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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 15:49

sujet 27/2021 - clic

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Il faut manger du pain, plutôt au levain, qu'à la levure, plus brun que blanc.

 

Il faut éviter le gras que j'adore mais je m'en prive... sauf...

 

Il faut boire du thé léger mais je le préfère fort, sans sucre, comme le café. Certains préfèrent le fadasse, le douçâtre.

 

Il faut éviter le sucré que je n'aime pas trop mais que l'excessive, l'intoxiquée que je fus(et serais toujours) s'en enfile comme des shoots de plaisir.

 

Il faut faire du sport ce dont je ne me prive pas car il me permet de tenir sans tabac(depuis plus de dix ans et demi), avec de l'arthrose partout sans être immobilisée, d'oublier les migraines et le deuil. Il fait du mal en faisant du bien... comme l'amour.

 

Il faut éviter l'alcool mais l'ivresse peut être si...

 

Il faut bien dormir ce que je ne sais, ni ne peux faire à cause de l'insomnie qui me guette depuis l'adolescence et que les douleurs a amplifié me rendant difficile de dormir sur le côté, droit, le gauche, le dos trop douloureux, le sein droit depuis jeudi...

 

 Je suis une équilibriste marchant entre santé et excès d'âme et de corps. Combien de temps mon fil tiendra t-il encore?

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 13:09

sujet 27/2021 - clic

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Amable, le boulanger et sa femme Ginette,

Leur chatte la Pomponette...

 

Lui, porté sur la dive bouteille

Elle, trouve de l'affection ailleurs

Entre deux tournées de miches chez les Tartempion...

 

Il sait tout Amable, il sait cela

Et en joue avec la chatte en chaleur, qui va et vient,

Pour le faire comprendre à la « sienne »...

L'infidèle Ginette !

 

Té encore une fournée ma belle

Ma tourterelle,

Va et ne traîne pas en route, au bois,

Ce jeune loup guette sa proie...

 

Que vas-tu penser là Amable !

Tu me crois encore coupable...

Je ne l'ai pas revu, demande au curé Robert,

Sur la mousse déjà avec autre bergère...

 

Cesse donc de te faire ton cinéma

Cesse de lever le coude à tout va,

Je t'aime bien mon mari

Mais oublie

La bouteille, je t'en conjure

Nous pourrions être heureux entre nos murs...

 

 

A ces mots Amable écrasa une larme

Jura sobriété, amour, et ne plus jouer les gendarmes...

 

 

Le blog de jill bill

 

17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 14:15

sujet 26/2021 - clic

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Au bord de l’eau

Les pensées glissent

vers le fond gris vert des abysses

en attendant que morde le poisson

Le grand-père lui a fabriqué

Une belle canne en noisetier

Et mis un fil, un hameçon

« qu’il attrape au moins un gardon

pour sa première pêche, le fiston »

Il a déterré des asticots

Qui grouillent dans un petit pot

Les toucher c’est un peu dégoûtant

Mais rien ne rebute l’enfant

Il faut du calme et du silence

S’apaiser, attendre l’instant

S’armer d’une bonne dose de patience

Voir glisser le courant doucement

Et tout à coup, le bouchon danse

D’un coup d’un seul, comme électrisé

 il a tiré la ligne

Et au bout du fil un gardon frétille

Papy viens, j’en ai un ! vite !

Je peux pas le décrocher !

Et papy lui a appris comment il fallait faire

Pour ne pas trop faire souffrir le poisson

                                     En lui retirant l’hameçon                                           

L’enfant tient maintenant son gardon dans sa main

Et il rit, il rit,  fier comme Artaban

 

Le blog de Lecrilibriste

16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 16:37

sujet 26/2021 - clic

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J’ai toujours aimé m’asseoir au bord de l’eau, qu’elle soit salée ou douce
Ce fut d’abord chez mes parents à la campagne, au bord de l’Arlette
Je m’asseyais sur un pont de bois ou dans l’herbe, l’eau était souvent vive
Des pluies abondantes et fréquentes qui allaient jusqu’à gorger la terre

 

J’ai toujours aimé les ponts qui de leurs longues jambes traversent l’Aube
De ma ville natale en canal ou en rivière, je la traversais en foulées longues
Pour aller vers la Seine qui me mènerait à Paris en lettres capitales
De rive en rive, j’explorais ma chère liberté qui me brulait les ailes

 

J’avais déjà vu des lacs avant toi mais tu as mis à mes pieds un des plus vastes
Entre France et Suisse, entre villes coquettes et montagnes majestueuses
Je ne me lassais pas de le regarder, assise sur un banc, immobile
Je savourais cette nouvelle sensation d’avoir trouvé une place que tu m’avais faite.

 

Du Lys à l’Escaut, j’ai découvert le peuple du Nord, plus vrai que la caricature
Du temps maussade et du soleil dans le cœur : ils se jetaient dans Lille
La tête la première pour boire de la bière ; quelque soit la température
Et la couleur du ciel, plus qu’au sud, ils savent faire la fête sans la tête.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 17:37

sujet 26/2021 - clic

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Regarder bien ce petit blondinet

il ne roule pas sur l'or 

il fait semblant de pécher la truite

la truite il ne sait pas ce que c'est 

Un jour on lui a raconté qu'il y a très très longtemps

il y avait des poissons dans les rivières 

dans les lacs et les étangs

la pollution n'existait pas

l'homme était tellement respectueux de son environnement

que le bonheur coulait de source.

Puis un jour le dernier poisson d'or

fut péché et dévoré par un Vorace

Voilà la triste histoire

la dernière rivière empoisonnée 

le dernier poisson péché 

l'homme compris que l'or ne se mangeait pas.

Et notre petit blondinet est là

il fait semblant

il espère tant que les Grands Voraces aient tous disparu de la planète terre.

Il avait bien compris que l'homme s'était éloigné chaque jour de plus en plus du beau Jardin

son rêve à lui était de devenir une abeille.

Surpris il en entendit bourdonner là tout près de lui.

Rien n'est perdu tout est possible.

 

 

Le blog de Jamadrou

14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 09:45

sujet 26/2021 - clic

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Image champêtre, et pourtant ...

 

Comme le disait Louis De Funès

 

« J’ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu’en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie. »

 

 

Le blog de Miche

13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 15:16

sujet 26/2021 - clic

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Cet été là, je le passais auprès de mon oncle en Bourgogne. C’était un homme plutôt discret et peu bavard, amoureux de la nature. Il en avait d’ailleurs fait son métier car il était garde forestier. Peu présent à la maison, je restais seule durant de longues heures à m’ennuyer en attendant son retour. Un jour il me dit : « Je sais que ce n’est pas rigolo pour toi de m’attendre si longtemps donc je t’autorise à partir sans moi à la découverte de la nature et tu me raconteras le soir tout ce que tu as déniché ! Je te donne un petit panier et un cahier à croquis. ». Dès le lendemain, je m’aventurais, ravie, sur le petit chemin derrière la maison qui menait au bord de la rivière. C’est là que j’aperçu pour la première fois ce garçon qui devait avoir à peu près mon âge et qui très concentré, pêchait avec une branche d’arbre en guise de canne à pêche. Cachée derrière un buisson je l’observais de longues minutes avant qu’il s’adresse à moi en me faisant sursauter : « Au lieu de m’épier comme tu le fais, viens plutôt m’aider à remonter ce beau poisson dans ma musette ! ». De ce moment naquit une solide amitié. Tous les jours, je retrouvais Germain au bord de l’eau et il me faisait découvrir les secrets de la forêt : reconnaitre les terriers et leurs occupants, les traces des animaux, les baies comestibles, les différentes sortes de poissons … Je dessinais et je récoltais des trésors que je stockais dans mon panier en attendant de les présenter à mon oncle le soir : une plume, la feuille d’un arbre, un reste de nid … Je lui racontais avec beaucoup d’enthousiasme nos aventures du jour et je le sentais très fier et investit. Il nous confectionnait des casse-croûtes dignes de bucherons à base de bon pain de campagne et de terrine maison, puis nous indiquait quel sentier nous pouvions suivre en toute sécurité. Avec Germain, nous partions de bon matin et ne rentrions qu’à l’heure du souper sans avoir vu le temps passé. Quelques fois, il restait manger avec nous afin de prolonger ces moments de complicité. Encore aujourd’hui, vingt ans plus tard, ce sont des souvenirs de vacances inoubliables.

 

Maïmouna Grünewald

13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 15:09

sujet 26/2021 - clic

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Qui n’a jamais été au bord de l’eau
N’a jamais vu de gros barbeaux
De truites, de brochets, de perches
Ne sait pas ce que c’est la pêche !
Moi, la pêche j’aime bien ça,
Je ne saurais vous dire pourquoi
Ce n’est pas d’attraper des poissons,
Il ne veulent pas de mon hameçon !
Quand je vois piquer mon bouchon
Je me dis : c’est sûr, là, c’est un bon !
Alors d’un grand coup je ferre
Et je me retrouve par terre .
Tandis que je frotte ma hanche
La ligne pend à une branche
Et prise de la plus grande rage
Je fais un terrible emmêlage.
Dans la pêche, je n’aime pas tout,
C’est pourquoi ma chère Nanou*
Est appelée sur le champ
Pour dépanner sa tendre enfant   
C’est qu’il me faut un temps très long
Pour me remettre de mes émotions !
Et je n’suis pas sitôt sur pied
Que je suis sûre de recommencer !
Moi, j’connais la rivière à fond,
Les vieilles godasses, et les vieux troncs
Chiffons, gamelles, mais les poissons !
Ils restent tous dans le  fond !


Maintenant, ça y est, j’ai compris,
La pêche pour moi, c’est bien fini
Et pourquoi ? Ecoutez bien :
Les poissons sont trop malins !

 

Cloclo, 12 ans .
*Ma grand-mère, férue également de pêche

 

 

Le blog de Cloclo

12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 18:14

sujet 26/2021 - clic

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Quel charmant tableau que ce jeune garçon.

Il pêche à la ligne, sur un petit pont qui surmonte un ruisseau,

Accoudé sur une barrière, et très concentré sur son activité.

Il ne doit pas être loin de sa famille car il est pieds nus,

Et  il a du s’assoir dans l’herbe, sa salopette est toute sale.

Il aimerait pêcher un gros poisson,

Que sa mère pourrait cuisiner ce soir,

Et il en serait très fier.

Mais pour l’instant, il n’a pas eu de chance,

Seulement deux gardons qu’il a remis à l’eau,

Mais il est vrai qu’avec la branche qui lui sert de ligne,

Ça va être compliqué pour pêcher plus gros,

Mais ça ne fait rien, il est heureux d’être là,

Au milieu de la nature,

Il écoute le clapotis de l’eau,

Le bruissement des feuilles dans les arbres,

Le gazouillis des oiseaux,

Et il est on osmose avec tout ce qui l’entoure.

En fait, il est simplement heureux.

 

TARVAL

11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 15:46

sujet 26/2021 - clic

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Avec son grand-père il allait à la pèche,

 

Pendant les vacances en Ardèche.

 

Il devait se taire,

 

Et rester inerte.

 

Assis sur l’herbe sèche,

 

Il mangeait quelques pêches.

 

Il aimait regarder flotter le bouchon,

 

Qui marchait sur l’eau comme un pion.

 

 

 

À l’aller et au retour,

 

Parfois quelques détours,

 

De grandes discussions naissaient ;

 

Il avait du succès.

 

Depuis le décès du grand-père

 

Son compère,

 

Plus de sortie le long de la rivière,

 

Pour les enfants, meurtrière.

 

 

 

La nuit il en rêvait,

 

Ces après-midi, en lui, étaient gravés.

 

Des images défilaient

 

Et il jubilait.

 

Un jour il coupa une grande branche,

 

Pour en faire un grand manche.

 

Il mit au bout un fil très fin

 

Les poissons avaient faim.

 

 

 

Sur le pont de la petite rivière,

 

À côté d’une clayère,

 

Il vit défiler les heures passées,

 

Avec son grand-père trépassé.

 

Il prit au piège quelques petits poissons,

 

Comme dans la chanson,

 

Ils se battaient dans une boîte,

 

Un peu étroite.

 

 

 

À Noël il demanda une vraie canne,

 

Pour mettre sur sa bécane.

 

Joie au cœur,

 

Le papi avait trouvé un successeur.

 

Il récupéra le matériel ancien

 

De son grand-père Félicien.

 

Il devenait un vrai pécheur,

 

Et roulait un peu bêcheur.

 

 

 

Le blog de Chatondaniel

11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 12:14

sujet 26/2021 - clic

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Au bord de l'eau

L'école buissonnière

De Tom Sawyer, pieds nus...

 

Libre comme un poisson,

Un oiseau, un lion...

Lancer sa canne bricolée

A partir d'une branche de noyer...

Du haut du p'tit pont

Patienter, que ça morde, fil de fer pour hameçon...

 

L'école, c'est barbant

Attraper un barbeau c'est marrant !

 

L'école, pas pour lui, le débrouillard

Le grand frère et son art

Pour nourrir la fratrie

Plus utile que cinq et cinq font dix !!

 

L'école de la vie, dans la nature,

Point enfermé entre 4 murs

A réciter des bêtises

Par coeur apprises...

 

Son école c'est la buissonnière

Dans le vert,

Le tableau noir

Bien trop noir

Monsieur le maître,

Il n'en veut pas, libre il veut l'être....

 

 

Le blog de jill bill

 

9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 16:08

sujet 25/2021 - clic 

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Un vieux papillon sur le retour butinait les dernières roses du jardin. Une telle dégustation était un vrai bonheur. Il lui fallait quelques forces car il avait repéré une petite papillonnette tout juste sortie de sa chrysalide, mignonne à croquer. Elle arborait des couleurs ocre, orange, fauve, bordées de noir brillant, si belles, si suaves que le pauvre papillon était tombé en amour, un amour violent, un amour si fort qu’il avait eu beaucoup de difficulté à respirer.  Il s’était donc jeté sur les fleurs pour se désaltérer avec voracité.

Puis ragaillardi et rapapilloté, il alla faire sa cour à la belle en question. Elle se laissa faire et le mariage fut célébré rapidement et les jeunes époux décidèrent de passer leur voyage de noce dans des contrées plus chaudes et ils prirent la première chenille en partance pour l’Afrique. Le déracinement fut total, un dépaysement si fabuleux, une vie si paisible loin des insecticides qu’ils s’installèrent définitivement.

Pourtant un jour, le pauvre papillon ne put voler. Il se trouva tout ankylosé ; ne pouvant plus mettre une aile devant l’autre. Avachi sur un coussin, il se décida à consulter bien que pas vraiment partisan de la médecine. La bonne araignée sortit de sa toile et après auscultation lui expliqua qu’il s’était probablement abreuver auprès d’une fleur irradiée et qu’il devait pour retrouver la forme, rester immobile et boire un peu élixir dont elle allait donner la composition à son épouse. Mais la Belle avait d’autres projets ; elle planta là le vieux mari impotent et s’en alla convoler et papillonner avec un cousin de son époux.

Le papillon resta seul et abandonné ; il prit la résolution mais un peu tard de ne plus regarder que les vieilles papillonnes.

 

 

Le blog de Lilousoleil

9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 08:27

sujet 25/2021 - clic 

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Regardant la chenille s’enfoncer dans la terre

 

Le papillon voler de fleurs en fleurs

 

Le retrouvant au sol dévoré par les fourmis

 

Quel moment fait la vérité de cette existence ?

 

 

Le blog de Miche

8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 10:49

sujet 25/2021 - clic 

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Que deviendra ce pauvre monde
sans vos envols multicolores, 
sans ces nues fendues de vos ailes ?
Ruinées, pillées, spoliées
de vos beautés premières, 
forêts profondes, prairies joyeuses !
Feu vos chenilles prometteuses
et feu toutes nymphes songeuses,
regret au silence éternel des ordres disparus…
Ne me souhaitez plus jamais
bonne route ni bon rêve :
le monde affronte ses vérités,
il ne fera plus marche arrière ;
l’ombre bientôt soufflera nos lumières
et le cri imminent des mourantes espèces
pèsera bien lourd sur nos indifférences coupables …
Triste présage !!
…..
AGIR avant que d’en pleurer.


 

Le blog de Cloclo 

8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 10:36

sujet 25/2021 - clic 

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Elle raconte...

 

"Je venais pour faire le ménage dans la chambre lorsque je remarque une énorme chenille qui grimpe sur la vitre derrière le rideau.

Je la dérange un peu, manœuvrant la fenêtre, puis je la surveille tout en faisant le lit. Je me dis que les états d’âme changent vite de couleurs, il y a quelques minutes j’étais dans la grisaille de la séparation, et me voici dans les roses de l’espoir.

Une chenille ! Un papillon ! Peut être même pouvoir être témoin de ça, ici même dans la chambre où le corps s’endort tous les soirs.

Pas d’emballement, regarde, là encore il pourrait y avoir cause de déception, attend pour te réjouir de savoir si vraiment elle s’installe là pour faire son cocon. Alors oui, chaque jour tu pourras observer cette magnifique transformation, l’entendre vibrer doucement à son propre rythme, être cela puisque tu es là.

Mais avant ne va pas construire château en Espagne ! C’est quand même ta spécialité, un tel enthousiasme ! Il avait raison, celui qui sans cesse te disait « Toi si tu étais poisson tu mordrais à l’hameçon à chaque occasion ! »

Bon, là, j’attends, et d’avance j’accepte puisque j’attends.

 

Elle a disparu, le temps d’écrire les mots ci-dessus ! Je l’ai cherchée, ne pas la blesser si elle se trouve en quelques encoignures. J’ai retrouvé ainsi des margouillats et de petits crapauds écrasés par inadvertance. Et puis je veux savoir où, en si peu elle a pu aller.

Peine perdue, il faut se rendre à l’évidence, elle est introuvable.

Alors se dire que c’est à cause de ces mots, ces mots de trop que l’on s’est empressé d’écrire. Deux pies bonheur, une pie malheur !

Non, cela est prêté aux mots un pouvoir qu’ils n’ont pas ! Juste voir le mystère de cette apparition et de cette disparition, mystère puisqu’on ne sait pas.

 

La couleur rose s'assombrit. Ah, l’attente n’est pas innocente, elle porte en elle le germe d’autre chose ! On ne décide pas du renoncement, c’est encore reporter dans le temps, jeux de la pensée, histoires que l’on se raconte.

Alors les mots ?

Chut, pas de réponse à cette question, ce serait encore projeter de l’avant.

 

Et dans ce silence, Voir que cette chenille n’a disparue qu’aux yeux aveugles. Elle est là, quelque part, à poursuivre son propre cheminement en un lieu plus propice pour sa métamorphose. Juste que là où elle est, je n’y suis pas.

J’entends l’ami, me dire : « Tu es ce que tu observes. »  L'observation ne se poursuit t-elle pas au delà du regard ?

Oui, lui vit cela, et il le met en mots, ce n’est pas mensonge. Mais ces mots ne sont pour moi qu’une description, ils ne me permettent pas de Voir, juste me donner l’illusion dans un moment d’égarement.

L’amour n’est pas cela, il est ni de vouloir changer l’autre, ni de lui donner ce qu’il n’a pas. On aimerait tant que cela soit possible !

Il n’est pas non plus vouloir le rejoindre là où il en est, devenir pour mériter. Il n’est pas marcher l’un vers l’autre, qu’à chaque pas on s’éloigne de la vérité...

 

Ah, j’ai retrouvé la chenille, elle se tortillait sur le carrelage du salon. Je l’ai doucement attrapée pour la porter ailleurs. Mais où ?  Je suis ignorante, de ses besoins.

Dans l’ombrière, au milieu des plantes, je l’ai déposée. Elle est  jaune, pointillée et zébrée, elle pointe un dard qui doit se vouloir menaçant.

"Te voilà libre d'aller à ta convenance."

 

Sa convenance ? S'enterrer dans la terre. C'est qu'elle ne savait pas que certaines chenilles entrent dessous pour le travail de la métamorphose... il y a tant de choses que nous ne savons pas, faute d'écouter, de regarder, faute d'attention, faute de silence. Nous sommes tellement agités d'émotions, de peurs, de désirs, de refus de ce qui est.

 

 

Le blog de Miche

7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 09:58

sujet 25/2021 - clic 

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Posée sur ma main

 

Une douce chenille

 

Futur papillon

 

.

 

Change de forme

 

Puis au bout de ses peines

 

Fin de son monde

 

.

 

Temps chrysalide

 

Quel FABULEUX

 

changement

 

Sortie d’son cocon

 

.

 

Nouveau vêtement

 

Fantastique papillon

 

De renaissance

 

.

 

Le blog de Colette

6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 15:50

sujet 25/2021 - clic 

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Je somnole dans la balancelle du jardin de ma grand-mère maternelle. J’avais pourtant l’intention d’étudier les différents dépliants me vantant les meilleures formations du moment. Mais l’indécision, le soleil et la quiétude du lieu prirent le dessus sur mes bonnes résolutions.

En effet, suite à une dispute avec mes parents plusieurs jours plus tôt sur mes « non » choix professionnels, je m’étais réfugiée chez ma grand-mère dans le Cantal. Du calme, de la prise de distance me permettraient de prendre enfin une décision sur mon avenir. En tout cas, c’est ce que tout le monde espérait. Mais plusieurs jours s’étaient écoulés et toujours rien …

Attiré par un mouvement, j’ouvre les yeux et découvre un papillon installé sur l’un des dépliants que j’avais étalé sur mes genoux. Il était magnifique. Ses couleurs me faisaient penser à un tissu africain. Des tâches jaunes, rouges, noires et blanches formaient des dessins ne pouvant être le fruit du hasard. Il paraissait me regarder dans les yeux.

- « Grand-mère, je chuchote, un papillon !

- Ah oui ! Tu sais de mon temps, me fit remarquer ma grand-mère, lorsque qu’un papillon venait nous « parler », on disait que cela signifiait un changement prochain pouvant bouleverser notre quotidien. Souvent le papillon représente le désir de s’épanouir, de sortir de sa zone de confort ! »

Puis elle reprend sa lecture après m’avoir fait un clin d’œil.

Je regarde sur quel dépliant le lépidoptère s’est posé : une école de cuisine très réputée de Clermont Ferrand. En effet, comme un œuf qui attendait d’éclore, cela faisait quelques années que l’idée de me former en cuisine murissait. Il fallait maintenant que je passe à l’action afin de donner concrètement naissance à ce projet et enfin prendre mon envol tel mon papillon.

Décidée, je sors mon ordinateur portable et commence à écrire : « Monsieur Le Directeur, très intéressée par votre école de cuisine, je vous envoie ma candidature … »

 

 

Maïmouna Grünewald

6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 12:58

sujet 25/2021 - clic 

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Je n’aime pas les chenilles

Mais j’adore les papillons

Pourtant il faut avoir été chenille

Abomination !

Pour devenir un papillon !

 

Coquine la chenille

a déjà des  couleurs sur le dos

Mais faut passer par la chrysalide

pour atteindre la métamorphose

métamorphose ? se dit-elle ?

Allez, c’est parti, j’ose !

Et un jour, sur le pommier pendue

Elle a fait craquer sa mue,

Toute mouillée, toute collée

au soleil, sèche  ses ailes

Un papillon est devenu

Avec des ailes fabuleuses

Fines , légères et audacieuses

d’arabesques et de couleurs

Il prend son envol sans tarder

Si beau et multicolore

Et volète de fleur en fleur

Dans les jardins et dans les nues

Pour notre plus grand bonheur

 

Le blog de Lecrilibriste

4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 16:10

sujet 25/2021 - clic 

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Il lui en fallut de la patience et du courage

Pour se faire coiffer selon une scénographie

Digne des plus grands maîtres du paysage

Doublés de connaisseurs de l’entomologie.

 

Pendant les longues heures passées au salon

Elle se récitait « Les papillons » de Gérard de Nerval

Qui lui avait donné  le goût de la poésie d’observation

De la nature qui se produisait là en festival.

 

Pour s’occuper les yeux, elle tournait les pages

D’un  beau livre, une anthologie de peinture

De papillons en paysage, portrait  ou nature morte

Il y avait par Pisanello une « princesse de la maison d’Este »

 

Environnée de papillons, le « Jupiter » de Dosso Dossi

Peignait devant Mercure et Vertu des lépidoptères.

Elle revoyait  dans son cœur le «Jardin des délices » inouï

De Bosch qui y plaçait des créatures de Dieu et du Diable.

 

Dans son paysage d’âme de papillon, elle avait une place

Pour les poèmes d’Alphonse de Lamartine, le musée des Papillons

De Saint-Quentin dans l’Aisne, jolie ville picarde

Elle n’oubliait pas non plus la bise de Maurice Carême en forme de papillon.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 13:55

sujet 25/2021 - clic 

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De chenille à chrysalide

De cocon à papillon, ainsi en décide

Dame nature

Entre ses murs...

 

Quel fabuleux destin

Dirait une Amélie Poulain...

 

Et comme dans toutes espèces

Il y a la beauté du vitrail

Et la simplicité de la vitre,

Nul ne choisit de naître ceci ou cela...

 

Quelle croix pour éléphant'man

La nature sait se montrer maladroite

Dans ses oeuvres !

 

Revenons à nos papillons...

 

En file indienne

La chenille

Se choisit une branche

S'enferme dans un état provisoire

Et renaît, tout un programme...

 

Chouette proie pour collectionneur

Sauve-toi papillon, tout là-haut,

Ou tu finiras au filet, dans une vitrine...

 

Volette, et meurs de ta belle mort...

 

 

Le blog de jill bill

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