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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 11:55

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Ma chère Magali,

 

Ta lettre de rupture m’a fait énormément de peine. Je pense qu’une fois encore,  tu n’as pas saisi le sens de mon engagement à ton égard. Je te croyais assez forte pour comprendre que l’Amour peut aussi embarquer les êtres sur cet asile en bois flottant que l’on appelle la Vie, d’apparence fragile et instable certes,  mais pourtant  apte à résister à toutes les tempêtes et à tous les obstacles, y compris les plus dangereux et les plus délicats.

Même si le parcours  est semé aussi, parfois, de lourdes embûches et de moments de dépit où le cœur s’égare, se noie, s’engloutit dans le grand courant d’une vie impitoyable, sans que l’on puisse rien faire pour le repêcher.

Je te croyais assez mûre et solide dans ta tête pour résister à ces obstacles, qui loin d’être infranchissables, rendent, crois-moi,  le voyage  plus précieux encore, renforcent  des sentiments déjà très forts et donnent tout leur sens et toute leur saveur à ces moments de partage où, bercés par la même douceur, nous atteignons conjointement  les rives d’un bonheur acquis laborieusement jour après jour.

Non, Magali, l’amour n’est pas cette chose lourde, encombrante,  pesante, voire impossible  que tu décris dans ta lettre. L’Amour est au contraire pour moi ce substrat  léger, souriant, délicat, aérien, qui devrait donner des ailes à celui ou à celle que par sa grâce elle a « touché ». Magali, Je te trouve un peu trop sévère envers moi, envers toi, envers les choses, envers la vie tout court que tu décris souvent comme une sorte de calvaire imposé. Nous avons pourtant vécu tous ces mois dans ce que j’ai pensé et cru être baigné d’un bonheur quasi parfait et je constate qu’il n’en fut rien pour toi, et que, en une phrase assassine et cruelle que je n’ai pas le courage ni l’envie de reproduire ici,  tu réussis à gommer ce que j’ai cru être les meilleures années de notre vie. 

Réfléchis bien, Magali, cette décision d’interrompre un si beau voyage tout juste commencé m’attriste et me désespère à un point que tu ne peux imaginer. Je pense qu’elle a été dictée chez toi par un manque d’attachement ou d’incompréhension de ma personne, ou par des reproches que tu aurais voulu me faire et que tu n’as pas osé  m’adresser, ou encore par des mots que tu n’as pas eu le courage de prononcer !  Sache, mon aimée, qu’en matière d’amour, le silence n’est pas le meilleur remède.

Si toutefois, tu revenais sur ta décision, sache que mon cœur t’appartient et t’appartiendra toujours, j’ai vécu trop de belles choses avec toi pour les oublier si vite.

Je t’attendrai patiemment  sur le quai de l’Amour pour poursuivre avec toi notre longue et merveilleuse croisière, l’attente sera désormais ma seule raison de vivre.

Ton Adrien

 

 

Cloclo

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:15

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

En ce bel après-midi d'été, alors que le soleil darde de mille feux, une jeune femme accroche un hamac et s'allonge négligemment dedans et s'endort. Un peintre passant sort son matériel, installe son chevalet puis à grands coups de pinceaux reproduit la belle vue devant lui. A quoi rêve-t-elle ? Se demande t-il tout en travaillant ses couleurs.
 
Elle ne l'entend pas, elle est si loin dans des contrées inconnues où les forêts sont si denses, où les oiseaux volent à tire d'aile en chantant. Son enfance difficile à mille lieues de là, les soucis du quotidien effacés. En ce moment rien ne l’atteint, elle vole vers un avenir resplendissant mais soudain un bruit la réveille et elle voit le peintre.
 
- Est-ce vous qui m'avez réveillée ? lui demande t-elle.
- Je n'aurais jamais osé, vous êtes si belle, endormie, lui répond le peintre, non, ce doit être des chasseurs avec les fusils.
 
Sans un mot, la jeune femme se lève, décroche le hamac et part laissant le pauvre peintre interdit par tant de brusquerie.
 
Tous les étés, il passe dans la forêt pour voir si l'inconnue dort dans son hamac et ainsi terminer sa toile. Jamais elle ne reparut et il dut finir bien plus tard dans son atelier le tableau de la belle inconnue dans son hamac.
 
 
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:45

sujet(s) de l'été - semaines 27 et 28/2017 - clic

Tu bouches,

Je débouche en sauveur

Pour vous déboucher...

(Parfois,

faut m'attendre une plombe...)

J'aurais pu

Faire boucher

Dans le saignant...

Les eaux grasses,

Tout aussi ragoutant, non...

 

Ici, une cliente bordélique,

Faire l'amour

Ou le ménage, ma parole !

En déshabillé encore

A midi tapante...

 

Vais-je me la taper

Comme tout bon plombier

De chez Perret...!

 

Ca vaaaa

Me demande t-elle

Depuis son hamac,

Lan gou reu se ment...

Ainsi font font font

Les jeunes veuves...

 

Besoin de rien

M'sieur Pierre ?

 

Si, d'une douche froide

Fait chaud... Pense-je, tout bas...

Elle me plombe

L'ambiance de travail...

Plus la tête à déboucher

Mais à, boucher,

Ma soupape va fuir... !

 

Dans la chambre

J'ai aussi un souciii avec le lavabo

M'sieur Pierre,

Dé ci dé ment hein...

 

C'est quoi, son vrai problème

A la fin... !!

 

 

jill bill

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:00

sources images : 1 /clic  - 2 /clic  - 3 /clic - 4/clic - 5/clic - 6/JLN Indonésie  (pas de lien)

 

Six images sont proposées à votre imaginaire en cette première quinzaine de juillet. A vous de les utiliser séparément ou groupées à votre convenance.

Merci de préciser le ou les numéros des images correspondant à votre texte.

Participation illimitée. 

 

Bonnes vacances,

 

Mil et une

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 18:57

sujet semaine 26/2017 - clic

Dis-leur que la nuit tombe
Sur cette affreuse urgence
Et que c'est sur nos tombes
Que le désert avance…

Michel Berger (clic)

 
Tu le sais, toi, que la mort de la terre
est en marche depuis que la première créature hésitante
est sortie de la mer. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
sur les os blanchis des grands buffles
que le sable recouvre. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
devant les carcasses des bateaux noirs
qui pourrissent dans la boue, là où était  la mer. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
les singes criards et les perroquets bleus
dans la pirogue qui fuit les bulldozers. . .
 
Je pleure avec les femmes qui pleurent
en lançant des colliers de fleurs
sur la mer verte qui a noyé les îles roses. . .
 
Mais les hommes, dis-moi,  griot édenté,
Où sont les hommes ?
Ils sont partis escalader les barbelés
 
Je suis la dernière sentinelle.

 

Emma

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 17:35

sujet semaine 26/2017 - clic

- Dis-moi, Papa, pourquoi il y a un écriteau interdisant de nager ? Il n’y a pas d’eau ici !

- Jadis, mon fils, vivait ici le chef de ce pays. C’était un géant au caractère acariâtre nommé Renard-Roux. Certains disent qu’il souffrait de déshydratation chronique… Il criait sans cesse "J’ai soif ! Apportez-moi une bassine d’eau"

- Une bassine, c’est grand ?

-Très grand, mon fils mais le Géant Renard-Roux la vidait en une gorgée et réclamait la suivante.

- Et alors ?

- Alors, il but toute l’eau d’un lac, puis d’un deuxième.

- Et alors ?

- Les serviteurs étaient épuisés par les exigences de ce chef. L’un d’entre eux, plus futé que les autres, créa de vastes rigoles et détourna l’eau d’une source  jaillissant au cœur de la montagne, tout là-bas dans nos contrées du nord.

- C’est quoi une rigole ?

- C’est un chemin légèrement pentu réservé à l’eau. Ainsi, au lieu de gonfler nos fleuves de sa puissance l’eau s’écoula paisiblement vers cette plaine où vivait le géant Renard-Roux.

- Oui, mais pourquoi ce panneau, Papa ?

- J’y viens mon fils ! Le géant dont la soif était désormais plus facilement et rapidement étanchée réclama un bassin puis plusieurs bassins pour prendre ses ablutions. Une fois de plus tout fut dans la démesure. Il fallut de plus en plus d’eau et toutes nos sources furent détournées au profit du géant. Nos rivières s’asséchèrent, nos fleuves ne rejoignirent plus la mer, tout devint aride.

- Et alors ?

- Alors, tandis que le géant Renard-Roux se prélassait avec sa cour, son peuple se révolta. Lui aussi voulait baigner dans ce qu’il pensait être le bonheur. Les gens prirent d’assaut les jardins et les bassins à l’eau limpide.

De rage, le géant fit dresser de hauts murs tout autour de sa propriété et apposer de grands panneaux comme celui-ci.

- Mais alors où a disparu l’eau ?

- La majorité du peuple, dégoûtée par la tournure des événements et l’égoïsme de son chef partit vivre dans nos contrées du nord et se ligua pour permettre aux sources de reprendre leur cours naturel. Notre région redevint verte et les fruits et légumes à nouveau réapparurent au marché.

- Et le géant ?

- Privé de cette grande quantité d’eau qu’il nous volait il dépérit, seul, de rage et de sécheresse. La sécheresse du cœur !

- Et ?

- Et voilà pourquoi, mon fils, je t’ai mené vers ce pays du géant Renard-Roux, pour que tu n’oublies jamais que sur cette terre rien ne nous appartient et que tout est à partager.

- Mmm, ce voyage me plaît beaucoup… merci Papa !

 

 

Mony

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:55

sujet semaine 26/2017 - clic

C'est ce qui s'appelle

se faire gagner

par le réchauffement climatique

 

Nous sommes si lent

à en prendre vraiment conscience et à réagir

Changeons nos habitudes !

 

XYZpascal

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 16:52

sujet semaine 26/2017 - clic

Etés de mon enfance où nous baignons vaillamment dans des torrents dangereux.

J’entends encore nos rires hilares lorsque de la jetée de pierres jointes, nous larguions nos corps musclés et moites, pour nous engloutir avec la précision d’un avion en piqué, entre les deux rochers protégeant notre havre isolé, notre réserve.

Il en fallait de l’adresse ou peut être -et surtout-  de l’inconscience.

Pas de plage ni de serviette pour nous sécher, nous n’en avions pas le temps pressés que nous étions d'aller marauder les vieux pommiers abandonnés et dans le fruit véreux mordre dedans  à pleines dents.

La première giclée inondait notre bouche d’un jus amer mais revigorant, et nous étions prêts à arpenter les 4 ou 5klm qui nous séparaient de notre maison, les pieds protégés par des spartiates dont la finesse de la semelle laissait goûter la géométrie des cailloux du sentier.

Pas de nostalgie, la vie suit son chemin, cependant la chaleur aujourd’hui nous étouffe et nous submerge  via les médias, un garde-fou insensé que l’on subit malgré nous, à grand fracas d’annonces catastrophiques accompagnées de conseils infantilisants, les vieux n’ont qu’à rester au frais !

Pourtant les étés ont toujours les mêmes conditions thermiques que ceux de ma jeunesse. L’été, le moment des retrouvailles de vacances où sous un soleil de plomb on replonge en enfance, dans la piscine, avec les petits enfants.

 

Jak 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 09:38

sujet semaine 26/2017 - clic

C’était par une  nuit de bivouac,

la chaleur était profonde
mais mon pauvre cœur était si froid !


A quoi cela sert-il d’attiser un brasier
au pied d’une banquise ?
Y a-t-il encore quelqu’un ici pour supposer
qu’un étang surgira  un beau jour au fin fond du désert,
bordé de ses  plages blondes,
et que de gras poissons  viendront
se  jeter d’eux-mêmes dans nos filets ?


Les longs silences du grand Sud
auront toujours raison de nos mirages
et la soif et la faim règneront sur les âges
indéfiniment, cruellement hélas,
insensibles à nos cris, à nos forces et  à nos résistances.


Pourtant, cette nuit de bivouac, j’ai entendu
clairement la lune au sable murmurer :
il faut nous battre, sans cesse et sans répit,
car rien n’est jamais acquis ni  perdu tout à fait.


Pourtant, ce soir-là, au fin fond du désert,
j’ai vu poindre une lumière,
entrevu  et perçu la voix, les mains, le sourire,

le regard embué du peuple des nomades
et j’ai compris que l’on n’est jamais vraiment seul.


Même s’il faisait nuit noire,
même si je ne distinguais rien,
j’ai su que d’une larme ou d’une simple goutte
pourrait jaillir un jour une source d’eau douce
entre deux oasis d’espoir.

 

 

Cloclo 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:16

sujet semaine 26/2017 - clic

Germaine m'avait bassiné pour aller passer un week-end en bord de mer au Boukistan.

Pour les ignares le Boukistan est connu pour ses plages désertes, sa mer bleue marine, son soleil implacable, son saké à volonté, bref un paysage de carte postale sauf qu'il n'existait pas de cartes postales pour éviter un afflux de touristes.

Germaine avait déniché pour l'occasion chez Emmaüs un ravissant bikini rouge et jaune à petits pois de chez Itsi-Bitsi-Tini-Ouini qu'elle tremblait déjà de montrer aux boukistanais.

J'avais pour ma part ressorti du grenier mon ensemble combinaison-palmes-tuba-masque de chez Trempette&Tempête qui faisait un effet boeuf et un peu grenouille aussi.

 

A notre arrivée on fut déçus de ne trouver qu'une plage déserte à perte de vue, en fait il n'y avait pas un chat.

Je fis remarquer très justement qu'au Boukistan tous les greffiers finissent dans les assiettes tout comme chez nous les vaches.

Il n'y avait pas de vaches non plus car du fait de leur caractère sacré au Boukistan on n'emmène pas les vaches à la plage.

Faut avouer qu'une vache sacrée en bikini c'est pas top.

J'avais l'air débile dans ma tenue boeuf-grenouille et sur la plage abandonnée qui ne bordait qu'un désert la seule chose qui débordait c'était le bikini de Germaine.

Un boukistanais hilare nous apprit entre deux vagues de rire que la mer était démontée et qu'on ignorait si elle serait remontée un jour faute de crédits.

 

Je lui demandai en anglais si le panneau "No swimming" présentait quelque intérêt dès lors qu'il n'y avait pas d'endroit où nager mais il était trop interessé par les formes débordantes de Germaine pour me répondre.

Alors j'ai embarqué le panneau jusqu'à notre hôtel histoire d'avoir un souvenir à rapporter à la maison.

Visiblement le souvenir n'était pas du goût des deux flics qui nous attendaient dans le hall et qui nous ont embarqués; c'était la première fois qu'on embarquait, enfin la deuxième si on compte l'avion.

Les palabres furent houleuses et la note salée; on était mouillés jusqu'au cou, trempés jusqu'aux os... heureusement pour moi mon équipement était étanche.

Après réflexion – on a eu huit heures pour réfléchir – il semblerait que "No swimming" c'était le nom du bled et que les panneaux boukistanais c'est aussi sacré que leurs vaches.

Germaine m'avait assuré que l'avocat était une spécialité boukistanaise, pourtant on n'en a pas trouvé un seul pour nous défendre.

Pas facile de se faire comprendre des boukistanais avec un tuba dans la bouche et malgré ça les gars se marraient comme des baleines.

Les baleines, on ne les a jamais vues, pas plus que notre chambre puisqu'on a été raccompagnés à l'avion manu militari.

J'ignore lequel des deux s'appelait Manu mais lui aussi semblait ravi du bikini de Germaine.

Pendant le retour on s'est consolés au saké, à la vodka et à la liqueur de litchi et de gingembre; aux hublots les nuages faisaient des grandes vagues à vous filer le mal de mer... c'était toujours ça de gagné.

On a été malades pendant trois semaines mais il parait que c'est le prix à payer pour profiter des plages de ces pays là!

 

 

Vegas sur sarthe

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:06

sujet semaine 26/2017 - clic

J'étais ici venue

Tranquille, pour me noyer,

Un gros cafard

Un dégoût de vivre

Et puis...

A mourir de rire, ça !!

Noyade défendue, ah ah ah

Une plaisanterie !

Pas d'quoi être hilare ! De colère ivre

Contre... qui, des buvards...

 

A coup sûr

Des pachydermes

Sans gêne... !

 

Me restait

A me faire pendre

Dans un verre d'eau !

Mais

Où allais-je le prendre

En vue pas un bistrot !

 

 

jill bill

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 18:27

sujet semaine 26/2017 - clic

Combien de fois j'ai plongé tête baissée

Dans ce qui n'était que mirage.

Mon étonnement n'était que naïveté.

Mais qu'importe

Au fil du temps j'ai appris à reconnaître le mirage

Ou plutôt le mirage de loin a su me reconnaître.

Alors il s'est fait réalité, ma réalité

Et j'évolue avec lui.

Les autres, tous les autres ne comprennent rien

Ils me regardent

Souvent hilares et goguenards.

Les autres, tous les autres gardent leur tristesse, leur désillusion

Pendant que moi, joyeuse et reconnaissante

Je remercie

Chaque mirage que le ciel m'envoie

Chaque jour chaque aube nouvelle.

 

Tant de mes amis ont déjà plongé de l'autre côté

Ou bien continuent à nager tant bien que mal

En eau trouble, polluée et nauséabonde.

Alors moi je nage à contre courant

Malgré le panneau d’interdiction

Je nage dans mes nuages

Pendant que d'autres surnagent dans leur marécage.

 

 

Jamadrou

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 11:00
Sujet semaine 26/2017

source image - clic

 

 

Le mot à insérer facultativement est : HILARE

 

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Bonne semaine à vous,

 

Mil et une

 

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:09

sujet semaine 25/2017 - clic

Il a les notes, le rythme.

Elle possède les mots, la voix.

Se sont rencontrés un soir de juin

et depuis, ne se sont plus quittés.

 

Il souffle dans sa trompette, se dodeline,

ses joues se gonflent d’air, ses doigts s’agitent,

Elle inspire concentrée,

 expire en jouant de ses cordes vocales.

 

Les spectateurs les écoutent subjugués,

intrigués aussi.

Lui, géant à la peau d’ébène.

Elle, silhouette menue au teint de porcelaine.

 

Il en a connu et aimé des perles d’or,

des Vénus callipyges.

Pour d’autres son cœur a battu la chamade,

son corps de femme a résonné.

 

Ils se sont reconnus un soir de juin,

un soir comme celui-ci.

La musique les chavire, les unit.

toujours ils sont fidèles à son rendez-vous.

 

Il a les notes, le rythme.

Elle possède les mots, la voix.

A l’unisson, sous un chapiteau, au fond d’une cour,

dans un bar, au bord d’un fleuve, les entendez-vous vibrer ?

 

 

Mony

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 09:19

sujet semaine 25/2017 - clic

Sous le chapiteau, il y avait le musicien noir photographié par Steve McCurry

 

Le copain de Modigliani avait pris son violoncelle, c'était triste comme un suicide

 

Manet avait amené un gitan et sa guitare, Dali était à son piano surréaliste

 

Dufy était venu avec tout son orchestre de cirque, les clowns étaient très applaudis

 

Basquiat voulait mettre les bouchées doubles avec accordéon et trompette

 

Chagall avait la mélancolie de Modigliani mais son violon était coloré

 

De Staël voulait jouer du jazz avec son quartet, un couple dansait

 

Alors que Matisse avait pris le violon de Chagall avant qu'il décore chacun une église.

 

La musique d'Otto Dix était gaie et grinçante comme le calme avant la tempête

 

Picasso pleurait à la guitare le suicide de son ami: c'était sa période bleue

 

Le violon de Dufy était rouge dans la lumière jaune

 

 

Laura Vanel-Coytte

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:16

sujet semaine 25/2017 - clic

Ses joues se gonflent d'air, propulsant des mélodies

à vous écarquiller les yeux, autant que les siens !

Ses doigts jouent des pistons pour accoler des notes

au reflet puissant d'un jazz à nul autre pareil......

La trompette laisse s'envoler le solfège des vies de musique,

laisse partir en haut du chapiteau le fol appel à se trémousser

les gambettes, à claquer ses doigts en rythme joyeux, et nous transporte

en cadence endiablée dans un jazz de folie..

On se presse, on cours, car ce soir, 

le Jazzman fait son dernier récital...

 

 

Ghislaine53

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 18:26

sujet semaine 25/2017 - clic

Rien de tel

 

qu’un petit air de Jazz

 

pour voir le monde

 

avec d’autres yeux

 

et sur ce regard d’or

 

quitter le chapiteau

 

du cirque de la Vie

 

 

XYZpascal

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 12:21

sujet semaine 25/2017 - clic

Noir et trompettiste

Sa vie aux pistons,

Le champ de coton

Blanc coton

Ah non aux esclavagistes...

 

Chemise rayée qui l'accompagne

N'est pas celle du bagne...

 

Le soir, en boîte de jazz

Comme chante Jonasz,

Le jour, sur le trottoir

Il fait pleuvoir

Du son afro

Celui du négro...

 

Souffle dans ta trompette

Dizzy Dizzy

On joue des claquettes

Dizzy Dizzy

Dès qu'on te croise

Sur le pavé

Et on pavoise

A se faire remarquer...

 

Quand un chapiteau

Passe par-là

Nous l'enlever il veut

De la Nouvelle-Orléans

Miroiter faisant

De l'or dans ses yeux...

A sa race et ses racines

Il reste fidèle, chapeau !

 

 

jill bill

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 11:00

 

Steve McCurry - clic et clic

 

 

Le mot à insérer facultativement est : CHAPITEAU

 

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 Mil et une

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 18:13

sujet semaine 24/2017 - clic

Elsa m’avait dit "rejoins-moi à 18 heures devant le bureau, n’oublie pas !"

Comment aurais-je pu oublier ?

18 heures 12… Jamais à l’heure, mon Elsa. Doucement je m’y fais, c’est comme cela…

 

 

- Machin tenait le crachoir à la réunion. Quelle poisse ce mec !" a-t-elle dit en passant sa main dans mon cou.

 

Et toujours ce sourire qui me fait fondre ; impossible de lui en vouloir pour quelques minutes passées à l’attendre.

 

Sourire ? Euh… qui semble tourner à la grimace.

- Tu lui as acheté des roses ?

- Ben, oui, j’ai acheté des roses… rouges… nine… pourquoi ?

 

La grimace s’est transformée en un léger fou-rire entrecoupé d’un :

- Elles sentent délicieusement bon ! Viens, allons-y !

 

Elsa à mes côtés et mon cœur est allegro, tout paraît tellement plus joyeux.

 

Bonheur !

 

Quand nous sommes sortis de la bouche de métro elle m’a indiqué un immeuble situé en face.

- C’est là, au premier étage ! Tu sais, j’ai longtemps vécu chez Mémé dans mon enfance. Je suis sûre que tu lui plairas…

 

Plairas, plairas… j’avais quand même l’estomac tout chamboulé, moi !

- Bonjour, je m’appelle Steve, je suis anglais, votre petite-fille va bientôt vous quitter pour me suivre à Londres. Sorry !

De quoi allais-je avoir l’air avec un tel discours ? Du grand méchant loup ?

 

La porte s’est ouverte sur une délicieuse petite dame tout de rouge vêtue.

- Entrez, entrez, soyez les bienvenus ! Oh, merci Steve, a-t-elle dit quand j’ai déposé le bouquet de fleurs dans ses bras.

Derrière moi, j’entendais hoqueter Elsa. Pleurait-elle d’émotion ?

 

Je ne me suis pas retourné et pour cause, j’étais subjugué !

Mémé vivait dans un décor fleuri… fleuri de roses rouges… de tous les formats… d’un plastique brillant ou parsemé de paillettes dorées… dans une bonbonnière surpassant tout ce que je pouvais imaginer…

 

Délicieuse Mémé, comme elle nous manque à présent ! Rien que de l’évoquer après autant d’années, le fou-rire nous reprend.

 

 

Mony

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