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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 19:29
La passion d'écrire.   Jak

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

L’heur d’écrire, cette aventure des mots alignés qui soulagent notre âme.

 

Alors, l’heure, celle de l’horloge n’a plus de prise, elle ne peut pas jouer les trublions

 

Lorsque sur le papier nos mots, s’envolent que s’ordonnent nos idées, se livrent nos pensées, rien ne peut altérer notre imagination,

 

Et volontairement nous nous livrons un peu au fil des mots.

 

L’heur d’écrire quel beau cadeau !

 

 

Jak

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 17:05
Quelle heure ?   Mony

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

Elle rêvait de ne rien faire. Rien de rien ! S’étaler là, n’importe où, laisser son esprit au repos, ses membres inactifs, oreilles bouchées à toute sollicitation hormis les gazouillis des oiseaux.

Oublier de jouer à la lingère, la coursière, la cuisinière, ne plus répondre aux invitations des amis qui la contraignaient aux lendemains embrumés de fatigue, ne plus se tracasser pour le petit dernier aux yeux fiévreux, pour l’aînée en pleine crise d’adolescence, pour son compagnon en recherche d’un boulot, pour sa mère qui lentement perdait son autonomie, pour sa collègue dont le couple battait de l’aile…

Oublier tout si ce n’était de ne rien faire, rien de rien !

 

Le rêve était tenace, toujours à portée de mains mais si difficile à agripper. Et pourtant elle y croyait, il était son point de mire, son but ultime, persuadée qu’un jour elle arriverait à l’atteindre.

 

- Que fais-tu aujourd’hui ?

- Rien.

- Qu’as-tu prévu au menu du dîner ?

- Rien.

- As-tu déjà réfléchi au projet des prochaines vacances ?

- Non, à rien.

 

Et puis, non, elle ne répondrait pas. Muette désormais si ce n’était à son envie propre de chanter à tue-tête les refrains qui lui plaisaient.

 

Aujourd’hui, enfin, le but est atteint, elle peut se permettre de ne rien faire…

Comme ce graal tant attendu lui pèse !

Où résonnent à présent les rires des enfants envolés du nid ?

Quand allongera-t-elle encore la table pour recevoir la famille, les amis ?

Sa mère lui manque malgré le peu de contacts rendus possibles dans ses dernières années.

Son compagnon, parti un jour pour elle ne sait quelles aventures, que n’est-il à ses côtés à l’heure de la retraite…

Et surtout se profile sans cesse à l’horizon ce trublion qui à présent lui tient compagnie : l’ennui !

 

Alors, dans un sursaut de survie, elle se lance à tout va dans les activités les plus variées. Désormais, elle peint des aquarelles, apprend le javanais faute d’avoir les moyens de voyager, cultive son potager et mange végan, élève des chats sans plus se soucier d’un poil ou l’autre sur le canapé, se convertit à la marche et à la danse celtique, écrit pour Mil et une, invente sa vie à sa guise.

 

L’heure ? Quelle heure ? Celle de ne rien faire ?

Trop peu pour elle !

 

 

Mony

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 13:34
Trublion.  JaclynO'Léum

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

Tête nue sous l'ardent soleil,

 

Rouge comme une écrevisse,

 

Un touriste,

 

Béatement, contemplait l'horloge.

 

Lisant le dicton,

 

Il fronça les sourcils, tonitrua,

 

Offusqué de ces mots, les trouvant licencieux.

 

Nous ne laisserons faire ! décida-t-il.

 

 

JaclynO'Léum

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 19:49
Au temps pour moi.   Vegas sur sarthe

Sujet semaine 21/2016 - clic

 
Quand les ombres du style eurent quitté la table
que le dernier rayon du brillant Apollon
sur la pierre eut jeté son ultime jalon
il fallut accepter, subir l'inévitable.
 
La table refroidie - métronome des jours -
de l'équation du temps avait brouillé le jeu,
du combat Jour et Nuit on consentit l'enjeu
Hypnos avait sur nous posé son abat-jour.
 
Voyant que l'instrument jouait les trublions
qu'il n'y avait plus rien au bout de l'aiguillon
on se prit à rêver de l'éternelle vie.
 
Mais en regardant mieux avec horreur on vit
qu'un esprit pernicieux - frénésie meurtrière -
y avait apposé au bas “Crains la dernière!”
 
 
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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 19:44
Temps de pause.   Almanito

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

On s'étaient tous retrouvés chez Madeleine, par l'un de ces hasards de la vie, mais après tant d'années passées, je me demande aujourd'hui si c'était un hasard. La fine équipe des révoltés, la génération suivant celle de 68, qui sentait qu'elle avait raté quelque chose et qui tentait de poursuivre le rêve...
Madeleine - certains l'appelaient Mado, mais je persistais à l'appeler Madeleine, j'aimais ce prénom doucement désuet et gourmand qui lui allait bien et qui n'excluait pas une force de caractère qu'elle possédait sans doute plus qu'aucun d'entre nous -, Madeleine était déjà malade. Certains d'entre nous le savaient, mais nous n'en avons pas parlé. Pas plus que nous n'avons évoqué nos propres soucis. La trentaine bien sonnée, nous avions chacun de notre côté poursuivi des routes qui n'étaient pas les nôtres, nous avions voulu croire aux sentiers alambiqués qui finissent par s'ouvrir sur l'horizon sans y parvenir. Nous étions tous arrivés au point où l'on se voit contraint de rebrousser chemin, bien que nous ne l'aurions pas avoué.
Une bande de plus très jeunes sur le point de poser la valise des illusions et des rêves tronqués à la croisée de routes anonymes, qui prenait sur le tard la mesure du temps qui passe.
Madeleine avait toujours été notre point de chute, peut-être parce qu'elle était la plus vieille, peut-être parce qu'elle avait toujours irradié ce petit quelque chose d'indéfinissable qui nous ramenait toujours à elle, ne serait-ce que par un coup de fil.
Mais ce jour-là, oui vraiment, si c'était le hasard qui nous avait réunis, il avait bien fait les choses.
Madeleine habitait un petit bijou hérité de ses grands-parents, perdu au fin fond du bocage Normand, au-dessus de la mer. On s'y rendait avec le plan à portée de main pour ne pas se perdre dans les méandres de petits chemins terreux cachés par la végétation qui finissaient par s'ouvrir sur une cuvette bordée d'arbres aux pieds desquels s'épanouissaient d'épaisses touffes bleues d'hortensias. La maison, basse, toute en longueur, blanchie à la chaux, se tenait sur la droite, avec ses colombages émaillés de géraniums retombants. A l'intérieur, il ne restait plus rien que les lits, et les délicates aquarelles que notre amie avait réalisées du temps où elle envisageait une carrière artistique, son dernier compagnon, un trublion malhonnête se disant dans la finance,  ayant emporté le mobilier en la plaquant du jour au lendemain, ce qu'elle prenait avec un certain flegme doublé de son humour inaltérable.
On s'arrangea aussi du réfrigérateur quasiment vide, on sortit du pain du congélo et Madeleine ouvrit pour nous son fameux placard à confitures, car si elle ne cuisinait pas, nous l'avions toujours connue, même le poing levé, devant une marmite de confitures dont elle inventait de nouvelles variantes - parfois délicieuses, parfois plus contestables.
J'avais apporté trois caisses de champagne que j'avais obtenues au rabais après un week end passé sur un stand pour le compte d'un petit viticulteur méconnu lui-même en galère, qui soulevèrent des hourras d'enthousiasme parmi la joyeuse compagnie, qui, toute pétrie d'idéal révolutionnaire qu'elle était, n'en était pas moins amatrice de produits de luxe.
La soirée se passa autour de la cheminée, les trois qui avaient eu le courage de descendre sur la plage avaient rapporté une cargaison de coquillages que nous décortiquâmes devant le feu en discutant de rien, à travers les rires et les inévitables guitares des mecs qui jamais ne deviendraient des virtuoses.
Puis il y eut un silence. La vénérable horloge au fond de la salle cessa de battre, comme pour nous aider au recueillement. Un silence bienheureux, rendant les paroles soudain inutiles. L'exceptionnelle harmonie d'une assemblée qui se suffit à elle-même, si parfaite que le temps restait en suspendu aux flammes dorées, donnant aux visages une soudaine gravité.

 

 

Almanito

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 17:17
Tranquille.   La Licorne

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

Mesdames, Messieurs,

il est urgent...

de ne rien faire !

 

Regardez le soleil :

Que fait-il, je vous le demande ?

Rien.

Rien de rien.

En matière de paresse,

il en connaît un rayon,

ce trublion !

Il brille, il se pavane,

il se laisse admirer...

Aucune agitation.

Jamais.

Il regarde passer les nuages,

il regarde passer les heures...

et même si c'est lui qui les indique...

il ne bouge pas le petit doigt...

ne fait aucun effort...

cela se fait tout seul...

Suffit de laisser la Terre tourner...

et l'ombre se déplacer !

Il n'en fait pas plus...

pour faire pousser les plantes,

charger les panneaux solaires

ou évaporer l'eau de mer...

Paresseux, je vous dis...

mais indispensable, pardi !

 

Ne se soucie pas de la loi Travail,

ni de la date de sa retraite...

Et avec ça, brillant, chaleureux,

toujours à l'heure...

Un modèle à suivre ! ;-)

.

La Licorne

.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 17:00
Entre temps, à la roue du temps...  Jamadrou

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

De temps en temps une trouée 

Lumineuse trouée 

De temps en temps

Une échancrure

Où passe une tête en sueur 

Un trublion aux yeux rieurs

Agitateur de temps gris et de temps couleur 

Avec lui quand s'infiltrent une clarté 

S'y engouffrer

Et se laisser aspirer

De temps en temps

Se laisser porter

Comme l'oiseau sur l'aile du vent

De temps en temps

Se laisser frôler par les plumes des anges 

De temps en temps

Danser, oui apprendre à danser 

sinon les anges au ciel ne sauront quoi faire de leur temps avec toi

De temps en temps

Être au plus près 

De l'ombre de l'aiguille

Celle qui te dira si c'est le moment

La dernière heure 

Celle où dans l'instant

Le trublion quittera la scène 

Pour laisser passer le noir

Dans un cadre an de grâce 

Il ira danser sans fin

Toi dans ce temps arrivera l'instant final

Il sera temps de ne rien faire

Pour longtemps, tant pis!

 

 

Jamadrou

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:46
Solaire se la coulant douce...    Jill Bill

Sujet semaine 21/2016 - clic

 

Perturbart'heure crénom
Trublion va
Que ce cadran
A la devise sans biliaire,
Mais... !
Mais...
Ne rien faire
De ses dix doigts à longueur d'an,
Seuls les contes vivant d'abracadabra
En connaissent un rayon !

Nous avons des besoins
Il est toujours l'heure pardi
De faire quelque chose...
Alexandre le bienheureux
Vivre comme
Le bonhomme
Cet être paresseux
C'est du cinéma m'dame Rose,
Il n'y a guère que la nuit
Qu'on ne trime point...

Et encore mes gens,
L'homme en société
Donne dans les trois huit
L'oeil sur l'oignon
Courant après le temps...
Le Temps
Rentabilisé couleur pognon
Plus haut, plus loin, plus vite
Cadres et ouvriers
Esclaves modernes du cadran...


jill bill 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 11:00

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Sujet semaine 21/2016

source image - clic

 

Le mot à inclure est : TRUBLION

 

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Heure d'ici, heure de là-bas.... heure d'écrire... ?

 

Bonne semaine,

 

Mil et une

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:55
Bric à brac de broc.   Altifolia

sujet semaine 20/2016 - clic


En fouillant dans chez l’broc
Je me suis étonné devant tous ces objets
En mal d’identité, en mal de r’connaissance pour toutes leurs facultés.
Ils m’ont inspiré, m’ont expliqué :


1 Eblouisseur d’idée.
On choisi le genre et il s’éclaire selon si c’est de l’humour, du génie, un lieu commun, une idiotie, un hors sujet. Pratique pour savoir où en en est ! Plus de méprise.

2 Petit pavois
Des jambes latérales pour portes blanches. Bleues pour la droite, rouges pour la gauche.
A moins que ce ne soit l’inverse.
De toute façon elles pavoisent le 14 juillet

3 Décapchauss
Chaussures professionnelles, créées tout spécialement pour les secoueurs d’Orangina
Prévoir un tour de sac à dos en courant, puis déboucher ladite bouteille.
Buvez dans la foulée

4 Biverre
Pour les couples fusionnels. Ou pour ceux qui ne savent pas choisir. Comme pour la table ronde, il n’y a là aucune préséance. Verser, buvez, avec ou sans modération

5 Bébé patins
Patins de bébé dont les parents sont DRH. Toujours utiliser de façon rationnelle les capacités de ses collaborateurs.

6 Colle à kilos
Pour stocker les kilos, ce stick est indispensable.
Frottez, dégustez, c’est collé !

7 Ninja de soirée
Mâle et femelle, nœud pap intégré.
Aucune utilité précise, mais néanmoins indispensable pour faire parler les bavards…..
Ou écrire les écrivailleurs de toutes plumes.

A vos mots, mesdames et messieurs
Le broc donne l’objet à celui qui saura le reconnaître pour sa juste valeur.

 

 

Altifolia

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