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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 18:09

sujet 45/2020 - clic

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- Viens t'assoir face à moi l'étranger, je n'aime pas être seul à boire. La saudade souvent vient me prendre. Approche toi, profite du soleil, bois un porto ou une ginja...

 

- Non merci, Fernando, je ne bois que de l'eau.

 

- Hum, je n'aime pas les gens qui ne boivent que de l'eau, ils ne font qu'accélérer le déluge et puis, ils sont d'une tristesse ennuyeuse. 

 

- J'aimerais seulement parler littérature et poésie avec le grand Pessoa.

 

- Alors, n'attendons plus, parlons et buvons, l'un n'empêche pas l'autre. Pour preuve, la littérature ne suffit pas à la vie ou bien l'inverse, je ne sais plus. Elle est un peu comme une cerise sans l'eau-de-vie, comme un Porto sans Fernando.

Lorsque le soleil se coucha seulement retenu par les bras du bistrotier, je m'exprimais de manière confuse et hypothétique, quant à lui, il comblait les vides qu'il remplaçait de "vers" pleins.

Voilà comment j'ai connu le grand Fernando Pessoa.

 

 

Le blog de Margimond

6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 18:00

sujet 45/2020 - clic

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L’écriture est pour moi une vraie délivrance.

Je peux mettre ma souffrance sur le papier, avec des mots griffonnés,

A la va-vite, et les réunir ensuite pour former un tout,

C’est un déluge de mots qui tombent,

Telle la grêle qui s’abat sur la terre,

N’épargnant personne, faisant le vide autour de vous,

Car certains mots font peur, pourtant,

Il suffit de les coucher sur le papier pour apporter un peu de soulagement,

Et se sentir vivre, même si les mots parlent de mort, de deuil,

Justement, il faut les cracher ces mots, ne plus en avoir peur,

Bien sûr, vous allez me dire, c’est plus facile à dire qu’à faire,

Mais je peux vous assurer que cela vous fera du bien,

On ne parle pas d’écrire un texte, mais de mettre bout à bout des mots,

Qui vous viennent comme ça, peu importe dans quel ordre,

Mais que vous pourrez relire quand vous irez mal,

C’est ce que je fais pour exorciser ma souffrance,

Et je vous assure que ça fait du bien.

L’écriture est une thérapie comme une autre,

Comme la lecture par exemple,

Et si cela vous apporte même une once de bonheur,

C’est une victoire pour vous-même et les autres.

 

TARVAL

6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 16:37

sujet 45/2020 - clic

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Quand mon mari est mort, en préparant mes bagages (pour aller lui dire adieu) avec mes livres et presse en cours, je me suis dit: "Est-ce que je vais encore avoir envie de lire?" Dans le train, je lisais, je pleurais et je lui écrivais. Dans le déluge qui menaçait de m'engloutir, il y avait une lueur. Même si j'étais désespérée qu'il ne soit pas à côté de moi pour échanger sur la presse que nous lisions tous les deux, je me devais de lire pour deux maintenant alors que je ne pourrais plus lui dire dans quel paysage se situe le polar en cours, quelles horreurs fait le criminel ou quelles beautés crée l'artiste sur lequel porte mon catalogue en cours.

Lire parce que la vie est cruelle, triste, fade, trop naturelle sans notre regard de lecteur et d'amateur d'art, représentation qui rend le livre, la nature et l'oeuvre surnaturels.

Ecrire nos paysages pour que tu ne meurs pas pour rien, pour ne pas mourir de peur sans ton regard qui me représentait écrivaine.

 

Lire et écrire pour vaincre le déluge de bêtises, d'insultes, tombereau de méchancetés qui menacent de nous submerger.

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 16:30

sujet 45/2020 - clic

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Les résultats du championnat de France de citations nous sont parvenus, le quart de finale a été très disputé, comme chaque année, ce qui est bien la preuve que participer ne suffit pas.

Rendez-vous le mois prochain pour la demi-finale.

 

La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.

Le gris est la preuve que le noir et blanc ne suffit pas.

Les inventer est la preuve que les souvenirs ne suffisent pas.

Agir est la preuve que claquer des doigts ne suffit pas.

Pis est la preuve que mal ne suffit pas.

Le déluge est la preuve qu’une averse ne suffit pas.

Reculer est la preuve qu’être sûr de ce qu’on avance ne suffit pas.

D’un cheveu est la preuve que presque rien ne suffit pas.

Parler juste est la preuve que juste parler ne suffit pas.

 

La pieuvre est la preuve que Vishnu ne suffit pas.

Dessiner un mouton est la preuve que le coloriage ne suffit pas.

Le scalp est la preuve que la perruque ne suffit pas. 

La Vénus de Milo est la preuve que tendre les bras ne suffit pas.

Partir à point est la preuve que courir ne suffit pas.

Neuf est la preuve que huit ne suffit pas.

Le Titanic est la preuve qu’un orchestre ne suffit pas.

Le chien est la preuve que la canne blanche ne suffit pas.

James Bond est la preuve que le monde ne suffit pas.

 

Arrêter ce billet est la preuve qu’en toute chose il faut considérer la fin.

 

 

Le blog de K

6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 16:26

sujet 45/2020 - clic

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UNIVERSITE de PROVENCE

Amphithéâtre V : Cours de littérature comparée.

Maitre de conférence : Madame RAVIE

 

Bonjour chers étudiants !

Nous nous sommes quittés mardi dernier avec une réflexion sur l’humour dans la littérature.

Nous allons aujourd’hui traiter de l’illusion dans la littérature, à partir de la citation du célèbre Fernando PESSOA :

« La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. »

Sauf le respect que je lui dois, je ne crois pas que ce soit exactement ça.

Mais je peux me tromper et si certains d’entre vous sont soulagés par ce que j’ai envie de nommer « la croyance des pavés », ma foi, je ne m’y oppose pas !

 

Je réfléchis juste quelques instants ; je vous prie d’ailleurs de bien vouloir noter les questions.

- La vie c’est quoi ?

- Un déluge ?

- Un subterfuge ?

- Du grabuge ?

- Et la littérature en serait le refuge ?

 

La Vie était, est et sera…

Notez bien ça !

La littérature est temporelle ; la Vie, elle, éternelle…

C’est comme ça !

N’en déplaise à la grande lectrice que je suis, n’en déplaise à mes amis, mes élèves, n’en déplaise aux académiciens, aux prix Goncourt, Renaudot and co, la littérature est datée, tristement datée et probablement déjà quasi achevée depuis des années.

On achève bien les chevaux, les taureaux, les bestiaux, les troupeaux, et vous croyez qu’on va laisser les mots vivre ainsi longtemps en courant sur les pages pour nous faire rêver ?

Le fléau de la censure est déjà à l’œuvre…

Renseignez-vous !

La littérature ce n’est pas une preuve, c’est un cri.

Les cris sont étouffés, les vivants muselés, les écrivains suspendus.

La littérature était, mais ne sera plus.

Et morte, elle ne peut être Vie ; c’est ainsi !

La voilà l’illusion dont nous nous berçons à l’envi.

Les gens ne crient plus ; ils savent que personne ne les écoute ici-bas.

Vous-même faites semblant, je le sais bien !

Le bâillon les a peut-être déjà étouffés, alors faute de mots à déclamer, ils cassent, pillent et font du bruit – avec le corps – preuves à l’appui, puis font silence – avec l’esprit- cherchant la Vie.

Je ne m’en prends pas à la littérature, bien au contraire car c’est ma passion, mais qu’on le veuille ou non, elle disparait ; elle a été jetée aux orties, le bébé avec l’eau du bain, le zeste parfumé avec la pourriture, ainsi va la littérature au fil des années…

N’en jetez plus !

Certains ne crient pas. Ils n’ont pas le temps ; de lire non plus d’ailleurs…

Non pas qu’ils n’aient rien à dire, à médire mais parce que le labeur les empêche d’écrire ou tout simplement parce qu’ils ne savent plus quoi écrire !

Je parle bien sûr de ceux, peu nombreux qui ont eu la chance inouïe d’apprendre !

Il y a les rêveurs aussi, qui content la vie en peinture, en photos et ce n’est pas littérature mais un regard posé sur ce à quoi on n’attend pas : le beau.

Figé, mais inerte.

Pour le dire autrement la vie ce n’est pas ça ; les mots ne suffisent pas et les romans d’amour, de guerre n’auront jamais l’émoi de la chair vivante qui arpente la terre en se demandant pourquoi elle est là, que ce soit dans un lit ou dans un champ au combat.

Pages, noircissez-vous…

- Dans les mines les enfants charbonnent.

Feuilles remplissez-vous…

- Dans les fermes les agriculteurs se tuent.

Brouillons, réveillez-vous…

- Il est encore temps, le crois-tu ?

Sortez de votre silence et criez encore et encore, si vous en avez le temps.

Mais prudence !

La Vie avance à petits pas sans se soucier de vos tracas.

Un petit secret ?

La Vie est dans un ailleurs délicat à écrire.

Elle conspire.

Elle respire.

Elle attend.

Elle surprend.

Elle vibre.

La Vie n’est que révélation.

Les entourloupes, les envolées littéraires, les romances n’ont que faire de nos vraies histoires, de nos misérables tranches de vie comme on dit ; elles contiennent, maintiennent, soutiennent, retiennent tout ce que nous ne savons dire et, avouons-le, humblement, nous ne savons pas grand-chose !

 

La littérature est temporelle ; la Vie, elle éternelle…

C’est déjà ça, vous ne croyez pas ?

 

Voici le sujet que nous traiterons mardi prochain : le pessimisme dans la littérature.

Réflexion à partir de la citation de Georges ORWELL dans « 1984 » :

« Dans notre monde, il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage et l'humiliation. (. .. ) Il n'y aura ni art, ni littérature. (. .. ) Il n'y aura ni curiosité ni joie de vivre. »

 

A mardi prochain !

 

Le blog d'Annick SB   

5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 18:33

sujet 45/2020 - clic

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Monsieur Pessoa,
 
Complètement désenchantée du monde, depuis pas mal de temps,
j’écrivais chaque matin sur des feuilles volantes,
comme un devoir, un travail à accomplir avant le déluge
des mots pour enchanter le quotidien de ceux qui un jour découvrirai cette malle.
(un peu comme vous)
Je savais aussi que le vrai monde n’était pas mon quotidien.
Je m’étais coupé de ce monde vrai pour m’en créer un
en totale adéquation avec la nature, loin très loin de la nature humaine.
Ce cahier journal n’était pas mon journal intime,
je n’étais pas un écrivain mais juste un petit écrivaillon,
goupillon/diariste qui déposait consciencieusement
son encre chaque jour dans sa grande malle.
En retrait du monde et ayant l’impression de ne rien avoir de mieux à faire
j’écrivais.
Et l’en-jeu de mes écrits était de me prouver
ma grande liberté d’écriture
et de trouver l’en-je au fond de moi.
Je me croyais chaque matin tranquille mais en fait je flottais dans l’intranquillité
(comme vous)
et plus j’analysais la dérision et la sagesse de la vie
plus je me confortais dans l’idée
que la vie n’est rien si l’art ne venait pas lui donner un sens.
Un beau matin j’ai dit stop
je vais maintenant écrire à n’importe quelle heure
ou même ne plus écrire du tout mais surtout écrire sans prise de tête,
une écriture libre et spontanée,
une écriture automatique sans guirlandes lumineuses
sans mots pompeux mais aussi sans pompe funèbre
une écriture qui jaillit en cascade
qui coule comme elle respire,
une écriture jamais retravaillée, joueuse,
amoureuse devant l'éternel
de notre court passage sur terre
une écriture qui marche  avec ses pieds
mais sans queue ni tête
une écriture qui aide à revenir les pieds sur terre
même avec la tête à l'envers
qui saute à grands jambages dans les flaques d'eau,
qui fait des rimes juste pour rire et faire joli
qui fait des vers dans les arbrisseaux et les ruisseaux
un peu pour faire écolo
un autre peu pour faire rigolo
J'écrirai comme le dit Anne Sylvestre des Fabulettes
parce que les mots en ette
parlent du tout petit, de celui qui n'a l'air de rien.
parce que ça incite à ne pas suivre la ligne
mais à aller voir ce qu'il y a entre les lignes de mon chemin de fer
le ballast sur ma ligne à moi c'est un lit de petits galets de rivière
multicolores
sur lequel repose ma voie
et je sais aussi que nous ne voguons pas tous sur la même mer
les vies sont si différentes
les apparences si trompeuses
j’essaie bien de m’enfoncer lentement avec la foule
dans les vagues houleuses et dans la nuit
mais ma vie étant ainsi
moi je vogue sur un bateau de papier
sur une délicate vague
ma voile bleue gonflée de rêves,
sous un vent léger
par temps ensoleillé
 
Voilà que j’ose maintenant ouvrir les yeux
et regarder le monde dans lequel je vis
tel qu’il est
et je me vois dans ce monde
je m’entends parler aux autres
rire avec eux ou pleurer
je ne rêve pas
il est bien comme je le vois
il est ainsi le monde
Oui, tout à fait ainsi et pas autrement.
Oh là là combien de temps ai-je fermé les yeux
Combien de temps ai-je dormi ?
 
Bien réveillée aujourd’hui
je n’écris plus dans ma malle trop pleine
je peins
tant pis Monsieur Pessoa si vous avez dit que
« La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas »
moi aujourd’hui je dis que
« la peinture sans prise de tête est bien la preuve que la vie mérite d’être vécue »
 
 
Le blog de Jamadrou
5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 16:56

sujet 45/2020 - clic

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Je pourrais écrire sur tous mes cauchemars qui hantent mes nuits.

 

Je pourrais écrire un livre mais ma muse s'est fait la malle pour d'autre contrées.

 

Je pourrais écrire sur le déluge de courriers que j'ai envoyé aux juges pour me plaindre des horreurs du gouvernement.

 

Je pourrais écrire toutes mes peines et mes désillusions mais c'est fait depuis longtemps.

 

Je pourrais écrire sur la beauté du monde seulement cela a été sali.

 

Je pourrais écrire sur le nuage noir qui plane sur nos vies mais personne ne le croirait.

 

Je pourrais écrire mais je ne le ferai pas car on me prendrait pour une folle ou une « complotiste » alors que je vois, je ressens toute chose invisible à la majorité des humains.

 

Je pourrais écrire, je pourrais écrire, je pourrais écrire … Et puis flûte, je vais me coucher là au moins, je pourrai peut-être rêver à des jours meilleurs


 

Le blog d'Aimela

 

5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 15:57

sujet 45/2020 - clic

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« Après moi le déluge»,

Pourquoi me construire un refuge.

L’écrivain n’accepte pas ce dicton,

Qui le brûle comme des coups de bâton.

Pour lui, son œuvre est éternelle,

Comme toutes nouvelles,

Qu’il écrit pour ses lecteurs,

D’ici et d’ailleurs.

 

Ses écrits survivront après lui,

C’est sa principale envie.

Sa vie a été trop courte,

Elle s’est mangée comme une tourte.

Pas assez de temps pour que déborde son cœur,

Il n’a pas été à la hauteur.

Que de silences dans sa vie,

Ce n’est pas ce qu’il avait envie.

 

Comme cette statue figée sur son socle,

Dans la poche rangée son monocle,

Les écrits des grands poètes,

Vont à la cueillette,

De nouveaux lecteurs,

Pour en connaître le créateur.

Ils sont figés avec le départ de l’auteur,

Mais restent vivants par les appréciateurs.

 

Si la vie terrestre a une fin,

Qui surprend soir ou matin,

L’écrivain ne meurt jamais entièrement

Il laisse à la terre définitivement,

Un ensemble d’écrits,

Ceux qu’il a écrits,

Pour les générations futures,

Qui vivront d’autres aventures.

 

Des auteurs grecs ou romains,

Par ce qu’ont composé leurs mains,

Sont encore connus de nos jours,

Et le resteront toujours.

La littérature va au-delà de la vie humaine ;

N’existe pas « l’amen »AA.

Que d’écrivains ont leur statue,

Dans des jardins, les rues ou des instituts.

 

 

Le blog de Chatondaniel

5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 15:05

sujet 45/2020 - clic

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L'homme a toujours sur lui

Un couvre-chef, des souliers vernis,

Tout du personnage coquet

Et, un stylo, un carnet...

 

En rue, ici ou là, Fernando s'installe

Observe ses semblables

Qui trimballent

Leur vie, plus ou moins agréable...

 

La rue est source d'inspiration

Pour l'écrivain,

Une belle occasion

De croquer ses contemporains...

 

En face, à l'heure,

Le bureau de tabac ouvre,

Il découvre

Que son banquier est fumeur... !

 

Une concierge sort son chien

Les poubelles attendront ce soir...

Le pharmacien

Sort la sienne, en peignoir...

 

Les retraités matinaux

Aiment leur baguette fraîche, pas flasque...

La vieille dame du kiosque à journaux

Vend de la nouvelle pareille, le monde et ses frasques...

 

Retend la main une mendigote

Le fêtard ivre titube, le blaire rouge émeraude

L'ambulant étale sa camelote

La grenouille de bénitier se rend aux laudes...

 

En passant devant le libraire, demain,
Tiens, tiens !!

Un nouveau roman

« L'heure du diable ou le déluge » comme c'est tentant

Se diront les gens sans histoire,

Boulot, métro, dortoir...

 

 

Le blog de jill bill

4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 18:54

sujet 44/2020 - clic

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Pépé Dédé c’est mon aïeul, le père de mon Papy. (quel titre)

Pépé Dédé - tout court - ce qu’il apprécie, en plus d’enfiler un petit verre d’une goutte capiteuse derrière la cravate, selon son expression, et de faire de la musique, ce sont les conjugaisons. (quelle idée)

Bon, j’avoue, l’hérédité saute souvent une génération, ou deux, ou trois, et moi faisant partie de la quatrième je me sens vraiment lésé.

Je ne suis plus vraiment un gamin à présent mais quand il me voit Pépé Dédé ne peut s’empêcher de me questionner « Alors la jeunesse (c’est moi) récite-moi le subjonctif imparfait du verbe quérir »

Quérir ? Voilà bien un verbe décati !

Je grimace et il rigole.

Puis il se lance sans reprendre son souffle « je quisse, tu quisses, il quît, nous quissions, vous quissiez, ils quissent »

Moi, pour ne pas être en reste, j’ajoute «amen » ce qui le fait rire davantage.

Mémé Kiki en profite alors pour mettre en avant son dada personnel et elle interpelle Pépé Dédé d’un «et le verbe danser, Dédé, sais-tu encore le conjuguer à tous les temps ou ne connais-tu plus que son passé simple si pas antérieur ? »

Pépé Dédé grimace à son tour et Mémé Kiki me fait un clin d’œil. Allons, poursuit-elle, conjugue-le à l’impératif présent !

« D… dan… » (voix de Pépé)

« Allez, courage » (voix de Mémé)

Moi, j’en profite pour augmenter le son de la radio.

« Danse » Et Mémé se met à danser…

« Dansons » Et Pépé Dédé enlace Mémé Kiki…

« Dansez » Et moi qui ai prononcé ces mots je me débine en douce histoire de les laisser tournoyer en amoureux.

Pépé Dédé et Mémé Kiki sont un peu givrés il faut bien l’avouer mais j’aimerais tellement leur ressembler et connaître moi aussi une telle complicité.

Quand j’aurai leur âge que dansera-t-on ?

 

(j'espère ne pas faire honte à Pépé Dédé et avoir présenté une bafouille correcte)

 

 

Le blog de Mony

4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 16:52

sujet 44/2020 - clic

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C’était au temps où Bruxelles dansait, c’était ou Bruxelles bruxellait.

Mais plus d’impériale, plus de flon-flon,

Plus de fête, plus d’accordéon.

Même sans Vesoul et sans Vierzon,

Sans Marcel et sans Jacques

Nous n’irons plus danser sous les ponts.

Où ailleurs d’ailleurs.

Black-out sur les plaisirs,

Haro sur les désirs.

Montez la garde et que personne ne sorte.

Avec ou sans ausweis, vous serez puni

Si vous invitez votre voisine pour une gigue ou un tango.

Trop près !!! Pas de ça chez nous !!

Protégez-vous, qu’ils disent.

Protégeons-nous qu’on fait.

Mais la joie a quitté le monde.

Chacun seul dans sa case se morfond.

Et prépare en lousdé sa petite révolution.

Ça a commencé par une visite chez les voisins.

Puis un apéro entre copains.

C’est bon la convivialité qu’on s’est dit.

Puis une soirée, et la nuit, couvre-feu oblige.

Et chacun, chacune de s’émanciper, de se soulever.

D’une fesse d’abord puis le corps a suivi.

Et chacun, chacune a crié :

Au rire citoyen, à la joie, bas les masques.

La vie sera toujours plus forte

Au pays de Ferré et de Brassens

Avec Brel et Ferrat.

 

 

L'Entille

1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 18:01

sujet 44/2020 - clic

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Dans ma capitale,
Les sons capiteux
Se sont fait la malle.
De rares péteux
Se renvoient la balle
Dans le soir venteux
Que le froid trimbale.
Seuls des loqueteux
Sans un casse-dalle
Croisent des nuiteux
Sous la lune pâle
Aux reflets laiteux.
Et la Seine étale
Est un ver douteux.
 
La musique cale.
Les gens sont reclus.
Le silence râle.
On ne danse plus
Dans ma capitale.
 
Paris bâillonné...
Paris confiné.
 
En ces tristes heures,
On rêve à des saisons meilleures.
 
 
Le blog de Fabrice
30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 15:58

sujet 44/2020 - clic

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Ah que c’était bon, de se sentir libre de ses mouvements,
Tournoyant, virevoltant elle dansa une bonne partie de la nuit,
Charme capiteux, musique grisante,
C’était tout ce qu’elle avait envie,
Et de plus, elle appréciait les personnages autour d’elle,
C’était le bal des pompiers, bal très attendu dans ce quartier de Paris,
Qui formait une ribambelle,
De danseurs et danseuses,
Nous dansâmes toute la nuit,
J’avais mis une petite robe à fleurs,
Légère et très joli,
Affriolante, me mettant en valeur,
Et j’espérais trouver chaussure à mon pied,
Parmi tous ces pompiers,
Je dansai sur toutes les musiques,
Et je m’amusai beaucoup,
C’était magique,
Et il y en avait pour tous les goûts,
Et vers la fin de la nuit,
Les pompiers se réunirent,
Ils dansèrent sur un rythme effréné,
Puis ils s’arrêtèrent, se mirent à rire,
Et se firent des accolades, pas du tout fatigués,
Moi je n’en pouvais plus, mes pieds criaient au secours,
Ce n’est pas aujourd’hui que je trouverai l’amour,
Mais au moins, j’avais passé une sacrée soirée,
Et je rentrais chez moi, les yeux pétillants, et des souvenirs plein la tête,
Plus qu’à attendre l’année prochaine, pour faire la fête.

 

TARVAL

29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 20:23

sujet 44/2020 - clic

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Depuis le 5 novembre à 20h20 je me suis laissé transporter par un petit vent de folie.

Dehors, devant notre porte d’entrée, avec ma fille à l’accordéon, nous rîmes et dansâmes la vie, nous voulûmes chaque soir donner de l’air à notre liberté devant notre porte pas fermée.

Des voisins sortirent eux aussi, poussés par les rires et la musique.

 

Nous avions tous un masque de carnaval pour ne pas être reconnus par les méchants.

 

Nous nous connaissons tous dans notre rue alors tous nous reconnûmes.

 

Même confinés, ensemble nous n’avions pas oublié comme le passé était simple.

« Alors tous ensemble, aujourd'hui je vous le dis, nous allons psalmodier ce Verbe au passé simple

Je dansai

Tu dansas

Elle dansa

Nous dansâmes

Vous dansâtes

Ils dansèrent. »

 

Et demain nous continuerons à faire la nique au confinement

En pensée avec tous les gens du spectacle vivant

Au Carnaval des pas de portes

Chaque soir, jusqu’à 21h nous chanterons et danserons !

 

 

Le blog de Jamadrou

29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 18:46

sujet 44/2020 - clic

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La maîtresse prépare la grande fête de fin d’année.

Le thème général pour les maternelles : les fleurs.

Elle a choisi la ritournelle :

« Dansons la capucine » clic

Avec ses petits bambins,

Elle apprend la comptine

Qui a bien du mal à entrer

Dans les petites têtes,

Très indisciplinées.

 

Elle a donné le texte aux parents,

Les invitant à le chanter avec leurs enfants.

Deux lignes par jour

Ça va suffire.

Certaines mamans jouent le jeu

Et la moitié des élèves connaissent la chanson.

Il faut maintenant apprendre la danse.

Ses bambins se donnent la main

Et font une belle ronde.

 

Qui fera les capucines ?

Qui fera le jardinier ?

Unanimement toutes les mains se lèvent.

Le choix ne va pas être évident.

Quand elle explique ce qu’ils auront à faire,

De nombreuses mains se baissent.

Finalement 3 filles sont retenues

Elles s’habilleront en capucines,

Avec de belles robes orange en papier crépon.

 

Le jardinier portera des vêtements de travail,

Et poussera une brouette avec ses outils ;

Du sac qu’il portera,

Dépassera une bouteille de vin capiteux.

Bien sûr, il n’aura pas le droit de la boire,

Et l’offrira à son papa.

La ronde des enfants tournera autour d’eux,

En chantant : dansons la capucine.

Demain, on fera une dernière répétition.

 

Deux mamans se sont chargées des robes des capucines

On leur a donné le papier crépon de couleur.

Leurs filles jouent les capucines,

Ça aidera pour la taille

Et les essayages.

Le père du jardinier apportera la brouette.

La maitresse fournira la bouteille de vin.

Demain dernière répétition dans la cour de l’école

Sans les robes des capucines.

 

 

Le blog de Chatondaniel

 

29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 18:34

sujet 44/2020 - clic

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Je dansai

Tu dansas

il dansa

nous dansâmes

vous dansâtes

Ils dansèrent

 

... Quand la police arriva.

- Fini la java.

- Mais monsieur l'agent, personne n'est "bourrée" et puis, ce n'est pas une java,  c'est une valse, juste une toute petite valse à deux temps, au futur tout simple, celui après l'Avant.

Le policier, un cas piteux, bien connu du 36, sortit son stylo avant d'entamer un entrechat à faire pâlir tous les marquis de Sade*. Il m'interpela en ces mots

- Accordez moi cette contredanse

 

 Je contredanse

Tu contredanses

il contredanse

nous contredansons

vous contredansez

Ils contredansent

 

135 euro plus tard, au commissariat... 

 

Je confinais

Je confinais

Je confinais

Je confinais

Je confinais

Je confinais

*en référence à la chanson de Michel Sardou : Je vais  t'aimer.

 

Le blog de Margimond

29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 15:54

sujet 44/2020 - clic

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Il marchait tranquillement dans la rue déserte en ce début de soirée d’automne. La nuit tombait de plus en plus tôt. En ce début du mois de décembre le temps était encore doux. Il en profitait pour se dégourdir les jambes après sa journée de travail passée assis à son bureau. Il avait besoin de prendre l’air.

La petite ville de banlieue était calme, comme prête à plonger ses habitants dans une soirée tranquille au coin du feu.

Il était perdu dans ses pensées quand il perçut les notes de cette mélodie qu’il reconnut dès la première mesure. Le Beau Danube Bleu flottait dans l’air tel un oiseau échappé de sa cage.

Il leva les yeux vers la fenêtre ouverte d’où sortaient les notes et c’est là qu’il les aperçut.

Elle grande, mince dans une longue robe rouge et lui, athlétique, souple dans son smoking noir.

Ils semblaient glisser sur le parquet ciré, leurs deux corps tournoyant dans une parfaite harmonie.

Ils étaient seuls au monde. Ils dansaient comme on respire, sans y penser, sans effort, se laissant porter par les notes. La valse semblait être pour eux comme une seconde nature, une évidence.

Maurice en fut subjugué et ému. Il s’immobilisa sur le trottoir d’en face. Ses jambes refusaient d’avancer. Une foule de souvenir lui revenait en mémoire. Ces heures passées au cours de danse avec Clothilde, ces concours préparés avec grand soin, ces pas répétés jusqu’à atteindre la perfection, les arabesques reproduites maintes et maintes fois pour que tout soit à la hauteur du niveau qu’ils voulaient le plus haut. Les heures à répéter ce tango qui leur avait valu la plus haute place du podium il y a un an déjà.

Bien de choses s’étaient passées en un an. Plus rien ne sera jamais comme à cette époque où la danse les unissait et les portait durant tous leurs temps libres.

En cet instant, le manque de sa compagne lui était particulièrement douloureux. Il aurait tant aimé être encore juste une fois ce couple qui danse.

Depuis son accident de voiture il y a 4 mois, leur vie avait basculé. Plus jamais leurs pas ne s’accorderaient dans la danse. Ou alors il faudrait la réinventer. Lui debout et elle dans son fauteuil roulant.

C’est à cet instant précis qu’il prit la décision de relever ce nouveau défi.

Alors que le couple de danseurs évoluait devant lui, il eut la ferme intention de ne pas laisser la fatalité les priver de ce plaisir de danser avec la personne qui partageait sa vie depuis déjà 28 ans. En quelques secondes il revit tous les pas de danse qu’ils avaient appris ensemble et imagina les suivants. Ses pensées l’entraînaient déjà sur un autre parquet ciré, porté par une autre mélodie.

S’arrachant au spectacle, il reprit à grands pas la direction de chez lui pour y retrouver Clothilde. Il avait hâte de retrouver son épouse et de partager avec elle l’idée qui venait de germer en lui. Il savait que ce projet remettrait des étoiles dans ces yeux tristes. Il savait à quel point leur complicité dans la danse allait les aider à se retrouver, allait les porter plus haut encore.

La danse allait reprendre ses droits. Ils allaient repartir à la conquête de trophées, mais d’une nouvelle manière qu’ils allaient inventer.

 

 

Beline

29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 15:47

sujet 44/2020 - clic

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Il n’y a pas de doute,
Pour la danse elle en pince,
Vit’on au bal une taille plus mince ? (1)
Ce tango pour toujours le garderai en moi
Cette valse est le vin que j’ai bu dans tes bras (2)
La musique entraînait ses couples enlacés
Et le bal tournoyait quand je la vis passer (3)
Un tango qui chavire, prend l’aspect d’une transe,
Je n’aime pas les tables sur lesquelles je danse (4)
Ces nymphes de la nuit, rencontres de fortune,
Je les menais danser aux rayons de la lune (5)
Oui, la nuit est propice aux tendres confidences,
La lune tiède luit sur la nocturne danse (6)
 
 
Dansez sans fin, et selon vos envies,
Dansez un soir encore, usez de votre vie… ( 7)
 
 
 
CLOCLO et quelques poètes.
 
 
 
Le blog de Cloclo
 
29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 13:35

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Bon sang ça pèle

et j’ai rien en stock

Tu pourrais me dépanner

pour quelque temps

je te rendrai ça

au centuple et au plus tôt

dès qu’il fait beau

la voisine comment dire

une pas facile du genre rigide

rien voulu entendre

t’avais qu’à t’organiser

au lieu de te la couler douce

feignasse va donc …

danser ! 

ô la leçon

quasi un fromage

comme mon autre voisin

déconfit dans son arbre

là-bas dans le fond

ô l’humiliation

ô la consternation

j’ai comme qui dirait

raté ma danse du ventre

Ah depuis je tire sur

tout ce qui bouge

finie la décadanse

à moi rumba ou zumba

polka je viens à toi pas à pas

je fais plus cas

de la mazurka

et puis tiens

j’ai oublié ma voisine

c’te garce

oui, depuis y’a le tango,

capiteux…

moi je suis tango tango

j’ai le rythme dans la peau

 

 

Le blog de K

29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 11:32

sujet 44/2020 - clic

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Je dansais et tu me regardais
Tu dansas et me séduisis
 
Elle dansait et sa beauté capiteuse
Se mêlait à son eau de toilette
Et à l'alcool qu'ils avaient bu
Tous les deux; elle sentit
Qu'elle lui faisait de l'effet
Et la musique du slow
Mêla leurs lèvres.
 
Nous dansâmes
Et nous aimâmes
 
Vous dansâtes
Faites le encore
 
Ils dansèrent
Vingt-cinq  ans ensemble
Elle sur la piste
Lui la regardant
 
Quand je danse seule
J'ai honte
D'être vivante
Et ton regard me manque
 
 

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