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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 14:38

sujet 33/2019 - clic

Chère Marion.

 

Je ne crois guère à la télépathie mais j'avais déjà compris, lors de notre brève conversation téléphonique de  la semaine passée que tu n'avais pas l'intention de donner  suite à notre projet.

 

Ta lettre, reçue ce matin confirme mes craintes. Tu n'écris pas clairement les raisons qui te font abandonner notre plan mis en place de longue date. Tu ne commentes pas ta décision – ou si peu - mais vois-tu, je sais lire entre les lignes comme tout le monde et je trouve que la ficelle est quand même un peu grosse. Ne prends pas ma remarque en mauvaise part. Tu connais mon franc parler.

 

Je vais rester zen mais je ne comprends pas que tu évoques un argument aussi fallacieux que celui d'une brusque fatigue pour justifier ta décision de ne plus m'accompagner en Amérique du sud le mois prochain.

 

Nous nous connaissons depuis suffisamment longtemps et tu sais que j'ai l'esprit assez large pour intégrer tes allégations quelles qu'elles soient. Ne me cache rien. Je devine d'autres origines à ton soudain recul et je m'interroge. As-tu des soucis d'argent ? Es-tu vraiment malade ? Qu'est-ce qui te fait renoncer ? Dis-le moi sans ambages s'il te plaît.

 

Te souviens-tu, nous avons pris tellement de plaisir, toi et moi cet hiver à mettre sur pied ce voyage.  Nous en rêvions pour nous retrouver vraiment et tu comprendras aisément ma déception. Tu étais enthousiaste. Encore plus que moi. Sortir de la monotonie et de la grisaille des jours ordinaires t'exaltait. Appréhender d'autres cultures, rencontrer des gens différents, visiter des lieux insolites nous excitaient toutes les deux. Et être ensemble surtout semblait toi aussi te combler de bonheur.

 

Ma joie était d'autant plus grande que j'aime toujours échanger avec toi. Comme quand nous étions  enfants. Bien sûr, nos vies ont pris des chemins différents et nous avons mûri pendant toutes ces années  où nous nous étions un peu perdues de vue mais je te conserve, intacte, toute mon amitié. As-tu peur de cela : as-tu  peur que vivre ensemble pendant trois semaines brise le charme des souvenirs ? Que nous ne puissions plus communiquer – et communier - aussi facilement  que pendant nos années d'enfance et d'adolescence ? Que tout à coup il ne reste plus rien de notre jeunesse partagée ?

 

Une soudaine intuition me dicte qu'il s'agit de cela.  Je te sais si sensible, si malheureuse à la moindre désillusion. Crois-moi, rien de tel n'arrivera. Ne crains rien. Ne nous privons pas de ce voyage qui devait nous réunir et resserrer nos liens. Il en sera ainsi je te l'assure.

 

J'espère vivement que j'aurai très bientôt le grand plaisir de te voir revenir sur ta décision.

En attendant je t'embrasse très fort ma chère Marion.

 

                                                                                                                      Pietra.

17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 12:41

sujet 33/2019 - clic

Mon amour,
Hélène,

 

Je comprends ta peine, tu ne t’attendais pas à ce cruel aveu
(tu t’y attendais, certes, mais n’osais m’en parler)
Il y a longtemps que je voulais te dire…
(oui, mais je suis trop lâche pour le faire !)
…que cette situation ne pouvait plus durer,
(elle aurait pu, mais c’est ELLE qui me presse…)
Sache que j’ai encore pour toi beaucoup d’estime
(mais l’estime peut-elle remplacer  l’amour ?)
Même si le temps laisse des traces...
(t”ai-je reproché tes quelques rides !)
...Les années ont passé si vite !
(trente ans de vie commune, c’est déjà bien, non ? )
La situation doit être claire entre nous
(elle ne l’est que trop, c’est sûr)
Un jour, il faut pouvoir choisir
( m
on choix est fait,  Hélène…)
Nous aurons vécu une belle histoire
(je rêve de celle qui va s’écrire)

Je te promets de te garder  à jamais dans mon cœur
( Hélène, je te quitte )
Je te regretterai, sois en certaine !
(il faut savoir, un jour, prendre un nouveau départ…)

Adieu mon amour, ne m’en veux pas trop
(bye bye, Hélène…)

 

Le blog de Cloclo

17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 07:38

sujet 33/2019 - clic

Il ne s'agit d'écrire

Mais de lire

Celui qui écrit se libère

Ne doit-il pas se détacher

De ce qu'il donne à lire ?

Cela ne lui appartient plus

Mais ça !

 

Alors, lire entre les lignes ?

C'est se libérer de ce dictat

Qui prétend ce qui serait une juste lecture

Dictée par les uns, par les autres

Et même par l'auteur de ces lignes

C'est quand on a plus rien à dire

Que les mots se délient.

 

 

Le blog de Miche

16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 12:59

sujet 33/2019 - clic

Au départ, les mots en eux-mêmes sont assez innocents : UNE TABLE, UNE CASSEROLE, UN LAPIN, UNE TULIPE, c'est clair et net, indiscutable.

Pourtant, quand le mot désigne un humain, ou sa pensée, il devient aussitôt ambigu : UN CON, pour n'en citer qu'un.

 

Assembler plusieurs mots peut avoir un sens parfaitement limpide : LE SEAU EST PLEIN, CASSER TROIS ŒUFS DANS LA FARINE, CHEZ TOI OU CHEZ MOI ?

On ne peut même pas soupçonner le pédagogue d'hier d'enseigner sournoisement aux bambins le surréalisme et prôner la maltraitance animale quand il écrit : " LE COQ DE NICOLE A UNE CRÊTE ÉCARLATE, TABATHA A UN PETIT ÂNE TÊTU, TIRE TIRE TABATHA"

 

Mais la plupart du temps, la phrase, qui est une construction intellectuelle, reflète une manière, et porte une intention de l'auteur : convaincre, manipuler, séduire, épater, faire du beau, c'est la porte ouverte aux mensonges et manipulations.

 

Une phrase est un peu comme un visage : toiletté, maquillé, mis en scène pour le théâtre social, celui de la coexistence pacifique. Un dos, une nuque ne mentent pas ; un visage si, tout le temps, sauf quand il dort ou chante.

 

Les espions, les publicitaires, les politiciens, les prophètes et les malfaisants savent dissimuler incitations subliminales, informations cryptées, ou  fakes habiles, les intellos jonglent avec le sens dans des jeux d'écriture plus ou moins sophistiqués.

 

Mais la littérature patentée ment au premier degré, avec notre complicité ; on le sait bien que tout est faux : s'ils ne sont pas transmutés par le lyrisme, personne n'a envie de lire le reflet de sa vie, ni l'affligeante réalité !

Est-il si important de comprendre entre les lignes qu'Isabelle dont le poète chante les yeux s'appelle Léon dans la vraie vie ?

Quand Alphonse de L. se fend de soixante vers ampoulés pour soi-disant glorifier Elvire, cette bécasse qui ne mesure pas l'honneur d'être aimée par un génie :

Oui, l'Anio murmure encore
Le doux nom de Cynthie aux rochers de Tibur,
Vaucluse a retenu le nom chéri de Laure,
Et Ferrare au siècle futur
Murmurera toujours celui d'Eléonore !

Heureuse la beauté que le poète adore !
Heureux le nom qu’il a chanté…

qui exhalent  plus la suffisance pompeuse que  la passion, on sait bien qu'il se fiche d'Elvire autant que de Cynthie, Laure et Eléonore : en étalant son savoir, il brigue quelque ronflante distinction …

 

Mais aimerait-on lire :

 "c'est un trou de verdure où chante une rivière… "

…qui pue, car  les voisins  y jettent leurs ordures ?

Ah ! la réalité est rarement plaisante, à lire, ou à entendre : quand nous implorons "docteur je veux savoir la vérité" est ce que nous ne supplions pas intérieurement "mentez-moi, mentez-moi !"

 

C'est à travestir, édulcorer, que sert souvent la phrase, dissimuler notre hypocrisie congénitale.

Pour que le monde soit à peu près vivable.

 

Imaginons qu'on puisse lire la vérité entre les lignes, qu'il y ait à la télé un traducteur en sincérité : voix off, ou interprète qui gesticule la langue des signes, derrière chaque phrase, chaque échange, chaque discours !

ou encore qu'au-dessus de chaque humain flotte une bulle de bande dessinée, où s'inscrirait ce qu'il pense réellement (à côté des Schlak, Ouille, Berk, Aaaah, Bof, Pschiiiit… parfaitement explicites et souvent suffisantes).

 

Imaginons que par un de ces biais les humains expriment leurs VRAIES pensées.

Ils vont illico déclarer à leur patron qu'il est un gros naze. Les femmes diront à leur mari "vas-y donc, qu'on en finisse !" Et bien sûr les candidats aux élections proclameront du haut des tribunes qu'ils n'en ont rien à secouer des blaireaux d'électeurs et que ce tout ce qu'ils veulent c'est s'en mettre plein les poches. 

 

Et le monde serait vite à feu et à sang. Du moins celui qui ne l'est pas déjà.

 

 

Le blog d'Emma 

16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 10:09

sujet 33/2019 - clic

Zen soyons zen restons zen [1]
Elle est bien votre chanson madame
Mais ce que je lis entre les lignes
De la partition c est qu’être zen

 

C est compliqué quand
On voit des abrutis conduire
Et se garer comme des fous

 

Zen restons zen

C est compliqué quand
Des collègues  vous méprisent
On sen fout mais quand même

 

Zen restons zen

 

C est compliqué
Quand les élèves ne reconnaissent
Pas l’autorité

 

Zen restons zen

 

[1] - clic

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 14:38

sujet 33/2019 - clic

Ecrire ….Inspir …Ecrire ...Inspir ...

en haut et en bas

à droite et à gauche

et dans les alinéas

entre les lignes

entre les mots

entre les signes

le blanc attend …

le blanc surprend ...

le blanc dérive ...

 

Observez vos blancs dans la page

Cherchez pourquoi !

Pourquoi entre ces deux lettres là ?

Trop entre ces deux mots là

et ceux là qui se télescopent … 

Pourquoi ?

Tant de distance entre ces lignes

Pourquoi du blanc entre les signes ?

tant de blanc en haut, aucun blanc en bas ?

aucun blanc à droite, tant de blanc à gauche ?

 

Que cachent-ils tous ces pourquoi ?

 

Le blanc ...

Est-il vacuité, hésitation, réflexion,

crainte ou retenue  

ou peut-être non -dit ?

Chuuut !!! le non-dit, ne se dit pas

Pourtant, il parle, le blanc

il écrit à l'encre sympathique

ce que l'on n'ose pas

ce qui fait peur

ce que l'on tait

ce qu'on ne sait pas

ce que l'on retient

ce qui n'est pas encore dans la conscience

 

Inspir …. Chut !

Expir s'écrit

Mais tout est dit ....

 

 

Le blog de Lecrilibriste

15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 06:00

sujet 33/2019 - clic

Léo est un blondinet de presque sept ans, doté d'un vélo rouge et d'une petite sœur. Quartier des Tilleuls, il fréquente l'école des Tilleuls où il a une amoureuse, Douna, et quelques difficultés. Car Léo est astigmate sans le savoir et dyslexique pour son malheur. Les lignes tanguent et se gondolent. Des poissons s'en échappent qui ondoient et soufflent à Léo les mauvaises réponses. Les camarades se moquent. Douna lui effleure secrètement le genou et pose son doigt sur la phrase à lire. La tempête s'apaise. Maintenant les lettres vont leur train tranquille et Léo déchiffre quelques phrases. Le maître le délivre, Anna prend la relève ; les mots coulent comme le gazouillis d'un ruisseau. Une larme perle et de nouveau les lignes se déforment. Elles murmurent à Léo qu'il n'est qu'un imbécile. Un H l'agresse, un O lui saute à la gorge et un U le hue, HOU ! Léo croise le regard de Douna. Il décrypte entre les lignes que tout va s'arranger. Ses parents sont zen, pas de drame à la maison. Son orthophoniste a une grande réserve d'exercices rigolos et Douna un goûter à partager car voilà que sonne la récréation. Ligne de vie.

 

 

Le blog d'AniLouve

14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 12:33

sujet 33/2019 - clic

 Ce que t'es compliqué comme mec Alexandre

Faut te lire entre les lignes

Et aussitôt tu t'indignes

Quand j'fais mine de n'pas comprendre... !

 

Tu veux quoi hein... !?

Hormis se prendre zen par la main !

Aaah, je crois deviner, à tes joues vermeilles...

Les garçons, pfffff, tous pareils !!

 

Nan ! Pas l'premier soir

Désolée pour tes besoins

Les bonjour bonsoir

J'ai déjà donné, tagada tsoin tsoin !

 

J'entends déjà les commères

Et leurs commentaires

Ces grenouilles de bénitier, ennuyeuses,

Prudes mais par dessous envieuses...

 

Ce que t'es compliqué comme mec Alexandre

Faut te lire entre les lignes

Et aussitôt tu t'indignes

Quand j'fais mine de n'pas comprendre...

 

Quoi, hein... !? Allez souligne...

Aaah ! J'suis assise sur ta casquette... !?

Euh, c'était donc ça ton air insistant,

Ton sourire façon Joconde...

Mais dis-le !! Certes suis blonde,

Diront les cancans

   De brunettes...

  Moi j'ai cru que...  Aaah ! Et zut, lis-le entre les lignes !

 

 

Le blog de jill bill 

14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 11:00

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Le mot à insérer facultativement est : ZEN

 

 

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Bonne semaine, 

 

Mil et une

12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 14:25

sujet 31/2019 - clic

Teindre la voix couleur onde sable sur la plage à l’océan d’un ciel d’été à la nudité d’eau… s’engouffrer dans le sang des mots étendus sur la ligne au vent du cri qui souffle sur les os syllabes et consomme à la moelle la vie aux consonnes d’un journal sans domicile à peine né qu’il devient torche cul pour légumes de la pensée ou broyé par la main poisseuse ou souche sans racine… tentacule de la marée vomit son encre d’un volume outré d’ennui à la suffisance de m’adresser la parole un jour de grande joie dépliée dans mon cœur possédé de toi…

— T’as pris ma place…
— Ne crie pas.
— Tu prologues et l’essentiel t’échappe…
— T’es qu’une ordure !
— Normal, tu m’as consommé, je suis à présent un reste palpable.
— Éparpilles ton insolence dans un autre ailleurs.
— Insolence ?
— Mes sentiments ne sont pas une sève enracinée dans le tronc pourri d’une bouteille d’alcool !
— Et ma sève c’est du beurre ?
— Ne sois pas arbitraire dans ton propos.
— T’es qu’une pyramide de mensonges à cœur de venin.
— Arrête !… ou je te fais sauter la cervelle !
— Et la tienne en même temps, écervelé !
— T’as la langue bien pendue.
— Ton outrecuidance l’est d’autant.
— Tu n’es qu’une imitation une variante crucifiée une apologie du néfaste… une…
— Les mots te manquent ? Tu es en pleine crise, vaurien, je ricane.
—…

… l’oreille de l’immeuble sourd à sa maçonnerie, le palier de service tremble a la détonation d’une arme à feu…

— Dis, t’es mort ?

 

 

Le blog de Max-Louis MARCETTEAU 

11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 13:26

sujet 31/2019 - clic

Brassens l'a chanté, a évoqué ses regrets de l'avoir quitté. Mon chêne, celui que j'ai vu grandir comme on voit grandir un enfant, je vais, en  toute  saison le visiter. Près de lui, au milieu de cette nature que j'aime, je trouve apaisement et bonheur de vivre.

 

Le chemin qui me conduit vers lui se borde de noisetiers laissant tomber au sol, en ce mois de septembre, des noisettes par petites grappes. Leur parfum doux et boisé se mêle à celui des feuilles jaunissantes. Sur le sentier se devine à peine encore  un potager-verger jadis bien tenu par un vieux  monsieur parti pour un autre jardin. De plus en plus la nature, un temps bridée, s'ensauvageonne  pour laisser seulement émerger du fouillis de broussailles quelques vieux pommiers et poiriers aux espèces rustiques. Ils donnent à foison des fruits luisants et sucrés dont abeilles et guêpes se régalent. Les ronciers font étalage de mûres noires qui attendent  de devenir délicieuse gelée. En attendant  de les cueillir pour les confitures je les picore en me léchant les doigts dégoulinants de jus.

 

Mes pas m'emmènent vers la forêt de pins sylvestres où j'aime entendre bruisser  le vent dans leurs aiguilles. J'imagine alors, sous le  ciel bleu,  les plages charentaises caressées  par les  vaguelettes mourantes.

 

J'entre enfin dans le bois de chênes et de châtaigniers. La lumière tamisée de l'après midi déclinant le baigne et lui donne une sérénité particulière  dont je raffole. Il est là, mon arbre, mon chêne. Il se dresse, droit et fier. Je m'émerveille, en le regardant de la puissance de la nature, de son ordre, de sa force triomphante qui me domine. Et je m'interroge : que serions-nous, nous les orgueilleux, les prétentieux croyant laisser notre empreinte sur cette terre en la bafouant, que serions-nous sans elle ? Rien. Quelle belle leçon d'humilité devrions-nous chaque jour, chaque minute tirer de ses enseignements !

 

Me voilà au terme de ma promenade. Au pied de mon arbre, dans un désordre de fougères brûlées par le soleil, se cache ma souche. Peut être est-elle l'ancêtre de mon chêne  puisqu'elle repose tout près. Chacun sait que dans la nature, tout meurt pour mieux renaître. Je pose mon sac et m'installe dans le creux de mon vieux rondin tapissé de  mousse frisottante. Il s'en dégage un parfum frais et chypré dont je me rassasie.

 

Mon chêne me dispense son ombre bienveillante et je peux, tout à loisir profiter de ce que j'appelle  mon heure opportune. C'est ici que je lis – très souvent des poèmes – que j'écris quand les idées fourmillent et se bousculent dans ma tête et au bout de ma plume. Le plus souvent cependant je me laisse aller à rêver, à ne plus penser me laissant submerger par le silence.

 

Je sens confusément une présence protectrice et je la dois au chêne que je ne verrai pas mourir.

 

 

Pietra

10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 09:02

sujet 31/2019 - clic

Arbres de mes souvenirs

Que chaque saison transforma, fit grandir

Cerisier, tilleul, bouleau blanc, pêchers,

Où j’ai picoré comme un piaf effronté

Au milieu des bourdonnements d’abeilles

Où j’ai recherché l’ombre en juillet

Pour jouer aux billes avec mon frère

Pyramide de branches escaladées

à l'orée de l'adolescence

pour essayer d’atteindre les nuages

Avec une échelle de fortune

Contre le tronc farouche

Droit comme un mât de cocagne

 

Dans le bouleau, là-haut perchée

au creux d’une branche

Cachée par les frondaisons anisées

J’apprenais les leçons de bien-être

Au sifflet joyeux du merle, je répondais

 

Surgeon de bouleau que j’ai un jour planté

Que j’ai vu poindre au-dessus d’une motte moussue

Puis, jeune arbre s’élever sous un ciel de printemps

J’avais enfoui profond ses racines en terre

Pour voir pousser ce brin des souvenirs heureux

Je les ai vus surgir comme une sève nouvelle

Avec l’écorce grise et blanche

d’un bouleau des grands espaces russes


 

Le blog de Lecrilibriste

9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 19:34

sujet 31/2019 - clic

« Robin, reviens immédiatement ici ! Ton père en a marre de te savoir en train de trainer dans la forêt de Sherwood, tu vas encore revenir sale comme un peigne ! »

La mère de Robin Wood s’égosille en vain, son gamin, comme toujours, galope au cœur des bois, grimpant sur les chênes centenaires, siestant sous les pins, braconnant lièvres, moineaux, cerfs, ortolans, poissons gras dans les étangs. Il est écolo Robin, il pioche directement au cœur de mère nature la nourriture pour la famille, il milite contre les pesticides. Le braconnage après tout est «la chasse des pauvres », et Robin défend les pauvres. Son meilleur ami, Jean, qui est végétarien, lui reproche de ne pas se contenter de cueillir plantes, fleurs et herbes aromatiques, mais chacun pense ce qu’il veut n’est-ce-pas…Robin aime allumer le barbecue les soirs d’été. Le garde champêtre n’arrive jamais à l’attraper, puis, pour tout dire, Robin lui donne quelquefois un cochon noir, bien dodu.

« Robin, réponds moi, ta sœur dit que tu lui as fauché son alliance, c’est très bien de voler les riches pour donner aux pauvres, mais dans la famille, nous ne sommes pas riches, et le mari de ta sœur, est furieux contre toi, il va te provoquer en duel ! ».

La mère de Robin s’inquiète vraiment, elle sait que Le Shérif de Nottingham finira par attraper son fiston, il n’est pas toujours bien futé le shérif,  mais le seigneur Guy de Gisbourne va le conseiller, il est efficace, et il n’aime pas le petit. Le Galopin ne répond pas.

La mère reprend « tu sais que Belle Marianne si amoureuse de toi fera tout pour te sauver, elle est capable de se donner corps et âme à Guy de Gibourne pour t’épargner l’empalement ».

Robin ne bronche pas. Nostradamus lui a dit un jour que jamais il ne serait confronté à la justice, et Robin, comme tout un chacun, a confiance en Nostradamus.

Sa mère, fatiguée de s’égosiller lui lance « fait comme tu veux, moi je vais boire un apéro en attendant que tu te décides à revenir ». L’idée de l’apéro fait sortir Robin de sa cachette, car le bandit au grand cœur est un brin alcoolique, il kif le whisky.  Nul n’est parfait !

 

Le blog de France Lacoste

9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 19:33

sujet 31/2019 - clic

 

Sous les arbres redevenir enfant c'est tentant.

 

 

Le blog de Jamadrou

bbbb

Sous les arbres
On pourrait cacher nos souvenirs
Sous la terre
Qui nous a vu grandir
On reviendra si l'on se perd
On pourrait laisser nos sourires
Dans un courant d'air
On pourrait vivre en dessinant
Nos rêves qui ont marqué le temps
On regardera si tout s'efface
On pourrait coucher l'idéal sur un grand lit de glace
 
Sous les arbres, redevenons enfants
Sous les arbres
On pourrait faire ce que l'on veut
Brûler le doute avant qu'il prenne
Et que nos vies soient rengaine
Le cœur léger on s'envolera la paix dans nos veines
On pourrait s'asseoir où tu voudras
Pour y compter les libellules
Ou peut-être faire les soldats
Rester debout devant la lune "
 
Salomé Leclerc
9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 13:07

sujet 31/2019 - clic

Finiront-elles un jour toutes ces caresses folles ?
Moi, je ne suis qu’un arbre et non pas une idole !
Je vis en ce bas-monde pour vous donner de l’ombre
et abriter les nids des oiseaux en grand nombre…
Agacé qu’on me touche, qu’on vénère mon tronc,
qu’on me prenne pour un dieu, et qu’on me tourne en rond !
Soyez gentils pour moi, car j’en ai ras la feuille
qu’on me secoue les branches, ou qu’on viole mon seuil,
qu’on dérange mes bras,
qu’on me prenne par la manche,
qu’on me parle tout bas
en tortillant des hanches…
Passez votre chemin, manants qui vous grisez
des sous-bois arborés, des chemins balisés,
touchez juste des yeux ces verts poumons du monde
en réprimant un peu la joie qui vous inonde.
Admirez-les avec le respect qu’on leur doit,
vous qui n’êtes proprios, mais simples locataires,
de ces géants fragiles, à l’avenir précaire,
hébergés sous le toit d’un abri éphémère
qui, sans notre secours, bientôt disparaîtra !

 

Le blog de Cloclo

8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 15:27

sujet 31/2019 - clic

Reviens, Robin, mon amour.

Ton fils ne pensait pas ce qu'il a dit, c'était sous le coup de la colère.

Sors de là, mon chéri.

Albert, il est jaloux de toi, tu sais. Tu es Toi et il n'est qu'un vulgaire génie des mathématiques.

Il a travaillé toute la nuit sur la rodonture de la pyramide et il s'est cassé les dents. Il était complètement sur les nerfs et il a forcé sur le vieil élixir de raisin.

C'est pour cela.

Jamais il n'aurait dû te dire que tu es un vieux Génie des forêts grincheux plus poltron qu'un troll irlandais. Que tu files te réfugier dans ton arbre à la première contrariété.

Il n'aurait pas dû.

Robin, mon amour, sors de ce charme maintenant, je t'en supplie. Rentre à la maison, Il faut descendre la poubelle, elle commence à sentir,

 

 

Le blog d'AniLouve

8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 11:55

sujet 31/2019 - clic

A l'heure où on nous met l 'Arbre, la Nature, l'Animal au centre de tout et à toutes les sauces

 

Je vais vous dire sans détour que je préfère l'étreinte sexuelle avec mon mari que celle

 

Que tout aussi physique mais moins jouissive avec les végétaux et les arbres.

 

A cette nature que l'on glorifie comme bonne alors que l'homme sera son mauvais ange

 

Je préfère la culture, les constructions des hommes comme les pyramides,

 

Elévation spirituelle comme les cathédrales, l'homme qui se dresse au dessus de sa nature

 

Pour laisser sur terre une part d'immortalité comme des tableaux ou un jour... mes livres.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 08:58

sujet 31/2019 - clic

Tiens, il est marié !

 

Comme les petits enfants

 

Tout petit

 

Il croit être bien caché

 

Derrière le tronc

 

Et puisqu'il ne voit rien

 

Rien que l'écorce râpeuse

 

Il pense que personne ne le voit !

 
 
Le blog de Miche 
7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 11:59

sujet 31/2019 - clic

La sylvothérapie vaut ce qu'elle vaut...

Aussi dangereux pour un aveugle d'escalader une pyramide... !

 

Ce que tu encours Olivier... comme dans un buis buis,

Une étreinte cyprès pouvant être mortelle, houx là !

Ca te démange... ?

Frêne ton envie citadin !!

Hêtre ou ne pas être à la mode

Soit, mais ce nouveau charme

Peut t'allonger au lilas, celui de l'agonie...

Dans ce câprier !!!

 

 Cher arbre, chère forêt

Chère faune venimeuse qui l'accompagne, aussi... !

Frelon, guêpe, serpent, (voire noix de coco)

Chenille, ah la chenille du pin

Pas qu'une chanson, un poison,

De quoi euthanasier ton chien lors d'une bête balade !

 

Ah tu t'en fous, foutaises... !!

 

Fais selon ton bon plaisir Olivier,

Prends cet arbre par le bambou,

Et à la grâce du créateur,

Puisque mon abri côtier est dépassé,

Ma chaise longue en teck idem,

Je vais me régaler saule de mon pêcher mignon...

 

La tomate crevettes, na ! (Au bouleau... le décorticage !)

 

 

Le blog de jill bill 

7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 11:00

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Bonne semaine, 

 

Mil et une

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