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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 09:38

sujet semaine 26/2017 - clic

C’était par une  nuit de bivouac,

la chaleur était profonde
mais mon pauvre cœur était si froid !


A quoi cela sert-il d’attiser un brasier
au pied d’une banquise ?
Y a-t-il encore quelqu’un ici pour supposer
qu’un étang surgira  un beau jour au fin fond du désert,
bordé de ses  plages blondes,
et que de gras poissons  viendront
se  jeter d’eux-mêmes dans nos filets ?


Les longs silences du grand Sud
auront toujours raison de nos mirages
et la soif et la faim règneront sur les âges
indéfiniment, cruellement hélas,
insensibles à nos cris, à nos forces et  à nos résistances.


Pourtant, cette nuit de bivouac, j’ai entendu
clairement la lune au sable murmurer :
il faut nous battre, sans cesse et sans répit,
car rien n’est jamais acquis ni  perdu tout à fait.


Pourtant, ce soir-là, au fin fond du désert,
j’ai vu poindre une lumière,
entrevu  et perçu la voix, les mains, le sourire,

le regard embué du peuple des nomades
et j’ai compris que l’on n’est jamais vraiment seul.


Même s’il faisait nuit noire,
même si je ne distinguais rien,
j’ai su que d’une larme ou d’une simple goutte
pourrait jaillir un jour une source d’eau douce
entre deux oasis d’espoir.

 

 

Cloclo 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:16

sujet semaine 26/2017 - clic

Germaine m'avait bassiné pour aller passer un week-end en bord de mer au Boukistan.

Pour les ignares le Boukistan est connu pour ses plages désertes, sa mer bleue marine, son soleil implacable, son saké à volonté, bref un paysage de carte postale sauf qu'il n'existait pas de cartes postales pour éviter un afflux de touristes.

Germaine avait déniché pour l'occasion chez Emmaüs un ravissant bikini rouge et jaune à petits pois de chez Itsi-Bitsi-Tini-Ouini qu'elle tremblait déjà de montrer aux boukistanais.

J'avais pour ma part ressorti du grenier mon ensemble combinaison-palmes-tuba-masque de chez Trempette&Tempête qui faisait un effet boeuf et un peu grenouille aussi.

 

A notre arrivée on fut déçus de ne trouver qu'une plage déserte à perte de vue, en fait il n'y avait pas un chat.

Je fis remarquer très justement qu'au Boukistan tous les greffiers finissent dans les assiettes tout comme chez nous les vaches.

Il n'y avait pas de vaches non plus car du fait de leur caractère sacré au Boukistan on n'emmène pas les vaches à la plage.

Faut avouer qu'une vache sacrée en bikini c'est pas top.

J'avais l'air débile dans ma tenue boeuf-grenouille et sur la plage abandonnée qui ne bordait qu'un désert la seule chose qui débordait c'était le bikini de Germaine.

Un boukistanais hilare nous apprit entre deux vagues de rire que la mer était démontée et qu'on ignorait si elle serait remontée un jour faute de crédits.

 

Je lui demandai en anglais si le panneau "No swimming" présentait quelque intérêt dès lors qu'il n'y avait pas d'endroit où nager mais il était trop interessé par les formes débordantes de Germaine pour me répondre.

Alors j'ai embarqué le panneau jusqu'à notre hôtel histoire d'avoir un souvenir à rapporter à la maison.

Visiblement le souvenir n'était pas du goût des deux flics qui nous attendaient dans le hall et qui nous ont embarqués; c'était la première fois qu'on embarquait, enfin la deuxième si on compte l'avion.

Les palabres furent houleuses et la note salée; on était mouillés jusqu'au cou, trempés jusqu'aux os... heureusement pour moi mon équipement était étanche.

Après réflexion – on a eu huit heures pour réfléchir – il semblerait que "No swimming" c'était le nom du bled et que les panneaux boukistanais c'est aussi sacré que leurs vaches.

Germaine m'avait assuré que l'avocat était une spécialité boukistanaise, pourtant on n'en a pas trouvé un seul pour nous défendre.

Pas facile de se faire comprendre des boukistanais avec un tuba dans la bouche et malgré ça les gars se marraient comme des baleines.

Les baleines, on ne les a jamais vues, pas plus que notre chambre puisqu'on a été raccompagnés à l'avion manu militari.

J'ignore lequel des deux s'appelait Manu mais lui aussi semblait ravi du bikini de Germaine.

Pendant le retour on s'est consolés au saké, à la vodka et à la liqueur de litchi et de gingembre; aux hublots les nuages faisaient des grandes vagues à vous filer le mal de mer... c'était toujours ça de gagné.

On a été malades pendant trois semaines mais il parait que c'est le prix à payer pour profiter des plages de ces pays là!

 

 

Vegas sur sarthe

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:06

sujet semaine 26/2017 - clic

J'étais ici venue

Tranquille, pour me noyer,

Un gros cafard

Un dégoût de vivre

Et puis...

A mourir de rire, ça !!

Noyade défendue, ah ah ah

Une plaisanterie !

Pas d'quoi être hilare ! De colère ivre

Contre... qui, des buvards...

 

A coup sûr

Des pachydermes

Sans gêne... !

 

Me restait

A me faire pendre

Dans un verre d'eau !

Mais

Où allais-je le prendre

En vue pas un bistrot !

 

 

jill bill

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 18:27

sujet semaine 26/2017 - clic

Combien de fois j'ai plongé tête baissée

Dans ce qui n'était que mirage.

Mon étonnement n'était que naïveté.

Mais qu'importe

Au fil du temps j'ai appris à reconnaître le mirage

Ou plutôt le mirage de loin a su me reconnaître.

Alors il s'est fait réalité, ma réalité

Et j'évolue avec lui.

Les autres, tous les autres ne comprennent rien

Ils me regardent

Souvent hilares et goguenards.

Les autres, tous les autres gardent leur tristesse, leur désillusion

Pendant que moi, joyeuse et reconnaissante

Je remercie

Chaque mirage que le ciel m'envoie

Chaque jour chaque aube nouvelle.

 

Tant de mes amis ont déjà plongé de l'autre côté

Ou bien continuent à nager tant bien que mal

En eau trouble, polluée et nauséabonde.

Alors moi je nage à contre courant

Malgré le panneau d’interdiction

Je nage dans mes nuages

Pendant que d'autres surnagent dans leur marécage.

 

 

Jamadrou

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:09

sujet semaine 25/2017 - clic

Il a les notes, le rythme.

Elle possède les mots, la voix.

Se sont rencontrés un soir de juin

et depuis, ne se sont plus quittés.

 

Il souffle dans sa trompette, se dodeline,

ses joues se gonflent d’air, ses doigts s’agitent,

Elle inspire concentrée,

 expire en jouant de ses cordes vocales.

 

Les spectateurs les écoutent subjugués,

intrigués aussi.

Lui, géant à la peau d’ébène.

Elle, silhouette menue au teint de porcelaine.

 

Il en a connu et aimé des perles d’or,

des Vénus callipyges.

Pour d’autres son cœur a battu la chamade,

son corps de femme a résonné.

 

Ils se sont reconnus un soir de juin,

un soir comme celui-ci.

La musique les chavire, les unit.

toujours ils sont fidèles à son rendez-vous.

 

Il a les notes, le rythme.

Elle possède les mots, la voix.

A l’unisson, sous un chapiteau, au fond d’une cour,

dans un bar, au bord d’un fleuve, les entendez-vous vibrer ?

 

 

Mony

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 09:19

sujet semaine 25/2017 - clic

Sous le chapiteau, il y avait le musicien noir photographié par Steve McCurry

 

Le copain de Modigliani avait pris son violoncelle, c'était triste comme un suicide

 

Manet avait amené un gitan et sa guitare, Dali était à son piano surréaliste

 

Dufy était venu avec tout son orchestre de cirque, les clowns étaient très applaudis

 

Basquiat voulait mettre les bouchées doubles avec accordéon et trompette

 

Chagall avait la mélancolie de Modigliani mais son violon était coloré

 

De Staël voulait jouer du jazz avec son quartet, un couple dansait

 

Alors que Matisse avait pris le violon de Chagall avant qu'il décore chacun une église.

 

La musique d'Otto Dix était gaie et grinçante comme le calme avant la tempête

 

Picasso pleurait à la guitare le suicide de son ami: c'était sa période bleue

 

Le violon de Dufy était rouge dans la lumière jaune

 

 

Laura Vanel-Coytte

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:16

sujet semaine 25/2017 - clic

Ses joues se gonflent d'air, propulsant des mélodies

à vous écarquiller les yeux, autant que les siens !

Ses doigts jouent des pistons pour accoler des notes

au reflet puissant d'un jazz à nul autre pareil......

La trompette laisse s'envoler le solfège des vies de musique,

laisse partir en haut du chapiteau le fol appel à se trémousser

les gambettes, à claquer ses doigts en rythme joyeux, et nous transporte

en cadence endiablée dans un jazz de folie..

On se presse, on cours, car ce soir, 

le Jazzman fait son dernier récital...

 

 

Ghislaine53

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 18:26

sujet semaine 25/2017 - clic

Rien de tel

 

qu’un petit air de Jazz

 

pour voir le monde

 

avec d’autres yeux

 

et sur ce regard d’or

 

quitter le chapiteau

 

du cirque de la Vie

 

 

XYZpascal

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 12:21

sujet semaine 25/2017 - clic

Noir et trompettiste

Sa vie aux pistons,

Le champ de coton

Blanc coton

Ah non aux esclavagistes...

 

Chemise rayée qui l'accompagne

N'est pas celle du bagne...

 

Le soir, en boîte de jazz

Comme chante Jonasz,

Le jour, sur le trottoir

Il fait pleuvoir

Du son afro

Celui du négro...

 

Souffle dans ta trompette

Dizzy Dizzy

On joue des claquettes

Dizzy Dizzy

Dès qu'on te croise

Sur le pavé

Et on pavoise

A se faire remarquer...

 

Quand un chapiteau

Passe par-là

Nous l'enlever il veut

De la Nouvelle-Orléans

Miroiter faisant

De l'or dans ses yeux...

A sa race et ses racines

Il reste fidèle, chapeau !

 

 

jill bill

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 18:13

sujet semaine 24/2017 - clic

Elsa m’avait dit "rejoins-moi à 18 heures devant le bureau, n’oublie pas !"

Comment aurais-je pu oublier ?

18 heures 12… Jamais à l’heure, mon Elsa. Doucement je m’y fais, c’est comme cela…

 

 

- Machin tenait le crachoir à la réunion. Quelle poisse ce mec !" a-t-elle dit en passant sa main dans mon cou.

 

Et toujours ce sourire qui me fait fondre ; impossible de lui en vouloir pour quelques minutes passées à l’attendre.

 

Sourire ? Euh… qui semble tourner à la grimace.

- Tu lui as acheté des roses ?

- Ben, oui, j’ai acheté des roses… rouges… nine… pourquoi ?

 

La grimace s’est transformée en un léger fou-rire entrecoupé d’un :

- Elles sentent délicieusement bon ! Viens, allons-y !

 

Elsa à mes côtés et mon cœur est allegro, tout paraît tellement plus joyeux.

 

Bonheur !

 

Quand nous sommes sortis de la bouche de métro elle m’a indiqué un immeuble situé en face.

- C’est là, au premier étage ! Tu sais, j’ai longtemps vécu chez Mémé dans mon enfance. Je suis sûre que tu lui plairas…

 

Plairas, plairas… j’avais quand même l’estomac tout chamboulé, moi !

- Bonjour, je m’appelle Steve, je suis anglais, votre petite-fille va bientôt vous quitter pour me suivre à Londres. Sorry !

De quoi allais-je avoir l’air avec un tel discours ? Du grand méchant loup ?

 

La porte s’est ouverte sur une délicieuse petite dame tout de rouge vêtue.

- Entrez, entrez, soyez les bienvenus ! Oh, merci Steve, a-t-elle dit quand j’ai déposé le bouquet de fleurs dans ses bras.

Derrière moi, j’entendais hoqueter Elsa. Pleurait-elle d’émotion ?

 

Je ne me suis pas retourné et pour cause, j’étais subjugué !

Mémé vivait dans un décor fleuri… fleuri de roses rouges… de tous les formats… d’un plastique brillant ou parsemé de paillettes dorées… dans une bonbonnière surpassant tout ce que je pouvais imaginer…

 

Délicieuse Mémé, comme elle nous manque à présent ! Rien que de l’évoquer après autant d’années, le fou-rire nous reprend.

 

 

Mony

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