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atelier d'écriture en ligne

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Le guide 311212. Pascal.

« Et nous voici, sans doute, devant l’œuvre majeure de cette impétueuse exposition.
Ce tableau, étonnant de classicisme, dénote par rapport au reste de la production grandiose de l’artiste. L’émerveillement est l’entrée en matière de cette œuvre autodidacte fuyant le réalisme ; les coups de pinceau sont adroits, les perspectives sont travaillées, chaque trait est d’une précision millimétrée, chaque détail décliné est le sujet d’une attention particulière où, de l’hédoniste averti au profane éclairé, chacun découvre la part intime de lui-même, celle qu’il cache aux autres comme une apostasie vénale, un alter ego déplaisant, un parfum gênant, un accent déplacé…
Mélange de pluralisme, aux consonances picturales équivoques, symbolisme exacerbé dans des environnements puissamment oniriques, figure de rhétorique ou métaphore entre les différents thèmes confus et universels, l’artiste nous emporte ici dans les convulsions échevelées de ses pinceaux exaltés.
Vous remarquerez tous les principes naturels de lumière, d’ombre et la gravité ambiante intimement subodorée pour créer cet environnement imaginaire où l’évanescence de la pensée se meut en liberté dans des perspectives d’anagogie abscons…
Je vous laisse admirer ce tableau exceptionnel tant par les couleurs recherchées, sur l’intemporelle palette aphrodisiaque des sens, aux mille barbouillages éphémères recherchant encore l’épuration sublimissime où la couleur découverte se délivre subrepticement à nos yeux enchantés, que par les intonations chamarrées mises à jour comme un filon inextinguible de subordinations magnifiant l’insolite idéaliste pour l’arraisonner et l’emprisonner dans le cadre de ce tableau grandiose…
Vous remarquerez encore l’extrême noirceur du fondement intérieur de la toile que nous visitons. Nous pouvons y interpréter le comportementalisme impérieux de l’artiste en plein effort, celui désireux de se démarquer ostensiblement de son époque, lié à un obscurantisme sous-jacent, mais avec une incroyable propension à la clairvoyance exacerbée par d’étonnantes subrogations insidieuses. De par ce fait magistral, les ombres baladeuses se confondent dans l’infinie noirceur atemporelle de la toile. La perception de l’impulsion induite, ce mélange de mouvements et d’attentisme, ces convulsions utopiques régnantes y sont adroitement confinées dans le sujet qui se retrouve auréolé, lyrisé, divinisé par cette exceptionnalité grandissante…
Le dépouillement mystificateur de la toile exposée laisse notre irrationnel subconscient se promener en liberté sur les sensationnels effets prometteurs des couleurs découvertes. Nous retrouvons ici une nouvelle forme de chaleur, un accompagnement sécurisant, une tolérante marge de bien-être où se mêlent des incantations réelles et des fascinations factuelles ; nous y créons même nos propres exigences colorées avec nos impressions rêveuses, nos aspirations souveraines et tout ce remplissage ému d’exaltation imbibée de manichéisme défroqué où cette captieuse anagogie scrute notre âme vagabonde en triturant nos pensées profondes dans l’ordre insensé de nos frissons avant-coureurs…
L’amarrage de nos sens chavirés se tempère avec l’indolence capricieuse de la toile pacificatrice posée devant nous comme un coucher de soleil dans l’évidence du crépuscule apaisant…
Vous remarquerez aussi l’oiseau attentif, respectant ainsi toute la sémantique de l’œuvre, nous approchant nous-mêmes par mimétisme curieux du tableau par son intérêt fragile mais partageur. Il est l’une des clés qui nous permet de pénétrer dans la clémence de la toile ; de par son plumage travaillé jusqu’à la pointe de son bec effilé, il est l’évidence, l’invitation, le parcours fléché conciliant, l’entremetteur zélé entre nous, pauvres béotiens encore innocemment iconoclastes, et l’œuvre exposée.
Le sujet, bien en place, béatifié par la solennité de son instrument, nous invite, dans l’extrapolation diaphane d’un magnificat hautement surexposé, à une tendre mansuétude aux relents religieux, aux insinuations protocolaires polies, à l’apostolat altruiste d’une déclinaison musicale miséricordieuse. Si bien qu’on attend béatement les premières mesures comme la délivrance obligatoire de l’âme de nos sensations attendries…
De par cet enchantement, les couleurs deviennent impressions, les ombres sont des intentions musicales, le silence de l’œuvre est prémisse à l’exhortation symbolique et le nominalisme délivré en est toute la tolérance dominante…
Surprenant contraste ambivalent, l’œuvre dans son ensemble nous invite à la mansuétude de nos actes, à la compassion charitable, à l’émancipation intègre de nos idées reçues dans une structure plus moderne mais plus compassée, à la flexibilité de nos émois inextinguibles, à l’emportement sensé, à l’intransigeance mesurée, à la Raison passionnée dans des paraboles narcissiques heureuses…
L’allégorie païenne se mesure sur le nuancier sans pareil des couleurs affranchies et des notes en devenir sur la gamme de notre symphonie profonde. C’est nous qui sommes les chefs d’orchestre de la musique qui court sur la partition tumultueuse de notre intimité découverte tant que notre regard extasié déchiffre l’afflux de nos pensées intimistes dans le tamis de cette apothéotique œuvre exposée…
N’oubliez pas le guide… »

Pascal.
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