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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 15:29
Médiatisation du canasson …   Annick SB

sujet semaine 14/2016 - clic

 

Médiatisation du canasson ou du toutou à sa mémère  …

 

Sa majesté le cheval, furieux de voir son nom et sa puissance dérobés au profit  d’engins puants et polluants, décida un matin d’avaler tout trousseau suspect !!!

 

Son altesse le chien, fidèle compagnon et serviteur de sa Majesté acquiessa sans réfléchir.

 

Olibrius en personne, ils décrétèrent d'un commun accord que leurs grosses bouches avaleraient sans hésitation les clés néfastes.

 

Quels fumiers ces deux là !

 

Que ceux qui ne me croient pas, jettent un coup d’œil sur le média fournit ci-dessus …

 

 

Annick SB

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 14:32

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Sujet semaine 14/2016

source image - clic 

 

 LE MOT A PLACER EST :  OLIBRIUS

 

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Le petit souci informatique rencontré est à présent solutionné.

Voici avec un peu de retard le nouveau sujet.

Bonne semaine,

 

Mil et une

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 11:19
Pré-cosmologie.   Jeanne Fadosi

sujet semaine 13/2016 - clic


Ce sont de vieilles, vieilles légendes
l’œuf à la genèse du Monde.

Kalevala pour les Finnois
sur les genoux de Ilmatar
Râ dans l’œuf offert en cadeau
tel un écrin de joaillier
parmi les roseaux
par les soins d'Ibis,
l'oiseau céleste,
dans la lointaine antique Egypte.

Aux premiers siècles de notre ère
le dieu Pangu par le désert
en Chine pour enrichir le Tao
Ciel et terre complémentaires,
Quand en sanskrit était transcrit
les vieilles croyances du Brahmanda
Quand à l'autre bout de la Terre-noyau,
Les Incas fils du soleil
Y vénéraient leur joyau.

Ce sont de très vieilles légendes,
l’œuf à la genèse d'un Monde.

 

 

Jeanne Fadosi

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 19:34
L'œuf pour les Nuls.   Vegas sur sarthe

sujet semaine 13/2016 - clic

 
Si on n'est pas obligé de mettre l'œuf dans l'eau pour le cuire, il est indispensable de mettre le 'e' dans le 'o' pour l'écrire.
Le œ qu'on appelle un ledanlo est une ligature.
On trouve des ligatures dans l'œsophage (varices œsophagiennes) , dans l'œil (Attention les yeux), dans le fœtus de bœuf (bœuf ficelle) et dans le cœur (ligaments péricardiques) mais on n'en trouve pas dans la moelle ni chez ma soeur... qui l'eut cru?
Par contre on trouve un ledanlo dans nœud puisque c'est une ligature, logique.
 
Pour mettre facilement un ledanlo, préférer la main plutôt qu'un clavier où la touche ledanlo n'existe pas et s'obtient avec beaucoup de patience au moyen d'un Alt+0140 en majuscule comme pour un œuf d'autruche et un Alt+0156 en minuscule comme pour un œuf de chenille.
Après avoir mis un ledanlo dans l'œuf, on peut mettre l'œuf dans l'eau.
On remarquera que pour l'eau, on ne doit pas mettre le 'a' dans le 'e', sinon on l'a dans le...
L'œuf dans l'eau peut flotter, c'est pourquoi on appelle l'eau... flotte, mais tout ce qu'on met dans l'eau ne flotte pas comme le moellon qui ne comporte pas de ledanlo mais du calcaire.
Revenons à notre œuf: s'il flotte dans l'eau c'est qu'il est toxique ou encore que l'eau est salée.
Exemple: On a constaté que dans la mer Morte les œufs flottaient, qu'ils soient toxiques ou pas et c'est bien là le danger!
Un œuf plongé dans la mer Morte ou pas par une personne ayant de l'eau en dessous du genou est dit mollet.
Pour savoir si notre œuf est frais on peut soit le plonger dans une mer pas morte soit lire la date limite de consommation sur la coquille, la fameuse DLC qui n 'a rien à voir avec la Droite Libérale-Chrétienne créée en 1999 par Charles Millon qui fut Ministre de la Défense-de-tondre-les-œufs .
L'œuf pané est un œuf extra-extra-extra-frais pas encore sorti du croupion de la poule.
 
La coquille est la carrosserie de l'œuf qui, préparé trois minutes à la coque est dit décapotable.
L'œuf décapotable se conduit avec des mouillettes: pain de campagne pour les promenades champêtres, asperges vertes croquantes pour les snobs.
L'œuf toxique mal réglé et ne répondant pas au test anti-pollution est dit cocotte.
L'habillage intérieur de l'œuf est bicolore: on distingue le jaune d'œuf et le blanc d'œuf tandis que la carrosserie est généralement coquille d'œuf sauf à Pâques où elle est maquillée comme une voiture volée.
Les deux pointes de l'œuf n'ont pas la même largeur pour pouvoir distinguer l'avant de l'arrière.
L'arrière s'appelle cul-de-poule et l'avant s'appelle l'avant.
La pointe la plus large découverte par Christophe Colomb comporte une poche d'air appelée airbag et qui se dilate à la cuisson.
Pour en finir avec la cuisson, on dit que l'œuf dur dix minutes mais il peut durer plus longtemps.
 
Par contre cette leçon pour les Nuls s'arrête là.
 
 
Vegas sur sarthe
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 19:32
D'or.   Clémence

sujet semaine 13/2016 - clic

 

C'était un matin d'hiver. Il regarda par la fenêtre. Le spectacle était toujours aussi féerique.

Les arbres de la forêt dessinaient mille papillons d'ébène et d'argent dans un ciel bleu profond. Le village au loin ressemblait à un voilier posé sur des flots de cristal.

Le froid ne lui fit pas peur. Sa mère l''emmitoufla généreusement, l'aida à enfiler ses bottes et ses moufles fourrées. Après un échange de baisers sur la joue, il partit.

 

Il était heureux en pensant à la journée qu'il allait vivre. Il imaginait mille découvertes, mille trésors plus fabuleux les uns que les autres. Sur la place du village, il retrouva ses amis qui  comme lui, convergeaient vers l'école. Les suggestions sur le choix des activités du jour se déployaient en un florilège joyeux.

 

Dans le couloir, le brouhaha grandissaient, les élèves piétinaient et ébouriffaient leurs cheveux aplatis.  Sur le carrelage, la neige fondait doucement en laissant des flaques d'eau  aux formes mouvantes.

 

La cloche sonna et ils entrèrent en classe. La maîtresse n'était pas seule devant le tableau.

 

Elle présenta brièvement Sacha, une artiste.  Celle-ci parla de son engagement et de ses œuvres. Elle répondit avec grâce aux aventuriers qui lui avaient posé des questions, très pertinentes.

Le calme revenu, elle leur fit part de son projet personnel:  une exposition sur l'utilisation de l'or dans les arts. Exposition qu'elle enrichirait par les réalisations des élèves de l'école.

- Allons-nous ciseler de l'or, à la manière d'un joaillier ?

- Allons-nous poser des feuilles d'or ?

- Allons-nous transformer du plomb en or ?

 

Sacha leur fit comprendre avec tact que certaines activités n'étaient pas envisageables mais qu'elle déploierait  toute son énergie pour encourager les jeunes talents. Elle leur proposa une journée d'initiation : « L'or à la manière de.. ». Les élèves manifestèrent leur enthousiasme par des applaudissements et des cris de joie.

 

La première partie de la matinée fut consacrée à la formation des groupes de travail et à l'analyse de reproductions d’œuvres d'art que Sacha avait apportées: des tableaux de Klimt, dont « Le baiser »,  le masque de Toutankhamon, des icônes russes et bulgares, quelques Monogold de Klein, des mosaïques de Sainte-Sophie, des manuscrits précieux aux  enluminures sublimes…

 

Au cours de la deuxième partie de la matinée, les élèves présentèrent leurs exposés.  Sacha et la maîtresse furent subjuguées par la qualité de leurs travaux. Tous avaient mis en évidence  les mêmes informations sur l'or : son éclat, sa rareté et sa symbolique de la puissance, du surnaturel et du divin.

 

Les élèves se sustentèrent d'un repas rapide à la cantine. A leur retour en classe, une surprise de taille les attendait : un coin entier était envahi par une quantité impressionnante de matériel. Sacha leur dit qu'il était entièrement à leur disposition et qu'ils avaient carte blanche.

 

Les yeux pétillaient à la vue des pinceaux, crayons, outils, des toiles, tissus et papiers pour huiles, aquarelles, fusain ou pastels...En quelques minutes, les choix furent faits et les élèves s'installèrent aux tables ou aux chevalets.

 

Les premières esquisses de fleurs, bateaux, animaux et paysages apparaissaient sous des traits hésitants  parfois, mais d'un grand réalisme.

 

Sacha alla d'un pas tranquille vers un gamin qui s'était isolé. Elle l'observa.

 

Il avait choisi une grande toile. Sur un fond de couleur crème, un soleil radieux étincelait au milieu d'une coquille d’œuf brisée en deux parts égales…

 

Sacha regarda l'enfant et, d'une voix douce, lui demanda :

- Comment t'appelles-tu ?

- Vladimir….

 

 

Clémence

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:53
Le gâteau.   Pascal

sujet semaine 13/2016 - clic

 

M’man, quand elle préparait un gâteau, elle savait toujours m’intéresser à sa préparation pour m’occuper. Pendant ses allées et venues, et pour ne pas que je traîne dans son tablier, elle reculait une chaise de la table de la cuisine et elle m’y logeait en me demandant de rester tranquille. J’étais son meilleur témoin.

 

D’abord sagement assis, je surveillais chacun de ses faits et gestes ; ma place était imprenable et, même à ma curieuse et jalouse petite sœur, je n’offrais pas le moindre petit coin de fesse. Ma mère m’obligeait pourtant à me pousser pour qu’elle assiste, elle aussi, à la préparation culinaire ; subrepticement, je savais bien la déjucher de ma place avec tous mes subterfuges de gamin turbulent. Lasse de pincements, de bousculades et autres tirages de couettes, avec quelques simagrées de « chouineuse », elle retournait gronder ses poupées et pousser son Petit Colin de landau.

M’man ouvrait son vieux livre magique de recettes, puis elle cherchait le bon chapitre. Chaque page avait le parfum d’un gâteau différent. Elle les tournait rapidement et quand elle énonçait les titres, il me semblait que des effluves de baba au rhum, de chou à la crème, de crêpes, de clafoutis et de tartes, se mélangeaient dans la cuisine ! Je me disais que les enfants de celui qui avait écrit le livre avaient bien de la chance !...

 

Nous, c’était la tarte aux pommes parce qu’elle emportait tous les suffrages à la table de notre gourmandise familiale. M’man avait toutes sortes d’ustensiles bizarroïdes qu’elle sortait de ses placards au fur et à mesure du déroulement de sa recette. J’aimais bien cette cacophonie d’instruments qui signifiait à toute la maison la préparation d’un bon gâteau. Pour mieux voir, j’étais maintenant à genoux sur ma chaise ; j’anticipais chacune des attitudes de ma mère ; c’était passionnant. Un moment, pâtissière, m’man dansait dans sa cuisine. Quand elle saupoudrait la table avec de la farine, c’était un véritable nuage de mystère qui envahissait son plan de travail. Dès qu’elle se tournait, je laissais balader mon doigt mouillé de salive sur cette poussière si blanche ; il fallait que je goûte à cette poudre mystérieuse. Pour aider, j’écrasais les petits grumeaux et pour m’amuser, je traçais des bouts de route. M’man disait que c’était de la poussière de paradis et ce devait être vrai car ce n’est pas avec des minuscules grains de blé qu’on pouvait faire autant de poudre blanche.

 

M’man, quand elle cassait les œufs au bord du  ramequin, elle disait toujours que le petit poussin s’était transformé en soleil ; c’était mieux pour sa recette. C’était amusant de savoir que le soleil était enfermé dans la coquille ; comme ça, les jours de pluie, on n’avait qu’à faire un grand gâteau pour retrouver ses chauds rayons et tous les sourires dans la maison. Les poules, les œufs, c’était encore un mystère que je n’avais pas élucidé ; les explications de mes parents étaient floues. Mon père les ramenait de la campagne par boîte de douze ; je me disais que là-bas, c’était plus facile d’attraper le soleil, de l’emprisonner dans sa carapace, que dans les villes où on ne voyait jamais où il se levait et où il se couchait. Ma mère les cassait et on les mangeait soit en omelette, soit à la coque, soit pour illuminer de ses rayons notre gâteau ; cela suffisait à ma compréhension.

 

La cuisine avait des airs d’antre d’enchantements. M’man, c’était une vraie fée. L’eau, c’était la pluie, le four de la cuisinière, l’antre du diable, puisqu’il y faisait si chaud, et ses instruments de pâtisserie semblaient se débrouiller tout seuls à l’élaboration de la tarte.

Le rouleau laminait, le fouet cinglait, le moule piaffait…

 

Quand elle épluchait les pommes, je m’amusais avec les guirlandes de peau bigarrée, je rongeais les quelques morceaux de chair sciemment oubliés, mais je ne devais en aucun cas laisser tomber des pépins qui auraient pu instantanément germer sur le carrelage de la cuisine…  

 

A force de courage, de mélange et d’effort, tout ce qui passait entre les mains de ma mère devenait un trésor de gourmandise. Je me léchais les doigts parce que j’avais l’eau à la bouche. Dans le four, la farine magique du paradis devait s’arranger avec les soleils des œufs, et les quartiers de pomme sucrés, organisés dans un ordre de rosace, devaient bien résister à toute cette chaleur, puisque cela sentait si bon dans la pièce. Son œuvre de cuisinière terminée, m’man lavait ses ustensiles dans l’évier et les rangeait doucement dans les placards, puis elle donnait un coup de balai sur le sol, sans doute à cause des pépins de pomme. Je voyais tout parce que j’étais debout sur ma chaise ! Trop mal aux genoux !...

 

Dans cette ambiance divinement odorante, il régnait d’intenses moments suaves ; j’inspirais sans jamais m’arrêter comme si je voulais capturer tous les parfums goûteux planant dans la cuisine ! Les mains en pagaies, je brassais l’air pour qu’il vienne jusqu’à mes narines ! J’empêchais même ma petite sœur de respirer ma récolte !

J’applaudissais ; ma mère me descendait de la chaise. Je dansais sur le damier noir et blanc de notre cuisine ; comme un joaillier revisitant sa vitrine, j’avais des étincelles multicolores plein les yeux. Dans le four, c’était les soleils des œufs qui m’éblouissaient…

 

 

Pascal. 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 20:25
Evasion.   La Licorne

sujet semaine 13/2016 - clic

 

Une fois de plus, il avait craqué…

Le soleil, miracle doré, s’étalait dans le ciel, qui, un instant plus tôt, était noir comme la plume d’un corbeau.

L’homme avait fait vite : malgré l’éblouissement, il avait réussi à ramer jusqu’au rivage.

Il avait les yeux larmoyants… Six mois de pénombre lui avait fait oublier la lueur du jour et la magie de la pleine lumière.

Chacun avait fini, sur cette planète, par vivre à la façon des chauve-souris, s’orientant à tâtons, comme il le pouvait, dans une nuit qui n’en finissait pas. Avec un peu de chance, il arriverait à parcourir quelques kilomètres avant que les ouvriers androïdes ne parviennent à refermer la coquille géante.

Incroyable, quand même, à quel point ce soleil échappé lui donnait des ailes… il sentait sa chaleur sur sa peau et c’était le plus bel encouragement qu’il puisse imaginer…

Il ne se lassait pas d'admirer ce diamant lumineux, oeuvre parfaite du Grand Joaillier de l'Univers.

Mais l'heure n'était pas à la contemplation. Dans très peu de temps, les policiers seraient à ses trousses et tenteraient de le ramener sur l’autre rive, là où on le retenait prisonnier depuis des mois…

Pas de barrières dans cette prison mercurienne pour dissidents récalcitrants..

La nuit était la gardienne la plus sûre, celle qui dissuadait quiconque de tenter sa chance .

La nuit comme geôlière : la nuit continuelle, la nuit totale, opaque, pesante, implacable.

Mais l’œuf immense avait, pour la deuxième fois, craqué… Enfin.

Par chance, il connaissait bien le commandant du vaisseau qui faisait la navette jusqu’à la Terre…

C'était un ami. Tout était encore possible…

La liberté était à portée de main… Dans quelques heures, il serait loin…très loin, très très loin.

 

 

La Licorne

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 18:10
L'oiseau-éléphant.   Cloclo

sujet semaine 13/2016 - clic

 

Ce jour-là, à Balavenoko, l’oiseau-éléphant avait toutes les peines du monde à accoucher, tant la taille de l’œuf qu’il portait en lui paraissait gigantesque relativement à une taille pourtant très convenable, comparée aux autres espèces endémiques. Il avait même fallu aller chercher le grand manitou de Madagascar, le révérend Kévou-Lévou qui tapait la belote avec son ami Sihanaka au bar du coin. Mais ce dernier  leur fit vite comprendre, à sa mine renfrognée, que pour rien au monde, il ne voulait être dérangé. Et comme, en plus,  il était sur le point de perdre et qu’il y aurait certainement une revanche à jouer, il conseilla à ses visiteurs d’aller voir le grand accoucheur d’oiseau le Docteur Lambda Joro, éminent professeur connu dans toute la région de Tuléar.

 

Malheureusement, ce dernier avait dû se rendre d’urgence auprès d’une poule pondeuse dont le stress, dû à la mort de son époux, un superbe coq mort en plein combat la veille, l’empêchait de mener sa grossesse à terme et qui,  de surcroît, faisait une dépression ante-partem, chose qui arrive très rarement  chez les poules. Il ne leur restait plus, en ultime recours, qu’à aller consulter le sorcier Atchona, connu dans tout le pays pour ses immenses pouvoirs et dont on leur indiqua l’adresse. Mais ils ne le trouvèrent qu’après trois heures de longue et pénible marche dans une jungle inextricable de buissons et d’arbres enchevêtrés.

 

Lorsqu’ils poussèrent la porte de sa masure pour le rencontrer, ils se trouvèrent face un être terrifiant, grimé et armé jusqu’aux dents qui, face à leur demande pressante, leur répondit qu’hélas, il ne pouvait rien pour eux, car on était mardi, et que le mardi, un fadi temporel lui interdisait tout déplacement. Il  offrit néanmoins à chacun d’eux, avant leur départ, un odi et quelques moharas, talismans précieux  qui leur porteraient bonheur sur le chemin du retour.

 

C’est la mort dans l’âme que nos voyageurs durent faire demi-tour, en se demandant ce qu’il avait bien pu advenir à leur pauvre oiseau-éléphant, pris depuis la veille dans les douleurs atroces d’un enfantement interminable et quasi impossible.

 

Mais quelle ne fut leur surprise à leur retour de constater que non seulement l’oiseau avait accouché, mais que l’énorme oeuf qu’il venait de pondre s’était scindé en deux parties égales et qu’en son milieu brillait un merveilleux jaune semblable en tous points à un rutilant soleil. Pas de doute, le Grand Sorcier avait exercé sa magie à distance.

 

A présent, une question épineuse se posait : qu’allait-on faire de l’œuf ? Tout le monde sait que dans cette province reculée de Madagascar, la religion interdit formellement à la population de manger de la viande ou des œufs. Qu’allait-on faire de cet énorme chose dont l’intérieur, sans doute attisé par les ardents rayons du soleil tout proche, était tapissé de milliers de petites alvéoles d’un aspect jaunâtre repoussant et à l’odeur albuminique insoutenable ?

 

On décida de le brûler sur place et de diligenter un joailler d’ Antananarivo pour voir si l’on ne pourrait rien tirer de sa coquille, à l’épaisseur considérable, et dont la couleur ivoirine était du plus bel effet et pourrait sans doute participer à la confection de colliers et de bagues destinés aux touristes encore nombreux sur l’île.

 

Tout le monde descendit des échafaudages qui n’avaient plus aucune raison d’être, et se rendirent  joyeusement au bistrot le plus proche pour se payer un bon rhum dzama qu’ils avaient tous amplement mérité.

 

Quant à l’oiseau-éléphant, il se releva difficilement de ses couches et décida de ne plus jamais avoir d’enfants.

 

 

Cloclo

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:34
Joyeuses Pâques.   Laura Vanel-Coytte

sujet semaine 13/2016 - clic

 
Que ressuscite un Dieu des Lumières;
 
Que le soleil couvé par l'œuf céleste
 
Eclose comme un matinée printanière.
 
Que ce nouveau monde bâti par de libres
 
Architectes mus  par le désir d'apprendre
 
Se découvre au bord du lac des rêves.
 
 
Laura Vanel-Coytte
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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 06:59
Le joaillier fou.   Margimond

sujet semaine 13/2016 - clic

 

Briser la coquille
Pour que naisse le matin
Puis la réparer

A chaque jour sa peine
C'est là le jardin d'éden

Un joailler fou
D'un monde à renouveler
A imaginer

Ainsi nait après le jour
la nuit d'un acte d'amour

 

 

Margimond

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