atelier d'écriture en ligne
Par miletune.over-blog.com
sujet semaine 40/2016 - clic
Une abeille joliment rayée coudoie un jour une autre abeille d’un jaune plus subtile. Elles ne travaillent pas loin d’ici comme butineuses et profitent d’un moment pour papoter un brin de temps, sur un brin de lavande
Leur reine, cette mangeuse de bourdon cette tueuse qui élimine ses rivales potentielles, désirant seule régner, les surveille d’un œil aux facettes vigilantes ne pouvant se compter sur les doigts de la main tant elles sont nombreuses.
A distance, elle les zieute, entourée de ses esclaves qui la nourrissent de gelée royale, ce qui est évident pour une Reine. De surcroit ses braves filles, la lavent et veillent à son bien être.
Là-bas au bout de l’enclos, le papotage de ses ouvrières l’indigne, elle hèle les deux bavardes et les interpellent d’une voix royale :
Allez mes belles, dare-dare, mettez vos dards au boulot afin que je m’enivre de nectar pour qu’enfin je puisse accomplir mon vol nuptial sans tarder et pondre encore des œufs, toujours des œufs.
Les deux commères se rebellent. Elles en ont assez de leur esclavage, elles s’envolent voir ailleurs.
Hélas, les malheureuses se trouvent nez à nez avec un apiculteur qui voulait améliorer son essaim.
Pour leur malheur, il se promenait avec son filet à papillon, étant en plus, collectionneur de Monarques, et d’un seul coup, d’un seul, il les capture pour les mettre au turbin avec une autre Reine.
A nouveau les voici prisonnières.
On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas toujours ce que l’on retrouve.
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