ma jeunesse avec une manche verte et l'autre violette qui passerait aujourd'hui inaperçu mais qui à l'époque relevait de la pure provocation. La minette, si jeune soit-elle serait-elle une révoltée, une révolutionnaire prête à semer la zizanie dans ma vie? Du tout, la petite chose est une perle de douceur, curieuse de tout, elle observe la nouveauté avec pondération puis me regarde interrogative. Elle déclenche le moteur à ronron dès que je rentre, le tout étant très flatteur pour mon égo.
La tête n'a pas échappé au reste: un oeil jaune noyé dans une flaque de noir, l'autre dans un lac blanc juste souligné d'un trait noir. Un coquard et un cerne qui lui donnent la mine de la fille qui a passé la nuit à faire la fête.
La queue, elle, fait bande à part du fait qu'elle est de façon fort inattendue tigrée. La minette elle-même s'en étonne, court après ce maudit appendice qui ne saurait faire partie de son anatomie et qui s'obstine à la suivre partout.
Ajoutez à cela un point noir posé sur le rose de chaque coussinet et sur le bout du nez, rose lui aussi, comme une façon de dire point final, ici s'arrête le chat.

 

 

Le blog d'Almanito

18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 15:11

sujet 3/2020 - clic

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Pierrot réclamait un chien

Prêt à la combine pour se faire,

Nom d'un chien

Quitte à jouer les faux airs !

 

Devoirs faits, leçons apprises

Bon, à moitié...

Salut ôtant casquette

A la voisine, cette rosse...

B.A. petites hein

Façon scout... parfois !

Même s'il lui en coûterait ma foi

Se mérite un chien

Lui le mauvais en tout, le sale gosse

La cancre de la famille Baite

Toujours décrié

En rien apprécié, point une surprise !

 

Tu en auras un, dit un jour le père,

Un comme toi, avec défaut

Un lévrier sans oreilles à bas prix dont nul ne veut,

Vous ferez une belle paire

De nilgauts

A faire rire pape le plus sérieux !!

 

Pierrot la nomma Sibel

Car à la ronde

Point de plus belle

De plus maligne aussi, à chaque seconde


Le blog de jill bill

 

18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 12:00

Rémi Jouandet - clic et clic

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Bonne semaine,

 

Mil et une

17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 12:02

sujet 2/2020 - clic 

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Petite, j’entendais la voisine dire à qui se plaignait de sa maladresse : « Que voulez-vous, j’ai deux mains gauches ! » Je n’avais jamais constaté par moi-même, mais je trouvais ça très logique, moi qui ai deux mains droites… Et je compatissais.

Qui n’est pas comme nous ne peut pas comprendre. Personnellement, ce n’est pas drôle : mes mains « basiques » m’obéissent la plupart du temps, avec plus ou moins de bonheur, je dois le reconnaître, pour la gauche. Mais mon autre main non seulement me complique la vie pour m’habiller (allez trouver une chemise ou un pull à trois bras !), pour vivre en société (je ne sors que revêtu d’une cape), mais surtout parce qu’elle semble régie par mon autre moi, cette part plus sombre que chacun porte en lui, en refusant bien souvent de l’admettre.

Petite, c’était de peu d’importance même si ce n’était pas facile, mais en grandissant ça a pris des proportions : cette deuxième droite réduit plus qu’à son tour sa jumelle au silence pour faire les choses à sa place et à sa façon, qui me convient rarement. C’est une usurpation d’identité sans violence, la plus faible n’ayant pas une amplitude de mouvements suffisante pour faire opposition. Mais ma pauvre main gauche ! Rien de ce qu’elle peut faire ne trouve grâce auprès de la dextre, qui va parfois jusqu’à essayer de l’étrangler ! La première fois que je l’ai vue faire, j’ai été attendrie en pensant qu’elle se souciait de la santé de sa compagne en prenant son pouls, mais quand j’ai vu mes doigts devenir blancs et glacés, j’ai du faire appel à toute ma volonté pour faire lâcher prise à cette enragée. Et la pauvre autre droite qui tremblait d’impuissance devant ce coup de force… Malheureusement, cette épreuve se répète, même si j’essaie d’éviter les conflits en ne donnant pas trop de tâches à senestre, mais je ne peux pas non plus tout faire avec deux seules mains droites ! Et mon horizon n’est pas près de s’éclaircir. Cette mauvaise main, « Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse » aurait écrit Monsieur Rostand.

Ah, vraiment, tournez cent fois votre langue dans votre bouche quand vous aurez envie de dire : « Je n’ai pas quatre bras » ou « Je voudrais être Vishnou », ou n’importe laquelle des divinités poly-brachiales ! Ce n’est pas la panacée.

                                                                

 

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