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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 11:00

 

Auguste Rodin - clic et clic

 

 

Le mot à insérer facultativement est : ÂME

 

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Bonne semaine,

 

 Mil et une

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:36

sujet semaine 14/2017 - clic

Je n’ai rien vu venir quand le bon copain Jérémy s’invitait pour les weekends bricolage ; pourtant j’étais prévenu, il ne savait pas planter un clou…

 

Je n’ai rien vu venir quand Jeremy est parti avec ma meuf. Pourtant j’étais prévenu mais quand on a de la peau de saucisson devant les yeux…

 

Je n’ai rien vu venir quand le notaire m’a mis sous le nez les papiers du divorce ; pourtant j’étais prévenu que l’argent est le nerf de la guerre…

 

Je n’ai rien vu venir quand l’huissier a cogné à mon huis ; pourtant j’étais prévenu, me voilà tout nu comme un ver….

 

Je n’ai rien vu venir quand les gamins ont criés, moi j’vais chez maman, moi j’reste avec papa ; pourtant j’étais prévenu que la garde alternée c’est pas le top…

 

Je n’ai rien vu venir quand dans cette situation tout s’est délité ; pourtant j’étais prévenu que dans cette poudrière j’y laisserais des plumes….

 

Des plumes, j’en ai plus et des poils non plus ; d’ailleurs je suis complètement à poil ; plus de femme, plus de copain, plus de gamins, plus de belle mère, plus de maison et maintenant

 

Je chante, je chante du soir au matin sur les chemins qui poudroient et je ne vois toujours rien venir sur les routes qui verdoient.

 

 

Lilousoleil 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:31

sujet semaine 14/2017 - clic

Je la voyais venir avec ses gros sabots, la Berthe.

- Patrick, j’ai besoin d’un coup de main pour déplacer un meuble !

Un meuble ? Sacrée Berthe ! C’est un chambardement total de son mobilier qui était au menu du jour et, bah, je l’aidais la Berthe. Il y avait pire comme marotte et comme voisine…

 

Au régiment aussi j’étais de corvée. Le Major ne voulait que moi au volant de son véhicule, décrétant que j’avais le coup d’œil pour me faufiler dans les files et déjouer les pièges de la circulation. Une sinécure ? Détrompez-vous ! Entre ce que je voyais et ce que je pourrais vous en dire, il y a un fossé. Pas si sages les rendez-vous galants du Major, même en pleine période de manœuvres…

 

Au bureau ce fut une poudrière prête à sauter quand je découvris les comptes truqués du comptable. Sans vous et vos yeux de lynx, cher Patrick, c’était la faillite assurée et le scandale dans le canton, m’avait avoué le boss. Une prime rondelette reçue en récompense m’avait permis de monter ma propre entreprise. Petite, oui, mais bien à moi…

 

Depuis, je vivais au grand air. Les arbres à élaguer ne manquaient pas dans la région et la grimpe avait toujours été mon sport favori. Le danger ? J’étais équipé d’un matériel d’une sécurité à toute épreuve. Jamais eu le moindre accident ! Je vérifiais tout, me fiant à mon regard aguerri…

 

Comment je suis arrivé ici, aux portes du paradis ? Je ne le sais exactement. J’étais sur un épicéa géant, cela je m’en souviens… Un météore n’aurait pas fait plus de dégât… scalpé, amputé des deux jambes… Comment ? Une caisse tombée d’un avion ?

 

Si vous le dites, Saint Pierre ! Moi, je n’ai rien vu venir !

 

Je peux entrer ?

 

 

Mony

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 19:09

sujet semaine 14/2017 - clic

Si vous n’avez rien vu venir

 

vous pouvez toujours regarder dans la poudrière

 

Explosion poétique de RIEN

 

 

XYZpascal

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 16:29

sujet semaine 14/2017 - clic

J'avais à peine fini de remplir mon album Panini de Superman

que déjà Capri c'était fini,

j'étais happé dans le vortex,

marié, embauché,

débauché, démarié,

déprimé,

éjecté.

 

J'ai rien vu venir…

 

Qu'en dis-tu, le chat ? Est-ce ainsi que les hommes vivent[1] ?

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 10:50

sujet semaine 14/2017 - clic

J'ai rien vu venir lorsque nous nous sommes allongés

 

J'ai rien vu venir lorsque nos deux corps nus se sont serrés

 

J'ai rien vu venir lorsque nos sexes se sont frottés

 

J'ai rien vu venir lorsque nos bouches ont fusionné

 

J'ai rien vu venir lorsque tes lèvres ont glissé

 

Jusqu'à "L'origine du monde" que je n'ai pas caché

 

Ca ressemblait à des spasmes dessinés par Rodin.

 

J'aurais pu penser à Schiele et ses corps torturés

 

De plaisir mais je me suis juste laisser aspirer

 

Par tes caresses, baisers de sculpteur inspiré

 

Et je n'ai plus pris la pose, juste esquissé

 

Dans l'espace des paysages érotiques, pincé

 

Plus fort mes "bol-sein[1]", j'ai rien vu venir, plongé

 

Explosé dans une poudrière de sens déréglés

 

Poudrière qui m'a laissé sourde, aveugle à tous les péchés

 

Je les ai tous commis à cet instant pour prolonger

 

Cette poudrière qui m'a finalement échoué

 

Sur les rives d'un journal que je voudrais au moins rêver

 

Comparable à celui d'Anaïs Nin, j'ai rien vu venir, recommencer.

 

[1] de Marie-Antoinette

 

 

Laura Vanel-Coytte

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 19:01

sujet semaine 14/2017 - clic

J'en étais là de ma procrastination, à repousser chaque jour que Dieu fait tous ces trucs ennuyeux qui gâchent une vie de couple, comme aller faire les courses au supermarché par exemple ... quand j'ai réalisé que Germaine n'était plus là.
Ma moitié qui en vaut deux avait déserté sa salle de bains, sa cuisine, sa lingerie, ou même son fauteuil de télé enfin tout ce qui représente son monde à elle.
Une fois sorti de mon monde à moi – de mon salon-mots croisés-atelier à maquettes-bureau de PMU et de mes toilettes chauffantes connectées facebook-tweeter-instagram – je réalisai que Germaine avait déserté son environnement.

 

Elle ne pouvait avoir pénétré mon espace sans que je m'en aperçoive donc j'en déduisis qu'elle était sortie.
Ma voiture étant au garage elle était donc forcément partie à pied.
Partie? Soudain ce mot m'effrayait car on était samedi et Germaine ne s'absentait jamais le samedi tant elle avait de choses à faire!
Où avait-elle bien pu aller perdre son temps alors qu'elle avait tant à faire à la maison?
Aucun indice dans sa cuisine, aucun message sur mon téléphone, aucun ultimatum sur les nombreux post-it de la porte de son frigo... le mystère était entier.
Certes on avait eu des mots la veille au soir – j'appelle ça des mots quand Germaine appelle ça une poudrière mais c'est toujours elle qui allume la mêche – à propos du programme télé de ce samedi... une divergence de vue où son entêtement pour The Voice s'opposait à ma passion pour le match Monaco-PSG.
Il m'avait pourtant semblé qu'on était tombés d'accord pour que j'encourage mon équipe de foot favorite au lieu d'écouter brailler des crécelles.
D'ailleurs j'avais noté depuis longtemps ce rendez-vous sur mon éphéméride: samedi 1er avril.
Un poisson! Elle m'avait posé un poisson comme on pose un lapin, lâchement, sans prévenir.

 

J'étais soulagé et je suis encore soulagé même si ça va faire trois jours qu'elle n'est pas rentrée.
Son poisson... je ne l'ai pas vu venir et je pense qu'il va manquer de fraîcheur 

 

 

Vegas sur sarthe

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:44

sujet semaine 14/2017 - clic

Ayant perdu la négation, j’ai aussi perdu mon intuition

Si je l’avais retrouvée, la négation, je n’aurais pas perdu mon temps

A voir venir au bout du chemin RIEN

Voir RIEN c’est croire que RIEN vient à ta rencontre

Mais ne rien voir c’est comme être dans le brouillard.

C’est un peu comme hier quand, n’ayant pas vu venir le loup

Je n’ai pas pris comme les autres, la poudre d’escampette

Si j’avais perdu la négation, j’aurais vu venir le loup avec la poudre  d’hier

(poudrière ah ! ah !)

Alors, attention à vous, ne perdez jamais, n’oubliez jamais, la négation !

 

 

Jamadrou

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:42

sujet semaine 14/2017 - clic

Je n’ai pas de tête…

« Quand on n’a pas de tête, 

faut avoir des jambes … »

Disait ma grand-tante.

Mais voilà, je n‘ai pas de jambes non plus ! »

Et je n’ai rien vu venir…

Rien du tout..

J’étais assis sur mon banc, 

Les oiseaux chantaient , le soleil brillait…

Je pensais à tout, à rien…

Je ne l’ai pas vu venir.

Il s’est assis sur le banc à côté de moi. 

Il a posé sa mallette.

Il avait l’air un peu tendu 

Mais je n’ai rien vu.

Il est resté là dix minutes ; 

Les gens passaient…

Les promeneurs du dimanche, 

Les joggeurs et  les mamans avec leurs enfants…

Il faisait bon, la douceur du printemps…

Il y avait un monde fou dans le parc, ce jour-là.

Personne ne l’a vu venir…

Une mallette-poudrière.

C’est arrivé d’un coup, sans prévenir.

La déflagration a tout emporté. 

Les oiseaux se sont tus.

Le soleil a arrêté de briller. 

Les enfants ont hurlé.

J’ai perdu la tête…

Mes jambes m’ont lâché.

Et je me suis envolé …

Je ne l’ai pas vu venir…

Je ne me suis pas senti partir…

Je suis  parti très loin…« ailleurs », 

Je suis parti…très vite...

Là où les oiseaux chantent sans fin 

Et où le soleil ne se couche pas.

Là où les enfants rient

Dans un printemps éternel…

 

La Licorne

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:39

sujet semaine 14/2017 - clic

J’ai rien vu venir. Quand il m’a fait la cour, il était si affable, si mignon ! Et si calme, si paisible, le contraire d’une poudrière, quoi ! J’ai pensé : faut se méfier de l’eau qui dort, si ça se trouve, c’est un nerveux, un soupe lait, une Soufrière !! J’en ai déjà eu un dans ma collection, des comme ça, ça me suffit : les bagarres, les injures, les Limoges en miettes, les Baccarat qui volent en éclat. Et même un jour, le contenu de toute MA volière (deux inséparables, 3 oiseaux de paradis, un cacatoés, un diamant et un perroquet du Gabon qui m’avaient coûté un bras) sont passés par la fenêtre. Et non content de son forfait, cet animal, figurez-vous qu’il eut la bonne idée de me mettre en boucle du Pierre Perret repiqué sur youtube. Je l’aurais étranglé. Ou plutôt : je L’AI étranglé, le mieux que j’ai pu, en serrant bien fort, mais le bougre était coriace, il a survécu.

 

Ensuite, 10 ans de solitude, de bonheur, de plénitude, de nirvana, décidée à ne plus reprendre personne. J’avais remplacé intégralement mes verres et ma vaisselle et reconstitué ma volière. Et surtout bradé l’intégrale de Pierre Perret sur le Bon Coin. Ca l’apprendra à donner de mauvais conseils aux enfants !!


J’ai rien vu venir. C’était écrit sur son tee-hirt. Blanc sur fond noir, tout ce que je n’aime pas, ces formules racoleuses et éculées qui ne font plus rire personne. J’ai pensé : c’est un fou ou quoi ? Ensuite, j’ai réfléchi et me suis dit qu’il fallait une bonne dose d’humour pour se trimballer ici, dans cet endroit chic, avec un tee-shirt pareil ! Vous pensez, un 4 étoiles, avec des dames endimanchées et des hommes en costume trois pièces, chaussures-miroir, propres sur eux, avec des gestes lents, des regards enamourés, des pauses distinguées et des petits doigts en l’air pour mieux déguster le potage d’écrevisses. J’ai voulu en savoir plus, il m’a dit : attendez-moi à la sortie.

 

Pour une fois, j’ai cédé. Il m’a proposé d’aller boire un verre chez un concurrent, juste en face, parce qu’en face la Kronenbourg coûtait moins cher. Sa conversation était agréable, son physique charmant bien qu’assez banal, bref, je le trouvais assez à mon goût. A part cet horrible tee-shirt qui gâchait un peu la rencontre. A un moment, je n’ai pu me retenir, je me suis lâchée, j’ai demandé : puis-je avoir le sens de cette inscription ? Et alors là, j’ai tout su, c’était terrible et comique à la fois. Il travaillait auparavant au bar chez Paulette, à 2 pas d’ici, gagnait bien sa vie dans un établissement simple, mais bien tenu, connaissait tous les clients. Un jour, un ministre est passé avec son équipe et a commandé un magnum de champagne et 12 verres. Notre homme fier de recevoir enfin une belle clientèle et heureux à l’idée de recevoir un bon pourboire, se précipite derrière le comptoir, après s’être recoiffé et un peu parfumé, histoire de faire bonne impression, puis charge le contenu de la commande sur le plus beau plateau du bar. Bertrand (c’est lui) a 20 ans d’expérience derrière lui, il ne craint aucune situation, la plus délicate soit-elle. C’est donc d’un bon pas qu’il se dirige vers la salle pour livrer sa commande. C’était sans compter sur la porte des toilettes qui s’ouvre subitement pour laisser passer le gros ministre pressé de rejoindre sa table. Le choc fut frontal et d’une violence inouïe. La bouteille et les verres basculent, s’écrasent et s’ entremêlent dans un bruit épouvantable qui n‘a rien de cristallin. Le ministre furieux se relève en jurant, boîte légèrement et en se frottant la hanche. Quand le patron arrive, effaré, notre pauvre Bertrand ne trouve rien d’autre qu’à lui bredouiller, tout penaud : j’ai rien vu venir.

 

Voilà, Yvette, ma triste histoire, conclut Bertrand avec un sourire attristé. J’ai été viré sur le champ, ai mis 3 mois à m’en remettre, et c’est mon psy qui, le mois dernier, m’a suggéré de faire imprimer la phrase sur mon tee-shirt pour me désinhiber et me faire retrouver ma confiance. Eh bien, vous me croirez si vous voulez, depuis je vais bien, j’ai retrouvé du travail, et grâce à vous, peut-être, pourquoi pas l’Amour ?

 

Cloclo

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:57

sujet semaine 14/2017 - clic

A force

De ne jamais

Rien voir venir,

Même son divorce,

Il amusait

La galerie, ce triste sir...

 

A force

On lui imprima

Ces mots

Sur le « dos »

A ce grand bêta,

A force... !

 

Jamais ô grand jamais

La poudrière on lui confia,

Le local des feux d'artifices,

La presse triomphatrice

En ferait ses choux gras

« Un kamikaze à Roubaix ! »

 

 

Un p'tit malin

Lui offrit une cane blanche

Coin coin coin coin

On les vit venir de loin

Rires en avalanche

Ah mon pauvre Saturnin !

 

 

jill bill

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:00
Sujet semaine 14/2017

 

Le mot à insérer facultativement est : POUDRIERE

 

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Bonne semaine,

 

 Mil et une

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 11:22

sujet semaine 13/2017 - clic

Madame et monsieur se prélassent, admirant l'uni soyeux du drapé bleuté, s'amusant des remous velours côtelé, tandis que le yacht nuptial dessine immuable de longues rayures mousseline blanche, s'étalant au ras des eaux, jusqu'à se perdre à l'horizon voilé de gaze bleuissante.

 

Et moi, enfermée dans la cambuse, je ramasse les petits pois, roulis et tangage assurés, pour le traditionnel ragout.

 

Je me farcis une panse de brebis, sa laine, pur shetland, je l' ai tissée, m'en suis fabriquée un poncho.

 

Ce soir, robe à carreaux aux couleurs du clan de la famille de monsieur, tablier blanc pur coton, je servirai un festin.

 

C'est fête et résonneront cornemuses, whisky et toasts portés, kilts et tartans seront de sortie pour écouter, dire, applaudir et chanter l'Ode au haggis, et en célébrer l'auteur, Robert Burns, le grand poète écossais.

 

 

JaclynO'léum

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 19:15

sujet semaine 13/2017 - clic

 

- Hey, salut Kévin.

- Hey. Salut.

- Qu'est-ce que tu fais de beau ?

- … Je réfléchis

- C'est pour ça que tu ne parles pas ?

- Oui.

- Et tu réfléchis à quoi ?

- Ce que je dois faire.

- Et... ?

- Je ne sais pas encore mais je me sens mieux.

- Qu'est-ce qui n'allait pas ?

- C'est un peu tôt pour en parler avec toi, je n'ai pas assez confiance.

- Tu ne me fais pas confiance ?

- Si, un peu bien sûr, mais...

- … Si c'est comme ça je ne vois pas pourquoi je te parle.

- Parce que j'essaie d'être sincère et tu veux me donner une chance de t'expliquer tout en détails ?

- …

- C'est pas ça ?

- Bon alors dis moi qu'est-ce qui ne va pas.

- C'est trop tôt pour t'en parler. Désolé. Laisse moi du temps.

- Tu as déjà eu tout le temps d'y réfléchir.

- Sans toi.

- Tu ne me parlais pas.

- Et toi tu n'as pas vu de quelle façon j'avais besoin de toi.

- Quoi ?

- Des câlins.

- Ah bon. Et c'est seulement à cause de ça que tu as décidé de me faire la gueule ?

- Je ne fais pas la gueule.

- Bah si. Tu me parles pas et tu m'ignores alors ça veut dire quoi si c'est pas me faire la gueule ?

- Ça veut dire que je veux ne plus avoir de problèmes avec ma famille, avec mon corps, avec les liens sentimentaux et mes anciennes relations. Si tu arrives à comprendre ce que ça veux dire parce que j'avais vraiment pas envie d'être aussi franc avec toi là. Alors pense ce que tu veux. Mais avec bienveillance s'il te plait. Même si j'en manque beaucoup moi-même.

- Ah. ok.

- C'est bon ça te va comme réponse ?

- Pas vraiment c'est pas clair. Tu faisais la gueule du coup?

- Quoi ?

- Tu faisais la gueule ?

- Pourquoi tu me le demandes ? Je faisais la gueule. OUI.

- Alors pourquoi tu faisais la gueule ? Je veux bien comprendre si tu m'expliques alors décides toi et expliques moi ! Sinon même les deux heures de bateaux ne suffiront pas à te faire parler !

- Ça t'énerve ?

- Expliques toi c'est tout.

- Tu te souviens de Valentine ?

- Oui. Et elle va bien ? Tu as des nouvelles ?

- Non.

- Je croyais que tu l'aimais ?

- Moi aussi je croyais. Je me suis retenu le plus longtemps possible d'avouer des sentiments et quand je l'ai fait, et bien soit c'était trop tard, soit c'était trop tard depuis le début.

- Elle t'aimait pas.

- Tout à fait Jean-René.

- Et Emilie Jo ?

- Elle a rencontré un beau jeune homme dans son jardin en pleine nuit, il écoutait du jazz. Elle a tout de suite craqué sur lui en le voyant. Il était plutôt beau.Pas comme moi tu comprends ?

- T'es con Kévin.

- Ahah. Et avant que tu ne me demandes. Monsieur Michel a travaillé 4 ans pour le cirque du parc aux coquelicots bleu, deux mois par an, et il est mort il y a deux semaines. Il me demandait comment tu vas à chaque fois que je le voyais. Heureusement ton frère Victor était toujours là pour lui.

- Monsieur Michel est mort ?...

- Et bien oui... Dis...

- Oui ?

- Tu penses que une vie suffit pour atteindre ses objectifs. Ou au moins pour être heureux ?

- Si tu fais des efforts, oui.

- Est-ce que j'en fais assez ?

- C'est pas moi qui vais te le dire. C'est toi qui dois le savoir !

- Oui.

- Tu es pâle Kévin. C'est ta première fois ?

- Ma... quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

- La première fois que tu prends le bateau ! Imbécile !

- Non, la deuxième. Sue l'eau c'est quand même pas pareil que sur la terre.

- Bravo t'es un vrai génie Kévin.

- Merci merci.

- De rien. Kévin, pourquoi tu veux aller en Ecosse en fait ?

- Il paraît qu'ils sont joyeux et ont beaucoup de caractères mais aussi beaucoup de jolies histoires.

Le bateau s'approche de la côte et du port écossais.

(note de l'auteur: Monsieur Michel, Emilie Jo et Valentine sont des personnages repris de textes écrits plus tôt)

 

 

Kévin

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:18

sujet semaine 13/2017 - clic

Entre ciel et mer

 

Marcher sur le chemin d'écume

 

Cueillir la ligne d’horizon

 

XYZpascal

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 11:24

sujet semaine 13/2017 - clic

C'est qu'il y était arrivé, finalement, mon Angelo, à construire sa voiture rouge.

 

Non sans mal, faut bien l'avouer, mais quelques engueulades et prises de tête plus tard, le jour est arrivé où ensembles, nous avons fixé les plaques d'immatriculations.
Inutile de vous dire qu'on a sablé le champagne et fait une fête à tout casser avec les voisins, même avec les dubitatifs qui se foutaient de nous parce qu'avec mon Angelo, on n'est pas rancuniers. Sauf qu' on avait oublié de monter les fenêtres et les coussins de la belle voiture ont été baptisés et que maintenant ils sentent un peu la vinasse malgré le patchouli qu'on a pulvérisé. Trop délicat, le patchouli du Monop, ça couvre pas l'odeur.


 

Bref, on était heureux et voilà t-il pas que mon Angelo est rentré deux jour plus tard, alors que j'écossais les petits pois, du supermarché avec le ticket gagnant du tirage au sort: un voyage à notre choix. Angelo, il a fait tourner le globe terrestre comme à la télé et il a pointé le doigt au hasard sur la Corse. Encore! que j'ai dit, pour faire comme à la télé aussi parce que en réalité, on avait jamais mis les pieds ni le reste en Corse et pour rigoler, Angelo a dit "ah ben c'est l'jeu, ma pauv' Lucette!"

 

On a décidé de faire le voyage de nuit pour ne pas trop se faire remarquer de la maréchaussée de plus en plus tatillonne, dit-on, question homologation des engins en circulation vu qu'on n'était pas très sûrs que tous les boulons tiennent bien jusqu'au bout. Faut avoir le sens des réalités malgré tout. On a bien roulé, on a même fait quelques pointes de vitesses à 200 à l'heure, histoire de tester. Impec. On s'est arrêtés sur une aire au niveau de Lyon et un auto stoppeur russe s'est joint à nous pour descendre jusque dans le sud après avoir accepté de partager le casse-croûte que j'avais préparé. Sergueï, Sergueï Poupoutozof, qu'il s'appelait. Un grand gaillard tout simple comme on aime et qu'aime bien rigoler. On lui a dit qu'on l'appellerait pas Poupou, parce que chez nous, c'est sacré, un coureur cycliste, même quand il ne gagne jamais. En plus ça lui a fait de la culture d'apprendre ça.
Alors pour rigoler, on a bien rigolé, au point de faire quelques embardées et des zigzag qui nous déclenchaient des fous rires. La faute encore à ce foutu médecin Ouïgour que fréquente toujours assidûment mon pauvre Angelo, qui lui avait fourgué une poudre contre le mal de mer, en prévision. En réalité, c'était probablement de la poudre d'escampette, qui plus est hilarante car elle s'était répandue sur le pâté de tête, mais comme de toute façon on allait l'avaler un peu plus tôt un peu plus tard...
Bref, on est arrivés complètement shootés à l'embarquement à Toulon, ce qui a inspiré Angelo, qui juché sur le toit de la voiture tel un tribun, a évoqué avec émotion et fougue le sabordage des marins en 42, et Sergueï qui l'avait rejoint a répliqué, en toute logique mathématique avais-je estimé sur le moment, avec l'histoire de l'insurrection des marins de Kronstadt en 21.

 

Avec tout ça, plus la vodka offerte par notre ami, on ne s'est pas rendu compte qu'on n'avait pas complètement embarqué et le pont du bateau au moment de rentrer a dû s'accrocher à dieu sait quoi qui dépassait sous la voiture (parce que Angelo et les finitions, c'est pas ça).
Résultat, la petite voiture, au lieu de rentrer dans le ventre du bateau s'est retrouvée dans l'eau, en remorquage. "ben c'est du bon matériel" avait jugé Angelo satisfait, "fluctuat nec mergitur" qu'il avait ajouté pour faire son savant devant le russe.
Le voyage a duré près de 3 heures au ras des flots, on peut dire qu'on l'aura vue de près, la grande bleue, Angelo et moi. Je ne parle pas de Sergueî qui en a eu marre au bout d'un moment et a décrété qu'il rentrait chez lui à la nage (on n'a plus de nouvelles depuis d'ailleurs).

 

 

Almanito

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 11:19

sujet semaine 13/2017 - clic

Photo 1 : Gare maritime d’Ostende. Moi, les yeux embrumés pour cause de réveil aux aurores tentant de suivre Thomas, trois ans, curieux et impatient de monter à bord du grand bateau. Si seulement ce bout'chou cessait de slalomer entre les valises et les jambes des nombreux touristes et avait la bonne idée d’accepter de s’asseoir un instant dans la poussette-canne !

Photo 2: Mon mari harnaché de son fidèle sac à dos brandit enfin les tickets P§O, sésame pour la traversée aller-retour de la Manche.

Photo 3 : Ce cliché prit par un ado sympa montre la souriante petite famille regroupée sur le pont du géant avec en toile de fond la ville d’Ostende et son quai des Pêcheurs.

Photo 4 : Thomas dans les bras de son père observe le port dans les jumelles bien trop grandes pour lui. Autour d’eux, étendus sur des banquettes ou à même le sol, de jeunes écossais à moitié ivres s’endorment déjà enroulés dans des sacs de couchage. Surgissant d'un haut-parleur une voix agressive vient d’annoncer le report de l’heure d’appareillage.

Photo 5 : Thomas et moi sommes attablés dans le self-service pour un deuxième petit-déjeuner. Le train Cologne-Ostende ayant quarante-cinq minutes de retard, nous devons attendre les passagers en transit vers l’Angleterre.

Photo 6 : Brouillard ! Il a profité de notre repas pour s’installer sournoisement ; le quai des Pêcheurs est à peine visible. Les retardataires arrivent enfin.

Photo 7 : On pense y deviner l’estacade ou alors est-ce la mer ?

Photo 8 : Thomas bercé par le bourdonnement du moteur de la malle "Princesse Clémentine" s’est endormi dans un fauteuil du salon. Rien à voir sur le pont ! Nous naviguons dans un épais brouillard. L’appareil photo et les jumelles regagnent le sac à dos.

Photo 9 : Débarquement du père et du fils à Douvres. C’est à peine si je les situe dans le viseur de l’appareil photo. Rien vu de la manœuvre d’entrée dans le port. Rien vu des falaises blanches qui me faisaient rêver.

Photo 10 : Thomas cherche son équilibre intrigué par le quai flottant sur lequel nous attendons l’Overcraff pour rentrer à Ostende. En arrière plan, ma mine défaite laisse entrevoir qu’en plus du brouillard il y a de l’orage dans l’air. Normal, je m’étais fait une joie de ces premiers pas en Angleterre et ils se sont arrêtés à côté d’un bus dans lequel s’engouffraient les autres passagers. Mon mari n’ayant pas voulu y monter prétextant qu’avec ce foutu temps nous n’allions pas nous repérer pour retrouver le port éloigné de la ville. "Tu parles anglais toi ?" Et bien non, peste, pas plus que lui je ne pratique la langue de ce fameux William S.

Photo 11 : Moi, le nez plongé dans mon porte-monnaie, j’essaye de ne pas paniquer de me savoir propulsée à grande vitesse au raz d'une mer invisible. Et dire que le matin même je craignais d’avoir emporté trop peu de livres. Pas dépensé un penny !

Photo 12 : Le trio saisi par l’hôtesse de bord. Au centre, Thomas lui demande : "la mer et l’Angleterre c’est que du brouillard ?"

Photo 13 : Arrivée au port de l’Overcraff. Ostende s’offre à la pellicule sous une percée des rayons de soleil. Les aventuriers n’en mènent pas large.

 

Depuis cette ancienne aventure, la vieille estacade en bois a fait place à une nouvelle jetée, les allers-retours des malles ne ponctuent plus les journées et les appareils photos sont numériques.

 

Mais le plaisir de revoir de temps à autre la mer est toujours au rendez-vous !

 

Mony

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:19

sujet semaine 13/2017 - clic

J'écossais des petits pois
 
Quand je me suis assoupie
 
J'ai rêvé de voyage
 
Sur le dos d'un oiseau bleu
 
Et me voici avec toi, ici,
 
Merci la vie.
 
 
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 03:58

sujet semaine 13/2017 - clic

(C'est fou ce qu'on peut voter pour un oui pour un non)

 

“Alors... heureuse?”
“Oui, enfin j'aurais aimé que ça se passe differently”
“Differently comment, ma chérie?”
“Comme ceux qui quittent leur terre natale de leur plein gré, pour un monde meilleur, une destination de rêve, Bali ou les Seychelles... mais Calais...”
“Tu verras, Calais c'est très chouette!”
“Ca veut dire quoi chouette, chéri?”
“C'est leur façon de dire Great. Sais-tu qu'ils ont une jungle?”
“Strange... Attends, j'ai un SMS de Nancy... notre parlement écossais vient de voter à une majorité écrasante... contre le Brexit!”
“Tu déconnes!”
“Ca veut dire quoi des connes, chéri?”
“Ca veut dire qu'on va faire sécession ça c'est sûr”
“Ca veut dire quoi sécessionsacésur, chéri?”
“Ca veut dire que normalement on devrait faire un référendum pour autoriser notre première ministre à demander à Londres un référendum d’indépendance à cause du Brexit”
“J'y comprends rien”
“Moi non plus ma chérie, vraiment que dalle”
“C'est quoi Quedale, chéri?”
“Ca veut dire qu'il est temps de faire demi-tour mais en pleine mer ça va être coton”
“Ca veut dire quoi Coton, chéri?”
“Ca veut dire coton, mais tricky c'est plus approprié”
“Approprié? Tu veux donc dire qu'y faut que j'aille faire la valise?”
“J'en ai bien peur, chérie. Je vais voir si on peut détacher un canot de sauvetage”
“Un canot comme sur le Titanic?”
“Oui, c'est ça chérie, c'est un peu le Titanic!”
“O.K. J'y vais chéri... à tout à l'heure. Tu sais, je n'aime plus le monde dans lequel je vis”
“Pardon?”
"A l'arrivée du bateau, je m'enfuirai avec toi”
“Hein?”
“La dernière chose dont j'ai besoin, c'est encore un portrait de moi ressemblant à une poupée de porcelaine”
“Un portrait? Qu'est-ce qui te prend chérie?”
“Rien Jack... Euh... Alistair... j'ai eu un étourdissement”

 

 

Vegas sur sarthe

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:17

sujet semaine 13/2017 - clic

Le séducteur" belge René Magritte s'est dépeint en bateau à voile

 

Alors que "La mer-Polynésie a inspiré Henri Matisse

 

Auguste Renoir et Picasso ont peint des figures au bord de la mer

 

L'électricité du MAMP et les "Régates" de Dufy m'enchantent

 

Walter Russell préfère "Le sable à Boulogne" et Braque "Le port d'Anvers"

 

J'aimerais revoir "Collioure, le village et la mer" de Braque

 

Me reposer dans une "maison près de la mer" à Villefranche avec Le Sidaner

 

Te souviens-tu de nos premiers baisers sous un "Nuage rose d'Antibes" comme celui de Signac? Monet nous a rejoint l'après-midi pour y peindre la ville

 

"La mer" était rouge et verte comme celle de Gauguin.

 

Jean Metzinger m'a emmené sur un "bord de mer" fait de mille points de couleurs vives.

 

Je me sentais comme "La dame de la mer" de Munch

 

Alors que j'apercevais "Sorrola" peindre des femmes en robe blanche en promenade

 

Mais toujours pas d'écossais à la mer!

 

 

Laura Vanel-Coytte

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