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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 10:30

 

 

En plus de l'image, et pour ceux qui le souhaitent, un mot à placer sera désormais proposé chaque semaine à votre imaginaire. Vous le découvrirez sous l'image. 

 

 

L'équipe de Mil et une

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 14:44

Comme quoi, un homme ne pense pas avec son cerveau ni son coeur, alors avec quoi pense-t-il me direz vous ?

A bon entendeur,

No Name

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:18

 

Marie Thérèse, comme Barbe bleue, avait sept filles.

L'aînée s'appelait Jacqueline, comme sa grand-mère, parce qu'elle était née à l'époque où Marie Thérèse était encore fermement cornaquée par sa belle-mère (je vous parle d'un temps où il y avait encore des oies blanches).

Les prénoms des six plus jeunes témoignaient de son émancipation à la mort de celle-ci. Les petites, en effet, portaient toutes des noms de fleurs : Pervenche, Violette, Myrtille, Rose, Marguerite, et Garance.

C'est que leur Maman était une incorrigible romantique, pire, une romantique pratiquante. Dès que son bouquet de filles était parti à l'école, elle se précipitait sur son livre (Delly, ou Guy Des Cars, où les héroïnes ont les yeux mauves), et le jeudi son journal chéri.

Elle partageait celui-ci avec ma grand-mère. Mémé découpait la recette et le modèle de tricot, et portait ce qui restait à Marie Thérèse, qui dévorait les deux romans photos. Chaque semaine il y en avait un complet, et l'autre sous forme de feuilleton  débité en tranches. C'était ce dernier qui la tenait en haleine : comment supporter d'attendre une semaine alors qu'une vénéneuse cherchait à séparer  Fabio et Eléna ? ou que la pauvre et courageuse Camille  venait d'apprendre que le châtelain était son véritable père ?

Mais ne croyez pas que Marie-Thérèse était une paresseuse, loin de là ! Même feue sa belle-mère n'aurait pu lui faire ce grief.

D'une main notre rêveuse tenait son livre ou son journal, et de l'autre elle lavait, touillait, pliait, berçait un bébé quand il y en avait un.

Marcel lui avait même construit, avec des chutes de moulures électriques, un ingénieux portique sur lequel elle pouvait fixer son journal avec des pinces à linge, ce qui lui laissait les deux mains libres pour éplucher ou repasser... (je vous parle d'un temps où la télé n'existait pas).

L'après-midi, elle vibrait en écoutant dans le poste " le passe-temps des dames et des demoiselles " ; de beaux comédiens y lisaient "la Chartreuse de Parme" ou " la fleuriste du Trianon", roman qui lui avait donné l'idée des prénoms de fleurs.

Elle était bien heureuse avec son Marcel. Ce n'était pas vraiment ce brave homme qui  la tenait dans ses bras, mais le prince Vassili, ou Alejandro, le violoniste à la recherche depuis vingt ans de son frère jumeau englouti dans la révolution...

Mais chacun y trouvait son compte.

Marcel de son côté rêvait à des lendemains qui chantent, et était comblé entre les réunions de cellule, le foot, ses filles fleurs et sa femme toujours souriante.

 

Peu après qu'il eut été écrabouillé par un bloc de pierre dans la carrière où il travaillait, Marie Thérèse confia à ma grand-mère qu'elle allait partir avec des gitans, pour danser autour du feu.

Puis elle disparut. Myrtille ou Pervenche informait l'un ou l'autre des rares visiteurs éventuels qu'elle était partie faire des courses, ou en vacances à Paris chez sa sœur… Comme on l'apercevait parfois à la fenêtre du haut, les petites filles fleurs réussirent à cacher pendant presque un an que leur mère avait "perdu la tête". Elles ne voulaient pas la perdre, et donnaient un tour de clé lorsqu'elles partaient à l'école, se débrouillant entre ce qui restait du potager, les poules,  et les réserves de conserves pour trouver à manger.

Jusqu'à ce que les maîtresses, le facteur, et ma grand-mère finissent par comprendre ce qui se passait.

 

On l'emmena à l'hospice, parce que l'époque n'était pas aux fioritures psychologiques, et les petites filles fleurs furent dispersées.

 

Autant en emporte le vent

 

Emma

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:57

 

Où l’on découvre un naïf bien plaisant.

 

Vendredi soir, c’est toujours ainsi, la fin de la semaine, un mal de dent insurmontable qui vient vous accabler. J’ai atrocement mal, aucun calmant n’est efficace.

Je fais le tour des dentistes de ma petite ville, bien sur, ils sont tous partis en WE.

Je me lance, je souffre trop, je me rends aux urgences.

Et là vous vous en doutez, une foultitude d’handicapés du moment est devant moi. J’en ai au moins pour 4 heures d’attente !

Il ne me reste qu’à mettre ma patience à épreuve, c’est dur-dur.

Un siège est vacant, et je comprends vite en m’installant sa désertitude : je suis sous le ventilateur!

J’aurais dû… prendre un siège pliant… amener  de la lecture ou une formule de mot croisés, non je n’ai que mes yeux pour pleurer le tourment qui s’accélère au gré de mon inoccupation mentale.

Une pile de revues, pages apparemment mal en point, traine sur une table bancale, mais tant pis pour la médiocrité des lectures proposées, tout sauf le  leitmotiv du « j’ai mal ». Il faut que je m’occupe l’esprit.

 

Nous Deux ??? Je pensais que cette revue avait disparu dans les oubliettes des temps.

Je feuillette, l’air dégagé, survole avec désinvolture mine de rien.

A la page 42, un roman-photo, -normal pour ce genre de revue-,

L’héroïne au lit me fait dresser les cheveux sur la tête ! : Ma chère et tendre épouse avec un gigolo, qui de surcroit est mécontent d’être avec elle ! Quel culot méprisant de la part de ce jeune freluquet !

Mais que fait Martine ici, languissante sur cette couche ???

Je n’en reviens pas. Je suis furax, peut-être aurait-elle pu m’en parler ? Si elle voulait arrondir ses fins de mois en faisant de la figuration ! C’est bien connu, je suis large d’esprit !

Mon mal de dents par miracle (mal de dents mal d’amour) cesse aussitôt. Je pars à toute vitesse il faut que je tire les choses au clair !

Arrivé à la maison, Martine, surprise de mon prompt retour me demande si je vais mieux.

Je lui jette la revue sous le nez et exige des explications.

Elle encore plus stupéfaite que moi !

Après maints recoupements, nous arrivons à une conclusion :

Au cours d’une séance d’hypnose, qui devait soi-disant lui aider à ne plus fumer, le malhonnête gourou, qu’une bonne copine lui avait indiqué, a pris une photo et fait un montage au résultat probant !

Ce malin se fait des tunes sous toutes les formes ! A sa manière il travaille plus pour gagner plus.

Je crois Martine… elle ne ment jamais.

Toutefois, je suis surpris qu’elle ait accepté d’être hypnotisée en soutien gorge !

Il faudra que je me renseigne pour savoir si c’est les us et coutumes dans le métier.

 

JAK   

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 20:40

 

C’est pas dieu possible, je dois dérailler de la rétine, je me réveille en cerceau, j’ouvre grands mes vasistas, et qu’est-ce que je mate à mes côtés, à m’en faire gicler les gobilles ? Dans mon pieu, toute vachée dans la largeur, toute pagnotée et toute enamourée auprès de mézigue, un joli lot, qui n’y était pas la veille. Je ne peux pas zieuter sa tirelire, mais seulement son hémisphère austral, une sorte de pétrousquin majuscule bien ferme et bien rebondi, des comme j’en souhaite beaucoup à des pelous de mon acabit. Je suis tout en chavirance, que dis-je en confusance quand je m’aperçois que si elle, elle a gardé son tombereau à bretelles, moi, je suis à loilpé, en tenue des dents si vous préférez, déloqué, sans pelure ni père Joseph (comprenez : éminence grise) ou encore « sans limace et san bénouze » comme dirait mon amie Rika.

J’essaie de me rassembler, de me déstupéfier, je laisse un moment mousser ma boîte à idées, je m’évertue à grincer de la pensarde pour tenter de me remémorer mes activités pénultièmes, dont la donzelle serait le reliquat, pour ne pas dire l’erreur. Où ai-je donc pu fariner et partouzer de la sorte pour rapporter cette splendide gerce à la place de ma souris usuelle qui n’a pourtant rien de semblable avec l’autre si ce n’est la communauté de sexe ! Pour l’instant, c’est commak, tout émigre dans ma tête, tout part en sucette. Je me souviens vaguement que j’étais hier avec mes potes et qu’on a été vindhonneuriser chez les collègues rapport à Mimile qu’arrosait sa légion d’horreur. Ensuite, je crois qu’ on est allés raouter et gambiller du côté de Pigalle, on a sans doute éclusé, lichtgorné et culséqué plus d’un broc, sifflé plus d’une goduche, en nous humectant copieusement le gosier, arraché la gorge avec un bon pitchgorne pour se trouver dans un état pareil. C’est sûr, on devait être cointchés à mort pour ne plus avoir la souvenance des faits !

Va falloir tout de même qu’elle arrête de chiquer les marmottes et pense à se désensommeiller, la belle au bois dormant, et qu’elle se grouille de mettre les voiles, sinon c’est moi qui vais l’envoyer aux pelosses dare-dare, je vais pas la garder toute la vie dans mon pieu, tout de même. Faut qu’elle entrave une bonne fois pour toutes que ceci n’est qu’un regrettable incident de parcours et que toute à l’heure je retrouve bobonne, faudrait pas qu’elles s’entrecroisent dans ma chambrée, ça pourrait faire un sacré boxon ! C’est qu’ Eléna, elle est jalouse comme un félidé et si elle me surprend avec cette beauté, ça va être ma fête, y a pas photo !

Allez, Blanche-neige, ramasse tes fafs et va te reloquer, moi je vais me sabouler itou. On n’est pas dans « Adam recherche Eve » que je sache ! Sans rancune, et puis tiens, pour ta peine, voici quelques biftons pour te siliconer la cage à serins ou te gonfler le moulin à jactance, si ça te fait plaisir, c’est au choix.

Allez, bye bye, beauté !

 

Cloclo

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 17:03

 

Que fais-je dans ce lit et où est Elena?
Je ne me souviens plus qui est cette cougar
c'est une ensorceleuse, un allume-cigare
quels étaient leurs prénoms? Pamela, Loana.

On avait picolé, fait des paris stupides
à celui qui saurait lever la plus âgée.
Je ne sais qui des deux m'avait encouragé,
du groupe de poivrots je fus le plus rapide.

N'avais-je pas niqué ? J'avais tout oublié,
planté le mont velu? ou dormi aussitôt?
Elle semblait repue, ronflait moderato...

Je n'osais l'éveiller de peur d'une reprise
et de devoir goûter du gâteau la cerise,
Elena me narguait, tenait le chandelier

 
Vegas sur sarthe
 
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 15:18
 
Page précédent la photo :

On voit la femme de la photo entrer dans un bar.
« Non, c’est Eléna que j’aime. M’obligez pas les gars ! »
« Vas-y, j’ai parié que t’emballerais la première venue, avant la fin de la journée. Les femmes qui viennent ici, seules, c’est pour le sexe, elles attendent que ça, se faire sauter. »
« J’aime Eléna. Je peux pas lui faire ça ! »
« Tu te dégonfles ! La dernière fois, tu disais pas pareil ! »
« La dernière fois ! Quelle dernière fois ? »
« Celle où tu t’es bourré la gueule, parce qu’Eléna t’avais plaqué ! »
« Vous écrivez quoi ! Reprenez-vous, mon vieux ! »
« Ben non, justement, j’ai envie de faire vrai, de dire qu’Eléna a plaqué Fulvio, parce qu’elle a trouvé cette photo dans les toilettes du resto, où ils avaient rendez-vous ! Que Fulvio a pas osé lui dire qu’il posait pour des romans photos ; qu’il est mannequin, c’est plus chouette, et c’est presque vrai ! »
 
Page suivant la photo :

Eléna souriante, sur un petit nuage, entre dans la salle d’attente du gynéco. Elle choisit un journal. Tourne les pages rêveuses. Jette le journal, s’assoit en larmes, le nuage se brise.
« Docteur, je suis enceinte. Je ne veux pas de cet enfant. Son père m’a trahie. »
« Eléna, épousez-moi. Je vous aime depuis si longtemps. Je serai le père de votre enfant. »
 
Page suivante :

Fulvio à Pole Emploi, retrouve Eléna :
« Eléna, je te jure sur notre enfant que je ne t’ai pas trompée. »
« Trop tard. D’ailleurs cet enfant n’est pas de toi. »
Fulvio quitte Pole Emploi.
« Allo, Claudio, ça a marché. On est enfin libre de s’aimer, au grand jour. »
Apparaît le gynéco, tout sourire :
« Merci Pole Emploi. Grâce à Eléna, j’ai enfin trouvé un job.»

Ultime page :

Image du mariage de Fulvio et Eléna, enfin de la femme couchée dans le lit de Fulvio qui est le gynéco.
 
Jaclyno'léum
 
 
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:55

 

Fulvio se réveille satisfait mais un peu penaud,

Hier soir il a encore obéi à ce drôle de cerveau,

Qu’il a entre les jambes et qui toujours le commande.

Sûr, c’est à Elena qu’il va faire sa demande,

Alors, autant profiter de cette occasion-là,

Elle est encore très belle cette Donatella.

Elena surgit soudain dans la chambre !

Fulvio le nigaud, s’est fait surprendre.

Elle crie « Mama ! Mais qu’est-ce que tu fais là ? »

« Je voulais te prouver chara mia,

Que ce stronzo n’était pas fait pour toi !! »

 

On découvrira à la fin du roman-photo qu’Elena a quitté la casa de Mama

Et qu’elle a trouvé l’amour dans les bras de la belle Ornella.

Quand a Fulvio, me direz-vous ?

Et bien Fulvio, on s’en fout !

 

Lyne

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 19:05

Le lendemain, à son réveil, Fulvio se demande ce qu'il fait là
C'est avec Héléna que je devrais être, c'est elle que j'aime

- Alors qu'est ce que tu fais dans mon lit ?
- Ah ! Tu es réveillé.
- Ben oui mon chou mais tu n'as pas répondu à ma question. Que fais tu dans mon lit la veille de ton mariage?
- C'est ce que je me demande, je n'ai pourtant pas bu au point... Dis moi tous les deux, on n'a pas …
- Ben si et crois moi tu as été efficace
Fulvio se gratte la tête à la recherche d'une bride de mémoire mais rien...
- Je ne vois qu'une hypothèse, tu m'as drogué.
- Non et quoi encore ? Pendant que tu y es, tu vas m'accuser de t'avoir aussi violé?
- Pourquoi pas.
- Pauvre type, c'est toi qui m'a ramenée chez moi après ta dernière soirée de célibataire mais à mon avis cela ne sera pas la dernière si ta chérie l'apprend.
- Tu ne vas tout de même pas lui dire
- Mais non mon gros bêta
- Ah ! Je suis soulagé...
- Tu ne devrais pas...
- Je ne vois pas qui pourrait lui dire si tu ne le fais pas
- Elle le découvrira dans son magazine « Nous deux »
- Quoi ?
- Ben oui, mon tendre et cher, les photographes sont passés te prendre en photo pendant que tu dormais.
- Tu n'es qu'une garce
- Et toi un gros porc Hypocrite. Tu croyais peut-être que tes ébats extra-conjugaux allaient se passer sans incidence ?
- Sors de là et fous le camp
- Pour commencer, je suis chez moi, je fais ce que je veux

Fulvio sort du lit , s'habille en vitesse et ...

- Avant de te sauver tu me dois ma rémunération promise, sinon les photos seront sur internet demain
Il sort son argent et le jette sur la fille
- Sa... pe !

Aimela
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 19:03
 
Pardonnez-moi mais cette photo me trouble et se superpose dans mon coeur avec d’autres images et mots propulsées par une dramatique actualité.

Il est jeune, mal dans sa peau et à chaque escale il essaie d’oublier dans des bras de passage, ses crises d’angoisse qui l’envahissent, ce mal être qui lui colle à la peau tel ce tatouage d’aigle qu'il a fait tracer sur son épaule gauche, un soir de désespoir.
Cette nuit, ils étaient si bien tous les deux !
Et ce cauchemar est revenu, toujours le même :
des ailes noires qui ne veulent pas s’ouvrir et une longue chute infernale.
Son cri horrible a réveillé cette femme qu’il ne connaît pas, dans ses bras il a retrouvé calme douceur et réconfort.
Mais là, à l’instant, c’est à Elena qu’il pense et qui devrait l’attendre là-bas.
Elena qu’il aime tant mais Elena qui ne veut plus de lui ; Elena qui sait tant de lui!
Elena à qui, un jour de grand désespoir, il a raconté que le monde entier se souviendrait de son nom.
Elena qui sait que jamais il ne deviendra son capitaine …
Cette femme qui dort paisiblement près de lui, elle, elle ne sait rien de lui.
Elle ne sait pas qu'il est jeune copilote et qu'un jour il volerait … des vies.

(Mêler la réalité à la fiction n'aide pas à comprendre l'horreur.)
 
jamadrou
 
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 15:44
 
Le lendemain à son réveil, Fulvio se demande ce qu'il fait là...
C'est avec Elena que je devrais être, c'est elle que j'aime.
 
“Ça va pas, Paulo... tu t'es complètement planté dans ta légende. Sur la photo 285 c'est bien Elena à côté de Fulvio”
“C'est pas possible, Kevin! Fulvio n'a pas encore couché avec Elena”
“Peut-être pas dans ce roman mais dans 'Doux vertige' y sont au lit”
“On se fout de savoir s'ils ont couché ensemble dans d'autres romans, et d'abord dans 'Doux vertige' il s'appelle Pierre”
“Pierre, Paul ou Jacques, Elena est pas du genre à retenir le prénom si tu vois c'que j'veux dire”
“Bon, je mets quoi alors... Rocco?”
“Surtout pas! Rocco c'est formellement interdit dans la presse du coeur! Ça ferait chuter les ventes, toute une frange de lecteurs va tourner le dos”
“La presse du coeur? C'est du cul qu'ils veulent, du cul propre mais du cul et y z'osent pas l'avouer, surtout ceux qui rêvent de les voir tourner l'dos comme tu dis”
“Quand même, Paulo... si t'as pas complètement tort, le coeur ça compte aussi”
 
“Et si j'appelle la fille Madison, c'est plus crédible?”
“Tu peux pas l'appeler Madison, Paulo... c'est la femme de ménage de Grand Hôtel”
“Qu'est-ce que ça fait? En nuisette dans un lit, c'est plus une femme de ménage et d'abord la femme de ménage elle couchait aussi”
“Ecoute Paulo, tout c'qu'on nous demande c'est de coller à la photo et au scénario”
“Ah ouais? Et dans 'Tardive confession' quand on écrit 'Comment pourrais-je regarder Floriana en face?' et que Floriana elle est de face... ça colle à la photo ?”
“T'es sûr qu'elle était de face ?”
“Un peu mon n'veu! Et le photographe aussi... il a pas dû s'ennuyer, le Gérard”
“C'était pas Gérard dans 'Tardive confession', c'était Elena”
“Elena? Celle de la photo 285?”
“Ouais, Elena... la copine de Fulvio”
“J'y comprends plus rien! Y sont acteurs ou photographes?”
“Ben les deux à la fois... y mettent en pause et y prennent la pose. Tu sais, depuis que les budgets ont fondu...”
 
“Ouais j'ai entendu ça... y parait qu'y vont m'réduire la taille des bulles! On va bientôt écrire en langage sms!”
“Et les sentiments? Tu crois que ça peut se revoir à la baisse les sentiments? Ça m'écoeure, Paulo”
“Te mine pas, Kevin... c'est du cul qu'ils cherchent, du cul propre mais du cul et y z'osent pas l'avouer”
“Tu l'as déjà dit. Bon, si on passait à la 286?”
“C'est quoi la 286?”
“Euh... Je lis: La mère d'Elena se réveille et trouve Fulvio à côté d'elle, alors elle s'imagine des trucs mais lui c'est pas son truc parce qu'il pense à Elena, alors que la mère a rien contre le truc et donc elle...”
“Stop! Y'a trop d'sentiments confus là-dedans. Comment veux-tu que les acteurs... enfin les photographes et même les lecteurs s'y retrouvent? Si on jetait plutôt un coup d'oeil à la 287?”
“O.K. On zappe la 286. Donc pas de légende... comme ça le lecteur se concentre sur l'action”
“Bon. C'est quoi la 287?”
“A la 287, Elena débarque dans la chambre et...”
“Hein? C'est pas possible ça!!”
“Pourquoi?”
“Ben y sont trois... et c'est Nous Deux”
“Tu me gaves, Kevin! C'est du cul qu'ils cherchent, même pas propre et y z'osent pas l'avouer”
“Tu sais... je m'demande si je vais pas amorcer une reconversion”
“Et tu pense à quoi?”
“Euh... photographe ou acteur, je sais pas encore, Paulo”
 
Vegas sur sarthe
 
 
 
 
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 13:23

 

Démarcheur à domicile
Démonstrateur d'aspirateur, sans fil
Faut-il coucher pour réussir, pardi
La preuve qu'il faut être ouvert d'esprit... !!

 
« Puis-je essayer le mignon vendeur... »
Avait-elle insisté, bouche en coeur
Déboutonnant ma chemise
Arrivant à ses fins, à sa guise...
« Je t'achète ton engin
Si tu me fais voir le tien
Mon mari est en voyage, loin...
Je suis sur ma faim ! »
J'en oubliais Elena et puis tout
Entre ses mains, comme fou,
Et la bouteille de vin bue
Ma résistance de courte durée fut...
Au matin, hébété, mon yang éteint
Dans ma barbe naissante
Au lit de ma cliente
Elena telle un boomerang me revint !!
De son côté, elle vend des encyclopédies,
Et de nos jours... !!
Pourtant une bonne paie, a t-elle recours
A ses charmes... ? Un doute soudain m'envahit !
 
jill bill
 
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 12:00
sujet semaine 14

source image : "Nous Deux"

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:13


Je t’ai offert mon cœur,
L’as-tu perdu, l’as-tu perdu ?
Parti tout comme un voleur,
Tu l’as brisé tout menu, oui, tout menu.

C’était un cœur aimant,
Le savais-tu, le savais-tu ?
Un petit cœur très vaillant,
Pourtant il ne bat plus, non, il ne bat plus.

Allez cueillir celui des jouvencelles
Vous qui en êtes dépourvu, si nu !
Mais vous pleurerez votre belle,
Qui ne vous croit plus, non, ne croit plus.

Quand passera le temps des fredaines,
L’apprendras-tu, l’apprendras-tu ?
Il fera bien froid dans tes veines.
Et moi, je ne serai plus, non, je ne serai plus.

Lyne

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:43

 

 

Elle est là, et n’y est pas.

Comme une particule quantique

On ne saurait la définir.

Elle est comme un fantôme,

Métallique, et diaphane.

On dirait que grâce aux crocus

Qui intensément la regardent,

Elle se matérialise le temps d’une floraison.

 

Ecrit sous l’influence du superbe « Principe » de Jérôme Ferrari, que je viens de lire.

 

Nounedeb

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:31

 

Mince comme un fil, la jolie sylphide,

Est-elle dryade ou bien oréade ?

Fesse sur la selle, quasi languide,

Rêve-t’elle d’amour ou de ballade ?

 

Dans sa nudité de treillage,

Est, si bien saisi, son évanescence.

Nymphe jolie du très jeune âge,

Quand tous les rêves sont espérance.

 

Sur un champ de crocus, la poésie,

De l’amazone sur son vélo.

Absence-présence si défini,

Par l’ordinaire et ductile matériau.

 

Plutôt la sensualité de ce délicat grillage,

Que celui, à Ispahan ou à Kandahar,

Ils imposent aux féminins visages,

Silhouettes spectres en voiles noirs.

 

Faites chanter tous les jardins,

Belles créatures Elfiques,

Faites-nous danser jusqu’à demain,

Pour croire toujours aux choses magiques.

 

Lyne

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 11:57
 
Les plaisirs de la vie ne tiennent qu'à un fil
retors ou bobiné au destin qui se trame
entortillé de joie ou barbelé de drames
on tresse son bonheur de face, de profil.
.
Et passent nos printemps teintés de chlorophylle
”Rassure-moi” nous dit le jaunâtre crocus
“J'ai peur de trop aimer” nous répond l'hibiscus
on se garde de tout et chacun se défile.
.
On pousse son vélo au hasard des gazons
redoutant les piquants, on craint la crevaison
et c'est le coeur à plat qu'on rentre pédibus.
.
Puis un jour on surprend au creux d'un blanc Albus
un amour de safran où l'abeille bourdonne,
s'enivre sans compter... alors on s'abandonne.
 
Vegas sur sarthe
 
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 11:05
 
Elle pédale et écrase le crocus
 
En rêvant qu’elle croque des étrusques
 
Elle compte les colchiques
 
En espérant chasser l’acide urique
 
Elle est Jeanne d’Arc en cotte de maille
 
Maille à l’endroit, maille à l’envers
 
Envers et contre tout il faut pédaler
 
Dans les dédales de la vie
 
Contre tous les maux de la terre.
 
Elle pédale en toute saison
 
Colchique dans les prés
 
Crocus dans les bois
 
Vélo d’appartement
 
Elle croit rouler dans la campagne fraîche
 
Elle entre en guerre contre l’envahisseur
 
Chaque jour à la même heure
 
Elle affronte l’ennemi.
 
Trente minutes en toute saison
 
Elle pédale et sourit
 
Mourir en bonne santé
 
Sans thé mourir de rire en assoiffée
 
Elle pédale pour que dalle
 
Avoir la dalle après l’effort
 
C’est fort en chocolat malsain
 
Alors les saints pédalez avec elle
 
Au paradis le corps est en grillage
 
Grillage à poule laisse passer l’âme
 
Rendre l’âme c’est la laisser filer
 
Entre les mailles du filet.
 
Elle a tant pédalé pour des prunes
 
Que son grillage sous le prunier
 
Fut installé pour l’éternité.
 
Jamadrou
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 14:46

 

Puis-je te croquer, beau crocus ?

Si tu es colchique, la colique !

Et si tu es safran, trouverais-je un amant ? 

Il suffirait que je te suce pour que je puisse

Rompre le charme : verser des larmes,

Sentir, bonheur, battre mon cœur.

Vous écraser d’un pied léger :

M’enfuir, enfin m’épanouir…

 

Nounedeb

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 12:53

 

Au soleil tiède d'avril
L'araignée agence ses fils
Une mouche vrombissante
Appétissante
Servira de premier repas
Après un jeûne de quelques mois...
La truite joue la fine mouche
Abondance de vers, c'est louche...
L'agneau pascal bêle
La branche ensorcelle
Le merle,déjà dans le cerisier,
Qui a pris ses quartiers,
Le bec du poussin jaune jonquille
A brisé sa coquille,
Le crapaud saute vers celle
Qui appelle à la bagatelle,
Le chat de gouttière
En découd avec un congénère,
La fontaine recrache son eau
Et au chevalet et tableau
Revient le peintre du dimanche
Comme la robe sur les hanches
Des jeunes filles en fleurs, coquettes
Anémone, Daphné, Violette
Parfumées de printemps
Comme quand on a seize ans...

« Même bien galbée
Iris, ma chérie
On a dit en robe
Les jeunes filles,
Même les claustrophobes
Qui n'aiment être enfermées... ! »

« La voisine va glousser
Mets au moins ton pied-de-poule
Tu vas encore tournebouler
Son jeune Derek, chaud comme une ampoule ! »

jill bill 

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