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atelier d'écriture en ligne

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L'abeille, le mime et mon pantalon corsaire. Jeanne Fadosi

L'abeille, le mime et mon pantalon corsaire.   Jeanne Fadosi

sujet semaine 40/2016 - clic

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Quand ça va pas, ça veut pas.
J'avais déjà l'intention de conter ce récit avec la photo des 24 heures photo et l'image de miletune était venue comme une piqûre de rappel.
Sauf qu'hier vendredi, empêtrée dans deux pages laborieuses, mon téléphone mobile avait sonné. Réponse. Autre coup de fil. Et pendant ce temps, ma connexion ADSL me faisait un caprice ... durable.
 
Alors voilà en bref :

 

Imaginez l'autre dimanche une abeille, en tout cas un insecte bourdonnant, volant sous le chapiteau par la magie d'un mime talentueux.

L'insecte allant s'engouffrer devinez où
Un petit garçon de six ou sept ans offusqué
- oh non il ne va quand même pas oser !
des gradins partagés entre fou rire réprimé et raclements de bigots effarouchés.
Et moi que le gag ne faisait pas rire du tout, plongée par la temporalité d'une quatrième dimension dans un flots d'émotions contradictoires entre intense angoisse et toute aussi intense perception du comique de la situation.
C'est un début d'été des années 1960 et je sors affolée des WC du jardin appelant dare-dare à la rescousse pour ne pas dire à l'aide. Heureusement la petite maison louée pour les vacances est à portée de ma voix étranglée.
Evidemment, ce sont les deux oisifs qui arrivent les premiers, mon neveu de six ans, à peu près l'âge du petit garçon inquiet de tout à l'heure, et mon beau-frère, à qui la décence interdit de me venir en aide.
Heureusement, ma sœur et ma mère suivent derrière.
Vous imaginez les acrobaties à cloche pied sur l'un puis l'autre pour ôter mon corsaire sans trop apeurer la bestiole.
Je n'ai plus le temps d'aménager un suspense. Ce fut une happy end.
C'est peut-être pour cela, associé à la proximité des ruches très tôt dans mon enfance, que ma phobie est strictement réservée aux guêpes et aux frelons et que je suis toujours arrivée à composer avec les abeilles, en dépit de quelques cuisantes piqûres.
 
 
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A
Il n'est jamais trop tard et ces deux anecdotes arrivent juste à l'heure de ma tartine de miel:)
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M
Un rien suffit à faire revivre des transes :) Savoureux, Jeanne !
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