atelier d'écriture en ligne
Matricule 76870, Gare de Compiègne Juin quarante quatre, les images s’imprègnent Son regard se perd et sa raison s’égare Les chiens sortent de l’ombre Sur le quai de la gare Et le bruit des mitrailles Des bottes saccadées Martelant la chaussée Lui reviennent...
Lire la suiteElle vient brusquement de changer de vie. Rien n’y paraît. Son manteau refermé en signe de respect ? de fierté ? Non. Elle étouffe seulement un secret de trop. En elle, le monde s’est éteint, est devenu silence. N’entend pas le train passé, ni sa fidèle...
Lire la suiteLucie avançait à pas mesurés un peu serrée dans son manteau rouge ceinturé de noir qu’elle affectionnait ; il lui avait toujours porté chance du moins elle le croyait. Elle avait rendez-vous avec ce presque inconnu rencontré, alors qu’épuisée par une...
Lire la suiteCligner des yeux... A chaque battement de paupières emprisonner l'image dans un mot ... C'est parti ! Fuir Il y a un train qu'elle ne prendra pas... Enfant C'est elle, une fille qui grandit... Quai Longer les rails, suivre la voie ... Sous les pavés la...
Lire la suiteElle aimait à traîner dans la ville, prendre le dernier train pour rentrer. Elle quittait le lycée à pieds, ayant dépensé dans les cafés l’argent qui lui avait été donné pour payer le bus. Après le parc, elle remontait en direction de la cathédrale, passait...
Lire la suiteElke regarde sa montre, déjà 20 heures ! La dernière répétition de la chorale commence dans un quart d’heure et Steven, le directeur, ne tolère aucun retard. Faire tapisserie dans un coin de la salle sans pouvoir chanter est une frustration qu’elle n’a...
Lire la suiteQuand je serai lassée d'arpenter les pavés que bien trop d'innocents de force ont piétiné prenant le dernier train sans pouvoir se sauver aux barbares nazis à jamais condamnés Quand j'en aurai assez de revoir le visage de ce bel officier qui volait ma...
Lire la suiteClara resta figée pendant plusieurs minutes, fixa la lune et la ligne bleue de l'horizon. Quand elle se retourna, son visage n'était plus le même. Il avait épousé les formes de la lune, sans qu'elle en prenne conscience. En chemin, elle chercha des mots...
Lire la suiteAvec un grand sourire il disait toujours "Je viendrai par le train du soir, celui de vingt heures cinq et on partira tous les deux loin d'ici" et puis il avait cessé de le dire. Il avait cessé de venir aussi, et puis il avait cessé d'appeler. A vingt...
Lire la suite- Tiens, l'estaminet est fermé ? - Depuis des années. Depuis la mort du père Georges. Mais Jeanne habite toujours là. Ça fait combien de temps que tu es parti d'ici ? Dix ans ? - A peu près. Mon père a été nommé à Creil en 52, et voilà qu'on lui propose...
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