atelier d'écriture en ligne
C'est un sillon de terre Pas encore un sentier, Regardez il serpente Et s'applique à glisser, Vers cet ailleurs sans nom Qu'il nous fait rencontrer, Juste derrière, au fond, Tout semble se terminer. Puis notre vue s'étend Tout notre être se penche Vers...
Lire la suiteMadame Marie Clémentine Valade 8 rue du Poteau à Montmartre près de Paris Le 8 novembre 1902 Ma très chère Mère, Ainsi que vous le pouvez le voir, à peine arrivé de trois jours, je m'empresse de vous écrire, afin que vous n'ayez pas une fois de plus à...
Lire la suiteEt j’avançais sur ce chemin sans fin comme un bateau ivre chaloupant sur une mer tourmentée. Je m’accrochais alors avec courage dans la force du désespoir à ma volonté de vaincre ces éléments déchaînés qui tentaient une fois encore de me mettre ventre...
Lire la suiteIl se peut que le ciel se porte sans rides ni ratures et que tout soit possible dans le recommencement ou qu'un nuage qui moutonne par delà la montagne bouscule les ombres comme derrière une vitre embuée Il se peut que le monde soit vaste et que nous...
Lire la suiteL’écureuil, appareil photo en main, s’arrête. - Voilà la preuve qu’il existe ! déclare-t-il. Plus personne ne pourra continuer de nier. Le Père Automne existe vraiment. CLIC CLIC. L’animal prend une photo du paysage, en veillant à bien immortaliser la...
Lire la suiteLe vent tourne et te frôle. Sa caresse te surprend et tu penses à d'autres caresses plus lentes, plus appuyées. Tu te détaches doucement de ces pensées, tu laisses le vent se ramifier sur ton corps éveillé. Tu laisses la fraîcheur te saisir telle une...
Lire la suiteLe soleil se voilait, La nuit s’annonçait Dans une soudaine fraîcheur Qui le fit frissonner. Il sait ces soirs Où la langueur Se pose. Il ferme les yeux, Inspire, Ressent, Pressent. Le noir gagne Comme un sommeil Qui pourtant le fuira, Comme souvent....
Lire la suiteMidi... J'avais crevé bel et bien Dans cette campagne déserte Rien de vue à perte Pas âme qui vive, pas un chien Novembre en taches de rousseur Dépouillant la ramure Le vent en plaintifs murmures Déployait sa langueur Sur ces terres perdues A la montagne...
Lire la suiteC’est drôle comme la nature peut nous jouer des tours ! On se croirait en automne, l’un de ces automnes interminables où la douceur de l’air permet aux dernières feuilles de s’attarder encore un peu sur leurs branches, tandis que les arbres frissonnent...
Lire la suiteSa main chaude enserrée dans la sienne elle a chuchoté à son oreille. Doux gazouillis d’amour, mélopée venue du plus profond de son être, pacte entre elle et lui, lui et elle. Un dernier baiser, un dernier regard et la double-porte s’est refermée. Elle...
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