- « J’aime le son du cor, du cor le soir, au fond des bois »…
- Arrête donc nous sommes seuls, seuls, absolument seuls. Personne ne joue du cor, sauf dans ton imagination.
- « La biche brame au fond des bois et pleure à se fendre les yeux »…
- Tu délires ou quoi ?
- « Le soleil a rendez-vous avec la lune. Mais la lune ne le sait pas », la biche s’en apitoie…
- La lune maintenant…
- Et oui, tu ne vois pas « le soleil l’attend ».
- Elle a préféré « la mer, au fond d’un golf clair ».
- Et alors ?
- Je suis dépitée, j’aurais tant aimé que la lune et le soleil puisse s’aimer au son du cor, au fond des bois, sous le tendre regard d’une biche.
- Y a pas à dire, ce soir tu es fada !
- Détrompe-toi, je révise mon vocabulaire.
- Ton vocabulaire ?
- Oui, Waldeinsamkeit, Komorebi et Mangata, avec ma balade nocturne je ne les oublierais plus jamais…
- Il ne manquait plus que ça. Fada, je te dis, complètement fada !!!
- Fada mon pote, mais polyglotte...
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