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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 18:28

sujet 18/2021 - clic

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Quelle est donc cette femme qui s’effeuille,

Les centimètres défilent, se délient,

A n’en plus finir,

Fini les kilos en trop,

Le régime est de mise,

Bientôt l’été, bronzage sur la plage,

Vouloir être gracieuse,

Aimer les regards posés sur soi,

Son alter égo nie avoir besoin d’un régime,

Mais si pourtant, c’est le cas,

Pourquoi ne nous acceptons pas telles que l’on est,

Mais voilà, la mode est faite pour celle qui ont la ligne,

Pour les autres, c’est compliqué,

Se mettre à la diète, se mettre au sport,

Oui c’est bien si on le fait pour soi,

Mais pas si on le fait par rapport au regard des autres,

Tous les matins, contrôler le moindre kilo en moins,

Et si c’est le cas, alors on se dit bravo,

On exulte, même si ce n’est pas beaucoup,

Mais cela fait plaisir et nous dope pour la journée,

Alors continuons à effeuiller,

Même si la route est longue avant d’atteindre son objectif,

Le principal étant d’être bien dans son corps,

Et de ne pas faire attention au regard des autres.

 

TARVAL

13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 16:10

sujet 18/2021 - clic

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Ce regard n’est pas le mien,
Je ne vois pas bien.
Qui es-tu, femme que l’on démasque,
En commençant par le masque,
De façon impitoyable
En tirant sur le bout plus fiable.
Travail de son alter ego,
Pour danser un tango.

Bien triste ce portrait
Tout est abstrait.
Sol de grosses dalles
Pour un être pyramidal.
Sable à l’infinie,
Tout est ignominie.
Soleil qui diffuse son ombre
En beaucoup plus sombre.

Nouvelle cure d’amaigrissement
Perte des arrondissements.
Rechercher le bon bout
Choisissez bien l’embout,
Le corps se déroule
Retirant toute boule.
Résultat assuré,
Elle sera défigurée.

Tire, tire sur le fil,
Apparaîtra le nombril !
Tire, tire sur le drain,
Se libéreront les deux seins,
Tire, tire sur la ficelle,
Tu apercevras ses aisselles,
Tire, tire la chevillette,
Apparaîtra sa tête.

Ce genre d’œuvre s’achète,
Comme d’autres emplettes.
Amoureux de la nature, changez de lunettes,
Vous buvez trop d’anisette.
Si votre femme lui ressemble,
Ne restez pas ensemble.
Il y a de si jolies choses dans la création,
Pourquoi s’arrêter sur de telles déviations !

 

 

Le blog de Chatondaniel

13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 13:16

sujet 18/2021 - clic

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Allez, viens je t’emmène !

Où ?

Peu importe ! Ayons confiance, la Terre est ronde on ne peut s’y perdre.

Arrêtons de pédaler à vide, de nous défoncer comme des forcenés dans l’air malsain d’une de ces salles de torture qui fleurissent à chaque coin de rue.

La rue, justement, traversons la et laissons derrière nous nos fantômes, ceux qui nous hantent jour et nuit, inlassablement. Cessons de pleuvoir des larmes intérieures, cessons de nous noyer dans notre propre eau.

Apprivoisons-nous, laissons tomber nos carcans, ils nous corsettent à ne plus savoir respirer librement. Allégeons-nous de ces lourdes couches de culpabilité, de regrets malsains.

Non, il n’est pas trop tard mais nous ne sommes rien l’un sans l’autre, toi, mon alter ego et moi, ton second toi.

Toi, le corps, moi, l’esprit, nous formons un duo à l'entente parfois chaotique mais rien n’est grave si ce n’est perdre espoir !

Marchons avec la vie, avec notre vie, unique et éphémère…

Ici dans un parc, là-bas dans un chemin creux ; sur le petit balcon ou dans le couloir, cheminons !

Mais non, nous ne sommes pas vieux !

Regarde, l’enfance sommeille toujours en nous.

Allez, viens je t’emmène vers l’horizon bleu de ses rêves…

 

Le blog de Mony

12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 22:20

sujet 18/2021 - clic

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Ronde et à la mode

Incompatible codes... !

 

Faut se défaire des kilos

En trop

Faire perdre des centimètres

A son être

Car au nom de cette, dictature,

Seul le paraître compte, le reste on en a cure !

 

Entre amphore mais intelligente

Fil de fer mais bécasse

Les podiums ont choisi, mesdames !

Alors, la ronde ça la hante,

Rêve d'un alter ego, pense biscotte et thé en tasse

Pour devenir cette femme...

 

Si ces messieurs préfèrent les pulpeuses

Au lit, bien entendu,

A leur bras une moins dodue,

Une osseuse, fera leur fierté en rue...

 

Au bout du régime des régimes

Crier VICTOIRE

Pour un fait de mode qui brime

La grassouillette, tout comme son miroir !

 

 

Le blog de Jill bill

10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 07:49

sujet 17/2021 - clic

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Entre terre et soleil.D’la cour du HavreVendredi du souvenirDe Paris l’EXPLOIT.De cela cent ansHuit dix-neuf cent vingt et unMoment d’bon‘ humeur.Vue d’ces trois damesSpectatrices terrestresL’éclipse du soleil.D’ce moment heureuxLe cœur léger l’âme en fêtePose du siècle 

 

Le blog de Colette

8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 12:00

sujet 17/2021 - clic

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Elles étaient trois navigatrices
qui demain partiraient en mer 
pour une très longue navigation
un défi pour ces trois femmes : 
arriver là où certains hommes avaient échoué.

Aujourd'hui vendredi 8 avril 1921 jour de l'éclipse de soleil,  veille de leur départ
elles scrutent le ciel et écoutent à leur façon
les recommandations des deux astres.
Regardez bien la femme qui se trouve au milieu, c'est la capitaine
elle touche dans sa poche "la pierre de soleil" 
ce spath d'Islande qu'elle caresse avec tendresse au fond de sa poche 
est une variété transparente de calcite. 
Certains chercheurs pensent que c'est un cristal de ce type 
qui aurait pu servir de Pierre de soleil aux Vikings.
Elle emportera cette pierre pour guider leur propre exploit. 

Partir en navigation à la faveur du ciel 
Pierre de soleil en poche scruter les paroles de l'astre 
Sentir que ce qui cherche à se dire est en accord avec soi même 
Le ciel a des couleurs qui ne trompent pas 
La lumière de l'astre guidera leur Route de l'Exploit.
" La pierre de soleil des Vikings est une pierre qui aurait servi d'aide à la navigation maritime en leur permettant de localiser la position du soleil par temps couvert. Entre le VIII et le XI e siècle, les Vikings entreprirent de longs voyages sur les mers. Or, peu de choses sont connues sur leurs méthodes de navigation à une époque où la boussole n'avait pas encore été introduite en Europe. L'hypothèse selon laquelle ils auraient pu utiliser une « pierre de soleil » pour s'orienter en exploitant la polarisation de la lumière du soleil fut formulée à la fin des années 1960. Malgré l'absence de toute preuve de l'utilisation d'une telle pierre, cette hypothèse fut dans l'ensemble considérée favorablement par la communauté scientifique et souvent relayée dans la presse et les œuvres de fiction. Elle a fait l'objet de nombreuses publications portant sur son évocation dans la littérature, la nature précise de cette « pierre » et les utilisations possible de techniques de polarimétrie comme aide à la navigation." 
 
 
 
Le blog de Jamadrou
7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 19:00

sujet 17/2021 - clic

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La Lune là-haut si haut qu’elle ne craint de tomber
La Lune s’allume luciole dans la nuit
Croissant décroissant ou toute ronde
Cycle féminin à l’infini


Ici-bas les marées monotones
Flux et reflux incessants
Rythment le ballet des sorcières
Au coin du bois guette le loup-garou

 

Lune nouvelle noirceur sur la Terre
Quartier C ou quartier D
Éclipse la belle a rendez-vous

Et de partout les regards se lèvent voyeurs


Vite vite son bel amant la dévore

Elle se voulait princesse puissante

Mais se pressent ombre fluctuante

Déjà elle n’est plus que fadeur

 

Mais aujourd’hui la Lune est pleine
Et on ne sait pas
Qui l’a mise dans cet état
 *  
(* Alphonse Allais)
 

Sourire crayon jaune à la main
Petit Pierre a terminé son dessin

 

 

Le blog de Mony

7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 16:22

sujet 17/2021 - clic

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Un trio de trois sœurs, ceinturées d’un imper

Elégance et talons hauts, chapeaux verts

benjamine, cadette, aînée, en dégradé

perchées sur le socle d’un réverbère

pour, du trafic se protéger

et surtout pour ne rien manquer

scrutent dans un ciel clair et favorisé

à travers trois morceaux de verre fumé

l’éclipse solaire annoncée

car la lune s’est faufilée

entre terre et soleil pour enfin s’expliquer

 

1921, le 8 avril, et c’est l’exploit

Qui tient tout le monde en émoi

Car le soleil a rendez-vous avec la lune

Et cela n’arrive que de rares fois

Où la lune exprime sa rancune

A monsieur le grand Râ, le grand roi

Qui l’oblige à rester cachée

Ne se montrer que lorsqu’il s’est couché

Elle qui voudrait grimper à la tribune

Et briller, briller, briller !

 

Mais leur explication ne dure qu’un instant

Le temps qu’elle glisse et s’incline devant

Sa Majesté le grand roi, le grand Râ

Et son ombre chagrine obscurcit le monde

Angoisse tous les êtres vivants, les passants

Les chats et les chiens qui jappent à la ronde

Ne voyant plus qu’un petit anneau du roi

Eclaboussant tout autour d’une saine colère

Alors la lune, vexée par son infortune

Se dit que c’est encore une lacune

Un bon tour que lui joue Neptune

La soulant de ses factices rêveries

Triste, déçue et désenchantée

Elle retourne éclairer les nuits

Et laisse le grand Râ régner

A l’infini le jour, et se garde les nuits

 

 

Le blog de Lecrilibriste

6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 11:02

sujet 17/2021 - clic

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Le monde vit d’éclipses :


Le vrai bonheur s’enfuit
la vie brève le suit
la jeunesse se barre
bientôt il est trop tard
on arrive en retard
pas le temps de finir
ses projets d’avenir
ce qui était passion
se tourne en dérision
tout redevient banal
on met un point final
à nos plus beaux projets.

 

Le monde vit d’éclipses :

Tout nous semble rejet
l’horizon hors d ‘atteinte
le bonheur une feinte
car la vie n’est qu’un leurre 
les illusions se meurent,
s’éclipsent dans l’espace
qui ne laisse de trace
que la beauté d’un soir 
explosion dans le noir
évasion de l’espoir…

 

Le monde vit d’éclipses

 

 

Le blog de Cloclo

6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 10:45

sujet 17/2021 - clic

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Geneviève

Je suis absolument enchantée par cette expérience. Ne l’êtes-vous pas ?

Marie

Oui, quelle belle idée vous avez eue là !

Denise

Ravie. Qui ne le serait pas ?

Geneviève

J’étais absolument certaine que cela vous plairait.

Marie

Le professeur est de vos amis ?

Geneviève

Il fait partie du cercle de ma belle-famille.

Denise

Et on entend beaucoup son nom dans les dîners en ville ces derniers temps.

Geneviève

Mais il se montre très peu, il travaille sans relâche dans son laboratoire. Alors les mondanités...

Denise

Je ne sais plus qui a parlé l’autre soir d’un certain Testa et – si j’ai bien compris- Martoni.

Marie

Qui sont-ils ?

Denise

Des savants. Le professeur mène les mêmes recherches... 

Marie

Tout ceci semble bien compliqué et… mystérieux.

Denise

Et follement excitant  !

Geneviève

Mesdames, nous ferions mieux d’être attentives. Commençons !

 

Les trois amies se mettent à la tâche et après quelques minutes de tâtonnement…

 

Denise

J’y suis ! Mes chères amies, ne voyez-vous point ?

Marie

Avec un tel matériel, cela relèverait d’un véritable exploit !

Geneviève

Je ne vois rien, absolument rien, je vous assure.

Denise

Allons donc ma chère, mais pas du tout, ce matériel comme vous dîtes est parfait.

Geneviève

Encore faut-il en réussir les réglages …

Marie

Vous ne croyez pas si bien dire !

Denise

Je me permets de vous rappeler que c’est un matériel moderne, il faut apprendre à l’utiliser.

Geneviève

Et cela peut prendre un peu de temps .

Marie

Soit !

Denise

Alors, chères amies, y parvenez-vous ?

Geneviève

Mais de quoi voulez-vous donc parler chère Denise ?

Marie

Qu’avez-vous vu ?

 

Soudain, la luminosité devient étrange. L’ambiance change du tout au tout.

L’espace-temps serait-il en train de se courber ?

 

Denise

C’est incroyable. Tout a changé ! Je n’ai pourtant rien fait...

Geneviève

Vous voyez quelque chose ?

Marie

Êtes-vous bien sûre que c’est sans danger ?

Denise

Je le crois, je me sens tout-à-fait bien. Ah c’est stupéfiant.

 

Marie et Geneviève, ne parvenant à rien, ne cherchent plus par elles-mêmes et s’en remettent à Denise.

 

Marie, Geneviève

Mais à la fin, vous direz nous ?

Denise

Je vois des hommes des femmes, Attendez…. Ils semblent au même endroit que nous…

Marie

Comment est-ce possible, il n’y a que nous  ici!

Geneviève

Denise, vous sentez-vous bien ?

Denise

Oh, ils sont ici mais ils semblent ailleurs… Je ne comprends rien. Je ne saurais vous expliquer.

Geneviève

Auriez-vous découvert des Martiens ?

Denise

Ils sont étrangement vêtus. Vous seriez choquées si vous pouviez voir leurs tenues !

Marie

Oui, des Martiens ?

Denise

C’est inouï.

Ils ont comme une voilette bleue devant la bouche, des hommes, des femmes...

La rue...Les ...

Geneviève

Bleue dîtes-vous ? Ce ne sont pas des Martiens.

Denise

Est-ce que je perds la raison ? C’est indescriptible, ils nous sont très proches et très lointains, ils nous ressemblent -vraiment- mais c’est comme s’ils étaient … ah …

 

Un vertige saisit Denise, elle est sur le point de défaillir. Marie et Geneviève la soutiennent, la font asseoir. Elle reprend ses esprits.

 

Marie

Denise, nous ferions mieux d’arrêter tout cela !

Geneviève

Oui, oublions-le et n’en parlons pas.

Marie

Nous dirons que ça n’a absolument rien donné.

Geneviève

Et nous ne passerons pas pour folles.

 

Denise (perdue dans ses pensées)

J’ai rêvé … ?

 

 

Le blog de K

5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 19:17

sujet 17/2021 - clic

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  Le 10 juin 2021, je serais ici, à St Etienne, pour voir une nouvelle éclipse de soleil, seule. Ce sera la première pour moi depuis que tu t'es éclipsé de la vie. Le 10 juin, l'éclipse sera partielle. Tu m'expliquais les phénomènes physiques, les exploits scientifiques. D'ailleurs, c'était un exploit car tu n'étais pas plus pédagogue que moi; dommage, je suis  professeur. Et moi, j'ai plus une sensibilité littéraire et artistique , des univers que je  t'ai ouverts de mon côté. Le couple qui dure est l'exploit de s'adapter à l'autre sans s'oublier. La curiosité pour tous ces événements, l'actualité dans tous les domaines, la curiosité de la vie et du monde nous réunissait. Je me souviens de du record de vitesse du TGV. Où étions-nous? Au Maroc ou dans la Drôme? Nous étions dans l'écran, vivant cet exploit intensément(comme tout). Tu étais monté dans la cabine d'un TGV. Que de choses tu m'as expliquée, que de mots et d'images, je t'ai lu et montré. Lors de la dernière éclipse, nous étions en Ariège et celle d'avant, dans le Nord surement où nous avons aussi vécu la coupe du monde en 1998. J'étais comme une gamine appuyant sur le clignotant alors que ton fils et toi me regardiez, ahuris.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 12:47

sujet 17/2021 - clic

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Une p'tite rotonde

Trois d'moiselles

Ca peut faire une ritournelle

Une chanson vagabonde

Qui va bon train

De ruelle en ruelle, tout bête,

Un refrain, mine de rien,

Qui entre dans les têtes...

 

Mais, ce sont à photo des dames

Des mann'quins d'couturier

Qui vantent un imperméable, d'la dernière pluie,

Du dernier cri ;

Ca s'fait pas prier

Pour jouer la touriste d'un jour à Paname...

 

Ah quel exploit !

Ah le bel emploi !

 

C'est pas d'l'habit à paysanne

En tablier et galoches

Un manteau et chapeau à six deniers

Pour aller aux messes

A confesse,

Paris, sa belle société

C'est pour les pleins les poches

Même si ça fait un brin rêver sous l'crâne...

 

Une p'tite rotonde

Trois d'moiselles

La vie qui va belle à Paris

A Paris...

En gibus les messieurs

Et automobile pour décor,

Allez, une encore,

On garde la pose, ce 8 avril, jeu et enjeu...

 

C'était en 1921

Jour d'éclipse, gare Saint Lazare...

 

 

Le blog de Jill Bill

4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 11:09

sujet 16/2021 - clic

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Chaque dimanche matin

Les puces du Canal

Quartier des Planches à Vaulx en Velin

S’animent de mille forains

Venus proposer leurs trouvailles

Aux chalands et aux chineurs

Il faut arriver de bonne heure

Pour chiner, peut-être un trésor

Car dès l’aube les antiquaires

A la recherche d’une bonne affaire

On fait le tour du bric à brac

Et en ont rempli tous leurs sacs

Aujourd’hui, moi j’ai trouvé

Des boutons de nacre irisés

Un lot d’aiguilles à tricoter

Et des dentelles faites à la main

Pour trois fois rien

J’ai failli acheter une guitare

Mais ne sachant pas en jouer

J’ai remis ça à plus tard

Et puis une petite table de nuit

En noyer ciré, bien poli

Que j’ai dû me trimballer

Dans tout ce charivari

Avant de trouver un taxi

Et que je vais pouvoir dévoyer

Pour y loger tout mon fourbi

Ikéa n’a qu’à bien se tenir

Rien ne vaut une balade aux puces

Pour y découvrir une astuce

 

Le blog de Lecrilibriste

3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 10:35

sujet 16/2021 - clic

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Je dois trier ses affaires maintenant qu'elle n'est plus là. Jusqu'à présent, je n'en avais pas eu la force mais encouragé par ma fille, je suis maintenant décidé. Le plus dur pour moi, c'est sa boîte à trésors, celle qui renferme tous les souvenirs d'une vie ! Elle gardait tout : les billets de cinéma ou de théâtre, les cartes postales des amis, les faire-part de mariage puis de naissance. En faisant l'inventaire, je tombe sur cette carte postale du Marché aux Puces de Saint-Ouen et cela me renvoie plusieurs décennies en arrière quand Fernande et moi nous nous sommes rencontrés.

 

Tous les dimanches, mon patriarche nous donnait le signal pour partir au Marché aux Puces où nous étions libres d'arpenter les lieux seuls à partir du moment où nous nous retrouvions à 17h au point de rdv. C'était le meilleur endroit pour faire des trouvailles : chiffons, meubles, jouets en bois et Fernande bien sûr ! Fernande, c'était la fille d'un chiffonnier qui vendait sa marchandise dans la deuxième allée. Nous avions pris l'habitude de nous retrouver près du marronnier pour déambuler main dans la main dans les différentes allées en imaginant ce qu'on achèterait pour notre futur chez nous. Ce lit que nous mettrons dans la chambre principal, ce paravent qui séparera le séjour et la cuisine, ce miroir fera joli dans la salle de bain...

 

Mais ce que je préférai par dessus tout c'était le moment où nous nous retrouvions à la buvette après avoir rêvé de notre futur, car elle prenait toujours un chocolat chaud qui après avoir été bu laissait une trace au-dessus de ses lèvres que j'aimais embrasser. Nous avons longtemps continué à nous rendre aux Puces de Saint-Ouen même après s'être mariés. Il a gardé son charme mais la buvette n'est plus la même.

 

Dimanche prochain, j'y retournerai, avec mes petits-enfants.

 

 

Maïmouna Grünewald

3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 10:27

sujet 16/2021 - clic

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( 1er épisode ici )

 

Un bref instant, je me demande pourquoi je me retrouve en ce mardi matin ensoleillé devant l'église de L'Immaculée Conception. Un peu plus loin, une plaque sur une façade à gauche de la caserne des pompiers, indique que le marché aux puces de la place du Jeu de Balle est jumelé avec celui de Saint-Ouen. Je ne connais celui-ci que par le biais d'une vieille carte postale dont Justine m'avait fait cadeau un jour.

Pourquoi ai-je accepté la demande de madame Minerve ? Est-ce son évocation larmoyante de l'amitié qui nous liait, Justine et moi, qui m'a convaincue ? Certainement pas : sa propension chronique à la victimisation m'avait toujours irritée au plus haut point, il n'y avait pas de raison que cela change. Mais si cela faisait six mois que madame Minerve n'avait plus de nouvelles de sa fille, moi, cela faisait trois ans que Justine m'avait laissé tomber. Une trahison que je n'étais pas près d'oublier ! Au fil des mois, je m'étais souvent demandé si, en souvenir de tout ce qu'elle avait fait pour moi, ce n'était pas à moi d'essayer de reprendre contact avec Justine, de voir s'il n'y avait pas moyen de reconstruire entre nous quelque chose de solide. Mon orgueil m'en avait toujours dissuadé. Par contre, si j'agissais, en quelque sorte, en service commandé, cela me permettait de conserver mon honneur sauf. Voilà pourquoi j'avais accepté de reprendre contact avec Justine.

Hélas, Justine avait disparu. Elle n'avait plus donné de signe de vie à sa mère. Peut-être à son père ? Madame Minerve en doutait : ces deux là ne se parlaient plus depuis belle lurette. Justine n'avait jamais accepté le divorce de ses parents, dont elle tenait son père pour responsable, raison pour laquelle elle ne voulait plus avoir aucun contact avec lui. C'était la version de sa mère, mais je savais que la version de Justine était légèrement différente. De toutes manières, ni madame Minerve ni moi ne connaissions les coordonnées de son père.

Alors ? N'y avait-il personne à qui elle aurait pu se confier ? S'il y en avait une, ce ne pouvait être que son grand-père paternel, qu'elle appelait affectueusement le Patriarche. Brocanteur de son état, cela faisait maintenant une soixantaine d'années qu'il passait toutes ses matinées à Bruxelles, sur la place du Jeu de Balle.

Bon, ce n'est pas tout, ça : il faut que je trouve le grand-père de Justine. Pas de problème : ici, tout le monde connaît le Patriarche !

 

Le blog de  Passion Culture 

1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 10:11

sujet 16/2021 - clic

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Il est là, arrimé, pour son dernier voyage,

comme un vaisseau errant qui n'a plus d'équipage,

le haut lit de Mémé, tout en haut du camion…

 

J'y ai dormi une nuit, du moins j'ai essayé,

avec ma cousine Eve après sa communion.

Elle s'amusait, vilaine, à me terroriser,

Les fantômes, disait-elle, revenaient se coucher

sous l'énorme édredon avec leurs pieds glacés.

 

J'ai vu  défiler les défunts endimanchés

Couchés tout droits, et dignes, tels qu'en leur vie ils furent,

des roses épousées, en chemise de guipure.

"Fermez les yeux, et puis pensez à Dieu, Pauline… "

J'aime à croire qu'il y eut aussi quelques coquines

qui laissèrent leur Auguste perplexe et soupçonneux…

Et puis des bébés ronds hurlant à pleins poumons,

des bébés longs et blêmes, qui gisaient sans rien dire,

dans des mares de sang sur les draps empesés.

 

Il est sur le camion, le grand lit de mémé

Il emporte notre histoire avec tous ses secrets.

Et tandis qu'il s'éloigne, je crois voir voleter,

dans le pâle soleil, des ailes argentées.

Ce sera sans doute quelque duvet léger

que les gros édredons y ont abandonné…

 

 

Le blog d'Emma

31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 19:48

sujet 16/2021 - clic

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            N'ayant pas connu cette époque, je vais donc vous transmettre ce que m'inspire cette photo  :

 

            Ma grand mère me parle souvent de son enfance et de sa jeunesse à Verdun, dans les années 40. Oui, elle connut l'occupation allemande de la Seconde Guerre Mondiale dont elle m'a relatée quelques épisodes, mais ce n'est pas le propos de ces lignes.

            Ses parents ne détenaient que peu d'argent pour nourrir leur 8 enfants dont elle était la benjamine. Son patriarche travaillait comme un forcené pour subvenir aux besoins essentiels de la famille. Sa mère, quant à elle, n'avait que peu d'attraits pour cette dernière qui n'était rien d'autre qu'une bouche de plus à nourrir. C'est sans doute pour cela qu'elle était qualifiée de «  La fille  » par cette figure maternelle.

            Pour gagner deux trois sous, ma grand-mère parcourait les maisons du village avec une petite charrette telle une chiffonnière, afin de récupérer du linge à laver. Elle prenait ensuite le chemin du lavoir afin de nettoyer avec ces petits doigts, ces tissus. Elle les frottait à s'abimer les mains pour un peu d'argent et cela jour après jour. Lorsque le fruit de ses efforts le lui permettait, elle chinait au marché quelques bouts d'étoffes et de vieilles robes. Dès ces trésors en sa possession, elle marchait d'un pas franc vers l'échoppe de la couturière de son village. N'ayant plus de finance à ce moment là, bien souvent, elle lui proposait de l'aide pour repriser, rapiécer et coudre dans la mesure de ses capacités. Elle réalisait même pour cette gentille dame les livraisons des commandes ainsi que la prise des mensurations chez certaines clientes. Tout cela dans le but de soulager un peu les journées de la couturière pour lui demander si elle pouvait, avec les «  chiffons  » rapportés, lui produire une jolie robe de bal. Grace à ces divers travaux, elle put avoir une jolie robe après quelque temps et efforts.

            Je suis certainement sur cette Terre grâce à son abnégation, puisque c'est dans cette robe qu'elle rencontra mon grand-père.

 

 

Le blog de Point virgule        

31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 18:00

sujet 16/2021 - clic

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Quand Didier m'a dit "tu viens aux puces avec moi?", avant de lui répondre j'ai aussitôt pensé à l'article de Bruno David que j'avais lu il y a quelques jours: " la puce un insecte de cirque"

Comment a-t-on pu avoir l’idée de manipuler des puces pour en faire un spectacle de cirque? Qui peut bien aimer les puces, presque avec tendresse?

Dites-moi voir un peu,  quel est l'autre parasite dont nous utilisons le nom avec tendresse comme ça:  "Tu viens ma puce nous allons au parc" ou alors "Oh ma puce comme tu es belle avec ces petites nattes !"

Dit-on à son p'tit gars, "Mon pou, tu es prêt pour l'école, et toi mon cafard tu es bien lent ce matin quant à toi mon forficule saute dans la voiture nous partons."

"La puce est un petit insecte siphonaptère, c’est à dire qui « siphone » et qui n’a pas d’aile. Pulex irritans ne pique que l’Homme, c’est notre puce à nous, elle est spécialiste des humains !"

" La puce peut rester un an sans manger. Il faut dire qu’elle est capable d’absorber vingt fois son poids en sang en un seul repas. Elle est très difficile à écraser car sa cuticule est super renforcée . Elle a une longévité comprise entre six mois et un an selon la température." 

"Les puces se déplacent par bonds. Ce sont des championnes du saut, capables de bondir sur une distance de 160 fois leur longueur, et en hauteur de cent fois leur taille. Un peu comme si nous sautions à 180 mètres de haut, capables d’atteindre d’un bond le sommet d’une tour."

C'est ainsi qu'un jour le cirque des puces est né. Mais, il faut bien le dire,  avec tout ses miroirs ce domptage de puces est en fait un mirage qui dépend du bagout du dresseur, et du décorum autour du numéro.

Aujourd'hui, les cirques de puces n'existent plus, mais les puces nous ont laissé diverses expressions : « sauter comme une puce », « sac à puces », « marché aux puces », sans oublier la puce de nos nombreux circuits électroniques intégrés comme ceux de nos portables etc... et puis cette autre PUCE: acronyme désignant les « Périmètres d'Usage de Consommation Exceptionnel » où les commerces (comme ceux du marché aux Puces de Saint-Ouen) peuvent ouvrir le dimanche sous certaines conditions.

En parlant de tout ça, j’espère que cet article vous aura mis « la puce à l’oreille ». 

Quant à moi, j'ai finalement accompagné Didier aux Puces de Saint-Ouen et nous avons déambulé dans les cabanes capharnaüm (pucenaüm :-) nous avons trouvé de beaux objets, de la poussière, et des lits à rouleaux aux matelas de laine pleins de puces, de blattes et de cafards du siècle dernier. Dans un de ces lits à rouleau le patriarche de sa famille un jour s'est endormi pour l'éternité.

Une photo dans l'album de famille a immortalisé sa dernière nuit dans son lit et le montant du lit à rouleau sert de porte à la cabane au fond du jardin.

 

 

Le blog de Jamadrou

30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 12:51

sujet 16/2021 - clic

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Laurent m’a embarqué tôt ce matin

Enjoué comme un pinson badin

Malgré moi qui aurais préféré

Au lit plus longtemps rester

Rien à faire, j’ai dû le suivre

Charmée par son beau sourire

Habillée en deux temps

Et trois mouvements

peine pu me coiffer

Un chapeau pour me cacher

Xylocaïnée, j’ai peu d’entrain

Pour quelques pièces, il m’avait acheté

Un vieux matelas au dernier marché

Comme ça sans trop penser

Et me voilà couverte de la tête aux pieds

Sans exception de puces affamées !!!

 

Le blog de Mary Grimoire

30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 08:21

sujet 16/2021 - clic

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Le patriarche menait de main ferme sa petite famille,

Ils allaient chiner  au marché aux puces de Saint-Ouen,

Comme tous les dimanches, c’était une tradition,

Et surtout le moyen d’acheter moins cher,

Pour cela, il fallait chiner dans ce dédale immense,

Certains avaient eu le nez fin,

Et avaient acheté les rues adjacentes,

Afin d’y mettre des bistrots tout du long

Du marché aux puces, et avaient fait fortune,

En effet, les gens s’asseyaient en terrasse

Fiers de leurs achats,

Et ils se retrouvaient comme ça par petits groupes,

Aujourd’hui, pour la petite famille,

Ils avaient fait chou blanc,

La petite dernière avait eu envie d’une robe,

Mais le patriarche la trouvait trop chère,

Et il ne l’avait pas acheté, la gamine lui en voulait un peu,

Mais ne le montrait pas, car son père l’aurait vite remise à sa place.

Ils ne s’arrêteraient pas non plus prendre un coup au bistrot,

Le patriarche n’était pas d’humeur ce jour-là,

Et il valait mieux ne pas insister.

Peut-être que dimanche prochain,

La robe n’aura pas été vendue mais la petite n’y croyait pas.

Tant pis, elle trouverait bien un autre vêtement à acheter.

Tout dépendait du patriarche, sa mère n’avait pas son mot à dire,

C’est lui qui décidait pour tout, les finances, les achats,

Le programme de leur journée, enfin tout quoi.

Pourtant tout le monde l’aimait bien,

Malgré son caractère, et lui aimait sa famille

C’était le principal, le reste importait peu.

 

TARVAL

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