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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 08:04

 

Enfin... Enfin cette journée ce termine. Une de plus. Comme chaque soir, je rentre tard. Ma famille soupe déjà. Ma femme m'embrassera comme d'habitude en me disant « Te voilà enfin ! Dépêche toi ça va refroidir ». Je la verrais me sourire en m'indiquant ma place. Comme d'habitude mes deux petits se retourneront sur moi, sans dire un mot. Avec toujours ce regard qui me dit « Ou étais tu ? Tu nous as manqué Papa ». Et comme d'habitude, mon fils aîné préférera m'ignorer. Me faisant payer mon absence quotidienne. Alors j'irais m'asseoir. Je mangerais avec ma famille. Priant pour qu'un jour, mes enfants comprennent que c'est pour eux, oui pour eux que je travaille autant. Priant pour qu'ils me pardonnent, pour qu'ils m'aiment encore. Priant pour qu'ils n'aient jamais à souffrir autant.

Priant pour que demain soit meilleur qu'hier.


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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:26

 

Elle a mis sa main dans l'assiette, elle ne veut pas de la soupe
On la menace, rien y fait, l'enfant est têtue, on le dit
Elle sent très précisément en elle cette force qui se dresse
Qui s'oppose à cette volonté qui veut lui faire faire
Ce qu'elle refuse de faire.

Rien ni fera, ni les cris, ni les promesses
Elle ne mangera rien, c'est très bien
Elle sait qu'on la laissera seule à table
Elle entendra les frères jouer dans le salon
Les parents dans leurs occupations du soir.

Elle regardera un moment les aiguilles sur le cadran
Dans leur tic-tac régulier
Puis doucement, sans bruit, le temps s'arrêtera
Elle glissant hors de tous sentiments, de toutes attentes
Dans cet état où tout est si vivant.

 

 

Miche

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:41
 
Alors venait le temps excitant du potage,
d'un crémeux velouté, d'une bisque rouillée
où mes miettes de pain faisaient du canotage
au risque de gâcher la nappe barbouillée
bateau-mouche
 
La mère nous servait, les « hommes » tout d 'abord
la petite pestait, nous traitait de veinards
tandis que cabotaient mes croûtons à bâbord
je régnais sur ma grande armada, goguenard
sainte-nitouche
 
Combien de fois pourtant ai-je pris le bouillon
d'un coup de main sournois de la petite peste?
Je repêchais mon bien, fichu tonnerre de Brest
à la louche
 
D'un regard bienveillant la mère nourricière
désamorçait le duel, la mêlée meurtrière
où allaient s'étriper meneur et trublion
croquembouche
 
 
Vegas sur sarthe
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 14:46

 

Trois enfants assis sagement au bout de la table attendent patiemment que la maman leur serve la soupe. Si un des petits garçons boit un verre d'eau, l'autre ainsi que sa petite sœur regardent ce qui pourrait être un photographe et qui n'est qu'un peintre. A l'époque il n'y avait pas encore d'appareils photos ou alors c'était pour les riches…

 
Une peinture familiale au temps où les enfants étaient polis et se tenaient correctement dans tous les lieux où ils se trouvaient contrairement à aujourd'hui. Point de télé, de jeux vidéos ni d'internet pour détourner les préceptes éducatifs des parents. Je ne dis pas que c'était mieux avant car souvent les enfants étaient tenus à l'écart des choses de la vie et leur paroles n'étaient pas écoutées des adultes. Point de nostalgie ici, juste une réflexion du temps qui courre de plus en plus vite  et apporte de mauvaises mais aussi des bonnes choses .
 
 
Aimela    
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 13:37


Le dimanche
La nappe était blanche
Comme à la Noël
Et la tenue pareille
De circonstance, à ne pas tacher,
Port obligatoire du tablier...
Simplement, mais fièrement
Les mains de la maman
Servaient le bouillon clair
Tandis que le père
Tirait le portrait de sa descendance
Si sage, trop sage, dans le silence
De la salle à manger
Sobrement décorée,
Un buffet, six chaises, une table
Quelques cadres au mur de leurs semblables...
Au jour du Seigneur, biscuit en fin de repas
Un p'tit extra
Si la soupe était mangée
Sans la grimace, sans broncher...
Gabriel Lepetit était clerc
Chez un notaire
Il ne s'en apitoyait point du tout
La paie suffisait à nouer les deux bouts
Il y avait plus à plaindre qu'eux
Des miséreux, des gueux...
Le père bénissait le pain
Redisait à ces gamins
La chance d'avoir un toit, vaille que vaille
Sans être le château de Versailles
Et cette soupière aux aulx
Avec des os
Qu'ils boudaient bien un peu
Marie, Lucas et Mathieu...

 

 

jill bill 

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 12:00

a

sujet semaine 51

Zinaïda Serebriakova - clic 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 17:44

Il cherchait à sortir du cadre
Trop à l'étroit des conventions
Habiter une autre maison
Pour cela il était trop ladre

Il savait être généreux
En distribuant le bien des autres
bien trop souvent c'était le vôtre
Ca vous rendait très malheureux

Il a trouvé une occasion
De gagner un peu de pognon
Volontaire testeur de cerveau

Depuis il ne pense plus du tout
Son greffon s'occupe de tout

Il a trouvé un autre cadre

Jeanne,
(sur les images des semaines 49 et 50
)
 
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 09:57

 

ma puce, j'en ai plein  le dos, allez on s'arrache !

 

(épatant pour les lecteurs pressés, hein ?)

 

Emma

 

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 19:36
 
Quand on y pense, les humains m'ont toujours détesté. Enfin je parle de moi, mais c'est plutôt de ma famille et de ma race en général qu'il faudrait que je parle. Nous, les mouches, petites bêtes définies comme insignifiantes et embêtantes. On colle des autocollants pour nous tuer, on étale des pesticides là où l'on peut pour nous exterminer, on crée des sortes de spatules pour nous écraser. Bientôt peut-être, ils nous réduiront à être des cobayes pour leurs expériences. Jusqu'où iront-ils ? Je suis sûre qu'ils pourraient faire de nous des jouets et même des robots. Je suis certaine qu'ils seraient prêts à nous intégrer une puce sur la tête pour nous suivre et nous réduire à néant.
 
Jusqu'où iraient les hommes pour nous exterminer ? Nous finiront de toutes manières pareils : débordés par les innovations technologiques destructrices.
 
San Ymajinassion
 
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:23

 

« Allo ? Allo ?... Ben réponds, le vieux, tu vas me faire louper l’épisode des Anges de la téléréal… Papy ? Papy ?... Ha, c’était décroché ?... Papy, pour Noël, je veux la mouche télécommandée, celle fabriquée par Drone and Cie ! Je l’ai vue dans le catalogue de chez Miletune, ce matin ! Elle est trop belle ! Deux grammes, trois heures d’autonomie, silencieuse comme la clim de la maison ; avec ça, je vais épater tous mes copains de l’école !...  

Si ça coûte des mille et des cents ?... Tu n’auras qu’à faire un petit crédit ! Je suis ton petit-fils, tout de même ! Il me semble que tu l’oublies parfois ! Dis, tu perds la tête ou quoi, Papy ?... C’est bien simple ! Si je n’ai pas ma mouche, ce n’est pas la peine qu’on vienne chez toi ; déjà que maman raconte qu’elle en a marre de faire des kilomètres de fatigue  pour toujours manger la même chose à midi… Oui, papy, on en a soupé de ton gratin-rôti de bœuf-salade ! Tu n’as qu’un menu à ta table ? Tu ne sais faire que celui-là ?... Même maman dit que ton pinard, il vient tout droit d’une usine à vinaigre ! Tu n’as même pas de Coca !...

Elle me parle de toi comme tout ce que je ne dois pas faire ! Il paraît que tu es un mauvais exemple, papy, et que si tu avais plus travaillé dans ta vie, aujourd’hui, avec ta retraite de cigale, tu ne survivrais pas dans cette petite bicoque perdue au fin fond de la forêt ! Papy, chez toi, c’est triste, c’est mort tellement c’est silencieux ; on entendrait une mouche voler !... Tu ne sais pas confectionner des hamburgers, façon Mac Do ?... Tu sais, des bien collants, des bien gras, avec le ketchup et la viande qui débordent de partout !...  

Je veux celle avec les antennes à géométrie variable, les pattes avec amortisseurs à ressort et les ailes pour vols stationnaires !...  

Quoi ?... Tu me feras goûter tes confitures ? Mais elles sont fades, papy ! Tu ne mets pas assez de sucre dedans !...

Je veux celle avec le circuit imprimé posé sur son dos comme un sombrero sans soleil ! On peut même la faire voler contre le vent ! Allez, papy, dis oui !... C’est maman qui m’a dit de te demander !... J’aurais dû te l’écrire mais tu n’aurais rien compris, je fais trop de pattes de…  mouche…  

Mais non, je ne veux pas un vulgaire train électrique, c’est trop dépassé ! Qui peut bien jouer avec un train électrique,  aujourd’hui ?... Ce sont des idées de grand-père, ça ! T’es has been, papy !... Tu m’as vu avec une casquette étoilée, un sifflet de quai et un drapeau rouge pour libérer la voie ?... Même dans le TGV, il n’y a plus de conducteur !... Quoi ? Il faut toujours une mouche dans le coche ?...

A Noël, quand tu étais gamin, tu aurais bien aimé en avoir un ? Un bête train qui tourne en rond dans une pièce, sans jamais s’arrêter ; de Paris à Paris, par la grande ceinture, tu parles d’une extase !... Au-dessus de la Seine, on n’aurait plus qu’à regarder passer les bateaux-mouches…

Je veux ma mouche ! Ma mouche !... Ben non, ce n’est pas encore un caprice !... Comment ça ? C’est ma super mouche ou ta facture d’électricité ? Tu n’auras qu’à mettre un pull de plus, papy ! On n’est quand même pas tout le temps en hiver ! Allez, papy, un bon geste !... On goûtera ton rôti, promis !...

Tu penses m’offrir un livre ? Un livre avec pas une seule image dedans ? Tu penses faire mouche ?... Un livre sur les diptères ?... Je n’ai même pas ouvert celui que tu m’as envoyé pour mon anniversaire ! Mais dans toutes les pages, c’est plein de mots que je ne comprends pas ! Et pourquoi pas un Atlas ?!... Aujourd’hui, avec internet, on sait tout sur tout !... Quoi ?... toute ma vie, je resterai toujours un… gobe-mouche ?...

Papy, je t’entends mal ! Tu n’as pas encore payé ta facture de téléphone ?... Mais c’est moi qui t’appelle !...

Au printemps, tu veux m’emmener à la pêche ? Où ça ? Au bord de la rivière ? On ira pêcher, comment ça, à la mouche ?... On s’ennuie chez toi, papy ! Si tu savais l’effort qu’on fait chaque fois qu’on vient te voir ! Tu habites en pleine forêt, la Wifi ne passe pas, nos portables non plus, et tu n’as même pas Canal plus ! J’ai peur de ton chien aussi ! Il ne ferait pas de mal à… une mouche ?...

Comment ? On ira se promener ? On ira voir le coucher de soleil ? Après, on se racontera les étoiles ? Paraît qu’il y en a de nouvelles, tous les soirs ?... Dis, tu vas bien, papy ?... Maman a pris l’écouteur, elle demande quelle mouche te pique et si tu prends bien tous tes médicaments…

Pour Noël, tu veux me faire un gâteau, comme ceux de mamy quand elle était encore là ? Mais c’est dégueu, les tartes aux pommes, papy ! Il faudrait peut-être te mettre enfin à la page ! Une omelette norvégienne, je veux bien, mais seulement si elle a le même goût qu’à Pizza Paï !...  Maintenant qu’elle est partie, je peux bien te le dire : je ne les ai jamais aimés, ses gâteaux à mamy ! Je recrachais les morceaux dans le sac de maman pendant qu’elle repartait dans sa cuisine…  

Qu’est-ce que je vais t’offrir, moi ?... Heu… Heu… Ben, un grand sourire si j’ai ma super mouche, bien sûr ! Quoi ?... Le vieux est fatigué d’écouter ma comédie de pseudo-fine mouche ?... Il va emballer mon cadeau dans du papier tue-mouche ?... Que vaille où ? Me faire cuire un œuf ?...  Allo ?... Allo ?...

Maman ? Maman ?...  Ça a coupé, papy a encore pris… la mouche... »

 

Pascal. 

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 18:33

Qu'est ce que vous avez à m'regarder comme ça ?
Z'avez jamais vu une puce équipée d'une puce RFID ?
Oui, j'comprends qu'la première fois une puce sur une puce ça fasse un peu olé olé, mais réveillez-vous ! On est au vingt et unième siècle, Merde !
Moi aussi j'aurais préféré une puce sous-cutanée comme pour les chats mais c'était pas possible, et puis une puce sous une puce sur un chat, ça commencerait à faire un gros sandwich !
Alors ? Qu'est ce que vous dites de ça : antenne UHF à 960 MHz et puce en silicium, le tout pour 0.5 milligrammes de plus sur le dos ! C'est pas d'la high tech, ça ?

Comment ça, ça sert à rien?
Z'avez jamais entendu parler d'la traçabilité ?
La tra-ça-bi-li-té c'est un machin qui sert à savoir d'où vient l'cheval qu'était dans vot' bifteck haché.
Un jour viendra où chaque organisme vivant sur Terre aura sa puce d'identification, même vous ! SI !!!
Par exemple mon identifiant à moi c'est « 01 – 0 000 A89 – 000 16F – 000 169 DC0 ».
Oui, j'comprends qu'la première fois ça fasse bizarre ! Tout l'monde peut pas s'appeler Daniel ou Christophe non plus »
Dans ce foutoir, mon p'tit nom c'est « 000 169 DC » mais les potes m'appellent Daniel Christophe 169.
Et puis le 16F veut dire que j'suis une puce du chat... le F c'est pour Félin, c'est pourtant facile à comprendre, tout comme C pour Chien, R pour Rat et P pour Homme.
Comment ça, Homme ça prend pas de P ?
Pour l'homme et la femme y z'ont choisi P pour Parquet ou Plancher... c'est pour vous rassurer mais j'sais bien que ça veut dire Piqures.
Comment ça l'électronique ça marche jamais?
Le jour où vous m'confondrez avec un rasoir Gillette à 3 lames ou bien un fût de bière, vous pourrez parler d'bug !
En attendant, j'suis une puce de chat, j'm'appelle Daniel Christophe 169 et j'vous emm...
Euhhh... S'cusez-moi, j'me suis un peu emporté. J'voudrais pas m'faire taxer d'impolitesse.
Oui... on est surveillés. C'est l'mauvais côté d'un système qui a un impact réel sur notre vie privée, mais que voulez-vous... on n'est qu'des puces. On peut sauter sur qui on veut, comme on veut et quand on veut mais on doit rester correct.
Enfin, vous verrez bien quand vous en aurez une sous la peau !

Si c'est gênant à porter ?
Au début ça gratte un peu, comme... une puce sur un chat ! Non, j'déconne !
Un demi- milligramme pour une puce d'un gramme ça doit faire le même effet que quand vous sortirez de table après l'réveillon !!
Comment ? Si vos chats ont des potes à moi sur eux ?
Z'avez qu'à acheter un lecteur de puce RFID ! J'suis pas du genre à balancer les copains.
Si c'est plus cher qu'un anti-puces en animalerie ?
Vous confondez vraiment tout ! Moi, j'vous parle de la dernière norme GEN2 Version 2.0 : sécurité, cryptage, anti-contrefaçon, gestion de fichiers et tout l'toutim.
C'est quoi le toutim ?
Laissez tomber... vous pouvez pas comprendre. S'cusez-moi maint'nant, j'ai mon chat qui m'attend.
 
Vegas sur sarthe
 
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:53

 

      Vous avez comme les gamins peuvent être teigneux parfois ! Ceux de ma classe ne faisaient pas exception, qui me raillaient :

"C'est quoi le métier de ton père, hein, Onestone ? sodomiseur de diptères, c'est ça ? "
Certes ils s'exprimaient en termes moins choisis, car à l'époque, celle d'avant, je fréquentais encore l'école publique.

J'avais eu la naïveté de leur confier que mon père élevait des mouches, ce qui les avait bien évidemment mis en joie, et excités comme des poux.

 Du coup je n'avais pas précisé qu'en effet il élevait des mouches, mais dans un laboratoire du Dassault Institute enterré dans la forêt de Rambouillet…

Moi-même d'ailleurs je ne savais pas grand-chose de son travail, qu'il me décrivait parfois en des termes sibyllins :

- On ne les attrape pas avec du vinaigre, grand nigaud (je dois préciser que mon père était certes un grand savant, mais côté littérature il en était resté à la comtesse de Ségur que lui lisait sa nurse écossaise pendant qu'il noircissait fiévreusement d'algorithmes son ardoise magique). Tu sais que je ne ferais pas de mal à une mouche ! Alors on les immobilise dans un champ magnétique.

 Et puis… là il y avait un grand blanc, on aurait entendu voler un Anthocharis cardamine ; malgré mon jeune âge je comprenais bien qu'il ne pouvait pas tout dire.
Enfin, reprenait-il, parfois je fais mouche, parfois non… Mais c'est un travail de fourmi, tu peux me croire.


Et puis un jour, il est passé à la télé, mon père, et dommage que moi j'étais passé au cours privé Sainte Eulalie à Neuilly, parce que j'aurais bien voulu voir la figure de mes anciens harceleurs.
Parce que mon père, il avait réussi à coller des puces sur des mouches. A la télé il expliquait que c'était pour une cause humanitaire : une flottille de mouches kamikazes allait être lâchée sur des forêts tropicales aux fins de séduire, puis exterminer là-bas des mouches locales vecteurs de terribles maladies.


C'est peu de dire que j'étais fier comme un pou sous mon air modeste quand, pour prouver leur reconnaissance d'élever en leur sein le fils d'un bienfaiteur de l'humanité, mes maîtres organisèrent en mon honneur une petite fête à Ste Eulalie, avec des langues de chat et du sirop d'orgeat.
Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, un soir que je passais devant son bureau, et qui m'a pour tout dire fichu le bourdon, est d'entendre mon père au téléphone prononcer le mot "bio-drône"…

 

Emma

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:23

Sale mouche
Ravageuse de rouge et de vert
Sur ton dos je déposerai des capteurs solaires
Pour étudier ton sale comportement, ton sale caractère
Bouffer ainsi mon rouge et mon vert
Pour y déposer tes œufs
Et faire de ce vermillon de la marmelade avariée,
Je n’en crois pas mes yeux !
Mais j’ai compris, je suis douée.
Je vais transformer ta mémoire de sale mouche pondeuse
En petite mémoire de mâle à la queue incompétente.
Par les pouvoirs qui me sont conférés
Abracadabra, je t’ai modifiée
De tes œufs ne naîtront
Que des mâles riquiqui et inconséquents.
Les vieilles femelles vont rapidement disparaître
Ne resteront alors que des mâles impuissants à faire le mal !
Mouches tueuses, dévoreuses de rouge et de vert
En moins de deux vous allez disparaître de mon univers
Foi de grande sorcière !
 
Jamadrou
 
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 14:37


Après la mouche du coche, la mouche coquine, qui ornait, mesdames, si joliment le coin de votre bouche ou votre généreux décolleté, après la mouche à truffes, la mouche à miel, la mouche du vinaigre, la mouche tsé-tsé, nous vous présentons la dernière née dans nos laboratoires, la FINE mouche, autrement dit la. Fly IntelligenceNumber Eleven.
Eleven, onze en français, car avant d’obtenir ce résultat, de nombreux essais ont été accomplis; ainsi une dizaine de mouches ont donné leurs vies pour la sécurité du pays.
FINE, mouche équipée d’ondes micros, se glisse partout, sans éveiller l’attention, traitée pour éviter tapettes et survivre aux rayons destructeurs d’aérosols.

Aussi, mesdames et messieurs, collègues scientifiques, chercheurs, soyez vigilants. Surtout avant de prendre la mouche, réfléchissez-y à deux fois.
Je vous remercie

JaclynO'Léum

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 14:23
 
Un jour Mouchette
Me mit le grappin d'ssus,
En pleine bouse
Ah pas dans la merde...
On s'est vite mis à la colle
Mais tsé ah tsé, la fidélité et moi...
Mouchette
Le su et sur ce
Jalouse en devint verte
(Quelle mouche la piqua...)
Elle me colla cet antivol !
Depuis au sol cloué
J'ai la maladie du sommeil...
Rouge je rêve de vengeance,
Une plante carnivore
Pour sa fête
A la Sainte Verna'culaire... !
Fine,
On ne la prendra au vinaigre...
Là je vais faire mouche !
En attendant qu'elle tombe
Voler les mouches je regarde,
Soupir...
 
jill bill
 
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 12:00

 

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(AFP PHOTO/CSIRO)

(AFP PHOTO/CSIRO)

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 12:24

 

« N’importe quoi ! Me faire poser comme si je sortais du cadre ; personne ne l’achètera son tableau ! En plus je commence à avoir des crampes. Rodrigo, tu veux te faire des sous, avait dit ma mère. Y’a un peintre qui cherche un modèle. En plus il paie bien. Je voudrais l’y voir, elle, perchée comme un perroquet, au bord d’une branche. Et la paye, des cacahouètes! Va savoir si seulement je vais pas rester tordu, quand la séance sera fini ; enfin quand le tableau sera fini. Parce que je ne dois absolument pas bouger. Tout à l’heure, le nez me chatouillait, je voulais éternuer, parce qu’en plus des courants d’air, il y a une de ces poussières ! Quelle histoire, il m’a pas faite ! J’ai bien tenté de lui expliquer…Ce qui est sûr, c’est que plus tard, je ferai pas modèle, comme métier. Ou alors, mannequin…

 

 

Jaclyn O'Léum

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:59

 

Fuir le cadre imposé de nos vies

Briser nos entraves rouillées

Oublier la pensée unique

Réfléchir seul ou en groupe

 

Fuir les quotas, les performances

Dépasser les fausses leçons martelées

S'autoriser à aller de l’avant

Annuler tout contrat, toute contrainte

 

Fuir les idées préconçues

Pratiquer la critique constructive

Donner du sens à son existence

Sortir des rails, s’échapper

 

Fuir est trop souvent trompe l’œil

Douce illusion, pieuse promesse

Fuir le cadre imposé de nos vies

Demande courage et décision

 

Osons fuir ! 

 

 

Mony

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:58

 

Ce petit gars, on dirait qu’il sait tout de l’hallucinant purgatoire, qu’il en ressent les moindres symptômes, les plus petits frissons. Sort-il du Néant pour échapper à ses poursuivants, est-il pourchassé par ses plus ardents cauchemars ? Tout son être s’emballe dans l’accablement apocalyptique où plus rien n’est sensé. A-t-il des doléances envers son concepteur, un bémol sur la gamme de ses couleurs ? Des prières de grande ferveur ? En général, c’est celui qui regarde le tableau qui émet ses sensations. Ici, c’est le contraire… En écoutant l’œuvre, on entend tous les murmures, en fermant les yeux, on les comprend… Chut, écoutez…

 

« Mon Maître, je ne suis pas très content du spectacle que tu donnes de moi... Tu parles d’un enfantement… Non, mais tu as vu mes couleurs ?!... C’est la dernière fois que je sors de ton tableau !  Applique-toi, enfin ! Depuis le temps que je t’observe. Ta palette est un ramassis de teintes insipides ! C’est avec cela que tu me débarbouilles ?... Sont-ce là tous tes instruments de peinture ? Mets donc ton chevalet à la lumière ! Embrouille tes huiles ! Allonge tes colles ! Aiguise tes couteaux ! Taille tes calames ! Ajuste tes pastels !... Mais délaye, mon Maître ! Tu n’as pas un peu d’Harmonie dans tes pots ? Tu n’as pas des restes d’Impressions au fond de tes tiroirs ? Tu n’as pas de quoi me mélanger avec un futur plus grandiose, plus humain, plus réalisable, plus généreux ?... Tu n’as pas cela dans tes boîtes ?...  Alors, rajoute des poils à tes brosses ! Gonfle tes éponges ! Affûte tes fusains ! Fais saigner ta sanguine ! Gâche ta gouache ! Laisse courir ta pierre noire pour masquer mes déboires !...

 

Mon Maître, sois obligeant ; sur mes yeux, épanche ta pointe d’argent, sois magnanime, appointe tes mines ; alanguis mes contours dans des postures de troubadour, verse tes pastels à l’aurore de mes sourires, réduis en pollen l’idée de mes délires ; au froid de l’ivoirin, celui de l’hiver assassin, pare-moi du soleil brûlant des rouges cramoisis, des jaunes flavescents, des puissants verts d’espérance. Au brun cafardeux, à la désolation des blafards, au pesant livide, allume tes pinceaux avec des étincelles multicolores ! Fais courir les ombres sur ma toile, donne du mouvement à ma voile ! Dans le déséquilibre intolérant, tu m’as figé dans l’incertitude ignorante ; tu as fait de moi un clandestin apatride, un gavroche de peine sans une ruelle madrilène, un oisillon égaré au seul perchoir de ton cadre tortueux…  

 

Mon Maître, regarde ! Je suis un pauvre gamin, un mendiant de petit chemin condamné à la postérité d’un triste vagabond pétrifié entre deux mondes. Les couloirs du verso ont de terribles courants d’air. Si tu savais comme j’ai froid, les pieds nus, en bras de chemise, le torse ouvert, dans l’envers de tes décors inquiétants. Mon visage n’est qu’un insipide brouet de couleurs fanées. Tu fais peu de cas de ma condition d’enfant ; tu as déjà tes alibis d’artiste, tes clairs-obscurs qui emmurent, tes faux-fuyants de précipitation, tes potions d’enfermement…  

 

Mon Maître, sur une aquarelle, si je suis ton modèle, ne peux-tu pas m’habiller en petit page fidèle ? Moi, j’aimerais bien un habit de Lumière, avec des scintillations éblouissantes à chaque ourlet, des chemins de coutures tressés en fils d’or, des motifs brodés comme des écussons de grand château, une ceinture à large boucle, un chapeau à plume de paon et des escarpins en velours de Gênes !...

 

Comme tu me vois, mon Maître, tu viens de m’immobiliser dans l’agitation sidérale. Si tu savais tous les cauchemars qui me poursuivent à cause de ton soi-disant génie. Même la poussière des siècles n’enlèvera rien à ma misère ; c’est toi qu’on va glorifier avec tes effets de trompe-l’œil, tes faux-semblants, tes nuances alertes aux sensationnelles précipitations inertes. Dans cette fresque, à l’encadrement de la pénible perspective, de la sincérité pittoresque, tu me prives…

 

Mon Maître, jamais une femme ne m’aurait accouché sur sa toile avec cet air tellement effrayé, jamais une femme ne m’aurait laissé dans cet affolement désespéré. Dans chacune d’elles, il y a une mère, une maman, tout investie de l’œuvre de la Création ; toi, tu es un père mais tu ne seras jamais un papa…  

 

Mon Maître, tu es célèbre, tu es au Paradis des grands peintres, tu es dans les livres d’Art ; tu es allongé entre quatre planches, serein, occupé au repos éternel. Moi, inconnu, sans nom, sans noblesse, dans ce cadre, anxieux, je suis condamné à errer dans l’Enfer des dimensions immatérielles… »

 

 

Pascal

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 06:57

 

Je n’aurais jamais dû écouter la voix de Pere Borrell del Caso et succomber à la tentation de poser comme modèle pour ce peintre !

Ce sera pour toi une escapade, tu pourras fuir le quotidien et, qui sait, découvrir l’eldorado…

 

Moi, je rêvais de voyage en Orient, de découvertes fabuleuses, de vie passionnante...

L’escapade promise ne m’a jamais mené plus loin que le cadre de ce tableau et si je suis entouré d’or ce n’est qu’entre les murs austères de cette grande banque.

 

Pitié ! Ne voyez-vous pas mon regard apeuré, la crampe permanente qui saisit mes muscles ?

 

Qui parmi vous me délivrera de cet enfer ?

 

 

Mony

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