atelier d'écriture en ligne

sujet 11/2020 - clic
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« Faut rigoler faut rigoler
Avant qu’le ciel nous tombe sur la tête… » clic
Chantait alors ce pofigiste hilare pas du tout résigné…
C’était déjà il y a longtemps…
Il arrivait des Iles sous le vent avec sa chanson douce clic
Et ses éclats de rire tonifiants…
Mais c’était bien avant
Que toutes ces menaces arrivent en même temps.
Devant ce Virulaminus envahissant, j’en suis certain
Il eût pris son cheval coiffé son grand chapeau
Pour nous chanter encore « Et alors et alors
Zorro est arrivé eh eh… » clic
Pour moi qui suis déjà un señor vieillissant, fragile sur sa haridelle
J’ai déposé depuis longtemps ma lance à l’ombre des moulins. clic
Trop inquiétant tout ça ! Et je baisse les bras
Résignation ou fatalisme ? Mektoub ou Inch Allah ?
Et je repense aux quelques lignes de Laura sur le Maroc …
Car j’ai vécu près de 20 ans sur cette petite Ile dans l’Océan Indien, près de Madagascar
Et je m’interrogeais sur cette acceptation pourtant souriante du destin, par ceux qui l’habitaient.
Et je me souviens de ce matin là, en Mars 2009, après le passage ravageur du Cyclone Ivan, où sur la route de Maromandia, les rescapés de ses coups de boutoir, après avoir passé la nuit blottis dans leur case de paille, venaient en s’esclaffant constater les dégâts : des rizières inondées, des troncs déracinés et des crevasses qui rendraient la route impraticable pour longtemps..
Ils étaient saufs. Et ils riaient. Ils dansaient presque sur la route. Ils s’en étaient sortis.
Certains des leurs, sur cette petite Ile, n’auraient pas eu leur chance.
Mais ils boiraient du rhum à la veillée. Et la vie reprendrait.
Nulle « sagesse » là dedans
C’était écrit comme ça
Acceptation « joyeuse » du destin ?
Je n’en suis pas certain
Mais ça m’interrogeait
Ça m’interroge encore.
Alors au jour où nous en sommes
Avec à l’horizon ces ombres menaçantes
Ces glaciers qui s’affaissent et ces inondations inéluctables
Et ces chaleurs torrides et cette sécheresse sur la terre brûlée
Avec ces vagues de miséreux criant leur désespoir aux portes de l’opulence…
Que peut-on dire encore ?
Chacun pour soi et Dieu pour tous ?
Save Our Souls
Après moi le Déluge ?
Mais tout de même ! Tout de même…
La fin d’ mon petit Moi
C’est pas la fin du Monde !
On peut encore avoir son mot à dire
Et le printemps arrive…
Ilonat