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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 14:49

sujet semaine 19/2017 - clic

“Cinq heures du matin, Paris s’éveille“ sifflotte l’inspecteur La Bavure.
Alice, escortgirl parisienne, et Marcel, amiral de la marine suisse, sont retrouvés morts et menottés l’un à l’autre sur un banc du parc Monceau.

 

“Y a une marine en Suisse?“ s’interroge Ouatson en se grattant la tête.

“Faut croire“ lui répond Ouatelse, assistante fraîchement recrutée afin d’assurer la parité dans ce monde de brutes du 36 Quai des Oeufs Frais “puisque le chef l’a lu sur son passeport“.

 

“Vous trouvez pas ça bizarre, chef que ce Marcel porte justement un jersey blanc comme Bruce Willis dans Piège de cristal ?“ ose Ouatson coutumier des questions saugrenues.

L’inspecteur semble perdu dans ses pensées, ignorant la question de Ouatson :“Ces deux-là menottés sur un banc… ça me fait penser à Musso“.

“Vous voulez dire Musseau… le patron du Café Laurent en bas de chez nous, chef?“ ose Ouatson en se grattant la joue.

La Bavure soupire :“Musso, l’auteur du roman Central Park, Ouatson!“

 

Le médecin légiste a extrait l’objet de la bouche de l’amiral et le tend à Ouatson :“C’est un harmonica Hohner, le modèle Marine Band… des millions d’exemplaires dans le monde, on en tirera rien“

Ouatson le porte à sa bouche :“On doit bien pouvoir en tirer quelques notes“ dit-il en recevant une violente bourrade de son supérieur.

“Non mais vous êtes taré mon vieux! Une pièce à conviction, ça ne se met pas en bouche!“ hurle t-il “Allez plutôt faire un tour chez cette Alice avec Ouatelse, c’est juste en face!“

 

L’appartement est en grand désordre mais les deux experts ont tôt fait de dénicher des indices majeurs: deux tickets de cinéma et un tube de rouge à lèvres d’une grande marque en 4 lettres commençant par D.

Ouatson avise la cafetière “la même qu’oncle Hubert… une Black&Brown FA833“ déclare t-il fièrement “ça maintient au chaud pendant 4 heures… d’ailleurs ça tombe bien c’est encore chaud“.

Ouatelse s’impatiente :“Non, Ouatson! On n’a pas l’temps d’en prendre une tasse“.

 

Elle prend pourtant le temps de retoucher ses lèvres avec ce tube-indice-majeur qui aurait de toute façon séché dans une boîte au 3ième sous-sol des archives.

Ouatson s’impatiente à son tour :“J’aurais eu l‘temps de prendre un caoua! Bon, qu’est-ce qu’on fait des tickets d‘cinoche?“

“Ben… rien… y doivent être foutus“ répond la donzelle aux lèvres repeintes.

“C’est marrant“ remarque Ouatson “les numéros se suivent et se ressemblent… 0546794 et 0546795“

„Ils devaient surement être assis côte à côte“ conclut Ouatelse en s’observant dans une glace “c’est Dior Addict! Elle s’emmerdait pas la fille!“

“Dior Addict? Connais pas ce cinéma dans le quartier“ bredouille Ouatson en empochant les deux tickets.

“C’est pas un cinéma, Ouatson… c’est la marque du rouge à lèvres!“ rectifie Ouatelse “Allez! On se tire“

 

“Six heures du matin, Paris s’éveille“sifflotte l’inspecteur La Bavure qui bat la semelle devant le banc où les deux corps ont été recouverts d’un drap :“C’est pas trop tôt! Alors? Des indices?“

Ouatson soupire :“Des banalités, chef. Y z’étaient ensemble au cinéma et la fille se maquille chez Dior par contre quelqu’un a fait du café y’a moins de 4 heures!“

La bavure fulmine :“Et vous pouviez pas l’dire plus vite? L’assassin était peut-être encore là!!“

 

Ouatson n’a pas son pareil pour esquiver les sujets qui fâchent :“En tout cas chef, l’amiral avait une drôle de façon de jouer de l’harmonica!“ et il ajoute avec un clin d‘oeil à Ouatelse “y risquait pas de s’irriter les lèvres, hein?“

 

 

Vegas sur sarthe

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 12:19

sujet semaine 19/2017 - clic

Pièces à conviction

Ou objets trouvés... (on se l'demande...)

A longueur d'année

Bazar, accumulation !

 

Et qu'est-ce qu'on a

Cette fois...

Pas de quoi saigner à blanc

Avec ce bâton, ce marcel, ce roman...

 

Eeeh, mes fins limiers...

Le crime nouveau est arrivé

Et sa caisse divers

Eté comme hiver

La chose ignoble n'a pas d'saison,

Et un coupable à mettre au violon !!

 

Finissez vos kawas

Raisner et Thielemans, avec moi...

 

La victime, un homosexuel,

La « belle »

Egorgé/e

Comme un goret...

 

Ca sent l'homophobie

A plein nez...

La concierge pas étonnée,

« Y avait du chien de faïence ici... »

 

Comment ça ma brave dame ?

Ben oui quoi, les regards...

« Lola » dérangeait, ça s'voyait

Comme dans la mare un pavé !

Paix à son âme...

Faire de sa garçonnière un lupanar

A tout l'monde ça n'plaisait,

M'sieur l'commisaire Magret...

 

Tenez, entre autres, l'amiral, un sanguin,

Savait pas « la » voir en tableau...

Alors le pôf zigoteau

Couic, j'dis ça, j'dis rien !!

 

Mouais, mouais, explicable,

X locataires, autant de coupables !

 

Au fait, commissaire...

Le grec,

Y avait un ticket avec

J'dis ça, j'dis rien, c'était son affaire... !

 

M'ouais madame Bignolle

M'ouais, une autre cage aux folles...

 

 

jill bill

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 11:00

image Mil et une

 

Le mot à insérer facultativement est : AMIRAL

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

Mode de fonctionnement du blog : clic

 

-------------

 

Bonne semaine,

 

 Mil et une

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 11:52

sujet semaine 18/2017 - clic

A travers ma claustra, j’aperçois « Le Père Bail dans son jardin à Bois le Roi » peint par Maximilien Luxe [1] : à l’abri de son chapeau de paille, il arrose et je ne vois pas son visage.

Avec un  couvre-chef similaire, le jardinier, par un soleil d’après-midi à Eragny de Camille Pissarro

A enfilé  un tablier, porte un seau et défie du regard l’avenir qui honore aujourd’hui son peintre [2]

 

"Le jardinier" de Malevitch [3] est bien coloré et rappelle "La femme au seau [4]" aussi cubo-futuriste.

 

"Le jardinier" de Maurice de Vlaminick  est  plus fortement fauviste.

Auguste Renoir rend hommage à l'architecte méconnu Charles le Coeur, un de ses premiers mécènes.

Il le dédicace "Ô Galand Jard » (Au Galant Jardinier)" représenté à Fontenay aux Roses.

 

J'ai vu à Antibes des maisons et des jardins mais pas la "Maison du jardinier [5]" peinte par Monet. Pour Julien Dupré, le jardinier n'a qu'une cabane.

 

Pablo Picasso peint "La famille du jardinier, "Georges Seurat un jardinier  au travail.

 

L'année dernière, à Giverny, il y a eu une exposition intitulée, "Caillebotte, peintre et jardinier [6]" parce qu'il a beaucoup évoqué les jardins dans son oeuvre.

 

Larry Smart met en scène un jardinier pour un charmant "baiser topiaire [7]."

 

"Le jardinage" d'Othon Friesz a des couleurs plus sombres.

 

Van Gogh s'inspire d'une de ses figures tutélaires, Millet, pour peindre "Les premiers pas [8]"

Qui met en scène dans un jardin, le jardinier, un enfant et une femme.

 

"Le jardinier Vallier [9]" de Cézanne est assis sur un banc. "Le vieux jardinier [10]" d'Emile Claus est pieds nus et porte un tablier.

 

 

Laura Vanel-Coytte

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 18:15

sujet semaine 18/2017 - clic

Lisa s’assied sur le banc à l’ombre du buisson. Quelques lignes de tricot et imperceptiblement elle s’éloigne du quotidien. Pourtant, le roucoulement répétitif d’une tourterelle la déconcentre finalement des mailles à compter et du motif à répéter. Le bourdonnement des insectes, chœur joyeux de l’été semble l’inviter à sa suite. Pieds nus, Lisa se rend à la limite de la pelouse, là où une petite clôture sépare l’herbe du potager.

 

Avec une pointe d’émotion inattendue, elle observe Emile, son vieux compagnon de route, sarcler à reculons les carrés de légumes. Ses gestes semblent précis et le va et vient de l’outil élimine les mauvaises herbes sans pitié.

 

Epinard, céleri, petits pois, haricots, courges de toutes sortes, poireaux, carottes…

Quelle opulence ! Jamais nous n’arriverons à consommer tout cela !

Lisa hausse les épaules. Peu importe, les voisins, les amis, profiteront eux aussi de légumes tout frais et cultivés sans produits chimiques. Emile se sent si bien les sabots aux pieds dans la terre brune et c’est le plus important.

 

- Emile, je rentre préparer le dîner. Peux-tu récolter deux bonnes poignées de haricots et me les apporter ?

Emile sursaute, relève la tête, l’agite de haut en bas.

- Oui, oui ! fait-il en direction de Lisa.

Lisa soupire, ne peut réprimer une grimace, moue entre le sourire et les pleurs puis elle s’empresse de ramasser son tricot, d’enfiler ses mules et de rentrer.

 

Le chat miaule, se frotte à ses jambes attiré par l’odeur de la viande qui mijote dans la cocotte.

- Ecoute, voilà ton maître. L’entends-tu, il enlève ses sabots ?

Le chat, indifférent au jardinier, sort au soleil, l’heure de son repas n’a pas encore sonné.

Dans l’ombre de la cuisine Lisa observe à nouveau Emile, ce géant musclé, planté hagard sur le seuil, un pot de fleurs sur le bras. Pas de haricots en vue… évidemment… il a oublié… une fois de plus…

 

- Entre, Emile, le repas est prêt ! Oh, merci pour ta gentille attention. Ces fleurs sont d’un rouge si vivant. Je pose le pot sur le guéridon, regarde comme c’est joli.

 

Sur la table, un plat fumant de haricots parfumés d’ail est prêt à être dégusté.

Ce matin, à l’heure de la rosée, alors qu’Emile dormait encore, Lisa les a récoltés au potager faisant fi du claustra invisible qui la sépare désormais de lui.

 

 

Mony

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:13

sujet semaine 18/2017 - clic

Il avait pour surnom Carnéra. (Eu égard à sa ressemblance avec le boxeur Primo Carnéra aux formes généreuses et à la force inouïe)

Et tel il apparaissait au premier œil, une sorte d’Hercule.

C’était le roi des jardiniers.

Son lopin, au fond du terrain caché par le verger, longeait le petit ru qui lui était très utile pour abreuver copieusement ses légumes.

Derrière un grillage désuet, il élevait aussi des poules, dont les œufs s’ils n’étaient pas d’or, étaient très appréciés pour nourrir sa grande famille d’affamés.

Tôt le matin dans la petite cahute qui lui servait de réserve pour toutes sortes de choses, ses outils, ses récoltes, son tonnelet (dont je reparlerais), aux aurores donc, il chaussait ses sabots, remplis de paille en guise de chaussettes, et descendait au jardin, calmement, méditant surement, vers son petit domaine.

Et selon les saisons, il bêchait, semait arrosait ou récoltait. Mais à n’importe quel moment de l’année, il peaufinait ses allées très droites, éliminant les herbes envahissantes.

Lorsqu’il avait fourni un effort pénible pour son dos rhumatisant, il se redressait en arrière, maintenant ses mains calleuses au niveau des reins, et laissait sortir de sa poitrine un souffle très puissant.

Il redressait son béret, le prenant entre pouce et majeur, guidant le geste de l’index pour lui donner une forme de pliure .Ce geste si répété avait transformé le feutre qui semblait maintenant être devenu cuir,

Son ventre rebondi de gros mangeur surplombait son pantalon qui était retenu par une ficelle pour ne pas choir.

Dans son domaine pas n’importe quelles semences, des anciennes, rien à voir avec celles hybridées de notre époque.

Des pommes de terre vraies de vraies, Fin de Siècle- Bintje, Ratte. Il fallait toujours que le tubercule provienne d‘une altitude plus haute, allez savoir pourquoi .Ils étaient mis précautionneusement en terre, pas avant Pâques dans notre région, les germes respectueusement et délicatement dressés vers le haut.

Il y avait aussi les cardons, avec leur couverture de kraft en hiver, les rutabagas, dont nous les gamins n’étions pas friands, et ces énaurmes courges courant tout azimut.

Lorsqu’il avait terminé, vers les midis, il remontait au même pas, ses légumes dans un brouette bancale, et les stockaient dans sa cahute. Je le revois, pesant sur la Roberval les produits de son jardin,

Il y avait dans ce petit appentis fermé par un claustra, un calendrier lunaire qui trônait, insolite.

Lune montante- lune descendante, nous les enfants ne comprenions pas grand-chose, et lorsqu’on l’interrogeait, il répondait d’une voix bougonne :

« Mais qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école ?? »

 

Après avoir inscrit les poids de ces récoltes sur de vieux papiers d’emballages, avec un crayon mine qui demeurait en permanence dans ce frais endroit, il s’octroyait la permission d’un petit remontant. Dans le tonnelet, en effet il y avait une piquette, élaborée par lui-même avec les raisins de la treille de son balcon, loggia assez vaste pour maintenir une vieille vigne généreuse, qui nous ombrageait de surcroit en été.

Cependant de la vigne c’est le seul avantage que nous tirions, les raisins étaient interdits pour nos papilles.

Tel était mon grand père maternel, né à la fin du 19ieme siècle.

 

Jak

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 19:11

sujet semaine 18/2017 - clic

On aimerait croire qu'il est heureux, le vieux jardinier.

Parce qu'on aime, on adore le jardin. Tout le monde aime le jardin, les roses et les salades. Le jardin est un bout d'Eden rien qu'à nous… Le "rien qu'à nous"  en fait un paradis.

 

On aimerait croire qu'il est heureux, le vieux jardinier.

Parce qu'on aimerait croire que vieillesse apporte sagesse, que sagesse rime avec sérénité, que sérénité vaut bonheur.

Allons !

Certes, c'est un homme de la terre le vieux jardinier, ses énormes pieds presque racines sont ancrés dans la terre, ses mains immenses sont faites pour manier des outils, planter, repiquer…

Est-il heureux pour autant, le vieux jardinier ?

 

D'ailleurs est-il si vieux ? Son poil n'est pas tout à fait blanc, et bien que les épaules soient un peu cassées par le travail, une puissante musculature sous la tenue modeste trahit encore la sève.

 

Et son regard ? Est-ce celui d'un homme tranquille, alors qu'il flambe sous les sourcils broussailleux ?

Allons, cet homme est en colère.

En colère contre la vie ? Contre sa vie ? L'âge qui vient ? Sa condition ?

Cet homme ne rentre pas à la maison après avoir repiqué ses poireaux, et retiré ses sabots pour ne pas salir.

Cet homme est un serf. La colonne grandiloquente sur la gauche ne peut être la déco d'une modeste maison, c'est celle du perron de Monsieur le Comte, ou du notaire qui a racheté le château.

Peut-être qu'il exècre le destin qui l'a fait valet, lui, Hercule. Parce qu'en plus il doit porter le prénom ridicule que lui a donné Soeur Marie de la Contemplation qui l'a recueilli sous le porche du couvent.

Peut-être qu'il y a bien longtemps il a été amoureux d'Adeline, la petite Comtesse, celle-là même qui lui demande aujourd'hui de remplacer le bégonia de l'entrée que les chiens ont bousculé ; en minaudant, sûre qu'elle est encore, la pauvre folle, du pouvoir de ses charmes fanés…

 

Mais nous pouvons voir l'image d'un jardinier heureux du travail accompli, rentrant du jardin alors que doucement s'évapore la chaleur du jour.

 

Car nous ne voyons que ce que nous voulons voir, et n'entendons que ce que nous voulons entendre.

Et c'est heureux.

 

 

Emma

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 12:46

sujet semaine 18/2017 - clic

Le jardinier comme moi vieillit.

 

Mais il est toujours bel homme avec son côté nature  et « brute de pomme »

 

Et de plus toujours bien charpenté comme on dit chez nous !

 

Philosophe à ses heures quand il compare arbres et fleurs à l’homme « ce sacré animal. »

 

Il est toujours prêt à bichonner chaque matin « les grands êtres » la pelouse et les parterres fleuris.

 

Il aime aussi faire naître de nouvelles variétés de plantes qu’il m’offre comme un trésor dans un simple pot en terre.

 

Il s’appelle  Léon Clause, un jour je lui ai demandé s’il était descendant ou s’il avait des enfants parmi la société du grand grainetier Clause. Un peu gêné, il m’a dit qu’il avait  « Le guide Clause du jardinage » Il m’a dit aussi comme une confidence que cette société Clause fondée en 1891,  eh ! bien, petit il avait toujours rêvé de faire partie de cette grande famille, lui le sans parents sans compagne sans enfants.

 

D’où sa passion pour le jardinage ?

 

Depuis ce jour nous sommes l’un et l’autre restés silencieux mais attentifs à Notre jardin.

 

Donc ce matin il a empoté une nouvelle plante à la fleur discrète rouge et aux larges feuilles en forme de cœur, il me l’a posée sans un mot et sans traces de chaussures terreuses, dans l’entrée,  sur le petit guéridon où trônent les photos de mes petits.

 

J’étais dans la cuisine en train de faire mes confitures, je l’ai vu entrer et discrètement enlever, non ! pas ses gros sabots, mais une étiquette qu’il a jeté dehors dans la poubelle du jardin.

 

Il est reparti avec ses gros sabots, discret comme un poète puis il a pris un râteau et a ratissé les graviers de l’allée pour m’offrir des lignes où écrire mon émotion.

 

Je n’ai pas résisté et dans la poubelle je suis allée voir. J’ai trouvé la petite étiquette, c’était le nom qu’il avait donné à cette plante simple et un peu dégingandée : « La strawberry jam » la confiture de fraise

 

Emile n’est plus il s’en est allé dans les verts pâtures, sur le guéridon de l’entrée il y a une énorme plante, les photos de mes petits enfants sont dans mon bureau.

 

 

Jamadrou

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 10:06

sujet semaine 18/2017 - clic

„Arrête de beucaler, François! Lève le nez quand j’te parle“

„Euh…“

„Reste pas sur le seuil! On dirait un beusenot qu‘a fait une grosse bêtise“

(Soupir)

„T’as encore déniapé ton tablier! Comment t’as donc fait ton compte?“

„Hum…“

„Hé! C’est tes sabots qui viaunent comme ça? T’iras les décrotter! Y m’filent le virot“

„Euh…“

„Alors ces bégonias? Ils sont pas trop esquintés?“

„Mais…“

„Approche-les de la borgnotte que j’les voye mieux. Tu sais comme not‘curé est tâtillon à propos des fleurs de l’autel“

„Oups…“

„Qu’est-ce que t’as à chouiner? T’as foiré la sieste? T’as renversé ton galopin d’rouge ou quoi?“

„Cré vindiou de cré vindiou! Ferme-là Constance! “

„Hein?“

„Ouais, c’est chiant à la fin! On avait dit que j‘serais Oliver-le-jardinier et toi lady Chatterley… et que tu m‘séduirais en me faisant un strip derrière le claustra… et que tu tomb‘rais toute nue dans mes bras et qu’on f‘rait l’amour et tous ces trucs  que tu m’a promis et qu‘la Germaine veut pas faire avec moi… et  que j’allais virer ces fringues dégueulasses qui puent le crottin… et qu’on s’en foutrait si c’est pas des bégonias passeque j’ai jamais su faire la différence avec du persil… et que tu s’rais pas obligée d’parler ton patois et tous ces mots zarbi auxquels j’entrave rien…“

 

„N“importe quoi! On avait dit que je serais Wendy et que tu viendrais en Peter Pan me sauver des griffes du capitaine Crochet!“

„Bon, laisse tomber tes scénarios relou… j’vais m’changer“

 

 

Vegas sur sarthe

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 12:02

sujet semaine 18/2017 - clic

Emiiiiile...

Ouais, j'arrive Hélène !

Emiiiiiile...

Pense à ôter tes sabots crénom !

Ouais min capitaine !

Emiiiiiile...

Ouais, quoi encore !?

Pense à r'peindre le claustra !

Ouais Hélène, ouais... pfffff !

Emiiiiile...

Et à tondre hein

C'est d'la pâture !!

Ouais, ouais, ouais...

Emiiiiile...

Pense à cueillir les c'rises

Y en restra plus,

Tu connôs les merles,

Plus rapide que toua !

(Y m'font suer ceux-là

Et pas que...)

Ouais Hélène ! Ouais...

Emiiiiile...

T'as pensé aux légumes ?

Ah merde, j'ai oublié,

Mais j'ai ta fleur... !

Ma fleur... ?

Ouais Hélène, TA fleur !

Emiiiiile...

Faut r'peindre le banc aussi !

Ouais... ouais... ouais...

 

Emile,

C'est pas du muguet ça !!!

 

Soupir... Vivement

Qu'elle aille mingi

Les pichoulîts par l'racine !

 

 

jill bill

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