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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 14:38

Sujet semaine 15/2017 - clic

Le coeur sur la main

 

 

 

La rencontre au présent

Est souvent la plus belle

Et dedans son carcan 

Même la main en attelle

Ne se veut pas rebelle

Elle cache bien souvent

Les délicats contours

D’une âme de velours

 

-------------

 

Cousue main 

 

 

 

Comme l’épeire des jardins

Tissant le fil du temps

De  liens entrelacés

Joliment ajourés

Il brode de ses mains

Dans la nuit étoilée

Une toile  de dentelle

À senteurs boisées

Et fait naître une femme

Qui au son des crécelles

Du bruissement du vent

Laisse danser son âme

Avec légèreté

 

 

Chloé

 

 

"La main n'est elle pas le plus beau de tous les'outils

le plus polyvalent, le plus performant.

Mais elle sait aussi parler pour tout dire, sans un mot.

Celle-ci on pourrait dire qu'elle est cousue main."

 

Bernard Mages - clic

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 14:17

Sujet semaine 15/2017 - clic

- Te voilà songeuse, la Droite ! Pourquoi me regardes-tu comme ça ?

- Ben, je pense... Je pense à ce jour, il y a exactement 40 ans aujourd'hui. Tu te rappelles, la Gauche ?

- …

- Ah ! Bien sûr, tu préfères ne plus en entendre parler. Tu as oublié peut-être ? Mais moi, je me souviens de tout.

- …

- Tu n'arrêtais pas de te montrer avec cet anneau d'or tout neuf glissé à ton doigt. Il faut dire : bien manucurée, en plus, quelle allure, ma chère !

- Mais dis-donc, la Droite, tu en avais profité de la séance de manucure ! Moi aussi, j'ai de la mémoire. Tu étais tellement jalouse que tu ne pouvais tenir le bouquet d'Elle. Et tu tremblais de rage !

- Moi ? Tu radotes ma vieille ! D'ailleurs, qu'est-ce que tu crois ? Ce n'est pas toi qu'Il admirait. Pffft ! Il était tellement vaniteux qu'il regardait surtout la bague avec les diamants que tu portais. Une folie ! Elle lui avait dit pourtant : « Chéri, je préfèrerais une alliance toute simple. Et nous pourrions garder l'argent pour employer une femme de ménage deux heures par semaine. » Mais non ! Rien à faire, Lui, que l'on s'échine toutes les deux. Enfin, moi surtout !

- Oh ! Oh ! J'ai fait ma part ! Et, puisque tu en parles, qui s'est exhibée toute cette soirée, sans honte, en levant les coupes de champagne, hein ?

- En tout cas, quand Il est parti, tu as eu besoin de mes services pour la délivrance. Au passage, je te fais remarquer que tu avais grossi : j'ai eu du mal à enlever cette foutue bague. Et Elle, tellement énervée qu'Elle me communiquait son stress. Ah ! Comme je l'ai jeté à la figure de cet abruti, ce truc !

- Tu n'as pas pris de gants la Droite ! Et bon vent ! Moins de boulot à la maison. Le pire, tu te souviens, c'était ses chemises à repasser.

- Et jamais content ! Si Monsieur trouvait un faux pli quand il était de mauvaise humeur, à refaire ! Et c'était souvent.

- Elle, cette pauvre gourde, elle s'excusait !

- Heureusement, j'ai donné un petit coup de pouce au destin. Elle a fini par ouvrir les yeux quand je lui ai mis sous le nez le mot doux trouvé dans la poche de sa veste, à l'autre ! En ce temps là, on ne prenait qu'un peu de repos au lit, hein, la Gauche ! Et encore... Tiens, ne parlons pas de ça parce qu'il y aurait beaucoup à dire...

- Hum ! Là, je me demande si tu n'étais pas contente...!

- Bon, bon ! C 'est du passé. Tu vois, moi, ce que préfère aujourd'hui, c'est tourner les pages de son livre quand Elle lit. J'aime toucher le papier. Je caresse les pages. J'adore écouter le bruissement de la feuille qui bouge.

- Ben, tu vois la Droite ! Quand elle lit, justement, mon plus grand plaisir est de casser de tous petits morceaux de chocolat et de les fourrer dans sa bouche.

- Eh ! Qu'est-ce qu'il te prend ? Arrête de te frotter contre moi, la Gauche !

- Tu ne comprends jamais rien ! J'ai froid, voilà tout. D'ailleurs, toi aussi, tu es glacée.

- C'est vrai. Et ces doigts qui se déforment ! De l'arthrose, ils disent. Finalement, nous ne sommes plus trop de deux pour les tâches du quotidien.

- Les taches...! Regarde : plus le temps passe, plus elles se voient ces vilaines marques brunes. Que c'est disgracieux quand même !

- En attendant, ma chère, toi tu peux te cacher quand elle se promène. Moi, je dois encore tenir sa canne. Pauvre de moi !

 

 

Marité

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 15:54

Sujet semaine 15/2017 - clic

Quand ta main prenait la mienne
le monde pouvait s'écrouler
tu étais mon refuge suprême
ma sécurité.
 
Je te voulais magicienne
Mon monde s'était écroulé
tes mots ne pansaient plus mes plaies.
Ma peine muette te bousculait.
 
Quand tes mots sont devenus muets
j'ai maudit ma candeur cruelle
à te croire surhumaine
à te penser immortelle.
 
Quand tu as déposé les armes
contre la vie qui s'en allait
ta main dans la mienne
d'une dernière caresse
m'a murmuré
"il est temps que tu me laisses".
 
Tu étais apaisée
nos âmes enfin à l'unisson
pour ta dernière leçon.
 
 
Petite mère, de Leny Escudero : clic
 
 
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 19:51

Sujet semaine 15/2017 - clic

Il était une fois dans un pays imaginaire, un œuf tout blanc bien installé sur un plancher. Au milieu de la nuit alors que la lune brille, un petit bruit. Toc, toc ! Il se fendille, un, deux, trois, quatre doigts apparaissent puis d'un coup c'est une main qui tombe sur le plancher. Une petite main toute rose. Le temps de reprendre ses esprits, de regarder ses doigts et aux alentours, où suis-je ? se dit-elle. Pas de réponse ! Elle avance sur le sol, un doigt après l'autre et fait ainsi le tour de la pièce. Tout est vide, rien, il n'y a rien que moi, je suis seule, peut-être que si je regardais d'où je viens, je trouverai une compagne. Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle s'agrippe à l’œuf et plonge les cinq doigts dedans, fouille, au bout, le néant complet, mauvaise pioche aucun autre habitant dans la pièce, elle commence à se morfondre dans le coin d'un mur lorsque : Patatras ! Un œuf exactement comme le sien tombe et se casse, aussitôt une seconde main les cinq doigts en avant se redressent.

 

Main G

Ah ! Enfin, je croyais que je n'y arriverai jamais.

 

Main D

Arriver à quoi ?

 

Main G

Sortir de cette prison pourtant j'ai fait les pieds au mur, j'ai crié, je me suis débattue... impossible de sortir. Étais-tu enfermée toi aussi ?

 

Main D

Oui, J'ai gratté, il y a eu un trou et je suis sortie.

 

Main G

C'est tout ? Tu en as de la chance. Je parle, parle mais je ne me suis présentée, je suis main gauche.

 

Main D

Moi main droite viens là, approche-toi de moi.

 

Main G

Pourquoi ?

 

Main D

Viens, je te dis.

 

Main gauche s'approche de main D et se pose jusqu'à la toucher complètement

 

Main D

Serre-moi pour que l'on soit plus qu'une.

 

Main G

Cela me fait peur.

 

Main D

Peur de quoi ? Tu ne devrais pas nous sommes semblables, deux sœurs jumelles unies pour le bonheur comme pour le pire. Tu comprends, nous avons la même âme.

 

Main G

Justement, je ne veux pas d'une âme pour deux, je la veux pour moi toute seule.

 

Main D

Tu sais que c'est impossible.

 

Main G

Ah ! Tu crois...

 

Elle a lâché D, celle-ci est tombée sur le sol dans un cri de surprise et quelques secondes plus tard. G, elle aussi, s’affaisse comme une chiffe molle.

 

Main D

Tu vois, nous devons rester unies sinon, nous sommes perdues.

 

Elle rampa de nouveau vers G et l’attrapa par le poignet toute heureuse de devenir enfin une avec G. C'est enlacées qu'elles finirent leurs jours.

 

 
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 19:13

Sujet semaine 15/2017 - clic

Dans tes mains, mon âme se repose

 

Dans tes mains, mon cœur se développe

 

Dans tes mains, mon corps se réveille

 

Dans tes mains, un métier si difficile

 

Dans tes mains qui ne rechignent

 

Jamais au travail et au partage.

 

Dans tes mains, j’ai mis les miennes

 

Pour les réchauffer de ma tendresse

 

Les détendre de ma patience.

 

Dans tes mains, mes mains qui t’aiment.

 

 

Laura Vanel-Coytte

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 15:08

Sujet semaine 15/2017 - clic

Aujourd'hui deux mains
 
Qui semblent prêtes aux baisemains
 
Deux mains
 
Qui demain
 
En un tournemain
 
Grifferont le chemin
 
Déchireront le parchemin
 
Pour des lendemains inhumains
 
Aux douleurs couleur carmin.
 
 
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 11:53

Sujet semaine 15/2017 - clic

Mon coeur

Croit-il encore

A l'âme soeur

Bien qu'indolore

Ne soit l'Amour

Il surprend

Toujours

Et pourfend

L'autre, crédule

Aveugle au mal,

Pour lui que des virgules

Sans point final...

Quand il m'a tendu

Sa main

Il m'a plu

De croire en demain

A nouveau,

Douce telle une caresse

Un printemps, un renouveau

Remplit de promesses...

Ressentir soudain

Un fol émoi

Au coeur de cette main

Qui ne me laisse de bois...

 

M'alliant, à raison ou à tort,

Me laisser guider

En chemin

Tel le vent pousse le marin

Et son voilier

Vers l'horizon, confiante, encore...

 

 

jill bill

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 11:00

 

Auguste Rodin - clic et clic

 

 

Le mot à insérer facultativement est : ÂME

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

Mode de fonctionnement du blog : clic

 

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Bonne semaine,

 

 Mil et une

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:36

sujet semaine 14/2017 - clic

Je n’ai rien vu venir quand le bon copain Jérémy s’invitait pour les weekends bricolage ; pourtant j’étais prévenu, il ne savait pas planter un clou…

 

Je n’ai rien vu venir quand Jeremy est parti avec ma meuf. Pourtant j’étais prévenu mais quand on a de la peau de saucisson devant les yeux…

 

Je n’ai rien vu venir quand le notaire m’a mis sous le nez les papiers du divorce ; pourtant j’étais prévenu que l’argent est le nerf de la guerre…

 

Je n’ai rien vu venir quand l’huissier a cogné à mon huis ; pourtant j’étais prévenu, me voilà tout nu comme un ver….

 

Je n’ai rien vu venir quand les gamins ont criés, moi j’vais chez maman, moi j’reste avec papa ; pourtant j’étais prévenu que la garde alternée c’est pas le top…

 

Je n’ai rien vu venir quand dans cette situation tout s’est délité ; pourtant j’étais prévenu que dans cette poudrière j’y laisserais des plumes….

 

Des plumes, j’en ai plus et des poils non plus ; d’ailleurs je suis complètement à poil ; plus de femme, plus de copain, plus de gamins, plus de belle mère, plus de maison et maintenant

 

Je chante, je chante du soir au matin sur les chemins qui poudroient et je ne vois toujours rien venir sur les routes qui verdoient.

 

 

Lilousoleil 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:31

sujet semaine 14/2017 - clic

Je la voyais venir avec ses gros sabots, la Berthe.

- Patrick, j’ai besoin d’un coup de main pour déplacer un meuble !

Un meuble ? Sacrée Berthe ! C’est un chambardement total de son mobilier qui était au menu du jour et, bah, je l’aidais la Berthe. Il y avait pire comme marotte et comme voisine…

 

Au régiment aussi j’étais de corvée. Le Major ne voulait que moi au volant de son véhicule, décrétant que j’avais le coup d’œil pour me faufiler dans les files et déjouer les pièges de la circulation. Une sinécure ? Détrompez-vous ! Entre ce que je voyais et ce que je pourrais vous en dire, il y a un fossé. Pas si sages les rendez-vous galants du Major, même en pleine période de manœuvres…

 

Au bureau ce fut une poudrière prête à sauter quand je découvris les comptes truqués du comptable. Sans vous et vos yeux de lynx, cher Patrick, c’était la faillite assurée et le scandale dans le canton, m’avait avoué le boss. Une prime rondelette reçue en récompense m’avait permis de monter ma propre entreprise. Petite, oui, mais bien à moi…

 

Depuis, je vivais au grand air. Les arbres à élaguer ne manquaient pas dans la région et la grimpe avait toujours été mon sport favori. Le danger ? J’étais équipé d’un matériel d’une sécurité à toute épreuve. Jamais eu le moindre accident ! Je vérifiais tout, me fiant à mon regard aguerri…

 

Comment je suis arrivé ici, aux portes du paradis ? Je ne le sais exactement. J’étais sur un épicéa géant, cela je m’en souviens… Un météore n’aurait pas fait plus de dégât… scalpé, amputé des deux jambes… Comment ? Une caisse tombée d’un avion ?

 

Si vous le dites, Saint Pierre ! Moi, je n’ai rien vu venir !

 

Je peux entrer ?

 

 

Mony

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