Fin d’un monde ou fin du monde ?
Il n’y a plus d’humains plus de faune
Et la nature bien vite reprend ses droits.
Ses droits ?..
Elle avait donc aussi des devoirs ?
Oui, devoir de nourrir les hommes et de les émerveiller.
Plus d’hommes, alors ?
Plus d’humains en effet, que des dieux heureux dans les cieux,
En haut.
Que des elfes sinistres sur la lugubre terre,
En bas.
Chacun son endroit, l’envers étant à jamais disparu.
Le chaos était en train de pourrir la vie des peuples elfiques.
Nauséabonde et invivable était la terre.
Plus de merveilles : que désastre, feu, fumée.
En disparaissant les hommes laissaient une terre à l’abandon.
Et doucement toutes traces de leur passage ici disparaissaient. « La nature reprend ses droits. »
« La nature reprend ses droits. »
Criaient sans cesse les elfes en errance.
Et cela vraiment sentait la Fin d’un monde !
Et voilà que dans ce chaos les différentes communautés elfiques entre en guerre.
Les collines et les villes se couvrent de petits guerriers ombrageux et belliqueux
Bien plus nombreux que les brins d’herbe tendre.
Des nuits et des jours de guerre sans merci.
La terre totalement étouffée se couvre d’un immense nuage noir, froid et sans vie.
Un des dieux en constatant ce nouveau immense désastre
Fut pris d’un remord terrible.
Il convoqua quelques elfes survivants.
Un rassemblement se fit devant les ruines d’un château qui fut en son temps magnifique
Une immense réunion dans un cercle magique qui fut en son temps une pièce d’eau.
Il ne restait que 365 elfes pour écouter le message.
Ils eurent pour mission de se lancer sur les chemins
De traverser mers et montagnes, d’affronter froid et tempêtes
Et sans aucun repos, jusqu’à la fin des temps
De hurler de désespoir pour réveiller deux âmes qui vivent.
Et c’est ainsi qu’au temps a succédé le temps
Qu’aux ans ont succédé des ans
Et que tout le sable des plages et des déserts
S’est écoulé lentement dans le sablier géant.
Insidieusement les elfes oubliés des dieux devinrent d’étranges animaux
Et les 365 elfes porteurs du Cri devinrent pauvres hères
Prêchant le vide et le néant.
Ils ne savaient même plus quelles paroles, quel message ils devaient transmettre,
Si, par hasard, ils rencontraient deux âmes qui vivent…
C’est alors que, par un beau jour de printemps,
Deux âmes qui vivent se sont éveillées seules sous un pommier.
Les elfes/animaux avaient agréablement nettoyé la terre
Les elfes/arbres avaient atteint la lumière et distribuaient du bon air
Les elfes/rochers montaient sentinelle et surveillaient l’horizon.
Les deux âmes qui vivent ont aimé tout ça
Les deux âmes se sont aimées
Les deux âmes appelèrent leur monde « mère ».
Ce qui s’est passé ensuite les elfes survivants le raconteront,
L’Histoire est au fond de leur grand sac : Il était la foi d’un monde nouveau…
un souffle visionnaire dans ce catastrophisme optimiste...j'aimerais l'écouter par grand corps malade<br />
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" disait Lavoisier, <br />
maxime qu'il aurait empruntée à Anaxagore, <br />
ce que j'ignorais il y a 5 secondes encore (tiens ça rime)<br />
(merci, monsieur google, vilipendé mais si utile ! )