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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:20
Sans crier gare.    Jamadrou

sujet semaine 37/2016 - clic

 

Je me souviens très bien de cette pièce vide,

C’était l’hiver dans la maison

Il était parti sans crier gare.

Aussitôt elle avait vidé armoires et placards.

Le temps n’est plus

Où dans son fauteuil vert

Trainait son journal, page mots croisés.

Seuls sa gomme et son crayon

Dans le petit panier sont restés.

Elle dit que cette pièce vide

L’aide à comprendre qu’elle ne le reverra plus.

Chaque matin elle ouvre la fenêtre

Pour, dit-elle, faire entrer la lumière.

Le soir, avant d’aller dormir,

Elle revient et dit : « bonne nuit ».

Dans la pièce vide

Les saisons passent sans raison.

Elle a commencé à mettre ses souvenirs en carton.

Elle veut, elle aussi, partir sans crier gare.

Alors, doucement, elle se prépare.

 

 

Jamadrou

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commentaires

Jackie 16/09/2016 19:59

Une pièce vide mais habitée de souvenirs
Belle soirée Jamadrou

Fabrice Parisy 16/09/2016 13:16

Bonjour jamadrou... C'est beau, c'est triste, c'est fou, ... comme peut l'être l'amour...
FP

emma 16/09/2016 13:00

Il est couché, là-bas, au fond du cimetière,
Celui qui t'aime encore autant que tu l'aimais.
Petite maison vieille, au chapeau de poussière,
Celui qui t'aime encore autant que tu l'aimais,
L'absent, tant regretté, ne reviendra jamais.
(N Beauchemin)

jamandrou 16/09/2016 14:22

Emma, tu me permets?
je dépose ici le poème en entier.

"La maison vide
Petite maison basse, au grand chapeau pointu,
Qui, d’hiver en hiver, semble s’être enfoncée
Dans la terre sans fleurs, autour d’elle amassée.
Petite maison grise, au grand chapeau pointu,
Au lointain bleu, là-bas, dis-le-moi, que vois-tu ?
Par les yeux clignotants de ta lucarne rousse,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort,
Et froncer les sourcils sous ton chapeau de mousse.
Vers ces couchants de rêve où le soleil s’endort,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort.
Il est couché, là-bas, au fond du cimetière,
Celui qui t’aime encore autant que tu l’aimais.
Petite maison vieille, au chapeau de poussière,
Celui qui t’aime encore autant que tu l’aimais,
L’absent, tant regretté, ne reviendra jamais. "

JAK 16/09/2016 12:50

re-dring
hello Jamadrou, ton texte n'y était pas lorsque j ai posté le mien.

très émouvant ce texte.Le départ sans crier gare, tant mieux pour celui qui part, quel désespoir pour celui qui reste.

par contre sur le premier j'ais mis en pseudo JA a lieu de JAK ..toujours pressée, mais pas de partir.
:)
bonne journée

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