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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 10:55

sujet 35/2018 - clic

Connaissez-vous Vincent ?

Ah, la la,  lui et les femmes, toute une histoire !

Complètement organoleptique le bonhomme.

A chaque rencontre, il pinaille sur tout.

Son âge

Sa « charpente »

La couleur de sa robe

La présence de sa cuisse

Le parfum, le goût de son corps

Son effeuillage, s’est-il fait en bonne et due forme

C'est sûr, il pousse le bouchon un peu loin Vincent...

 

Aujourd’hui il a de la bouteille Vincent

 Et la double étiquette d’œnologue de renom

 et de célibataire endurci.

 

 

Le blog de Jamadrou

20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 19:55

sujet 35/2018 - clic

Mais que faisait donc une bouteille de mort au rats parmi les grands crus rangés dans sa cave ? Le père Meyer n'en revenait pas. Il scrutait la bouteille comme si son étiquette allait lui livrer la clé du mystère. Des rats dans la cave, il en trainait parfois, y compris des rats noirs, qui tentaient de ronger les robinets des futs pour boire le vin, mais ils n'avaient pas le temps de s'installer, la flopée de chats qui avaient élus domicile dans les granges se chargeait très régulièrement de mettre fin au squat. Les réservoirs à microbes que constituent ces saloperies de rongeurs s'éteignaient donc au fil du temps. Les rats sont des opportunistes, ils souillent de leurs déjections, à la ferme, ils étaient combattus vigoureusement, sans état d'âme. C'était une vielle bouteille, à base de trioxyde d'arsenic. Le père Meyer ruminait sous son bonnet, quel était donc le salopiot qui avait apporté dans sa cave cette dangereuse bouteille ? Depuis qu'il avait eu cette foutue grippe, qui l'avait tenu au lit durant trois semaines, il n'était pas descendu ici. Ses gendres avaient du y venir. L'ainé pinaillait tout le temps sur des détails sans importance, il n'aurait pas eu l'idée de laisser trainer un produit toxique ici. Le deuxième était un fainéant notoire, descendre à la cave ne lui venait jamais à l'idée, tant qu'une bonne bouteille trônait sur la table de la salle à manger à chaque repas, bien entendu. Le commis n'avait pas inventé le fil à couper le beurre, depuis que Meyer l’avait engueulé copieusement, il tirait une tête de pendu, et avait promis de se venger.Tout de même...Impossible. Impossible ? Enfin, on ne sait jamais...

Les Meyer étaient viticulteurs depuis des générations, dans ce pays d'Alsace et le sang de la vigne coulait dans leurs veines, personne de la famille n’aurait eu cette idée imbécile de cacher une bouteille de trioxyde d'arsenic ici. Il allait questionner Marguerite, sa femme, qui sans peut-être, saurait éclairer sa lanterne. En attendant, il allait emporter ce poison et ranger la bouteille sous l'évier de la cuisine, tout au fond, discrètement. La vie lui avait enseigné qu'en toute chose il est bon de prendre des précautions.

 

Le blog de France Lacoste

20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 15:57

sujet 35/2018 - clic

‌‌‌Notre oncle César à la fin de sa vie s'était retiré dans une sorte de mazet qu'il avait construit de ses mains, pierre par pierre, petite pièce unique et sombre composée d'un lit, d'une table et de quelques chaises au pied d'un roc creusé par la nature dont il se servait de cave.
Humble demeure qui se fondait dans les collines de l'arrière-pays provençal où gambadaient biquettes et petits lapins au milieu du thym de la garrigue comme chez Pagnol.
Le mazet en réalité n'était qu'un leurre servant à masquer cette cave troglodyte s'ouvrant sur des profondeurs insoupçonnables qui lui permettaient de stocker son trésor.
Oh! Il ne s'agissait ni d'or ni de pierres précieuses, non. Le trésor de l'oncle César consistait en une fabuleuse collection de grands crûs qu'il cachait dans les souterrains de pierre, bien après, certainement, que des générations de corsaires et de mandrins en tous genres y eussent caché leurs basses rapines.
Ces malfrats écumeurs des mers n'étaient cependant pas étrangers à l'oncle qui lui-même avait constitué sa collection par l'entremise de quelques loufiats de cuisines ayant accès aux caves des palaces qui fleurissaient comme pâquerettes aux printemps sur la Riviera à l'usage du gratin international ou encore de quelques employés dégourdis sur les lignes maritimes qui trouvaient toujours à emporter discrètement le surplus d'alcools rares destinés aux voyageurs. 
Ce qui fut un jeu au départ devint très vite une activité, de surcroît fort lucrative, l'oncle non buveur ayant accumulé au fil du temps de belles bouteilles qu'on se serait arrachées dans les salles de ventes. Car jusqu'alors le bon oncle qui avait tenu échoppe d'apothicaire dans sa jeunesse  se contentait de concocter des potions à base de vin qu'il agrémentait selon les besoins d'herbes sauvages et de graines et si ses breuvages ne guérissaient personne, ils plaisaient si bien que les gens de la plaine envoyaient chaque semaine l'âne à travers les sentiers bordés de champs d'immortelles que César renvoyait le lendemain, chargé des fioles et de chevrettes à bec odorantes qui donnaient du rose aux joues et réjouissaient les palais.
Mais ce fut sa rencontre avec un marcheur de passage comme il n'en passe que dans les contes, un duc anglais dont nous tairons le nom, à qui il offrit l'hospitalité ainsi qu' il est toujours d'usage en ces terres arides  jonchées de caillasses, qui lui fit une réputation hors frontières après qu'ils se fussent liés d'amitié et que l'oncle devint le fournisseur secret d'une partie du gotha outre-Manche.
A sa mort dans les années 70, nous nous sommes précipités mes frères et moi pour vider la cave et récupérer le magot que nous imaginions sous forme de lingots d'or avant le passage de nos cousins, mais las! Point de lingots, l'oncle avait légué sa fortune devant notaire à un élevage de lévriers  anglais, quant à la cave, nous la laissâmes telle quelle car un panneau écrit de la  main césarienne indiquait:
"Voleur, sache que certaines bouteilles sont empoisonnées, prendras-tu le risque?"

Nous subtilisâmes le panneau et laissâmes le champ libre à nos cousins.

 

 

Le blog d'Almanito

20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 13:53

sujet 35/2018 - clic

Martin devait recevoir ses amis. Lequel de tous ses vins choisir pour arroser copieusement le festin ?
Un Chianti ? Un Gewurztraminer sec, vieilles vignes, vendanges tardives ? un Anjou ? un Pineau, un Fitou ? du blanc du rouge, du rosé, du champ' ?
Un Côte du Rhône ? * clic
Bon je ne vais pas pinailler, un de chacun, ils choisiront ! ....
Mais Martin eu l'idée de consulter sa Belle et cuisinière, avant de remonter au grand jour la moitié de sa cave.
- Tu en penses quoi, Charlotte ? Pour accompagner ton rôti ?
- Mais voyons Martin, ton préféré ... mais oui : **clic et clic
 
 NDLR : * et **  je ne touche aucun dividende, ni pourboire quant à la publicité !
 
 
20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 12:28

sujet 35/2018 - clic

Ça va encore pinailler sur le pinard...

J'le sens, l'vois bien !

Ah si choisir son rouge est tout un art,

Qui l'eut cru... hein !

 

Lorgnons au bout du nez

A lorgner les étiquettes...

Oui, nous on est des caves

Vous... graine de terroir... !

Il y a boire, et boire !!

Oh ce que qu'il nous gave

Avec sa piquette,

Qu'il dit charpentée...

 

Le bouillon refroidit père

Je vous en prie, remontez !

Laissez-là vos fûts...

Mère

S'époumone à vous crier

Dessus... !

 

Avec le raisin, il perd la raison

La notion du temps même...

Va encore être rond

Après la troisième... !

 

Bonnet de nuit sur la tête,

Oublieux,

Notre vieux

S'entête...

 

Il pinaille, pinaille, pinaille...

Encore et encore

Sur le corps

De telle ou telle trouvaille...

 

Remontez donc le Chianti

Laissez tomber le reste !

Le repas refroidit

Et sera indigeste !!

 

Ah le vin comme maîtresse

Soupire mère...

Bénie sois l'eau, et ses buveurs,

Et le p'tit vin de messe,

Soit notre vicaire

Soit... ! Si des vignes du Seigneur !

 

 

Le blog de Jill Bill

17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 17:00

sujet 34/2018 - clic

Toute la journée, la machine infernale ronronne au rythme des aiguilles du chinois qui pique dans le gras de la cuisse de sa patiente.

 

Un porc épic voila ce à quoi elle ressemble sur cette table trop petite qu’elle manquât en tomber.

 

Mais par quel engrenage en est t - elle arrivée là ? D’où vient cette odeur, d’herbe pourrie , de fleurs fanées, et de moisissures de toutes sortes ?

 

Pendant qu’elle se lamente, les roues continuent de tourner inexorablement, seconde après seconde, elle en a le tournis. Elle se dit qu’elle doit garder les yeux ouverts, mais un voile s’y dépose et elle sombre dans un sommeil sans rêves.

 

Tout à coup, le chinois la secoue, et elle ne comprend pourquoi, elle est parterre , sur le ventre, les aiguilles bien enfoncées dans sa chair flasque. Certaines se sont même cassées en deux , impossible de les enlever .

 

Elle s’enfuit à toutes jambes emportant avec elle, ce cauchemar chinois.

 

 

Florentine

17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:59

sujet 34/2018 - clic

Les gens de Troun de l'Air sont plus rapides que le vent.
Ils habitent la Cité des Courants d'air.
Pour avoir le droit de loger dans une maison bien aérée, pourvue de larges baies vitrées,
ils doivent, lorsqu'ils viennent d'une autre Cité, se soumettre à des épreuves aussi sérieuses qu'étonnantes.
L'intronisation des nouveaux Trouns de l'Airois commencent dès l'aube. S'achève dans les derniers feux des rayons du soleil.
Des épreuves différentes sont réservées aux Pères, d'autres aux Mères, d'autres encore aux Enfants-garçons, différentes de celles des Enfants-filles. Même les Enfants-bébés doivent faire leurs preuves !
Dès le matin, des jurys différents se constituent. Les hommes revêtent leurs habits de lumière chatoyant aux souffles des vents. Les femmes portent de longues robes de lune transparentes, livrant de leurs formes les secrets les plus attrayants. Ces robes sont conçues pour que s'engouffre la brise la plus légère, celle dite dans le Midi : le vent des Dames, donnant l'impression qu'elles ne se déplacent qu'en dansant, malgré le poids de certaines.
Les jeunes garçons ne sont que rayons de soleil, et les fillettes, d'azur vêtues, que promesses des lendemains qui chantent. Les bébés seront, dans leurs maillots plus blancs que neige, sous la garde des Grands-Mères plus belles que les montagnes qui entourent la Cité.
Durant toute la journée  tous n'ont que le droit de boire de l'eau pure des ruisseaux dont les clapotis rivalisent avec le chuchotis des zéphyrs.
Nombreux sont ceux qui doivent affronter durant les épreuves la colère des vents violents. Ces derniers traversent les toundras, ramènent les sables des déserts, et s'engouffrent dans les rues trop rectilignes. Ils pourraient bien détraquer toutes les mesures du temps. Mais ici, nul ne parle chinois, et nul besoin du Maître des Horloges.
 
 
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:45

sujet 34/2018 - clic

En ce temps-là, Qi-Shi-Tsu n’était pas un personnage inventé par un humoriste rondelet aux fossettes enfantines et au tableau d’école suranné*. Non, il existait vraiment et vivait dans les contrées reculées de Shi-Ott, là où il pleut 320 jours par an, mais où le soleil sèche instantanément les ondées et les trombes d’eau quasi continues. Qi-Shi-Tsu, qui s’ennuyait beaucoup, eut l’idée un jour de fabriquer une machine apte à réguler la météo et à bloquer si possible la pluie qui ne cessait de tomber. C’était une sorte de machine infernale faite de divers rouages s’imbriquant les uns dans les autres et produisant à chaque engrenage une mélodie grinçante, certes, mais aussi enrobée de magie et de maternelle chaleur. C’est du moins ce qu’il prétendait.

Le premier jour, pas très sûr du résultat, il décida de le tester sur son chien Krot-Mol, qui était très sensible aux ultrasons. Mais le pauvre animal, épouvanté par la hauteur des sons émis, s’enfuit à toutes jambes et ne revint plus jamais au bercail.

Après quelques réglages, Qi-Shi-Tsu reprit espoir et sortit l’engin dans la cour, à l’ombre d’un palétuvier de 4 ans. C’est ce que lui avait recommandé le Grand Sage consulté la veille. Le résultat serait stupéfiant, surtout si en même temps, il passait en boucle sur son Té-Paz la chanson de Pauline Carton et de René Koval : sous les palétuviers. clic

S’étant mis en quête d’un marchand qui possèderait ce trésor, QST arriva à la ville de Ki-Arroz après 62 jours de marche, tout essoufflé et avec 4 ampoules à chaque pied. Malheureusement, le disquaire avait vendu le dernier exemplaire la veille et QST revint bredouille au bout de 124 jours. Mais il gardait espoir. Il avait eu l‘astuce de mémoriser la chanson qu’il chantonna tout au long du trajet de retour pour se donner du courage et surtout pour ne pas en perdre les paroles : Ah ! sous les pa pa pa, sous les pa, les létu, sous les palétuviers ...

QST ressortit du grenier son habile montage et décida, sur les conseils du Grand Sage, de l’installer sous l’Arbre Sacré de la cour. Mais il n’en eut pas le temps, car une énorme averse s’abattit soudainement sur lui et le transperça de la tête jusqu’aux pieds. Affaibli par son long voyage, il n’eut de recours, pour sa survie, que de se mettre au lit, où il demeura pendant plus de 40 jours.

Qi-Shi-Tsu eut du mal à s’en remettre, et lorsqu’il fut guéri, on s’aperçut que sa mémoire avait faibli, la preuve, il ne se souvenait plus pourquoi il avait construit son instrument. Il en fit le don à un scientifique du village qui le dota d’un mécanisme génial destiné à prévoir les averses (mais non à les supprimer).
On l’installa sous le palétuvier de la grande place, pour le plus grand bonheur des habitants. Entre temps, une campagne participative lancée sur Internet pour financer la sonorisation de l’engin permit à tous d’entendre à chaque alerte la magnifique chanson qui fit la renommée de tout le village :

Ah ! Sous les pa pa pa, sous les pa, les létu, sous les palétuviers ...

 

*Thierry Rocher dans La revue de Presse , émission transmise tous les 15 jours sur une chaîne française cablée

 

 

Le blog de Cloclo

16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 10:40

sujet 34/2018 - clic

Un monde virtuel de mandalas nous emporte. nous voici voués d'office à la méditation.Yang ou Yin, la pensée profonde submerge chacun. Le mandala éveille nos conscience de part sa pratique spirituelle. Jung pense que l'inconscient tourmenté peut générer spontanément des mandalas. "Ces derniers symbolisent la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l'être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l'être". Le programme est copieux, mais c'est peut-être le pari de Pascal...Sable, calcaire, riz teint, fleurs fraiches, terre, tissu dessins à main levée, coloriage tout simple, le mandala mêle mystique et mathématique. Ces mandalas tournent, comme tourne la roue de la vie, représentée par la roue de fortune, dans le tarot de Marseille. Un changement s'amorce, c'est le sens du destin. De nouveaux points de repères se dessinent, il faut être attentif aux signes autour de nous.La roue est une invention humaine qui symbolise la créativité. La roue qui tourne, laisse augurer l'arrivée, ou le retour d'une belle énergie. Carpe Diem. Une seule solution : s'accrocher aux rayons de la roue, pour se laisser choir là où la providence nous sera favorable.
 
 
 
Le blog de France Lacoste
15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 07:22

sujet 34/2018 - clic

Rouets et rouages,

Harmonies des engrenages,

A l'infini, tissent la dentelle

Du temps qui file.

 

Le blog de JaclynO'léum

14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 16:39

sujet 34/2018 - clic

Je venais de copier 100 fois « Le rapport de transmission est le produit des nombres de dents des roues menantes divisé par celui des roues menées » quand le prof est revenu, ce prof de technologie qu'on surnommait 'Vice sans fin'.

Il faut dire que je l'avais cherché quand il m'avait interrogé sur la crémaillère, j'avais raconté la teuf qu'on avait faite dans le nouvel appart de ma nana.

J'entends encore son rire chevalin et je revois sa denture à chevrons due sans doute à son amour exagéré des Citroën !

 

En voulant jouer au plus malin j'avais mis le doigt dans l'engrenage et hypothéqué mes chances à l'examen d'autant plus que le sujet portait sur les moulins à vent !

Pour moi qui roupillait au dernier rang, un Pignon c'était un con qu'on invitait dans un dîner pour se foutre de sa gueule, alors les moulins avant...

Les moulins avant c'était comment ?

J'ai repensé à Don Quichotte, brodé un truc sur sa meuf Dulcinée Sancho Panza mais rien sur les rouets, les alluchons, la lanterne et le hérisson, des mots moyenâgeux qu'utilisaient les meuniers Tudor, la gueule enfarinée et un bonnet de nuit sur la tête ; enfin c'est comme ça que je les voyais.

J'avais prié pour tirer un sujet sur l'arbre à came, j'aurais pu sortir ma science sur les drogues douces mais non... comment pouvais-je savoir combien de coups de pédales avait donné Virenque pour monter le Mont Ventoux soit 21 km en 2002 avec un rapport de 34/25, sachant qu'il avait eu 3 sauts de chaîne de 2 secondes chacun et un pneu dégonflé au 18ème kilomètre ?

 

Je sais, j'aurais dû faire profil bas avec mon prof, mettre de l'huile dans les rouages mais quand on a une dent contre quelqu'un...

 

 

Le blog de Vegas sur sarthe

14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 11:18

sujet 34/2018 - clic

Sur le pas de la porte, une femme tend l’oreille…
 
Engrenage
C’est un petit bruit familier qui lui plait
Trois petit tours et ça recommence
La nuit est tombée
Rien ne s’en va tout à fait
Il n’y a pas d’hésitation, pas de doute possible
Tout est guidé
Les souvenirs font place aux souvenirs
Crantés dans la mémoire
Ils nous bercent
Parfois nous plongent plus bas que terre
On désespère
On n’y voit plus rien
Que peut-on y faire ?
S’en défaire et partir en voyage
Libres
Derrière chaque craquement, chaque ride, chaque espace, chaque silence, sens-tu les bribes d’espoir, les sourires et la danse qui ne finira jamais de te propulser ?
 
Engrenage
J’ai cassé mes talons aiguilles
La soupe a tourné dans le plat
Mon châle est effiloché
Mon ami m’a quittée
Bavardages
Le temps a passé
C’est comme ça !
 
Engrenage
Sur la plage, un livre ouvert aux quatre vents appelle la lune en chantant
Pages mouvantes
Sable filant
Les étoiles clignent des yeux pour nous faire sourire
Engrenage
Avoir du cran, entendre le tic tac boum du cœur qui  nous donne courage
Apparent et constant
Etre sage
S’élancer
Oser
 
Engrenage
Arrêter la cadence banale ou infernale des contretemps navrants
 
Engrenage
La vie n’est que couleurs
Ça tourne, ça emporte le cœur
Le bonheur !
 
Seule, sur le pas de la porte une femme espère …
 
Tout est brouillon sous ses paupières
Lumière tendre, cristaux poudrés
Ça vacille
Les lueurs s’entrechoquent et saisissent son âme
 
Engrenage
Le temps passe pourtant, calmement, aujourd’hui comme avant
Ecoutez !
On perçoit un murmure dans le vent : «  Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte. »   Hébreux 3 .15
 
 
Vivez, riez, courez, dansez, louez, priez, les yeux fermés
Les sons pénètrent sans ombrage et l’amour jaillit en partage
A chaque instant
Donnez, aimez, prenez courage
Ah ! Que la vie est belle malgré les œillères qu’on croyait fixées sur les roues crantées des engrenages rouillés de nos flops et de nos ravages
L’horloge continue de tourner et nous élève vers les nuages
Présage
 
 
Le Temps avale et nous surprend
Les Cieux attendent
Aimants et sages…
 
 
Le blog d'Annick SB
 
14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 10:59

sujet 34/2018 - clic

Je me souviens que la petite rivière (qui devait se jeter dans l’Aube) qui passait par là était colorée par les rejets des teintureries voisines. J’ai connu plus tard certains de leurs cadres.

 

Aujourd’hui, l’eau est pure et limpide et il n’y a quasiment plus de teintureries. Heureusement que les cadres sont maintenant en retraite.

 

Avec toi, j’ai connu beaucoup d’usines. Comme toi, je les ai toutes aimées comme j’aimais celles de mon paysage d’enfance.

 

Toute la France en était truffée. Nous en avons connu beaucoup juste avant qu’elles ferment. Les habitants du centre ne sont plus gênés par leurs bruits qui se sont déplacés en périphérie ou ont disparus avec derrière eux des visages d’employés qui ont vu leur vie s’effacer avec des murs et des machines.

 

Avec toi, j’ai appris le fonctionnement des machines, des centrales d’épuration, des rouages, tout ce qui pour moi était du chinois.

 

Je savais que le nucléaire était une énergie très peu polluante mais tu m’as expliqué qu’il y avait des tours de refroidissement aussi dans les centrales thermiques.

 

Tu m’as appris les différentes sortes de barrages dont j’aimais déjà la trace dans les paysages

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 19:08

sujet 34/2018 - clic

J’ai toujours été fasciné par les rouages

S’imbriquer ainsi et tourner

Ne jamais dérailler tourner

Toujours dans le bon sens tourner

Ne pas s’arrêter, tourner

Tourner ainsi pour faire quoi

Rien, juste tourner

Tourner le dos à la droite à la gauche

Tourner les roues

De la fortune

Du hasard

Regarder tourner la roue

Ne pas importuner Fortuna

Tout faire pour qu’elle reste de bonne humeur

J’ai de la chance je crois

Ma roue n’a jamais eu la grippe

Une roue grippée 

Et c’est la catastrophe

Tout s’écroule

Chaque engrenage tombe en malchance

Pour que tout baigne

Il faut de l’huile

Mettre de l’huile

Mettre de l’huile dans les rouages

Permet au mouvement de se la couler douce

De tourner dans la bonne direction 

Ne pas s’affronter

Pour que la planète tourne encore

Il faut que les rouages chinois russes européens africains américains…

Soient bien huilés

L’huile du régime crétois est la meilleure

Elle donne force et longévité

Fortuna peut remballer son matériel

Les rouages du destin de la terre

Ont trouvé les couleurs du bonheur

Couleurs rasta 

Et en plus le bleu le gris le violet le marron

Pour faire moins fanfaron

Voilà pourquoi le petit prince est arrivé 

Sa mission penser chaque rentrée à mettre de l’huile...


« Mets de l'huile petit homme dans la vie, il faut que ça glisse
De l'huile petit homme, écoute, écoute
Mets de l'huile petit homme dans la vie, il faut que ça glisse »

 

(clic)

 

 

Le blog de Jamadrou

13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 16:41

sujet 34/2018 - clic

Lorsqu’il naquit, ce beau bébé en parfaite santé était roux. Bien que surpris, tous les membres de la famille élargie s’accordèrent à reconnaître que ce petit minois parsemé de jolies tâches de rousseur et cette tignasse improbable d’une couleur hors du commun se mariaient bigrement bien avec les grands yeux noirs en amande du nourrisson…

 

Surprise générale en effet car, aussi loin que puissent remonter les recherches généalogiques, tous les ancêtres étaient chinois. Ainsi commence l’aventure de Roux Lee que ses parents nommèrent ainsi pour tenir compte de sa particularité.

 

Mais l’histoire de Roux Lee devait connaître bien des péripéties…

 

A peine avait-il ouvert les yeux sur le vaste monde que le taxi qui le ramenait de la maternité dans les bras de sa mère perdit une roue.

A l’école élémentaire, alors que tous ses camarades de classe y parvenaient, notre petit chinois ne savait pas faire la roue.

Il eut tardivement la rougeole et se fractura un doigt en tirant un verrou.

A l’université, il se laissa pousser des rouflaquettes pour séduire une jeune roumaine qu’il épousa dans la foulée.

 

Le jeune couple s’installa au Pérou mais, très vite, la routine s’installa… Alors, Roux Lee qui avait hérité de ses ancêtres sagesse et détermination décida de tout tenter pour sauver ce bien précieux qu’est l’amour. Il prit une roue de taxi, des boutons de rougeole, un verrou et des rouflaquettes et les imbriqua tous dans un savant montage. Étant enfin parvenu à faire la roue, il fit une suite impressionnante de figures autour de son montage dont il actionna les rouages en invoquant des divinités tour à tour chinoises, roumaines et irlandaises : « Par Rouletabille, Rougeoyante, Rouspéteur, Courroux, Roublard et Roudoudou, faites que nous soyons heureux et que nous ayons beaucoup d’enfants, comme dans les contes d’antan ! »

 

Il faut croire que cela marcha car Roux Lee sauva son couple et devint à son tour papa d’adorables bambins roux aux yeux noirs en amande. Au fait, j’oubliais, l’heureuse épouse et mère se prénommait Frou-Frou et savait faire la roue. Ce qui change tout.

 

 

Marie-Clotilde Paillasson

 

13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 13:46

sujet 34/2018 - clic

Usine, des temps modernes,
 
Ouvrier pris dans son rouage, à la chaîne,
 
Monde industrialisé...
 
Voyez comme on cadence, encore et toujours
 
En mode trois huit, la boîte ne dort jamais... !
 
 
 
C'est pas chinois
 
Le même geste, répétitif, machinal...
 
Pour une paie, qui ne l'enrichit pas,
 
Juste un gagne-pain
 
Et quelques plaisirs, modestes...
 
Les heures passent, mécaniques,
 
Monotones,
 
Charlie boulonne, boulonne, boulonne
 
Automate pathétique...
 
 
 
Ça le gave
 
Mais que faire d'autre, pauvre chose
 
Esclave
 
De la machine qui s'impose, impose...
 
 
 
Arrive la dépression nerveuse, le burn-out,
 
Charlie, un fait divers
 
Aux chiens écrasés... !
 
 
 
Il boulonnait, boulonnait, boulonnait...
 
L'usine l'a déboulonné !
 
Paix à son âme...
 
On n'écroue pas les patrons
 
Bienfaiteurs du prolétaire...
 
 
 
Le blog de Jill Bill
 
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 06:14

sujet 33/2018 - clic

Deux amies …

 

- Beau, M ? Non mais tu rigoles, t’as vu sa dégaine ? 

- Mais non, pas lui, Bo ! 

- Quoi, Bo ? 

- Ben, Bo aime ! 

- Hein ? qu’est-ce que t’es en train de me dire, là ? Bo est amoureux ??? 

- Ah ben dis donc, il t’en faut du temps pour comprendre ! 

- Mais comment ça se fait ?

- Ben, ça lui est tombé dessus tout à coup subitement soudain…

- Ah !

- Et … euh… tu veux pas savoir de qui il est amoureux ?

- Non.

- Ah !

- Non, trois fois non !

- Oui, bon, d’accord, mais pourquoi ?

- Parce que je suis foncièrement jalouse.

- Ah ! Et….. ?

- Et s’il est amoureux d’une autre, il se sentira obligé de me le dire car Bo ni ment, ni triche !

- Boniment ?

- Boni ment ?

- Mais non, pas lui …

- Bon, écoute, fatiguée, là, très fatiguée ! A mener cette vie de bohème toute la semaine, j’ai pas eu le temps de récupérer, je vais me faire une camomille et aller me coucher…

- Et en cas d’insomnie,  n’oublie pas de faire une ligne de beaux M sur ton cahier d’écriture dans le courant de la nuit, ça saute moins haut qu’un mouton, un M, mais ça aide à dormir. La preuve : Morphée commence comme Mouton.

 

 

Marie-Clotilde Paillasson

 

10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 09:43

sujet 33/2018 - clic

Un pauvre crocrodile se lamentait : Sa tendre et chère avait été captivée et dépecée. Elle avait fini en chaussures et tiroirs de bureau.

Il décida d’aller trouver la justice. Les policiers présents lui rirent au nez.

-         « Eh ! Bouffon ! De quelle couleur les tiroirs ? Verts ? »

Les yeux remplis de larmes, il alla trouver la religion.

 - « Bonjour mon fils lui dit le prêtre, combien mettras-tu dans ma corbeille pour que je recommande l’âme de ton épouse au Seigneur ? »

De plus en plus triste et décontenancé, le crocodile décida de s’en remettre aux hommes de pouvoir. Un prédateur à deux pattes le fit entrer dans le bureau du ministre de la Santé.

- « Bonjour mon cher concitoyen, que puis-je faire pour vous ? »

Le crocodile lui raconta ses malheurs et le sort horrible que sa chère et tendre avait subi. A la fin de son exposé, le ministre lui répondit :

- « Je vais en référer de ce pas à notre cher Roi qui est très pris en ce moment à cause d’un remaniement ministériel.  Mais soyez sûr qu’il va vous répondre rapidement et vous trouver un dédommagement conséquent, par égard à votre chagrin. »

 Rassénéré, le crocrodile rentra chez lui. Il guetta le facteur pendant de longs jours. Mais au bout de six mois, il comprit qu’il avait été berné.

Fou de rage, il se dirigea vers la plage. Un groupe de deux pattes devisait gentiment.

Il chercha le plus gros, le plus poilu, le plus idiot de la bande. Un « m’as-tu vu » était en train de raconter ses exploits avec force détails et moulinets dans l’air.

N’écoutant que son courage et malgré son cœur brisé, le crocodile fonça sur le guignol et l’avala tout cru.

 

D.S

9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 09:03

sujet 33/2018 - clic

Les tiroirs renferment des secrets qu’il vaudrait mieux parfois trahir. Ceux-ci m’attiraient depuis l’enfance, par leurs couleurs, leurs dessins, leur beauté, leur diversité. Mais ayant fait vœu d’obéissance, à l’âge de 9 ans, auprès d’un vieil abbé de la famille qui me l’imposa avec douceur mais aussi avec beaucoup de fermeté, je tins la promesse de ne jamais les ouvrir, jusqu’à ce jour proche, qui fut pour moi une délivrance, mais aussi, on s’en doute, une petite mort.
 
Ai-je eu raison, ou ai-je eu tort ? J’appris ainsi bien des choses sur ma naissance, et surtout avec effroi que ma mère n’était pas ma mère et que mon père ne l’était pas non plus. J’ai subitement compris bien des choses. Pourquoi ils m’enrobaient jour et nuit de leur sirupeuse tendresse et de leur constante protection, pourquoi ils avaient si peur de me voir traverser la rue ou monter seule la côte pour aller à l’école. Pourquoi ma mère, au coeur tendre mais à l’esprit retors me lançait parfois des piques acerbes que je ne parvenais pas à décrypter, et pour cause.
 
En ce temps-là, les orphelins de guerre étaient nombreux, ils passaient, bien rangés deux par deux, dans les rues de la ville, et ma mère me les désignait du doigt en disant : tu vois, ceux-là n’ont pas eu de chance, personne n’a voulu d’eux…
 
Mes parents sont morts en emportant leur secret. Et peut-être aussi leur remords ? Le silence serait-il moins coupable que le mensonge ? Et la vérité plus cruelle ? Souvent, je m’interroge en admirant cette belle œuvre d’art qui me nargua pendant tant d’années sans que j’éprouve le moindre soupçon quant à son contenu et n’aie l’idée un seul jour d’en tirer un aveu.
 
Il est trop tard aujourd’hui pour en vouloir à quiconque. Mais le seul conseil que je puisse donner : ne gardez jamais en vous ce genre de secret. Parlez à vos enfants, en toutes circonstances, d’une manière franche et sans rien leur cacher, ils ont droit, dès leur plus jeune âge, à l’entière vérité. Soyez certains qu’ils seront toujours assez forts pour l’entendre.
 
PS J’ai mis la commode en vente sur Internet. En espérant qu’un jour elle cache en ses tiroirs de très beaux, doux et tendres secrets.
 
 
Le blog de Cloclo
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 19:29

sujet 33/2018 - clic

Mon mari est particulier, charmant mais toujours inventif, créatif, fantaisiste, hyperactif.

 

Alors que j'étais partie en Sicile un mois durant, pour faire une étude sur les volcans, particulièrement sur les éruptions du Tromboli, il me dit au téléphone "Ne t'inquiète pas Chouchou, je vais m'occuper, en faisant quelques travaux dans la maison en t'attendant". Justement c'est bien cela qui inquiétait ! Il avait déjà massacré le jardin potager, repeint en vert basque la baignoire de sa mère, repeint aussi les volets de sa maison de couleur différente sur chaque ensemble.

Dès mon retour, il m’annonça "tu vas être surprise, j'ai bien travaillé, c'est chouette ! Chut..." Et l’œil rieur et satisfait, il amorça le virage qui nous emmenait chez nous.

Cérémonial dès l'entrée, "ferme les yeux chérie" et avance vers le séjour". Le séjour, 50 m2, déco ultra moderne, un havre de paix. "Ouvre les yeux !" "My god ! Mieux vaut voir ça qu'être aveugle !" "ça te plait ?" Connaissant son hyper susceptibilité, je m'empressais de formuler un timide "c'est original". Il rebondit avec un "t'aime pas ?" Je l'assurais que si, bien sûr, j'aimais, mais qu'il faudrait que je m'habitue, ça fonçait un peu la pièce, tous ces carreaux colorés en marron et bleu, certes avec un joli rappel de doré. Rassuré, il m'annonça un apéro au champagne pour fêter mon retour, et le nouveau look de notre maison. J'étais catastrophée, je demandais d'une voix épuisée "tu as fait d'autres pièces dans ce style ?", "non, j'ai pas eu le temps, mais si tu veux je m'y remets dès la semaine prochaine". Je questionnais alors sur l'utilité des boutons qui ornaient ça et là plusieurs carreaux, il me répondit que c'était pour valoriser l'ensemble, "car il faut éviter la monotonie dans un décor en le ponctuant diversement". Après le 4e verre de champagne, raz bord chaque verre, j'ai osé faire remarquer qu'avec toutes ces petites fleurs et petits ronds colorés, ça n'était pas vraiment monotone. Il me répliqua vivement que c'était pour "approcher le décor Marocain". "Ah !" me dis-je en plaignant illico les habitants du Maroc. Je passais une nuit atroce, des monstres marrons et bleus tentaient de m'étouffer, j'avais une crise d'hypertension. Je lui fis remarquer le lendemain matin, qu'il y avait des taches ici et là, "on dirait des chats, tu sais bien que je suis allergique aux chats". Il en convint et me promit de chercher une solution. Lors du divorce, il se plaignit au juge de mes exigences constantes, de mon mécontentement permanent, alors qu'il se donnait un "mal fou" pour me rendre la vie amusante.

 

J'ai accepté sans problème qu'il conserve la maison.

 
 
 
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