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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 21:56

sujet 03/2021 - clic

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Comme les étages d’un immeuble

Par sa hauteur accessible ;

Comme des portées de musique

D’un auteur classique,

L’imagination tourne à cent à l’heure,

Comme l’esprit d’un bachoteur.

 

Comme les étages d’une fusée,

De la hauteur, il ne faut pas abuser.

L’objectif est de monter très haut

Pour combler les idéaux.

Superposition de bord de mer,

Une véritable chimère.

 

Montage d’une autre époque,

Ensemble un peu loufoque

Vêtements de jadis,

Avec peu d’indices.

C’est le temps de son auteur,

De bizarreries, accommodateur.

 

Chacun vaque à son loisir

Suivant son désir,

Assis sur un banc

Peint en blanc

Ou déambulant sur la promenade

Le long des vagues, une balade.

 

Les marcheurs, raides comme des piquets,

Dans la poche, cigarettes et briquet,

Aspirent les embruns,

Comme de véritables marins,

Sur leur bateau balloté par les vagues,

Ne pensant qu’à remonter leur drague.

Des êtres de tout âge,

Regardant le ballotage,

Des petits bateaux à voiles,

Sous une bonne étoile.

Personne ne semble parler avec son voisin

Qu’il considère zinzin.

 

 

Le blog de Chatondaniel

17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 22:56

sujet 03/2021 - clic

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Ici, malgré le contexte, on ne compte plus son temps,
on se contente de contempler du continent,
l’incommensurable étendue qui s’étale aux quatre vents ,
au diapason des contre-chants de la marée
et  des crescendos-decrescendos incessants
de la vague.
Plus de mesure, tout se fait au rythme calme ou fougueux
des éternels retours, des codas  obligés
et des reprises sans fin,
la mer toujours recommencée 
renouvelle ses eaux,
l’orchestre a renvoyé son chef
lequel se promène impuissant et penaud
en détournant son regard
et poussant des soupirs hors tempo.
Et nous simples badauds,
spectateurs  subjugués d’un seul et premier rang
ouvrons grand nos oreilles,
dilatons nos pupilles
pour ne rien perdre de ce sublime et divin concert. 

 

Le blog de Cloclo

17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 18:09

sujet 03/2021 - clic

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J'ai vraiment découvert la corniche à Casablanca où nous avons vécu trois ans. Comme les casaouis, nous y allons le dimanche pour nous sortir de la mégapole tentaculaire tout en y restant puisque on y trouvait comme partout dans Casa, des vendeurs ambulants, beaucoup de voitures et des taxis. Nous y étions une semaine avant ta mort. J'avais entendu parler d'un nouvel aménagement et j'avais voulu le voir. Nous avons donc fait, pour voir toutes les nouveautés(la gare aussi pour toi) ce jour là au moins vingt kilomètres même si je n'avais pas mon portable et l'application podomètre.

 

Il y a aussi la corniche de Marseille que nous avons beaucoup parcouru dont moi, seule, la première fois où je suis allée dans la deuxième ville de France. J'étais aussi montée voire la bonne Mère en plein cagnard. J'étais rouge. La corniche est plus vivifiante. Je ne me lasse pas des paysages , notamment aquatiques. Ensemble, un jour de NOEL, du mistral mais des manches courtes et une balade en bateau dans les calanques de Cassis, un déjeuner pas loin du corniche de cette ville.

 

Je te revois, je nous revoie, toujours assoiffés de paysages de corniche et d'autres; c'est ma façon de te garder vivant en vivant d'autres paysages mais ton ombre me manque.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 17:20

sujet 03/2021 - clic

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Quelle drôle de photo, on a l’impression,

Qu’il s’agit d’une partition,

Toutes ces personnes assises pour la plupart,

Et certains debout, qui déambulent les mains dans le dos, à part,

Mon cœur bat la chamade,

Vont-ils essayer la baignade,

La mer est là, devant eux,

Quoi de mieux,

Mais non, ils préfèrent la regarder,

Assis sur les bancs face à une mer agitée,

Heureux d’être là, formant des notes,

Et on a juste envie d’écouter, cette chanson sans fausse note,

Juste le gris qui est trop présent,

Le soleil a disparu, il est absent,

Qu’importe, du moment que l’on retrouve sa famille, ses amis,

Que l’on puisse échanger, les conversations vont bon train,

Et tout ce petit monde s’entend bien,

Et reviendra demain.

 

TARVAL

17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 14:51

sujet 03/2021 - clic

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Gaby - Hi Joe !

 

Joe - Hi Gaby ! Qu’est ce que t’en penses toi, « chamade » ?

 

Gaby - sais pas, une pochade…

 

Joe - en tout cas moi, j’suis en rade…

 

Gaby - si Berthe avait pas fait cette dégringolade

Elle nous aurait servi une tirade

 

Joe - tu t’en es bien sorti quand même au Tribunal. Une noyade !

Accidentelle en plus qu’ils ont dit, une vraie galéjade !

 

Gaby - le Président était de mon côté, une vraie sérénade

Allez, n’en parlons plus, c’était quand même une cagade.

 

Joe - tu as raison Gaby. Mais moi,  je reste en rade

Chamade, chamade, avant ça voulait dire canonnade

Tous les gens se triaient, une vraie cavalcade.

Mais aujourd’hui cela devient une charade

Presque une  galéjade

Je suis « morgane de toi », mon cœur bat la chamade…

 

Gaby - laisse tomber camarade

Allons un peu plus loin sur l’esplanade

On risque pas de bousculade

 

Joe - Sûr ! Tous des retraités ! Un éventail un peu maussade

 

Gaby - c’est vrai ! Coney Island quand même, quelle dégringolade !

Avec ce temps tout gris, ça m’rend malade…

 

 

Ilonat

16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 20:57

sujet 03/2021 - clic

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Le blog de K

16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 17:19

sujet 03/2021 - clic

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Quelles notes font tes lèvres quand tu regardes la mer ?

As-tu quelque chose à me dire ?

Que fredonnes-tu ?

Est-ce la même mélodie que celle du voisin qui explique le vol des mouettes à sa chérie ?

Quelle partition écris-tu quand tu te transformes en noire, en blanche en soupir, en silence ?

Déchiffres-tu la symphonie des cœurs ?

Attends-tu patiemment que le rivage se vide de toute trace pour lancer un appel au vent qui remet le sable en ordre ?

Qui entends-tu lorsque tu penches l’oreille ?

Regardes-tu le phare qui cherche à éclairer tes pensées ou fonces-tu tête baissée en tambourinant sauvagement ?

Dis-moi, à quoi servent les rambardes métalliques ?

Ont-elles peur que quelqu’un de désespéré se jette dans les flots ?

Sont-elles là pour arrêter, contenir ou simplement posées pour soutenir la fatigue des badauds ?

Et les bancs ?

Sont-ils réservés aux mélomanes ?

Dis-moi vraiment ce que tu entends quand tu prêtes l’oreille ?

Raconte-moi le vent, la mer, les vagues.

Y a-t- il encore un peu d’espoir sur cette terre ?

 

Le blog d'Annick SB

16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 15:52

sujet 03/2021 - clic

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Je ne sais pourquoi mais en voyant cette image mon cœur bat la chamade.

De ces quatre lignes horizontales je ne veux voir qu’une portée musicale.
 
La grande clef de sol, là, à gauche surveillant les notes humaines : les noires, les blanches, croches et double-croches, triolets.
 
Toutes ont la figure des notes et font silence, elles sont assises là dans une division exceptionnelle du temps, ce temps où ne rien faire s’appelle passe-temps.
 
Ce temps où faire silence fait partie de la mélodie.
 
Des clés ont disparu : altération de la mémoire.
 
Le grand dégingandé avec ses mains dans le dos est à la recherche des clefs disparues et de la cinquième ligne horizontale, celle qui pourra offrir la bonne portée pour une musique aux normes de son temps.
 
Car, ouvrez bien vos oreilles et écoutez la musique qui sort de cette portée quatre lignes : clic
 
Vous avez entendu ? Un chant Grégorien !
 
Transcrit bien sûr, comme il se doit, sur une portée musicale à quatre lignes…
 
 
 
Le blog de Jamadrou
 
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 14:09

sujet 03/2021 - clic

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Sur la digue, se laisser porter

Dans la brise marine

Un printemps de 1900 et quelques...

On tombe la veste,

Garde le chapeau...

 

Cliché tel une portée musicale

Les quidams posé en notes...

 

Vaguement présents, ne pas déranger,

Histoire sans paroles

Du rien faire au banc...

 

La mer toujours spectaculaire

Sans débourser un sou, sait mettre le coeur en chamade,

La mer qui rassemble

Comme le dernier film sur grand écran...

 

« Les contes de la lune vague après la pluie

Ou encore 20.000 lieues sous les mers... »

 

Tel est le bon et simple plaisir d'une époque

Sur la digue du passant sans souci,

Digne d'un Jacques Tati, en noir et blanc...

 

Puis, ça rentre au bercail

Bras dessus, bras dessous, contents...

Ca reviendra demain, si le temps,

Tuer quelques heures, en accordailles...

 

 

Le blog de jill bill

14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 18:48

sujet 02/2021 - clic

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Les gloires du soleil couchant l’atteignaient comme une auréole sur la tête d’un saint. Pourtant, armé de son Leïca zoom, il n’avait que faire d’un espoir de paradis. Il était venu chercher des images sensibles et époustouflantes, dignes des plus grands photographes. Il arpentait la côte sans voir plus loin que le bout de ses chaussures. Il cherchait la petite bête, la minuscule trace de vie dans le sillon creusé par les pas des promeneurs, des spectateurs aussi, des amants, des solitaires, des teuffeurs, des allumeurs de feu sur la plage, des gratteurs de guitare, des souffleurs de fumée, des buveurs de lune, des attrapeurs de rêves, des guetteurs de signes, enfin tout un monde qui ne durait que l’espace du moment où il passait sur cette ribine.

Lorsqu’il eut enfin trouvé les empreintes d’un ver se tortillant sur le sable, il s’agenouilla, fit la mise au point, appuya sur le déclencheur rafale pour ne pas en perdre une miette.

La nuit tombait, je l’ai déjà dit. Les derniers rayons du soleil rasant le sable donnaient une sensation de fin des temps à cette trace zigzagante. Le dernier presque survivant après la bombe pour quelques secondes encore. Et puis, lorsqu’il visionna les images rarissimes enregistrées sur sa carte mémoire, il fut si content, si exceptionnellement heureux qu’il fit un entrechat, un ciseau avec ses jambes et brusquement dévala la falaise au-dessous de lui. Heureusement, il eut la présence d’esprit de ré appuyer sur le mode rafale.

C’est ainsi que la police pu déterminer avec précision l’heure et les causes de sa mort et que sa veuve hérita d’un travail inédit et de très belle facture que les galeristes s’arrachèrent.

 

L'Entille

14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 18:44

sujet 02/2021 - clic

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La mer est d’or 

Les souvenirs précieux 

La lumière m’a rendue riche 

Emotions, beauté, clichés,

J’ai tout emmagasiné dans la boîte noire

 

J’ai marché tant de fois sur la rive, seule ou avec toi dans mes pensées, dans l’attente du beau qui me donnerait rendez-vous tel un premier amour mon amour.

 

A chaque fois recommencer

Feindre la surprise

Jouer

 

Je te demandais :

     - Où vas-tu ?

Tu répondais :

     - Je pars à l’aventure !

Et on riait, à gorge déployée…

 

Appareil photo sur l’encolure, que vais-je découvrir aujourd’hui sur la plage ? 

Une étoile de mer qui joue à cache-cache dans le sable,

Un coquillage pudique, ne pouvant donner son âge, 

Un crabe aux yeux ronds,

Ou ton image qui se fond doucement dans les vagues ? 

 

La mer est d’argent

Mes souvenirs délicats 

Ils sont presque devenus embruns

Cela fait si longtemps que tu n’es plus là

L’ondulation des flots avale mes larmes et me rappelle que l’on riait 

On n’arrêtait pas de rire

Tu te souviens, on gloussait car l’eau était froide en hiver et tu voulais malgré tout t’y plonger 

 

Tu aimais la photo

 

Mes mèches de cheveux dans le mistral cachent mon sourire quand je repense à tout cela

Tu me disais que j’étais belle

Tu me disais que rien ne pourrait nous séparer

Tu me disais que tu m’aimais

Tu parlais de lumière, de profondeur de champ et je riais aux éclats à nouveau, car je n’avais que faire de tout cela

Seul l’amour comptait pour moi, nos promenades, notre découverte

 

La mer est vivante

Les clapotis me bercent

Je crois que j’entends le chant du silence

Il me semble que rien n’est vraiment comme avant dans cette lumière ardente

 

Oui, c’est cela, rien n’est vraiment comme avant

Nos photos étaient en noir et blanc comme le sont les draps des chambres mortuaires…

 

 

Le blog d'Annick SB

14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 16:06

sujet 02/2021 - clic

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Au café de « La Couronne »

où Joe a pris un petit noir

et demandé à la patronne

où menait le chemin « Promenoir »

Elle a dit « à l'anse des sirènes 

Prends la ribine des douaniers

jusqu'à ce que tu entendes

les lamantins se lamenter »

« Mais c'est quoi la ribine a dit Joe ?

La ribine ?

c'est pas d'la bibine, Joe, c'est le sentier 

mets tes baskets pour y aller 

car le sentier est escarpé !

Joe est ingénieur du son

il a pris son magnétophone

quand le soleil fondait à l'horizon

pour qu'il n'y ait plus personne

et il s'en est allé sur la ribine des douaniers

pour écouter les lamantins se lamenter

Joe chantonnait en marchant hardiment

une comptine fabriquée sur le champ

du mot « ribine » pour en jouer

« riri, bibli, le bibi d'Amandine

le bidon d'Ernestine

pour te désasoiffer

y'a d'la bibine sur la ribine des douaniers »

 

Mais soudain, net, il s'est arrêté,

des sons lui provenaient, il a écouté

alors que le soleil, la mer engloutissait

il a enregistré

les lamantins se lamenter

leurs timbres étranges ont des accents

de cris, de pleurs, de couinements

ils enragent et font du tapage

dans un tumulte aux mille accents

face à l'infini, Joe a capté la mélodie

pour faire la bande son des sirènes du Mississipi

 

 

Le blog de Lecrilibriste

12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 19:15

sujet 02/2021 - clic

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Belle prise ! qu’il s’est dit le Gaby
en regardant l’écran de son Panasonic
Juste au moment où elle poussait son cri.
Aaaaaaaaaaaaaah ! Juste au sommet de la « ribine »
pour voir le point de vue panoramique, sur l’Océan
Ribine ! j’t’en foutrai des ribines
D’où c’est qu’elle sortait ça encore…
Un vieux sentier pourri plein de broussailles dans les dunes, entre deux casemates de la dernière guerre du sable, du béton, des rochers, un océan tout gris…
Ah, tu veux voir le Pont du Diable ?
D’accord ! Que j’ lui ai dit, on pourra prendre une photo.
On crapahute un peu sur sa foutue ribine et on arrive tout en haut.
Ouf ! Ça y est ! On y est ! Super !
Attends chérie ! Je vais te prendre en photo au bord de la falaise, ça nous fera un souvenir.
Bouge pas ! recule un peu, c’est ça
Non non, tu ne risques rien
Encore un peu, souris….
Aaaaaaaaaah
J’ai juste déclenché quand elle ouvrait les bras…
Ribine ! Je t’en foutrai !
Depuis le temps qu’elle m’emmouscaille à chercher des mots rares
A chipoter sur des détails…

 

Pauvre Gaby. Il ne se doutait pas que l’inspecteur Gadget le suivait à distance, instruit de ses projets, avec son appareil photo. 

La preuve est faite maintenant de son forfait, sur du papier glacé.

« Animus necandi » si le cœur vous en dit

 

 

Ilonat

12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 11:47

sujet 02/2021 - clic

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Il avance. Il marche depuis un bon moment, dirait-il. Il ne parvient plus à évaluer.

Il s’est d’abord laissé prendre par la beauté du paysage. Absorber par la joie des prises de vue. Il n’a jamais autant apprécié le numérique qu’à ce jour. Plus besoin de compter sur le chiffre fatidique de 36… ou 37 ? la photo cachée inespérée. Plus besoin de changer de pellicule et surtout financièrement ne plus avoir à se dire qu’il faudra attendre un peu pour tout développer. Tirer une planche contact pour faire son choix : celles qui sortiront du lot et seront imprimées. Ce tri qui vous arrache les tripes parce qu’après tout elles sont toutes bonnes (à part les vraiment ratées). Mais on en écarte, forcé, il ne faut en garder qu’une.

Il faut choisir.

Maintenant, ce choix peut se faire tout de suite. Refaire une prise de vue. La chouchouter. La soigner. La quantité est presque infinie si on prend bien soin de vider son appareil dès son retour. Un changement de pellicule en quelque sorte après quelque cinquantaine de photos. Quel bonheur ! Mais quel bonheur !

 

- Je ne devais pas me perdre. Aucune possibilité. Pensez donc. Le chemin des douaniers. C’est tout tracé ! S’entend-il maugréer.

 

C’est donc avec un air de liberté chantant dans sa tête qu’il a pris le départ. Confiant. Pas besoin de s’inquiéter, c’était tout tracé. Et puis, qu’avaient-ils rajouté ?

 

« … Pas d’inquiétude à avoir. Tu trouveras toujours (comment avaient-ils dit ça) une… sib, non rib… ribine. Tu trouveras bien une ribine pour rejoindre une zone habitée. ».

 

Mouais, c’est ce qu’ils avaient dit. Confiant il était parti et maintenant la nuit qui tombe.

Il lui reste une solution : appeler… ou utiliser son GPS, lui qui n’en voulait pas et tâcher de retrouver son chemin avant la nuit complète.

 

 

IdabOU

11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 18:36

sujet 02/2021 - clic

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 Je me promenais seul sur ce sentier,

Que les gens du coin appellent Ribine,

Qui me fait penser à la bibine,

Espérant atteindre le grand chantier,

Sur l’ancien chemin des douaniers.

Pour certains la route des âniers.

Ils consolident la berge

Un peu au-delà de l’auberge.

 

 Mon sentier fut barré un peu plus loin.

Les travaux en avaient besoin.

Le bord de la mer fut alors ma destination.

Aucune possibilité de négociation,

Le chantier était dangereux,

Fermé aux aventureux.

Le soleil descendait à l’horizon

Je perdais un peu la raison.

 

 Tête baissée, un peu blasé,

J’avançais sans pavoiser,

Vers un horizon inconnu

M’éloignant de toute avenue.

La nuit avançait à grande allure ;

Aux pieds quelques brulures.

Je vis alors que j’étais pieds-nus

Sur un sentier biscornu.

 

 Le soleil à l’horizon,

À mon avis, sans aucune raison,

Baissait de plus en plus,

Le temps de promenade était révolu.

Il me fallait remonter sur la rive,

J’avais marché un peu à la dérive.

Les lumières de la jetée

M’ont vite orienté.

À travers rues et ruelles finit ma promenade,

Un peu à la cantonade.

Au loin la mer invisible,

Au bruit indicible

S’enfonçait dans la nuit,

Il était presque minuit,

Quand je retrouvais mon petit studio,

Et ma radio.

 

 

Le blog de ChatonDaniel

10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 18:03

sujet 02/2021 - clic

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Saisir un paysage au détour d'une ribine

Photographier un coucher de soleil sur la mer

Prendre un crépuscule du matin sur la plage

Photographier un paysage naturel sur le chemin

Marcher vite et s'arrêter pour mieux voir

Décider de garder ce morceau de nature

Sur la route pour conserver le paysage d'âme

Qui lui est attaché; un moment de notre histoire

 

A deux ou seule; saisir un paysage au détour d'une ribine

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 19:18

sujet 02/2021 - clic

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L’homme qui marchait le long de la ribine qui longeait la côte,

Sous le crépuscule, avec un beau coucher de soleil,

Faisait les réglages de son appareil photo,

Pour avoir la meilleure image possible,

Il avait l’habitude de venir sur ce sentier,

Car les crépuscules se suivaient mais ne se ressemblaient jamais,

Il ne s’en lassait pas, et était toujours au RV,

Ne faisant qu’un avec la nature,

Qu’il respectait et qui lui donnait tant,

Il vivait de ses photos, et était heureux

Quand les personnes qui venaient dans son atelier,

Admiraient son œuvre, chaque photo trouvait preneur,

Et pour lui c’était une vraie victoire,

De pouvoir partager sa passion avec les acheteurs,

Il gardait certains de ses clichés pour lui,

Et ils ornaient son atelier, des crépuscules à en perdre le  souffle,

Il jouait avec la lumière, les ombres, le relief,

Et il réussissait à faire toujours des effets différents,

Et il en était fier, il n’aurait pas raté ce RV avec la nature pour rien au monde.

Il était respectueux de la faune, de la flore et des minéraux,

Car ils font partis de notre vie et il faut les protéger,

Ce qu’il faisait avec plaisir et ce qu’il fera tant qu’il le pourra.

A nous aussi de prendre soin de notre environnement.

 

TARVAL

9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 15:46

sujet 02/2021 - clic 

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Monsieur de Silhouette s’ennuyait fort dans son château. D’un caractère sombre et d’une humeur constamment maussade, ses amis eux-mêmes s’étaient détournés de lui et ne prenaient même plus de ses nouvelles. Lui qui avait fait une belle carrière dans la finance regrettait ce temps où ses fonctions le conduisaient à voyager un peu partout en France et même à l’étranger. Ici, emmuré à l’intérieur de cette forteresse aux pièces sombres et aux murs épais, il déprimait, n’ayant guère de distractions qui l’intéressent vraiment.

 

Seuls les occupants de la maison voisine venaient lui rendre visite de temps en temps, en particulier les enfants auxquels il eut un jour l’idée de demander, pour les amuser, de prendre la pose à des endroits bien précis de la pièce, là où la lumière se présentait de telle manière que leur ombre se portât au mur de façon bien distincte. Alors,  muni d’un crayon spécial, il en traçait méticuleusement les contours. Cela réjouissait les petits de voir ainsi leur profil que le maître des lieux, au lieu de l’effacer immédiatement, prenait plaisir à en conserver la trace comme on le ferait d’une collection précieuse d’estampes ou d’aquarelles.

 

Jojo, le plus petit, s’était pris d’affection pour Etienne et comme celui-ci n’avait pas de descendance, il en fit son fils putatif et finit même par l’adopter, si bien que le garçon prit le nom pompeux de Joseph de Silhouette qui remplaça avantageusement celui de Joseph Vilain. Jojo ne suivit pas la trace de son père, mais il se montra très vite intéressé par les beaux-Arts, le dessin et la peinture, et ses derniers descendants par la photographie d’art. L’un deux, Loïc, a même monté récemment son petit atelier en Bretagne où il passe des heures à photographier les couchers de soleil. Ce cliché, fait par un ami, lui a servi d’ailleurs d’enseigne pour booster son entreprise et il fait une carrière très honorable au 36 de la rue des ponts, à Quimper. Evidemment, vu son patronyme, même privé de sa particule, la silhouette reste son genre préféré et c’est ainsi qu’il perpétue glorieusement ce fameux vocable qui, comme chacun sait, de nom propre est devenu nom commun, mais pas si  commun à vrai dire, et figure dignement dans tous les bons dictionnaires de la langue française. 

 

 

Le blog de Cloclo

9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 14:52

sujet 02/2021 - clic 

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Jamais de lassitude

Il avait tout d'un jeunot

Quand il me disait, au crépuscule,

Mon photographe de bonhomme,

Femme, je pars par la ribine

Sors mes vieilles bottines

Mets au sac une pomme

Ne regarde pas la pendule

Je ne rentrerai pas de si tôt,

Comme d'habitude...

 

L'homme qui aimait la mer

La mer à son couchant

Quand elle se teinte d'or et d'argent

Miraculeusement, la mer...

 

La journée comptable, aux profits et pertes,

Une vie dans un cadre morne

Que rien n'orne

Pas même une plante verte...

 

Puis par la dune, au clair de lune

Il tenait là son bonheur, sa fortune

Au bout de son Canon de guerre

Ses prises de mer

Dignes d'un peintre de renom,

A chacun ses façons...

 

Mon homme, mon bonhomme

De photographe, mon infidèle,

Dont on disperse les cendres sur la dune

Ce soir...

Vois comme

Le crépuscule est grandiose, étincelle

Sur la mer, sous la lune

Qui pour toi n'était jamais noir...

 

Que ton fantôme par la ribine

Habite la dune au crépuscule,

Si la mort change les apparences

Tu resteras attaché à ce lieu

Ma foi...

Je le ressens comme la brise marine

Qui ondule

Caresse les vivants en errance

Comme moi ce soir, ah bon dieu

Tu me fait pleurer pour la premiere fois...

 

 

Le blog de jill bill

8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 20:03

sujet 01/2021 - clic

 

- Roi, dame, valet, voilà l'essentiel de la littérature, et surtout du théâtre, de la tragédie antique au vaudeville : le mari, la femme et l'amant.

 

- Ah oui, vraiment ? tu crois que l'histoire de l'humanité peut se raconter comme un roman photo ? et la dame de pique, là dans le coin ?

 

- Elle, c'est la mort, dans les arts divinatoires. Donc tu vois, on a tout sur cette scène : l'amour, la guerre, la mort.

 

- Un peu court quand même : aucun enfant par exemple.

 

- C'est eux qui forment le chœur antique, dans les limbes de la fosse d'orchestre, figurants, et bien souvent victimes.

 La dame, c'est Judith Lecoeur, fort mal nommée pour une dame de cœur, pourquoi pas Charlotte Corday ou Médée, le temps qu'on y est. Non, il aurait fallu l'appeler Iseult ou Guenièvre, la dame de cœur…

Ni sirène, ni femme fatale. Juste un peu languissante pour qu'on la croie fragile (son frère l'appelait la nouille, mais on sait comment sont les frères). Juste assez myope et floue pour paraître romantique. Juste un peu ronde pour avoir la joue douce et les courbes moelleuses (son frère l'appelait la grosse, mais les frères, hein ?)

Crémeuse à inspirer une violente envie de protection.

 

- Un peu bêtasse, une blonde, quoi ! c'est ça, l'idéal féminin ?

 

- Pas du tout, simplement elle n'est pas concernée par ce qui fait courir les autres, elle est dans son monde à elle, un peu étonnée d'avoir été projetée dans le nôtre.

 

- Bovary en somme ?

 

- Pas tout à fait. Judith Lecoeur vient de soutenir une thèse assez remarquée sur les modèles mathématiques des fluides granulaires en milieu compressé.

Son patron, mentor, guide, et plus car affinités, c'est Alexandre Leroy, bardé de titres et nimbé de gloire, dans les milieux compressés du moins.

Il signe les papiers qu'écrit Judith, parce que, dit-il, grâce à sa propre aura, cela la rendra visible aux yeux des pairs.

Au repos le guerrier aime la chair fraîche. 20 ans les séparent, il est de la vieille école, il l'épouse.

Il est son Pygmalion et deviendra son seigneur et maître. Ainsi sont les rois.

La dame de cœur y consent, cela lui semble être le cours du destin ; elle s'en fiche un peu, en réalité.

 

- Et le valet ?

 

- Bon, lui, il ne le sait pas encore, mais c'est l'amant, tu l'as deviné. Un jeunot impétueux et imprudent : chez Labiche, c'est lui, là, sous un lit ou dans un placard. C'est Tristan, ou Lancelot, la conquête au fil de l'épée, y compris celle de la femme du patron.

 

- Mais le valet ici s'appelle Hector !

 

- Certes, mais tu te souviens qu'Hector est resté sur le carreau, c'est donc Lancelot qui a repris le rôle. Alors ce jeunot-là, il a connu Judith à l'école :  il en était fou, comme tout le monde, parce qu'elle était un peu myope, un peu ronde, un peu éthérée et indifférente, et qu'elle avait des boucles blondes qui la condamnaient aux rôles de princesse dans la cour de récré.

Il a toujours gardé la photo de classe de CM2 derrière laquelle il a recopié.:

 

Je ne connais pas de fille plus belle
Unique pour mon cœur
Demoiselle aux yeux d'azur
Image du bonheur
Tes joues sont des pétales de rose
Honneur à ta beauté

 

Bref, ils ne se sont pas vus depuis 20 ans. Les réseaux sociaux, ces (bons) génies, les remettent en relation.

Il a toujours le jarret ferme, (lui). Elle s'ennuie un peu, il galère beaucoup, bingo !

 

Dans la fosse d'orchestre, le chœur passe en mi mineur, mais qui s'en soucie ?

 

 

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