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3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 22:54

 

1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 11:11

sujet 09/2021 - clic

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Je ne connaissais plus le nom de ces bras de mer qui remontent dans les terres, je ne le cherchais pas, il y avait là à marée basse quelques barques le ventre à l'air. Derrière, un village perché, gradins de maisons, regardait la montagne sur l'autre rive. Brumes bleutées, se mariant avec les ocres des murs, et les eaux grises.

 

Le temps avait suspendu son vol, le village semblait désert, mais peut-être faisait-il nuit, je n'aurai pas su le dire.

 

 

Le blog de Miche

27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 20:59

sujet 09/2021 - clic

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J’ai une plage dans mon cœur
et un collier de coquillages,
j’ai une barque toute bleue
qui m’attend pour tous mes voyages,

j’ai des remous, des clapotis,
des vaguelettes et des embruns
des algues brunes, rouges et vertes
venues s’échouer sur la plage,

J’ai des images plein la tête
là, tout au  fond de ma mémoire
et des vacances en famille
et tant d’azur, tant de rivages…

J‘ai la couleur de ma Bretagne
j’ai des marées, j’ai des tempêtes
des îles douces, des maisons basses
au loin, une mouette qui nage…

Et tous mes souvenirs d’enfance
réunis en un seul cliché
tous les trésors de mes vacances
à jamais gravés sur la page.

 

Le blog de Cloclo

27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 18:01

sujet 09/2021 - clic

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Je me suis levée ce matin de mauvaise humeur,

Un sommeil saccadé, une chaleur torride,

Dès le matin les vêtements collent à la peau,

Mais je décide quand même d’aller faire un tour,

Histoire de me calmer et d’apprécier ce qui m’entoure,

Loin de ces incendies qui détruisent tout dans le département voisin,

Je me dirige vers le petit port,

Si on peut l’appeler comme ça,

Derrière une barrière naturelle de rochers,

Et j’admire la vue,

Les bateaux sont pratiquement à sec,

Et au loin on aperçoit une maison,

Ça me fait du bien et je me sens mieux.

Un de ces bateaux, le bleu, appartient à mon père,

Qui est féru de pêche comme mon frère,

Et ils partent souvent le week-end ensemble pour la journée,

Et quand ils reviennent,

Ils sont fiers de leurs pêches,

Et ma mère prépare le repas pour le soir,

Avec ce qu’ils ont ramené,

Et on mange tous ensemble,

Chacun à son tour de raconter sa journée,

Et un repas en famille qui n’a pas de prix.

 

TARVAL

27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 18:00

sujet 09/2021 - clic

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La mer s’est retirée,C’est la marée basse.À pied, on peut traverser le petit lagon.Les petits bateaux sont en pauseBien amarrés au pied des rochers.

 

 Quand la mer remontera,Ils commenceront à se balancer sur les vagues,Dans l’eau, ils reprendront vie.Petites barques immobilesTu repartiras à la conquête des flots.

 

 Aucun risque d’incendie à bord,Le moteur est remonté sur la berge,Bien rangé dans un petit hangar,Avec ses frères de navigation,Qui attendent, eux aussi, une mer favorable.

 

 Une petite embarcation a eu peur du froid,Elle a mis son beau manteau bleu,Tandis que sa voisine dresse son mat,Mais a rangé ses voilesPar peur de la tempête.

 

 

Le blog de Chatondaniel

27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 15:05

sujet 09/2021 - clic

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Il faisait beau ce matin-là lorsque je suis arrivée à Granville avec mes compagnons de sortie. De là, nous avons pris la vedette pour nous rendre sur la grande île de Chausey.

 

Débarqués sur le ponton, j'ai suivi le groupe en direction de la maison de Marin-Marie (Paul Marin Durand Couppel de Saint-Front) qui était peintre et navigateur et considérait Chausey comme son port d’attache. Il y acheta une maison au pied de la chapelle. Je suis passée à côté d'elle et j'ai continué mon chemin jusqu'au cimetière des bateaux. Là, quelques barques abîmées par les tempêtes gisaient lamentablement sur le flanc, oubliées par les hommes et le temps qui passe. Elles attendaient inlassablement, non pas un incendie qui les détruirait jusqu'au dernier morceau de bois encore vivant, mais que quelqu'un enfin s'occupe d'elles et les répare afin de retourner en mer. Là, elles essaieraient de dompter les terribles tempêtes, encore une fois, une dernière fois, avant que celles- ci les engloutissent corps et biens au fond de la mer.

 

Je n'étais pas charpentier ni même marin et je ne pouvais pas réparer ces pauvres barques qui me faisaient pitié alors, je me suis assise auprès d’elles. Au-dessus de moi volait une multitude d’oiseaux. Il y a dans l’île plus de deux cents espèces différentes : goélands, sternes, hirondelles de mer, cormorans, etc... qui sont à Chausey, au paradis.

 

Je suis restée assise longtemps à rêver de voyages à bord de ces barques et qu'importe les lieux, j'étais bien.

 

Mon groupe est revenu me retrouver et nous sommes repartis à Granville puis Caen.

 

 

Le blog d'Aimela

27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 11:59

image Aimela - clic

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Le mot à insérer facultativement est : INCENDIE
 
.   
 
Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse 
 
les40voleurs(at)laposte.net 
 
Mode de fonctionnement de l'atelier : clic 
 
 
Bonne semaine,
 
Mil et une 
27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 11:26

sujet 08/2021 - clic

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Il existe un trait de caractère qui lui fait cruellement défaut. 

Ça toujours été ainsi.

La patience.

Elle n’en a aucune.

Elle bout à l’intérieur. 

Ses pensées se heurtent, s’entrechoquent, dansent, font des vagues, bercent, illuminent, se percutent, vivent et parfois aussi, épuisent …

Elle n’a pourtant pas envie de faire des tas de choses, non, c’est un tourbillon dans les pensées, dans les réflexions, dans les souvenirs, tout simplement.

N’ayez crainte, elle prend plaisir à ce bouillonnement… Pourtant certains jours elle voudrait se sentir vidée de toutes pensées pour juste sentir le souffle de vie en elle.

Donc, contre toute attente, elle a décidé cet hiver de pratiquer un exercice un peu particulier, qu’elle nomme « lenteur ».

Elle a donc commandé un puzzle !

Comme il a été livré le 24 décembre, elle l’a vite emballé et se l’est offert en cadeau de Noël. Qui a dit :

- « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. »

Quelle surprise à l’ouverture du paquet pour les membres de sa famille !

Découvrir dans les mains d’Hélène « un 1000 pièces », alors que chacun sait qu’elle est incapable d’en terminer « un 50 », c’était assez drôle ! 

Quelle mouche l’a piquée ?

Au fil du repas de réveillon, la conversation a vite dévié sur autre chose ; tant de cadeaux déballés dans cette grande famille ; tant d’occasion de commenter, de rire, de partager, de découvrir.

C’était une joyeuse fête !

Et puis chacun est allé se coucher et Hélène, elle, est restée éveillée.

Elle a ouvert la boîte, sorti toutes les pièces les unes après les autres, effectué un premier tri pour les bords droits, puis a fait des petits tas de couleurs pour les autres et a commencé l’assemblage.

Pièce par pièce, d’hésitation en hésitation, sa persévérance et son envie de réussir, ont eu raison de son impatience légendaire : elle a réussi à assembler chacun des morceaux pour se trouver face à une image naïve et mignonette : une cuisine douce et remplie de vie comme l’est la sienne…

Quelle belle nuit de Noël !

Qui sait si l’an prochain elle ne commandera pas un « deux-mille pièces » car, oui, l’exercice « lenteur » ne doit jamais être fait dans la précipitation !!!!

 

Le blog d'Annick SB

27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 10:23

sujet 08/2021 - clic

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La vie, quoi qu'on en dise
Quoi qu'on en pense
Fait le puzzle en morceaux
De séparations en séparations
D'abandons en abandons
D'émotions en émotions
De part le monde, les guerres !
En soi, ce penseur qui ne se reconnaît pas en son objet.
 
Le moment de Voir qu'il en est ainsi ...
Ne pas le Voir, se condamner à se morceler toujours plus
C'est bien ce qui se passe dans ce chapitre « Covid et autres ».
 
Donc vient ce moment, tôt ou tard, de faire le constat
De toutes les pièces éparpillées, et la question sont-elles toutes là ?
Éparses, d'un seul puzzle, ce paysage de notre vie, de naissance à mort, ici.
 
Comment faire ?
Comme puzzle se fait, trier sans rien jeter
Classer, non qu'il y en aurait des pièces plus importantes que d'autres
Laisser l'intuition parler, s'exprimer, quand la main voit et agit
 
Parfois tout semble si confus, le doute, jamais ce puzzle ne sera fini !
Il manque des pièces, c'est sûr !
Parfois … la certitude elles sont toutes là.
 
Le champ vibratoire s'élève, lumière... les pièces s'animent
De l'intérieur … s'emboîtent, c'est physique, c'est plaisirs intense
C'est joie... tout est là !
 
 
Le blog de Miche
 
26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 18:30

sujet 08/2021 - clic

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« Il y avait un jardin qu’on appelait la terre

Il brillait au soleil comme un fruit défendu »

Chantait Moustaki

L’image était magnifique, porteuse de rêve

image de printemps, de jeunesse éternelle

Mais qu’est-il arrivé

A ce puzzle de 5000 pièces et plus

Le BIG BANG a tout éclaté

en milliers de morceaux l’Eden a fusé

Ils s’éparpillent dans tous les coins du salon

La mer et le ciel se sont confondus

Les vagues ont tout emporté

Il y en a de tous les côtés

Sous le sofa et sous le piano

dans la bibliothèque et dans les tasses du Japon

D’autres par la fenêtre se sont envolés

Et le vent les a emportés

Vite… Les retrouver, les rassembler

découvrir celles qui manquent et les placer

les emboiter et reconstruire ce puzzle des merveilles

patiemment… d’âge en âge

jusqu’au dernier petit bout perdu

à jamais, jusqu’à la fin des temps…

 

Le blog de Lecrilibriste

24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 19:51

sujet 08/2021 - clic

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Je me voyais comme une nouvelle strophe à ajouter à un grand poème épique, mais je ne suis que la pièce rapportée. Dans l’immense puzzle de cette famille, je n’ai pas ma place, je n’arrive pas à m’intégrer.

Quand j’ai débarqué dans leur vie, le cadre était tracé depuis longtemps et tous avaient un espace bien défini qu’il n’était pas question d’échanger, à quoi bon, ils étaient trop formatés pour s’adapter, coincés entre tantes et cousins, parents et grands-oncles, sans oublier les « alliés », qui ne sympathisaient pas forcément mais avaient été phagocytés en passant leur doigt dans un anneau ! Ce qui était d’ailleurs mon cas, mais on m’a clairement fait comprendre qu’il ne fallait pas généraliser, on pouvait à la rigueur me tolérer puisqu’à l’évidence je faisais légalement partie du clan, mais de là à m’inclure…

Je suis carrée dans mes idées, j’ai essayé d’arrondir les angles pour me glisser dans l’espace laissé vide par la première épouse de mon mari, la douce aux courbes ondulantes à qui je ressemble si peu que sa place est tantôt trop grande, tantôt trop étroite pour moi selon l’attitude que j’adopte. Certes, je peux m’appuyer sur mon époux, qui depuis longtemps reste en bordure du clan, mais ce faisant je reste là, à l’extérieur, comme une excroissance, un nœud disgracieux sur le cadre conventionnel d’une famille unie, un montage où, pourtant, il suffirait d’un coup d’ongle pour que s’écroulent, pièce après pièce, toutes les certitudes.

 

 

Le blog de Galet

24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 16:56

sujet 08/2021 - clic

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Faire un récit en prose,Durant un confinement morose,L’écrire en strophe,Sans aucune apostrophe,C’est ce que propose Miletune,Dans un temps d’infortune,Devant un puzzle démonté,Qu’il faut affronter,Pour le reconstituer ;Il faut savoir s’évaluer.

 

 Qu’ils soient de 10,20 ou 30 pièces,Les jeunes s’y lancent avec hardiesse,Au lieu de faire la sieste,Temps bien indigeste.L’usure du temps fait vite son œuvre,Sans donner aucune preuve.Trop de pièces à recoller,Ils sont vite affolés.

 

 Les grands formats demandent beaucoup de patienceEt de la clairvoyance,Saupoudré de persévérance,Sans se fier aux apparences,Et beaucoup d’obstination,Pour se lancer dans une telle création.Il faut également de la tranquillité,Et une envie de continuité.Un puzzle s’étale dans le temps,Il faut être combattant.

Le puzzle est un passe-temps agréable,Qui n’est pas une activité effroyable,Si vous savez vous s’organiser ;Autrement vous serez vite épuisés.C’est une activité sympathique,Qui peut être sabbatique,Pour ceux qui travaillent la semaine,En évitant les énergumènes.Ne commencez pas par un mille pièces,Surtout si votre vue baisse.

 

 

Le blog de Chatondaniel

24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 13:20

sujet 08/2021 - clic

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Ce fouillis ! Je vois même pas de quoi ça parle ! Deux mille morceaux, rien que ça !

Mais qu'est-ce qui m'a pris, bon dieu, de lui proposer de l'aide ! C'était pour relire ses textes, taper quelques strophes, en attendant que ses lunettes soient réparées. Mais qu'est-ce qui lui a pris, bon dieu, de laisser ses lunettes sur le canapé ! Juste là où je m'assois chaque fois qu'il m'invite à écouter un de ses poèmes.

 

 

Le blog de Jacou33

23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 18:39

sujet 08/2021 - clic

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Dans le ciel gris pluie de ma vie, ce jour-là tout a volé en éclat. Le psy m’a dit : Vous vous sentez comment ? Ça ventile, je lui ai répondu, façon puzzle. Dans les pires nuits noires, dans les grands désespoirs, faut garder un trait pulse. Y a pu qu’à, qu’il m’a dit. Y a pu qu’à quoi ? lui ai-je demandé railleur. Y a pu qu’à trier, selon les couleurs, selon les formes, selon les envies. Selon les goûts et les odeurs aussi.

Ah oui ! quand même ! Trier aussi ceux qui m’aiment ? Trier aussi ceux que j’aime ? Trier tout ce qui n’est plus nécessaire à votre vie, qu’il a précisé.

 

Alors j’ai commencé. Et là on aurait dit un inventaire à la Prévert. La liste a débuté par toi, notre rencontre, notre vie, nos rires devenus silences. Et puis le temps des enfants, celui où j’en étais un, celui où c’étaient les miens. Le temps des parents, les miens, les tiens, nous. Le temps du travail, celui que j’avais choisi. Celui que je me suis coltiné. Celui que j’ai fini par aimer. Le temps des amis, ceux qu’on a trahi, ceux qui nous oublient. Les temps des doutes qui creusent des sillons que rien ne peut plus combler. Le temps de l’âge qu’on imaginait si loin, qui ne pouvait arriver qu’aux autres.

 

Et j’ai vidé mes valises tellement pleines de strophes qui ne rimaient plus ensemble. J’ai vidé, vidé, vidé… jusqu’à ce qu’il ne reste plus que moi. Et celui que j’ai rencontré, je ne l’ai pas forcément aimé. Il était si loin de celui que j’avais présumé. Mais dame, m’a dit le psy, va bien falloir faire avec ! Maintenant qu’il y a beaucoup de place dans la valise, vous pouvez y mettre uniquement ce que vous voulez. Allez donc chercher celui que vous vouliez être du temps où vous étiez enfant. Avec un peu de persévérance, de bienveillance, d’acceptation, je vous garantis que vous le rencontrerez. Peut-être pas tout à fait le même, peut-être pas si différent. Et vous pourrez remettre toutes les pièces de votre puzzle à leur place.

 

 

L’Entille

 

23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 09:11

sujet 08/2021 - clic

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Le soir s'étire aux quatre coins

De mon ennui, les heures lentes

Ne dessinent que des ronds-points

Autour desquels, très peu parlantes,

Mes rimes toupillent sans but ;

Il m'arrive à peine un début

De strophe sur la page blanche.

 

Dire que demain c'est dimanche.

 

La ville est morte bien trop tôt

Et ses lumières dansent seules.

Je parle avec un mojito

Qui mouille mes amuse-gueules.

Ton mari te prend dans ses bras,

Puis te retrouve sous vos draps...

Chez moi, le silence s'épanche.

 

Tu ne viens jamais le dimanche.

 

Dans l'attente de ton retour,

Puisque ma plume se débine,

Puisque les murs n'ont pas d'humour,

Puisque l'alcool me ratatine,

Puisque le couvre-feu me tient

Et Netflix ne m'inspire rien,

C'est sur un puzzle que je planche.

 

Vivement que passe dimanche !

 

 

Le blog de Fabrice

22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 20:18

sujet 08/2021 - clic

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Le blog de K

22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 18:00

sujet 08/2021 - clic

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Pension des Mésanges

Deux pensionnaires papotent dans la salle des activités ludiques

 

 - Alors M'ame Germain, ce puzeule, ça avance ?

 - J'vois pas comment un puzeule pourrait avancer … à part si on le pousse

 - Alors ce puzeule, ça pousse ?

 - Un petit peu plus chaque mercredi, puisque le puzeule c'est le mercredi M'ame Zébard

 - Y vous reste encore beaucoup de pièces à pousser, hein ?

 - Ouais … et j'en ai pas encore trouvé deux pareilles

 - C'est sûr M'ame Germain, c'est le principe du puzeule. C'est pour ça que moi j'fais tricot … une maille à l'endroit, une à l'envers, on peut pas s'tromper, enfin pas souvent

 - De mon temps les pièces c'était les anciens francs … et pis y nous ont mis les nouveaux francs et maintenant les zeuros !

 - Au moins M'ame Germain, celles là vous trouerez pas vos poches avec … c'est du carrelage, hein ? On dirait un carrelage

 - Oui M'ame Zébard, c'est du carrelage

 - Et quand vous aurez fini dans quelques années, vous le mettrez où ce puzeule ?

 - Au mur de la salle de bains M'ame Zébard, vu que c'est un carrelage

 - C'est pas bête ! Et si ça avait été un puzeule de chevaux de courses, vous l'auriez mis où ?

 - Ça risque pas … j'aime pas les chevaux. J'avais joué dix mille francs de l'époque sur Marengo en 36 et il est jamais arrivé ce tocard !

 - Dites M'ame Germain, j'voudrais pas vous contrarier mais la petite mal foutue en blanc avec un liseré bleu … z'êtes sure qu'elle est bien à sa place ?

 - La petite mal foutue en blanc avec un liseré bleu ? Ah ! C'est la nouvelle aide-soignante, celle qui vient faire les tests Covid

 - Mais non M'ame Germain, j'vous parle de cette pièce du puzeule !

 - Ah ? Si elle est pas à sa place, j'm'en rendrai bien compte à un moment ou un autre

 - Ouais … sinon faut forcer. Moi, quand ça rentre pas, je force

 - Vous avez raison M'ame Zébard … c'est comme le midi au self. Si vous voulez qu'la soupe soit chaude, faut forcer. Mais vous avez pas tricot aujourd'hui ?

 - Non, aujourd'hui j'essaie le nouvel atelier où c'est qu'y faut faire des vers

 - Y'a un nouvel atelier où c'est qu'y faut faire des vers, M'ame Zébard ?

 - Parfaitement M'ame Germain

 - Ça va être chiant, non ?

 - Non, c'est pas c'que vous croyez. On doit fabriquer des stroffes

 - Des stroffes ?

 - Oui, des quatrains, des huitains, des neuvains, des dizains, des onzains, des douz …

 - Ça va ! J'sais compter moi aussi. C'est pas des vers que vous allez faire, c'est des calculs, hein M'ame Zébard ?

 - Comprends pas … bon, j'vous laisse à votre carrelage M'ame Germain et surtout prenez vot' temps … on n'est pas aux pièces, hein ?

 - Comprends pas … alors bonnes stroffes, M'ame Zébard.

 

 

Le blog de Vegas sur sarthe

22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 13:32

sujet 08/2021 - clic

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Une strophe pour une vieille ville en forme de bouchon de champagne

Pour une cité Unesco du Design colorée

Une belle du nord dont le maire est Gérald Darmanin

Une strophe pour un saint de la Drôme des Collines

 

Une strophe pour une maison d'usine incendiée

Pour un village ardéchois, lieu de retrouvailles

Le Château Cathare et les noisetiers

La ville blanche, une mégapole

 

Une strophe pour la ville de notre mariage

Pour une cathédrale martyrisée

Une cité qui a un nom de peintre

Une rose chantée par Claude Nougaro

 

Une strophe pour la troisième ville de France

Pour la deuxième aussi

La capitale le fut pour moi

 

Une ville, des villes de lacs

 

 

Le blog de Laura Vanel-Coytte

20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 19:35

sujet 08/2021 - clic

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Géraldine aime faire des puzzles,

C’est sa passion,

Elle en fait une grosse consommation,

Elle est adorable comme aïeule

Et cette strophe lui ai dédié,

Les puzzles représentent des moments de sa vie,

Géraldine a aussi des envies,

Elle voyage à travers ces puzzles,

Il y en a avec des paysages magnifiques

Et elle a beaucoup de patience, l’aïeule,

Car oui Géraldiine est âgée et pratique

Le puzzle depuis ses vingt ans,

Mais c’est vrai que maintenant,

Sa vue a baissé et c’est vraiment dur,

Mais ce dont elle est sure,

C’est qu’elle finira celui-ci,

Et après on verra bien,

Chaque jour en son temps, et la voici

Qui sort chercher du pain,

Et quand elle revient,

Elle a un choc le puzzle a avancé

Elle ne comprend pas et commence à paniquer,

Quand soudain sa petite-fille sort de l’ombre,

Et saute dans les bras de Géraldine,

Qui très heureuse, la gronde

Pour la peur qu’elle lui a faite la coquine

 

TARVAL

20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 17:08

sujet 08/2021 - clic

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Il m’a écrit hier un nouveau message : merci d’être toujours seule, merci de me laisser entrevoir ne serait-ce que la possibilité d’ajouter l’unique pièce qui manquait encore à ma vie, merci de me permettre de réaliser avec vous la complétude de ce vaste paysage qui s‘offre à nous désormais ! J’ai pensé qu’il plaisantait ! J’ai cru qu’il voulait m’éblouir avec  ses figures de style, ses métaphores, ses pseudo-mystères et ses mises en abîme !

 

Mais je suis une fille simple, moi, qui prends la vie au premier degré, mon paysage intérieur n’est pas infini, mes projets ne visent pas la lune, demain ne m’intéresse que dans la mesure où il sera le même qu’aujourd’hui, je hais les surprises qui engendrent tant de dérives et tant de désillusions ! Pourquoi la solitude, au lieu d’être, comme on la considère souvent, un mode de vie passager et précaire qui n’attend qu’à se résoudre, ne serait-elle pas, pour certains, le seul état stable qui puisse leur convenir et les satisfaire ?

 

J’ai répondu un peu sèchement à son mail pour qu’il comprenne sans malentendu le fond de ma pensée. Mais il n’a pas compris, il a cru que je me moquais, quand j’ai dit que ma solitude était ma meilleure compagne, que je préférais les vagabondes assises aux éternels baroudeurs, les pénélopes un peu speedées aux capitaines au long cours.

 

LE BONHEUR EST DANS LE CHANGEMENT, m’a-t-il écrit en majuscules grasses et en très gros caractères. Ça va, ai-je rétorqué, je suis peut-être casanière, mais je ne suis pas myope ! Ça commençait à sérieusement se gâter entre nous et cela ne me déplaisait pas vraiment ! Comment peut-on être sûr de s’entendre avec seulement quelques échanges sur le net ? Et avec des tempéraments si diamétralement opposés ! Bien sûr, sa photo était alléchante, mais était-ce vraiment la sienne ? J’ai une amie à qui on a fait le coup dernièrement, j’ai cru qu’elle ne s’en remettrait pas ; le gars, il avait dû lui envoyer la photo de son fils, mais au premier rendez-vous, pas de doute, c’est bien le père qui s’était déplacé !J’ai mis un point final à nos discussions, je n’y trouvais plus aucun plaisir, j’ai éteint l’ordi et suis retournée à mon divertissement favori, un puzzle commencé depuis huit jours, lui au moins ne me trahirait pas et me conduirait jusqu’au bout de mes objectifs premiers !

 

 

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