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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 18:45

sujet 37/2021 - clic

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Ce que j’avais pris au début, pour une mobylette qui passait dans la rue en pétaradant, devenait plus assourdissant. Je me suis dit, ce doit être un monstre de la route genre American Truck qui passe. Bon, ici, sur les routes minuscules de la Lozère, ça paraissait improbable. Pourtant, le bruit montait, comme une escouade d’AMX30 sur l’avenue des Champs Elysée un 14 juillet.

Tout le village se retrouva dehors, sur la place devant la mairie, tous ceux qui tenaient debout avec ou sans déambulateur. Nous pensions que notre édile détenait les clés de ce mystère puisque nous lui avions donné celles de la ville.

Pourtant, lui aussi était campé en haut du perron, cherchant de tout côté d’où pouvait bien provenir ce bruit qui allait crescendo. Le curé était là aussi, tremblant de tous ces membres, le bréviaire à la main qui ne lui servait à rien.

Les flammes de l’enfer seraient sorties de la faille qui était en train de séparer la place en deux, nous n’aurions pas été plus surpris. Sous nos pieds, la terre bougeait, se fissurait, se déchirait. Que faire ? Aucune disposition n’a jamais été prise pour faire face à un séisme !  Alors le maire a crié. C’était difficile pour lui de se faire entendre, les gens eux aussi s’étaient mis à hurler après ce moment de sidération. Il lui fallait prendre la direction des opérations. Il eût alors une idée géniale « Tous aux abris » Oui ! Mais lesquels. Déjà les maisons vacillaient, le clocher branlait, la mairie se lézardait.

« Allons tous dans la grande prairie du père Marcel, là rien ne peut nous tomber sur la tête à part le ciel, pas de construction, pas d’arbre, que de l’herbe et quelques moutons. »

Alors nous nous sommes mis à courir, du moins ceux qui pouvaient. J’en ai même vu certains, que je ne nommerai pas ici, balancer béquilles et déambulateur pour prendre leurs jambes à leur cou comme au temps de leur prime jeunesse.

Nous avons tous attendu là des heures et des heures, bien après la fin du tremblement de terre. Le maire nous a dit d’attendre la première réplique, puis la deuxième. Et quand enfin, nous avons pensé qu’il n’y en aurait plus, nous sommes rentrés au village, le spectacle était apocalyptique. Pas de volcan en éruption, pas de lave, pas de Pompéi, mais des maisons ébranlées, des murs renversés, les chemins excavés, le clocher étêté, la mairie ruinée.

Malgré le risque que nous prenions et comme aucune autorité civile ou militaire ne nous avait encore contacté, nous sommes rentrés dans nos pénates constater les dégâts. Quand j’ai poussé la porte, le vaisselier de ma grand-mère renversé, béait de ses portes ouvertes. Par terre gisaient les pièces de mon service de vaisselle, cadeau de noce de ma tante Solange. « Il est à l’image de mon mariage, je me suis dit, réduit en miette ! »

Et je suis ressortie hilare, sans doute le soulagement, la frousse, la nervosité, la joie d’avoir échappé à ce cataclysme.  

 

 

 

 L'Entille

29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 16:00

sujet 37/2021 - clic

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J’ai encore bien caché

Sous le buffet de la cuisine

Un plat de faïence vernissée

Que je n’arrive pas à jeter.

Mais c’est un cas particulier

Ce grand plat tout de fleurs décoré

Qu’une aïeule devait intimement aimer

Car il a été cassé

En deux segments angulaires

Et brillamment raccommodé

Avec cinq agrafes de fer

Incrustées finement sur l’envers

 

C’est comme un signe du passé

de tout ce que l’on savait faire

et jeté dans les oubliettes

Tout ce qu’il fallait faire durer

Avant l’ère du jeter/ remplacer

Comme on retourne sa jaquette

Quand l’envie nous vient de changer

 

Le blog de Lecrilibriste

28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 17:56

sujet 37/2021 - clic

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Elle avait bien réussi sa vie
Elle faisait envie.
Son commerce de porcelaine
Qu’elle avait appelait : chez Hélène,
Avaient de nombreux clients,
Qui recevaient son déplient.
Chez elle, les soldes étaient inconnus,
La qualité était reconnue.

Les grandes familles venaient pour les fiançailles,
C’était sa meilleure médaille.
Les enfants, elle les avait vus grandir,
Elle ne pouvait qu’applaudir.
Elle était fière de les voir entrer dans son magasin,
Surtout les voisins.
Elle était connue dans toute la ville,
Sauf dans le bidonville.

Jusqu’au jour où une catastrophe arriva
Partout des gravats.
Les rayons, tous renversés,
Tout était bouleversé.
Un éléphant échappé d’un petit cirque installé sur la place,
Avait brisé les glaces.
Avec sa trompe il avait renversé les tablettes,
Et deux palettes.

Content de son exploit -
Il ne connaissait pas les lois-
Notre éléphant quitta le magasin
Abandonnant tous les écrins
Et se promena sur le trottoir
Et fit le tour du square.
La police le surveillait de loin,
Le dresseur, elle en avait besoin.

 

 

 

Le blog de Chatondaniel

28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 14:47

sujet 37/2021 - clic

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Cela me remémore des lundis de marché,

Un camelot locale y vendait sa vaisselle

Si pas de preneuse

Il la brisait sur le mât du parasol... !

 

Choquées, les dames finissaient par lui acheter un lot,

Coeur sensible !

 

C'est ainsi que j'ai mangé longtemps

Dans un service du genre

Décoré de fruits et légumes

Pendant que sur la flamme

Le repas du dimanche mijotait...

 

 

Le blog de jill bill

28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 11:48

sujet 37/2021 - clic

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Les fours sont rallumés

 

Leurs gueules béantes rassasiées

 

de matière médiatisée

 

La doxa a triomphé

 

L'art du sens

 

est devenu pestilence

 

L'émail est pourriel

 

La faïence a failli

 

La Terre est cuite

 

 

 

Le blog de Margimond

28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 10:46

sujet 37/2021 - clic

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Quand je me suis mis à voir beaucoup de musées , d'expos et à lire des essais d'art, ce fut d"'abord la peinture puisque j'arrivais par les tableaux de paysages mais curieuse, je me suis vite aussi intéressée à la sculpture et aux arts des flammes comme la céramique. A Saint-Vallier, en 2008, j'ai vu des copies de poteries grecques par un spécialiste du coin agrée auprès des musées français[2]. Je vais aller bientôt voir  au MBA de Lyon(où je vais à chaque nouvelle expo, soit 4 fois par an environ), l'expo "PAR LE FEU, LA COULEUR. CÉRAMIQUES CONTEMPORAINES[3]" Dans la plupart des musées dont celui de ma ville de naissance, il y a de la céramique[4] et la dernière fois que j'y suis allée, j'y ai prêté plus attention que dans ma jeunesse. Il y a quelques années, nous avons visité Vallauris, ces rues et musées où plane le Picasso céramiste et d'autres lieux de céramique moderne, notamment de Picasso, dans de beaux lieux du sud(dont je ne retrouve pas le nom) où cet art des flammes et le génie a laissé une énorme empreinte. Nous avons failli visiter la Manufacture de Sèvres et je réaliserais un jour ce projet seule. Dans les musées d'histoire, nous avons plutôt trouvé de la céramique cassée[5] comme celle de l'expo "Les flammes".

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
(Pan-pan cul-cul)

 

[1]  [2] [3] [4] [5]

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 10:28

sujet 37/2021 - clic

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Explosé !
cassure, brisure, débris
flamme en déroute
tant de pièces à compter
déconfiture du puzzle
faire exploser sa colère
exposer son drame au milieu du salon
compter les morceaux
trop c'est trop !
ne plus accepter de recoller ces morceaux
s'enfoncer dans la fêlure intime  
dans la déchirure des non-dits
là où les blessures des tessons de porcelaine
laissent suinter les plaies d'une vie
le tête à tête est totalement brisé.


Le blog de Jamadrou
27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 20:22

sujet 37/2021 - clic

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Ici, non seulement on a le droit de la casser, mais on l’a cassée EXPRÈS, pour en faire un bel objet d’art. Je n’en reviens pas, si maman voyait ça, elle qui me punit, selon son humeur, soit de payer la casse avec l’argent de ma tirelire, soit, quand elle est dans de meilleures dispositions, de m’envoyer droit dans ma chambre, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Comme si elle ne cassait jamais rien, elle. Maman est gentille, elle nous élève bien, mais elle a, comme dit papa, le « sang chaud », elle s’énerve facilement, même avec lui. Evidemment quand il casse un verre, elle ne l’envoie pas au coin ou dans sa chambre, ça, c’est le sort réservé aux enfants, mais elle lui dédie tant de noms d’oiseaux que la cage de notre perroquet ne suffirait pas à les loger tous à la fois.

 

L’autre jour, pour dérider l’ambiance, alors qu’il venait de casser le plus beau verre Baccarat que lui avait légué sa mère à elle, je me mis à chantonner tout bas la fameuse chanson de Pierre Perret :

 

Vaisselle cassée
c’est la fessée
Vaisselle foutue
Pan pan cucul

 

Mon dieu, quel crime venais-je de commettre ? Elle m’a retourné deux claques dont je me souviendrai longtemps. Pourtant je chante juste et j’avais chanté le plus bas possible. Malgré son âge, elle a encore une bonne ouïe, ma maman !! Le lendemain, j’avais encore la trace de ses mains sur mes joues. Enfin seulement une partie de ses mains, car elle les a malheureusement plus grandes que mes pauvres joues. Papa a dit : mais je t’en repaierai un autre, chérie, de Baccarat, tu sais, ils n’ont plus la même valeur qu’avant et je suis sûr que sur le Bon coin, on en trouve à la pelle. «  Ne m’appelle pas chérie » cria maman en colère, «  c’était bon il y a 20 ans, et si tu crois que tu vas racheter ton geste avec ça…»  Mes parents ne s’entendent plus depuis quelques temps. J’entends souvent qu’elle le dispute quand il rentre du boulot avec 2 heures de retard, les cheveux en pagaille et les joues toutes rouges, comme s’il avait quelque chose à se reprocher. C’est injuste de sa part, mon pauvre papa a beaucoup de travail, il a toujours des dossiers en retard, c’est pourquoi il rentre si tard, enfin, c’est ce qu’il dit à maman pour se faire pardonner.

 

Un jour, je saurai ce qui se trame, lui crie-t-elle en hurlant, je vois bien qu’elle ne croit pas ce qu’il lui raconte. Dans ce cas-là maman me dit : « file dans ta chambre », comme si c’était moi qui étais responsable de sa mauvaise humeur. Quand elle m’a commandé d’aller mettre la table, un peu plus tard, j’ai bien vu qu’elle avait pleuré, et pas seulement à cause du baccarat, j’ai obéi sans broncher, dans ces cas-là, j’ai intérêt à filer doux, et à veiller à ne pas  casser la moindre vaisselle, car alors, je « dérouillerais » pour tout le monde, y compris pour mon pauvre père qui s’en prend déjà assez dès qu’il rentre à la maison.

 

 

Le blog de Cloclo

27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 16:47

sujet 37/2021 - clic

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Elle me condamnait aux flammes de l'enfer

qu'elle était loin déjà notre lune de miel ...

Du service aux cent « pièces », armes providentielles

j'étais tasse d'argile contre le pot de fer

 

A la moindre escarmouche on se les échangeait

qui l'horrible soupière, qui le plat à poisson

qui la corbeille à pain, qui le seau à glaçons

sans qu'aucun de nous deux n'en maîtrise le jet

 

Les murs en sont témoins et les voisins aussi

le Limoge est surfait, désuet, passé de mode

en tant que projectile, encombrant, malcommode

 

on eut pu nous offrir des armes, des grenades

ce cadeau des amis n'était que couillonnade

pour un abouchement qui sentait le roussi

 

 

Le blog de Vegas sur sarthe

27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 16:04

sujet 37/2021 - clic

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Exploser c'est s'exposer 

cassure et brisures 

tant de morceaux à compter 

faire exploser sa colère 

exposer son drame au milieu du salon 

compter les morceaux 

trop c'est trop 

ne plus pouvoir jamais recoller les morceaux.

 

 

Le blog de Jamadrou

Savez-vous casser la vaisselle à maman
Voilà, voilà comment on s'y prend
La toute première fois
On hésite un peu
Quand on a pris le coup
C'est marrant comme tout

 

On pose une assiette
Sur une autre assiette
Puis de plus en plus
Jusqu'à ce qu'y en ait plus
La pile sur la tête
On enlève la main
Puis on lève un pied
En chantant ce refrain

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul

 

Savez-vous casser la vaisselle à maman
Voilà, voilà comment on s'y prend
Sur le plan musical
Sachez mes petits
Qu'avec du cristal
C'est bien plus joli

 

Vous posez un verre
Sur un autre verre
Puis de plus en plus
Jusqu'à ce qu'y en ait plus
La pile sur la tête
On enlève la main
Puis on lève un pied
En chantant ce refrain

 

Cristal brisé
C'est la fessée
Cristal foutu
Pan-pan cul-cul

 

Cristal brisé
C'est la fessée
Cristal foutu
Pan-pan cul-cul

 

Savez-vous casser la vaisselle à maman
Voilà, voilà comment on s'y prend
Pour la deuxième fois
Papa s'est fâché
C'est vrai qu'la vaisselle
C'est pas bon marché

 

Prenez dans l'armoire
Un bocal de poires
Puis un vase de Gien
S'il reste plus rien
La pile sur la tête
Écartez vos mains
Puis levez une gambette
En chantant ce refrain

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul

 

Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue

 

 

Paroliers : Pierre Perret

27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 14:09

sujet 37/2021 - clic

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Tout avait été entrepris

Tester les différents programmes

Vérifier les niveaux,

Varier la température

Remplir soit le haut soit le bas

Ne pas remplir du tout

Changer de produit

Contrôler le débitmètre de conneries

Récupérer l’emballage du sel

Réduire la flamme

(Non, c’est la gazinière)

Chercher les résistances dans le maquis des notices

Ne pas se moquer des électrovannes

Lui caler un thermomètre sous le bras

Fermer son clapet d’aspersion

Ne pas mettre un coup dans la pompe

Appeler un sourcier pour détecter l’eau

Consulter une voyante

Pure perte, vrais fracas

Décidément quelque chose clochait dans ce p… de lave-vaisselle.

 

 

Le blog de K

27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 12:59

sujet 37/2021 - clic

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Un couple tout feu tout flamme

Explosif, ne se ménage,

Qui en casse, dame

En scène de ménage...

 

 

Voilà combien de services

Hors service,

Sacs poubelles remplis

De débris....

 

Un couple qui rapporte

Au quincaillier du coin

Qui se frotte les mains

A chaque dispute à côté de sa porte...

 

Il finira par voler en éclats

Ce couple, avec ses hauts et ses bas !!

 

 

Le blog de jill bill

25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 20:16

sujet 36/2021 - clic

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Il m’avait dit sur le ton de la plaisanterie :

Ma chérie, dès demain je construis notre nid !

J’avais ri. Il n’avait jamais rien entrepris.J’avais ri. Bien mal m’en a pris !

Il est parti, s’est retiré dans son gourbi.

Pendant des mois je ne le vis.

J’ai même cru qu’entre nous, c’était fini.

Tous les jours je toquais à son huis.

Tous les jours je n’entendais qu’un cliquetis.

J’ai imaginé que sur sa vieille Remington il m’avait écrit.

Mais point de lettre de lui.

Je me morfondais loin de lui.

En puis un jour, en début d’après-midi,

Il arriva, les bras chargés d’un bouti.

Mon chéri, lui ai-je dis, comme je me suis languis.

« J’ai construit notre nid », il m’a dit, ravi.

Et dans une forêt de bilimbis

Il a accroché notre nid.

Il était grand, infini, inouï.

Si bien qu’on y a fait nos petits.

 

 

 

L’Entille

24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 15:33

sujet 36/2021 - clic

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Quand il était é-ému

Quand il a-vait vait peu peu peur

Il begai gai gai be gayait

Et chacun de lui se mo moquait

Et le ri ri ri diculisait

Il en ten tendit un jou jou, jour

un mu un mu, un murmure

Qui lui di disait de se fai faire

une arm une armu une armure

n’y tenant plus plus

il prit deux  épi épi deux épieux

et un rou rou leau  de fi fil élec électrique

et se mit à tricoco, tricoco, rtricocotier tricocoter

son arm, son armu, son armu, son armure

Quand il l’eut fi, fi, fi, finie

Illico coc o, il l’enfi, fi fil fila

Et depuis ce jou, jou, ce jour là

Protégé comme il se doit

Plus jamais, il ne begaya

 

Le blog de Lecrilibriste

23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 18:32

sujet 36/2021 - clic

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On n'est pas encore né que déjà ça tricote

l'aïeule au coin du feu et sa paire de triques

peste contre ses doigts, se traite de bourrique

courbée sur sa layette, allure de boscotte

 

Le temps bâtit ses mailles à l'endroit, à l'envers

le marmot a poussé et c'est lui qui ourdit

la trame dissipée d'un futur à crédit

où se trament sans fin fortunes et revers

 

A l'envers, à l'endroit le temps bâtit ses mailles

et c'est à quatre mains qu'ils croisent les aiguilles

habillant pour l'hiver leur nombreuse famille

 

Si l'aïeule est partie dérouler sa pelote

là où l'on se fout bien d'attraper la tremblote

en bas allègrement tricote la marmaille

 

 

Le blog de Vegas sur sarthe

22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 19:07

sujet 36/2021 - clic

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Un mail à l'endroit, un mail à l'envers

C'est la guerre

Sur le net, rien n'est bien clair

 

Un rang à l'endroit, un rang à l'envers

Les petits soldats involontaires se resserrent

Pour repeupler les cimetières

 

Les russes, Fiers cosaques naguère

 envoient vers l'enfer

 Des satellites géostationnaires

La pelote tombe à terre

Et la Terre se met en pelote

Pourvu que nul au bout ne la détricote

En attendant la nouvelle COP

 

Le blog de Margimond

22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 15:14

sujet 36/2021 - clic

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Regardez-le, cet homme d’un certain âge ;

Aucun appareillage.

Pour ses aiguilles surdimensionnées,

Pourquoi le condamner.

Au mur un ouvrage fini,

Rien de défini.

Sa pelote de laine posée à terre,

Quel en est le destinataire ?

 

Le but de son travail ?

Une couverture pour les sans-travail,

Ou une cape pour un géant,

Pour le faire, trop fainéant.

Je ne peux encore le dire,

Il faut le laisser grandir.

Lui, le sait,

Mais il se tait.

 

Sur ses genoux, on penserait à un filet de pêche,

Sans aucune brèche.

Tous les poissons seraient pris au piège,

Dans ce manège.

Ce n’est surement pas son idée,

On ne peut la valider.

Un simple passetemps,

Assez constant.

 

Demande-t-on à un poète : pourquoi tu écris ?

Tu fais des manuscrits ?

Il répondra : j’aime écrire

Avec un petit sourire.

L’artiste peintre aime son œuvre

Pour lui, un chef-d’œuvre.

Chacun a des dons

Qu’il exerce à sa façon.

 

Pour son simple plaisir,

Comme un loisir.

Un artiste de tricot !

Un simple cadeau,

Pour un être inconnu,

Qui passe souvent dans l’avenue.

Silence du tricoteur,

Son créateur.

 

 

Le blog de Chatondaniel

22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 15:07

sujet 36/2021 - clic

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Filins et cordes,

Tourets et câbles,

Vilebrequins, torsades,

Chariots débordant de laine bouclée,

Pas de diminution,

Que des augmentations,  

Les serre-joints et encore des bobines,

Les palans, les troncs à affûter,

Aiguilles dans une botte de grumes

Quelques côtes à recalculer,

Parfait, ça finissait par se voir,

Normal

C’était un peu gros,

 

Pelote et repelote

Que voulez-vous

Quand Gargantua a froid

Y a pas le choix !

 

 

Le blog de

20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 18:34

sujet 36/2021 - clic

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J’ai encore cassé mes lunettes ! Je me doutais bien que cet enf….. d’oculiste me procurerait des verres trop fragiles pour le métier que j’exerce. Avant, quand j’étais plus jeune et « bien- voyant », ma spécialité, c’était le petit point, la broderie légère et délicate avec des aiguilles taille 2 ou 3 maximum. Ensuite, il m’en fallut de plus grosses, puis j’ai fini par renoncer aux jolis napperons brodés qui plaisaient tant à ma clientèle. Un homme qui coud, c’est pas banal, me direz-vous, mais un homme qui brode encore bien moins. Puis je me suis mis au tricot. Même scénario : avant, je faisais de jolis napperons au crochet qui me valaient l’admiration de toutes les ménagères de la ville, j’étais le seul homme inscrit à l’atelier « un point c’est tout », je me faisais chouchouter et même pratiquement draguer par quelques veuves esseulées et dames à consoler de tous âges, dont l’occupation principale était, une fois par semaine, la confection de petites pièces délicates et futiles mais O combien chères à leur cœur solitaire en quête de réconfort.

 

J’en consolais bien, il est vrai, quelques-unes de temps à autre, mais mon activité me pesait de plus en plus, je ne trouvais plus le bonheur dû à la créativité, à la nouveauté innovante chère à tous les travailleurs manuels, même les plus ordinaires. Je décidai donc de m’inscrire à l’atelier concurrent qui lui, s’était spécialisé dans le tricot et le crochet. L’aiguille fine céda sa place aux aiguilles à tricoter, puis à crocheter, j’eus beaucoup de mal à m’adapter à ces nouveaux joujoux que représentent les aiguilles et surtout les pelotes qui se dérobaient régulièrement sous mes doigts et s’en allaient immanquablement se réfugier sous le meuble le plus proche. La meneuse de l’atelier était une vieille dame sèche et revêche qui me jetait de méchants regards en coin quand je laissais échapper mes mailles. Elle me faisait penser à mon ancienne institutrice de classe, madame Mac Miche qu’on appelait Mac Moche quand j’étais en 11ème il y a bien longtemps. Mais il faut aussi que je reconnaisse qu’elle était très efficace et que ses conseils m’aidèrent vite à progresser dans cet art.

 

C’est à ce moment que ma vue se mit à baisser encore et que je me vis quasiment contraint à abandonner le tricot. Jusqu’au jour, ou plutôt une nuit où je fis ce rêve incroyable : je me trouvais devant un ouvrage fait en tricot de plusieurs mètres de long, les aiguilles étaient énormes et les pelotes gigantesques. A mon réveil, j’avais trouvé la solution ! J’allais travailler avec du matériel à la hauteur de mon handicap. Et puis, si je ne trouvais pas de la laine assez grosse pour effectuer ce travail, eh bien, j’allais me la fabriquer moi-même à partir de papiers de récupération travaillés de manière à satisfaire mes besoins. C’est ainsi que naquirent ces œuvres uniques qui font ma réputation actuelle.J’ai quitté mon village, n’ai plus revu ni madame Mac Moche, ni mes anciennes collègues et amies de l’atelier, à qui je pense toujours avec beaucoup de tendresse, car ce sont elles qui m’ont donné le goût de ce que l’on nomme ordinairement et très injustement des « travaux de dames ».

 

Bon, je vous quitte pour appeler mon oculiste, car, si ma notoriété a grandi depuis le début de mon histoire, mon étourderie, elle, n’a pas changé et je ne compte plus le nombre de lunettes brisées. C’est peut-être ça le signe du génie !!

 

 

Le blog de Cloclo

20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 18:32

sujet 36/2021 - clic

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(Attention,  ce texte n'est que fiction !!! )

 

Quête épique et romanesque de ce chevalier fidèle à ses idées

qui voulait reconquérir son honneur, son rang

et libérer les hommes de l'oppression 

exercée par des principes félons.

 

Son objectif égalité des sexes

  (Objectif de développement durable n°5 

  de l'Organisation des Nations Unies, 

  qui prévoit une égalité en droit etc ...)

Il aime tricoter

on lui a dit 

travail de femme

il aime les cheveux longs coupés au carré

on lui a dit

coiffure de femme

il aime porter kimono

il s'en est tricoté 

 

Cœur sensible

il aime trop les moutons

il ne leur volera jamais leur laine

il roule les vieux papiers 

pour avoir de quoi tricoter

 

 

Veut-il prouver

que le tricot c'est aussi pour les costauds ?

les aiguilles sont en buis

et mesure deux mètres

Un géant lui a-t-il passé commande ?

les géants souffrent aussi de discrimination …

 

Du plus petit au plus grand

du plus fort au plus faible 

sans vision genrée de la société

tricotons tricotons tricotons

maille à l'endroit

droit droit droit

et voilà. 

 

 

Le blog de Jamadrou

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