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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 10:30

 

- Allez, Flibuste, viens mon chien ! On va profiter de cette accalmie après l’orage de grêle pour faire quelques courses… Regarde, le plafond est bien bas… Ca m’étonnerait pas qu’on ait de la neige cette nuit et avec la nouvelle lune, il va faire noir comme dans un four. Déjà que c’est le désert dans ce patelin, en plein jour… Je vais acheter des bougies, on ne sait jamais, et puis aussi des œufs. On se fera une omelette ce soir ? Dire que je m’étais offert un nouveau chapeau et des chaussures vernies, pour mon anniversaire… Je ne suis pas près de les étrenner, avec ce temps… Allez, ouste, on sort avant que je devienne marteau, et que j’essaie de retrouver le parfum des acacias en fleurs dans le fond de mon verre… 

 

 

Galet

 

 

sujet semaine 42/2015 - clic

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 19:12

 

Bien avant qu'il casse sa pipe, certains - les plus indulgents - pensaient, pour le moins, qu'il était  dans la lune, la plupart  qu'il avait une araignée dans le plafond, voire qu'il était carrément marteau.

 

Que penser d'autre en effet d'un type qui se colle une pomme en pleine poire ?

 

De nos jours encore, on s'interroge sur ce délire esthétique.

Autour de lui les personnages traversaient les murs, ou volaient sous l'orage au-dessus des villes, les montres s'écoulaient comme le temps, les animaux s'hybridaient avec des monstres, arpentant le désert sur des pattes mécaniques, et s'abreuvant dans un soulier géant, tandis que Dieu lui-même était un homard, et autres enfumages à la bougie.

 

Bref nous nagions en plein trip insurrectionnel. Effets spéciaux à plein tube de peinture.

Li - bérons - les - mots ! à bas - la - raison !

Certes chaque génération ressent le besoin de dépaver ce que les précédentes ont pavé, et de s'identifier à une tribu rebelle.

Mais "Plus jamais ça", sans doute l'incantation la plus prononcée au monde, avait pour eux un sens particulier : dans les années 20, ces rebelles (étonnamment toujours chapeautés et cravatés) avaient de bonnes raisons de rejeter ce que leurs papas avaient fait, et de bonnes raisons de penser qu'il fallait tout bazarder.

 

Mais il ne faut pas croire qu'il est si facile de sécréter du "n'importe quoi", comme attribuer au hasard un nom à une image, en les mélangeant dans un mixeur, ou convoquer des rêves, qui plus souvent sont des cauchemars, en étant éveillé, et sans la stimulation de la fée verte, blanche, neige ou pétards divers, qu'ils jugeaient décadents.

Alors même que la flibuste avidadollars* des marchands de tableaux pouvait en un seul jour décider de leur gloire ou de leur misère !

 

Il est probable qu'ils pressuraient leur raison pour déraisonner, et qu'ils devaient fébrilement chercher l'inspiration.

Si ça se trouve, peut être que notre René, avait un (pré)verre dans le nez  le jour où il découvrit combien il est terrible le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain**, et la casse de l'œuf lui fit penser à l'acacia ?

Ou bien, alors qu'il  dégustait un œuf mimosa en compagnie de Gala, (à moins que ce soit Nusch), elle lui ait susurré que le vrai nom du mimosa est en fait "acacia"***.

 

Dans ce cas, la case "œuf/acacia", en rétablissant la vérité gastronomique, constituerait un contre-pied de nez au surréalisme.

 

Mais qu'est-ce que la réalité, si ce n'est le voile consensuel qui dissimule le chaos de nos imaginaires ?

 

Qu'est-ce que la vie?

Une folie.

Qu'est-ce que la vie?

Une illusion, une ombre, une fiction.., la vie toute entière n'est qu'un rêve.

(P. Calderón de la Barca)

 

* anagramme de Salvador Dali

** clic

*** clic

Emma

 

 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:30

 

L’œuf était dans le verre et voyait le chapeau

Éteindre la bougie d’un grand coup de marteau

L’escarpin aurait bien aimé être plus vert

Il pleut sur l’acacia et il neige au désert

La flibuste s’ébroue lorsque la bougie fond

Et que l’orage tonne du sol jusqu’au plafond.

 

 

Nounedeb

 

 

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 18:34
 
Vive la flibuste!
Vive Magritte
Et sa clé des songes
A l'abordage!
Des mots et des images
Vive les chaussures-lune
Pour marcher sur les comètes
Faisons-nous des œufs à la coque
D'acacia sous la neige
Oui, j'ai une araignée au plafond de mon âme!
Et j'assume d'aimer les paysages d'orage
Plus que les déserts sans artiste, ni poète.
 
 
 Laura Vanel-Coytte
 
 
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 09:28

 

- Chef, Chef ! Je crois que ce coup-là on a mis la main sur quelque chose de gros ! Regardez…

- Qu’est-ce que c’est que ça ? Un tableau d’apprentissage pour les maternelles ? Un rébus ? Un truc pour une réclame ? Vous l’avez trouvé où ?

- C’est la B.R.B. qui a serré la bande à la Flibuste au moment où ils rencontraient les Russes… Dans le fourgon, ils ont trouvé cette toile et ils pensent que c’est un message codé qui devait passer à l’Est. On est chargé de déchiffrer, mais je sais pas par où commencer !

- Demandez à Jacob et Delafon de vous aider. Et tenez-moi au courant.

………

- Alors, les gars, cette croûte, vous l’avez faite parler ?

- Ben… Jacob a trouvé : « Il faut marcher sur des œufs, il risque d’y avoir de la casse si le boss n’a pas une idée lumineuse » mais y’avait pas besoin de coder pour dire ça, non ? Moi, je pense plutôt : « Assommer le type au chapeau qui fait l’œuf et brûler les pieds de la copine avec qui il a bu un verre ». Là, déjà, ça se tient mieux ! Mais qui serait le type en question ?
Par contre, Delafon a une autre interprétation : « Quand le plafond sera dégagé, à la prochaine lune, l’Orage livrera la neige rue de l’Acacia dans un lieu désert ».

- Ouais… Une livraison de drogue… Je penche pour l’idée de Delafon… Je vais demander au Fichier s’il ont un type qui se fait appeler Orage, et je contacte Interpol pour recenser les villes où il y a une rue de l’Acacia. On commence à y voir plus clair !

- Ah, bonjour tout le monde ! Je vous apporte du café ! Tiens… ? Y a des amateurs de peinture, ici ? Où vous avez trouvé cette repro de Magritte ? Il est dingue ce tableau, hein !

 

 

Galet

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 21:57

 

Récemment, Monsieur et Madame sont allés au vernissage d’un peintre appelé Marguerite, non… Magritte. Littéralement séduits par une des œuvres exposées, ils l’ont achetée à prix d’or. Je me suis dit : hé bien, ma brave Maria, te voilà bien lotie avec ce nouveau chef-d’œuvre accroché au mur, entre Van Gogh, l’impressionniste, et sa Nuit Etoilée et Bonnard, le nabi, avec son Nu devant la glace. Surtout, ne laisse pas la poussière s’incruster sur cette peinture, autrement, il te faudra trouver un autre mécène pour payer tes gages de bonne…  

 

La Clef des Songes, tu parles… Monsieur reste en extase devant la toile. Je pense qu’il essaie d’en saisir toutes les paraboles, tous les messages, cachés à l’intérieur. Quand il croit qu’il est seul dans la pièce, il le retourne, il le secoue, il le regarde à la loupe, il le place à l’envers, à la lumière, comme s’il voulait lui faire avouer ses secrets…

Madame aime boire son thé, avec ses amies, en racontant les détails de l’œuvre ; et c’est René de ci, et c’est René de ça. Elle les enfume avec des explications vaseuses, quant aux desseins du peintre, ses motivations profondes, sa vision futuriste et ses élans joueurs de pinceaux primesautiers. L’était bourré comme l’œuf de son tableau, le Magritte, oui !...

 

Moi, je n’y comprends rien à cette peinture. Si je disais à mon mari : « Tu veux deux acacias au plat pour ton repas du soir ? N’oublie pas ta neige, il va tomber des chapeaux, aujourd’hui !... » Aussi sec, il me foutrait deux baffes sur le museau et il aurait bien raison ! Il est déménageur chez « Onenlèvetout », mon bonhomme ; lui, les allégories des artistes, leurs humeurs passionnées et leurs mouchoirs en dentelle froissée, ça lui passe au-dessus de la tête ! Il sait faire la différence entre un piano et une boîte à musique, un guéridon et un buffet régence, et il ne faut pas lui faire prendre des vessies pour des éclairages !...  

 

Déjà qu’on n’arrive pas à s’entendre en parlant la même langue ; les sourds-muets se comprennent mieux que nous ! C’est si compliqué d’appeler un chat, un chat ?... Avec ces temps modernes, on a perdu le sens des valeurs. Même si c’est moche, il faut dire que c’est beau pour ne pas contrarier les auteurs. On discute sur la forme, jamais sur le fond. On ne se bat plus pour des causes, on s’explique sur les principes ; c’est normal qu’on ne soit plus crédibles avec nos discussions de minables politiciens…

 

Il faudrait leur dire, aux pseudo-artistes du moment : « C’est de la merde, ton ouvrage ! Ça vaut peau de balle ! Ça ne vaut même pas le prix de la peinture que t’as mis dessus ! Tu t’es fait aider par ton petit frère ou par la queue du chat ?... Je ne vois pas autrement. Tu comptes faire vivre ta famille avec tes croûtes ? Peut-être qu’il ferait des révisions à la baisse sur son talent, le brillant démiurge. Il rangerait tout son matos de barbouilleur et il s’inscrirait bien vite aux cours de plombier par correspondance…

 

Mais non, au contraire, on se complaît au milieu de cette décadence hypocrite ; et encore, si ce n’était que dans le domaine de l’art. Mais non, ces faux-semblants de peigne-cul s’étendent dans toutes les directions. Vous avez remarqué ? Je dérape… Aujourd’hui, on ne dit plus des voyous, on dit des jeunes issus de milieux défavorisés ; on ne dit plus des bougnoules, on dit des maghrébins, on ne dit plus ces cons d’Anglais, mais, nos amis britanniques. Faut pas heurter les différences, on ménage la chèvre et le chou. C’est tout un art, cette façon de détourner la vérité ; insidieusement, on noie le poisson et c’est nous les poissons. Complètement hypnotisés, nous survivons dans un monde parallèle, sur fond de guerres, de maladies, de migrants, de météorites, de tsunamis, de drogues et de toutes ces calamités modernes. Les jeunes, ils passent la tondeuse le dimanche, mais ils sélectent leurs détritus dans les bonnes poubelles. Les vieux crachent toujours sur les trottoirs, me direz-vous. Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; ce qui était bien hier est devenu mauvais aujourd’hui ; qu’en sera-t-il demain ?... Les temps changent comme disait Dylan et c’est vraiment un sale temps…

 

Y a plus hypocrite encore ! « Mais toi, tu n’y comprends rien en Art !... C’est de l’émotion esthétique ! L’artiste créateur a voulu s’extérioriser des choses factuelles en redonnant aux choses, le goût des mots d’un Autre Ailleurs. Il a transfiguré son œuvre en imposant à ses visiteurs, une lecture sensorielle, curieuse, déroutante, au-delà de tous les académiques habitus… » Faudrait surtout le faire psychanalyser, le magistral surréaliste. Après une cinquantaine de séances, à vingt mille francs la passe, il peindrait toujours aussi hermétiquement mais il ne douterait plus de sa magistrale dépression…  

 

A croire qu’ici-bas, tout ce qui est beau, délicat, harmonieux, élégant, Amour, a déjà été imaginé, écrit, peint, chanté, dansé, et qu’il ne reste plus que des piètres reproductions à exposer aux promeneurs…

 

En fin de compte, il manque complètement d’imagination, ce Magritte. S’il renomme les objets avec d’autres objets et qu’il les fige avec cette seule dénomination, il devient aussi cartésien que les dictionnaires ! Tant qu’à faire, dans l’euphorie créatrice, dans l’apothéose abstractive, il devrait  changer les noms tous les jours !...

 

Remarquez, c’est peut-être pour faire du fric ; il fait partie de la flibuste, ce décorateur d’intérieur ; il profite de la connerie humaine et comme elle est incommensurable, il est sûr de faire fortune. Plus c’est cher, plus les gens achètent. Il faut paraître devant les badauds flatteurs en s’entourant avec n’importe quoi d’onéreux.

Magritte, il a tout compris avec son tableau des rêves en forme de rébus pour premier de la classe. En tout cas, c’est pas demain la veille que mon déménageur de mari me dira : « Mets tes lunes, chérie, ce soir, je te sors !... » Allez, de mon meilleur plumeau, je m’en vais caresser ce Magritte ; décidément, il m’inspire…

 

 

Pascal

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 21:47

 

A la marelle j’ai joué

Comme se vidait le sablier

De case en case j’ai sauté

Comme déclinait la bougie du chandelier

La clé des songes il ne fallait pas la voler

C’est elle qui ouvrait la porte aux rêveurs

Ceux qui font sortir la neige d’un chapeau

Ceux qui savent que l’acacia n’est pas un avocat

Au noyau lisse comme un œuf

La clé des songes il ne fallait pas la voler

C’est elle qui ouvrait la fenêtre du mystère

La fenêtre qui donnait le marteau

Pour briser la roche

Et en faire soit le sable du désert

Soit le sable de la grève

Là où la flibuste se perdait cherchant la clé

Qui devait ouvrir la cité engloutie

La cité de la mer d’écume sous l’orage

Où l’on se perd comme dans le verre d’eau d’une page

La marée monte quand la lune porte ses escarpins

Et le marin raconte

Que de la Baie des Trépassés il est des soirs si calmes

Qu’on peut entendre une clé sonner

Elle est autour du cou de la Mari Morgan

Cette sirène qui hante les lieux

Et qui saura rendre la clé

A celui qui a gardé l'espoir

de faire resurgir un jour la cité engloutie

Là où tous les songes sont restés coincés.

 

La clé des songes il ne fallait pas la voler.

 

 

Jamadrou

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 21:44

 

Bonjour docteur Magritte...
Bonjour monsieur Flibuste !
Asseyez-vous...
Merci !
Allez-vous un peu mieux à présent...
Oh ma foi oui docteur Magritte
Alors nous allons regarder ça !

Que voyez-vous en un... ?
Euh un oeuf !! Non c'est un acacia !!
Que voyez-vous en deux... ?
Ah... dame, une chaussure de dame... !
Vous êtes dans la lune,
Con'centrez-vous je vous prie !
En trois... ?
Un un melon noir... ?? Non c'est de la neige blanche !
En quatre... Une chandelle allumée ???
C'est vous l'allumé !
En cinq... J'ai soif docteur, mon verre est vide !
En six... Euh... Un désert ???? Non c'est un marteau !

Vous n'avez pas lâché la boisson hein !
J'vous jure que si docteur Magritte...
Hum... Revenez me voir samedi prochain
Votre cas semble chronique !

Pour mes p'tits honoraires
Passez voir ma secrétaire !
Escroc va... flibustier !!
Qu'avez-vous marmonné
Entre vos crocs... ?
Un bel orage se prépare, poil au verre d'eau !


 

jill bill

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 18:45

 

— Bonjour Raymond, qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui ?
— Bonjour Docteur, je ne sais ce que j’ai, mais depuis hier soir, ça ma gritte de partout…
— Ca vous gritte ou ça vous gratte, soyez plus précis !
— A qu’acia n’tienne Docteur, ça fait comme des boursouflures sur les jambes, comme si on m’avait brûlé à la bougie…
— Ce s’rait pas plutôt un’ p’tite araignée au plafond, Raymond ?
— Comme vous y allez, docteur, sachez que ma femme, elle fait le ménage tous les jours, y a pas de régnées chez nous…
— Je me comprends, cher Raymond, montrez-moi donc ça ! Ah oui, vous avez de belles plaques !
— Qu’elle me plaque, sûrement pas, Raymonde est la plus fidèle des épouses, elle ne me m’abandonnera pas, surtout dans mon état !
— Montrez-moi vos pieds ! O la la, quel souk là-dedans, une chamelle n’y retrouverait pas son chameau !
— Au chalumeau ! Ah non, ça va faire trop mal, on m’a dit qu’avec de la neige carbonique…
— Raymond, c’est vous ou moi le Docteur, prenez ma place si vous êtes si malin !!
— O pardon Docteur, mais avec la neige carbonique, on m’a dit que…
— Suffit, suffit ! Bon, allez, vous prendrez un demi vitrum tempesta tous les matins et ça va s’arranger…
— Du rhum arrangé, ah, ça c’est bien, ça va me requinquer, j’en avais bien besoin !
— Besoin d’autre chose ?
— De l’eau de rose ? Non, ma femme en a encore en réserve
— Bon, un dernier conseil, la prochaine fois, lavez-vous les pieds avant de venir, et puis , tant qu’on y est, je vais vous faire une ordonnance pour l’ORL
— Pour Noël, mais Docteur, vous yoyotez du chapeau melon ou quoi, on est en octobre !

FIN 

 

 

Cloclo

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:52

 

Pourquoi vouloir absolument tout mettre dans des cases ? Il faut être un peu marteau, ou vouloir trouver des poils sur un œuf pour agir de la sorte ! Si la vie ne devait être qu’une boîte où l’on s’enferme, un abécédaire d’idées reçues, où serait le plaisir ? Il faut oser le bonheur, le laisser s’approcher sans le brusquer, il peut être aussi fragile que la flamme d’une bougie, mais il éclaire et réchauffe tout autant dans la nuit de l’ennui…


Regardez, prenez exemple sur moi : sur la Mer du Bon Temps, je suis le roi de la flibuste ! Je connais toutes les îles où s’abriter en attendant que passent les orages, les coups de gueule, les coups de dents, je détourne des cargaisons de petites joies parfumées comme des fleurs d’acacia, légères comme des flocons de neige et je m’en repais sans complexes, les doigts de pieds en éventail, le chapeau sur le front, sous le soleil, exactement. Dans mes bouges de bonheur, celui qui entre est un ami. Ensemble nous chantons fort et les verres partagés font reculer des déserts d’indifférence. Fi des cravates qui vous étranglent, des costumes de convenances et des chaussures vernies, pensez différent, soyez fous, laissez la petite araignée que vous avez au plafond tisser gentiment la toile de vos rêves. « Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain. Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie ».

 

 

Galet

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:44

 

Oeuf d'acacia

Chaussure mal lunée

Chapeau boule de neige

Lumière au plafond

Verre de jus d'orage

Marteau du désert
 clic


Acacia ovoïde

Lune mal chaussée

Neige en deuil

Plafond qui brûle

Orage de verre

Le désert rend marteau  
clic


En hommage à Magritte

Roi de la flibuste

Des mots et des images

 

 

Adrienne

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:40

 

“Tu faisais quoi avant d'être ici, toi?”

“Moi, j'étais dans la marine”

“Dans la marine marchande?”

“Si c'est dealer avec tout c'qui bouge sur les océans... alors ouais, j'étais dans la marchande”

“T'étais sur quels océans?”

“Dans les Caraïbes... comme tous ceux qui bossaient dans la flibuste”

“Je vois. Et y s'appelait comment ton rafiot?”

“Le Magritte... j'sais pas pourquoi. On a jamais transporté de marguerites. Et toi t'étais où avant?”

“Moi j'étais chamelier... dans le désert”

“Alors toi aussi t'étais sur un vaisseau”

“T'es fou, pourquoi?”

“Ben on dit un vaisseau du désert à cause qu'un chameau ça tangue beaucoup”

“Non, le mien y tanguait pas et puis c'était un dromadaire”

“Faut être marteau pour faire chamelier sur un dromadaire, non?”

“Non... y a une petite formation pour ça, c'est tout. Et toi tu faisais quoi sur le Magritte”

“La cuisine”

“C'était quoi ta spécialité?”

“Les oeufs... à la coque”

“Et ça tient bien dans les coquetiers avec le tangage?”

“Non, mes oeufs à la coque, je les cassais sur la figure de proue pour faire l'omelette”

“Ah? A la coque... et c'était une coque en quoi?”

“En robinier”

“Et ça fuyait pas trop les robinets?”

“J'ai dit robinier, pas robinet... de l'acacia si tu préfères”

“Euh... moi j'préfère rien à part mon dromadaire. Mais tu faisais que des oeufs cassés sur la coque?”

“Non. Je faisais aussi des oeufs à la neige, mais en cachette”

“Pourquoi en cachette?”

“Ben la crème anglaise... le bosco il aurait pas apprécié. Et tu l'as perdu comment ton dromadaire?”

“Y s'est barré une nuit de pleine lune... les hormones ça leur fait ça quand y sont pas castrés”

“Et tu l'as pas cherché dans la caravane chez les femelles?”

“Qu'est-ce qu'y serait allé foutre dans un camping? Et pis je pouvais pas. Les femelles dromadaires ça existe pas. On dit des chamelles”

“J'y comprends plus rien”

“C'est pas grave maintenant qu'on est ici”

“Du coup j'ose pas te demander... tes chaussures c'est du dromadaire ou du chameau?”

“Euh... c'est pareil une fois que t'as enlevé les bosses”

“Ouais, c'est pas faux”

“Et toi ton chapeau, ils te l'ont laissé?”

“Ouais, je les ai convaincus que des bottes de cuir sans chapeau melon ça n'a pas de sens”

“Pourtant des bottes ça a un sens alors qu'un melon...”

“Comprends pas...”

“Ca fait rien. Et la bougie, c'est pour quoi?”

“Ah! Toi aussi elle t'intrigue, hein? C'est à cause de la superstition”

“Quelle superstition?”

“On dit que si la flamme devient bleue, c'est signe qu'il y aura mort en mer!!”

“Mais elle est pas allumée!”

“Bien sûr, j'suis pas fou... et puis avec ce détecteur de fumée qu'y nous ont mis au plafond”

“Ah... j'ai pas remarqué. Y z'ont dû te le mettre sous le chapeau”

“Comprends pas... Et ton verre, ça sert à quoi?”

“Ben c'est du lait de chamelle”

“Tu bois ça , toi?”

“Non... j'me dis que ça peut attirer Al Caoua”

“Pouah! Du caoua au lait de chamelle?”

“Non! Al Caoua c'est mon dromadaire”

 

“Dites donc, vous deux! Vous avez vu l'heure? Il serait temps de rentrer dans vos chambres!!”

 

“Je sens qu'y va y avoir de l'orage, mon vieux”

“Attends un peu, on va leur faire une blague qu'y vont rien comprendre”

“T'es fou”

“J'suis pas fou. J'te passe ma bougie et tu m'passes ton gobelet!”

“Ah non! Pas mon gobelet. Tu sauras pas t'occuper d'Al Caoua”

 

 

Vegas sur sarthe

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 14:37

 

Dommage cette toile fait partie d'une collection particulière

Magritte était aussi un peu philisophe avec la clé des songes-
l'Acacia qui perd ses feuilles pelé comme cet oeuf, symbole de gestation-
Se promener au clair de lune avec ces escarpins, ceux de sa femme peut-être ?
La neige tombe il faut un couvre chef pour ne pas perdre la tête-
La bougie qui éclaire le plafond, il est tard elle est largement consummée
L'orage , si fort qu'un verre ne suffirait pas pour récupérer l'eau
Le désert, intolérable sensation a se frapper la tête avec un marteau
Il doit regretter d'avoir demandé à sa femme d'avorter pour continuer à peindre-
Ce tableau est peut-être un tableau d'école qui aurait appris à son enfant à lire et à écrire-
Des lettres en minuscule bien lisibles, bien déliées-
Plus tard il aurait peint un autre tableau avec des pirates ,pour faire découvrir à l'enfant la mer et son immensité.
Il lui aurait conté des histoires de flibuste, de pirates des mers.

Hélas ce fut une toute autre histoire, vécue comme de la piraterie par son épouse qui sait .

 

 

Lady Marianne

 

 

sujet semaine 42/2015 - clic

Dommage cette toile fait partie d'une collection particulière
Magritte était aussi un peu philisophe avec la clé des songes-
l'Acacia qui perd ses feuilles pelé comme cet oeuf, symbole de gestation-
Se promener au clair de lune avec ces escarpins, ceux de sa femme peut-être ?
La neige tombe il faut un couvre chef pour ne pas perdre la tête-
La bougie qui éclaire le plafond, il est tard elle est largement consummée
L'orage , si fort qu'un verre ne suffirait pas pour récupérer l'eau
Le désert, intolérable sensation a se frapper la tête avec un marteau
Il doit regretter d'avoir demandé à sa femme d'avorter pour continuer à peindre-
Ce tableau est peut-être un tableau d'école qui aurait appris à son enfant à lire et à écrire-
Des lettres en minuscule bien lisibles, bien déliées-
Plus tard il aurait peint un autre tableau avec des pirates ,pour faire découvrir à l'enfant la mer et son immensité.
Il lui aurait conté des histoires de flibuste, de pirates des mers.
 

Hélas ce fut une toute autre histoire, vécue comme de la piraterie par son épouse qui sait .

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 14:35

 

Bien sûr, c'est évident : c’est soupirail.  C'était facile, cette semaine.  

 

 

Pascal.

 

 

sujet semaine 42/2015 - clic

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 11:00

xyz

sujet semaine 42

Magritte - la clé des songes

 

LE MOT A PLACER EST : FLIBUSTE

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 10:00

 

- Chéri t’as pas vu les draps de grand-mère ?

- Lesquels ?

- Ceux qui sont en lin gris ! Cela fait trois jours que je les cherche !

- Nooon on  on !!!

 

- Ah au fait, j’ai trouvé une solution pour couvrir le chemin devant la maison

Tu verras c’est super !

 

 

Lilou

 

 

sujet 41/2015 - clic

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:39


Cramponnée au volant, que dis-je, arqueboutée contre le déchaînement de cette eau tumultueuse chargée de boue qui se servait de l'autoroute comme d'un lit  naturel et bienvenu, la vue brouillée épiant à travers le parebrise ruisselant que les essuie-glace n'arrivaient pas à prendre de vitesse, "il" me laissait lâchement conduire dans un flot où il aurait encore été possible de s'arrêter. Mais il voulait atteindre notre destination du soir tout en ne voulant pas conduire. Et moi, docile, sous emprise peut-être, amoureuse ? je ne sais plus si je l'ai vraiment été, docile et servile, je maîtrisais le véhicule, extérieurement avec calme et savoir-faire, intérieurement magma en fusion de panique.

 

Et pendant ce temps-là, le désert dont nous devions visiter les lieux emblématiques de Monument Valley aspirait avidement cette eau bénite du ciel.

 

Et pendant ce temps-là, plus loin le long de la route, nous nous aprêtions à voir fleurir le désert.

 

 

Jeanne Fadosi

 
 
 
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 17:30

 

Tirer la couverture à soi,

C’est quelque chose,

Mais étirer la route à soie,

N’est pas tirer les vers du nez

(Des vers à soie, à volonté).

Porter une couverture en soie,

Dès que l’on ose,

On n’aura plus jamais froid,

Et plus jamais l’humeur morose.

 

 

Nounedeb

 

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 13:06

 

"Qu'on le juge! Qu'on le juge! "

 
La foule exaspérée criait devant la mairie et des voix vengeresses demandèrent même la pendaison.
 
"Oui! Qu'on le pende haut et court! C'est tout ce qu'il mérite!" reprit la foule en transes.
 
Parmi eux, de braves fermiers, de petits hobereaux et de simples paysans. La compagnie montrait des dents et avait sorti fourches et fusils qu'on brandissait à bout de bras pour démonstration de force.
 
Le curé, lui-même...
C'est qu'il n'était pas fâché qu'enfin l'on se décida à régler son compte à ce chenapan ainsi qu' à sa mère, par ricochet, la Zénobie, cette sorcière qui envoutait ses ouailles avec ses salamalecs et ses tours de passe-passe.
 
Assez de ses diableries, clamait le père Gronchu en faisant tressauter son ventre à chaque parole, il m'a détruit un champ entier pour le déplacer jusque sur la grand' place, juste comme on le ferait d'une carpette! A moi, disait un autre au teint hépatique, il m'a coupé le courant en s'amusant à faire danser les pylônes électriques, que ça jetait des étincelles dans le ciel à faire griller la pleine lune! Et chez moi, on ne peut plus se rendre qu'à dos d'âne: il a dévié la route goudronnée! renchérissait la Gertrude en menaçant de son balai. Et moi, et moi? Vous avez vu ce qu'il a fait, dans mon salon? Il y a mis la mer, avec les vagues et les mouettes, ajouta le pharmacien rubicond de colère, qui se tournait en tous sens les poings sur les hanches pour constater la réprobation générale. Eh! l'apothicaire, t'as plus qu'à boire le pastis sous le parasol, te plains pas! Fit une voix moqueuse, celle du pauvre Loulou qu'on avait enchaîné à la porcherie du père Pacoule.
C'est qu'en plus il se fout de nous! s'exclama quelqu'un, et la foule reprit de plus belle: "qu'on le pende! qu'on le pende!"
Enfin le maire apparut sur le perron de la mairie, encadré par deux gendarmes dotés de moustaches rebiquant vers les cieux comme il se doit:
 
-"Mes chers concitoyens! hurla le maire pour se faire entendre, les derniers évènements déplorables qui viennent de survenir dans notre paisible commune, vous donnent raison! "
 
(acclamations)
 
-"Le sieur Loulou, fils de la Zénobie, ci-présente, sera pendu selon l'usage et la loi de notre beau pays, ce soir à 22 heures précises. Qu'on se le dise!"
 
Où ça? demanda le curé qui n'avait jamais vu de pendaison et qui souhaitait secrètement que la chose eut lieu sur la place de l'église pour en jouir à son aise.
 
L'élu du peuple réfléchit deux secondes - c'était son maximum - et déclara qu'afin de faire taire les jalousies fort compréhensibles qui déjà s'élevaient en protestant, la pendaison aurait lieu devant le cimetière, situé à 3 kilomètres du village.
La foule s'égailla un peu déçue de ne pas assister au spectacle mais satisfaite malgré tout qu'une solution définitive ait été décidée suivant sa volonté.
C'est donc dans la plus stricte intimité qu'un petit cortège constitué du condamné entouré des deux pandores moustachus, de Zénobie et du père Pacoul, surinneur de bétail de son état et bourreau à l'occasion, s'ébranla en direction du cimetière à la nuit tombée.
Sitôt le gamin pendu au bout de sa corde comme un jambon mis au séchage, les représentants de la maréchaussée s'endormirent sur place, tandis que le père Pacoul s'en allait du pas viril de l'homme qui a accompli son devoir, pressé de rejoindre la choucroute garnie qui l'attendait, fumante, sur la table familiale. Soudain, la corde glissa et le loulou s'étala de tout son poids sur l'herbe rase du talus. "Mazette, chuchota Zénobie en rangeant soigneusement son fourbi de sorcellerie dans un grand cabas noir sans fond, un vrai sac de noix, mon fils! Depuis le temps que je te dis d'arrêter les bouillies d'avoines aux herbes d'étoiles!... Allez, file, moi je rentre par la grand'rue, que tout le monde voit mon chagrin".
 
Ainsi fut fait. Les commères satisfaites derrière leurs rideaux virent passer la Zénobie endeuillée, le dos courbé sous sa cape noire, et chacun fut soulagé.
 
Mais le lendemain, le linge séchait sur les fils électriques, la maison du maire avait été coupée en deux, en témoignait ce ciseaux taille XXXXXL abandonné contre la façade, et le curé, tout nu en place publique, se débattait, rageur avec des fraises géantes qui s'agluttinnaient, telles des sangsues sur son corps glabre. "Seigneur, criait-il en se tortillant, telle ne peut pas être Votre Volonté!"
Et le Loulou, hirsute et joyeux, dansait une gigue endiablée sur le toit de la mairie, menant grand vacarme en tapant sur des casseroles en fer blanc.
 

 

Almanito

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 12:11

 

Salut à toi qui soulève, porte, étire ta route ! Le temps n’évince point tes efforts où que tu sois !

 

Quel est le secret de ta volonté, qui que tu sois ?

 

Tu ne dis rien sur tes raisons de continuer, sans limite, cette marche qui semble vers demain. Mais la route que tu soulèves, que tu portes, que tu étires, a-t-elle un sens ?

 

Volonté n’est pas seulement Nature. Il y a sûrement une idée qui te pousse ou alors… Ou alors un souvenir que tu fuis.

 

Tu incarnes un formidable exemple dans un système de plus en plus verrouillé qui dissimule ses fissures.

 

Tes mains sont nues pour mieux fabriquer, construire et je l’espère, caresser. Tes pieds le sont aussi. N’est-ce pas pour mieux enjamber les obstacles de chaque jour ou alors… ou alors, ce serait pour vaincre ta peur ; oui, ta peur de rester le même, au même endroit comme cet arbre que tu croises et que sans doute tu crois vulnérable, soumis aux saisons.

 

 

Suzâme

 

 

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