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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:05

sujet semaine 08/2017 - clic

- Cette maudite humidité réveille mes rhumatismes. Pourvu qu’ils ne tardent à revenir…

 

Didrick, le vieux, se recroqueville un peu plus sur lui-même et à sa suite Simen et Leiv appuient davantage leurs corps voutés sur la rambarde de l’antique pont de bois.

Trois choucas fatigués de la vie, murmure Lona à l’adresse des quatre autres femmes.

Mais elles, sont-elles plus vaillantes ?

Lona en doute en observant ses amies.

 

- Jamais je ne me laisserai aller au pessimiste, jamais ! Tenons-nous droites malgré la fraîcheur du soir qui s’installe. Ils doivent être fiers de nous.

 

Ces paroles font redresser les têtes chapeautées, les tailles se cambrent, une petite flamme brille dans les regards. Ou alors est-ce une légère buée ?

 

Lona une fois de plus scrute l’autre rive. En vain. La route venant de Roknik reste désespérément vide, aucun bruit de charrette ne se fait entendre, seul un appel de canard sauvage se répercute à l’infini sur les eaux calmes du Born.

De tout son bois craquant, le pont lui répond sa plainte du soir.

 

- Lui aussi souffre dans son corps, constate Lona. Rentrons, il se fait tard. Demain, nous reviendrons à nouveau guetter.

 

C’est alors que surgit le cri, le fameux cri de ralliement.

 

Les chapeaux s’envolent, les trois choucas se redressent électrisés d’espoir et courent tant bien que mal à la suite des cinq femmes.

Serait-ce eux ? Leurs maris, leurs fils ?

Mais Lona ralentit l’allure.

Quatre, ils ne sont que quatre !

Darius… Arian… Piet… Jonas…

Où est Allan ?

 

Les corps s’étreignent mais bien vite les regards se font fuyants face à Lona qui s’effondre, un moment, un moment seulement.

 

Allan, là-bas où qu’il soit, DOIT être fier d’elle.

 

 

Mony

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 12:19

sujet semaine 08/2017 - clic

Il faisait beau ce matin-là, un groupe de personnes se trouvait sur le pont. Pendant que des hommes en noir, accoudés à la rambarde, regardaient la rivière qui coulait sous leurs pieds, les femmes vêtues élégamment discutaient entre elles.

 

Soudain un cri au loin !

 

L'une d'elles se retourna d'un coup et aperçut un homme terrorisé qui se tenait les oreilles et qui s'approchait du groupe. Comme une contagion, la peur emplit tout le corps de la jeune femme qui s'enfuit en courant laissant tous les autres médusés derrière elle.

 

A ce jour personne ne sait ce qu'il advint d'elle ni même de l'homme au cri quant aux personnes du groupe, après des recherches infructueuses de la jeune femme, ils rentrèrent chacun chez soi et ne remirent plus jamais les pieds sur le pont.

 

 

Aimela

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 11:15

sujet semaine 08/2017 - clic

Sur le pont de fer qui traversait un petit ruisseau, je m'asseyais pour lire

 

Ou pour regarder l'eau vive chantée par Guy Béart rafraîchir mes rêves.

 

 

 

Edvard Munch ne pousse aucun cri  de terreur en plaçant des jeunes filles

 

Sur un pont dans un paysage urbain et vespéral qui me charme.

 

 

 

Sur un autre pont de fer du même jardin-paysage aquatique

 

La petite fille en chaussons montants a crié et connu la panique

 

 

 

J'aimerais un jour voir Le pont de Narni situé dans la région italienne

 

 De l'Ombrie peint par Camille Corot, bien lion de Mortefontaine

 

 

 

Sur un plus grand pont à la façon d'Eiffel, j'ai contemplé la plage

 

Où j'allais me  réveiller d'un été torride dans une eau bien fraîche

 

 

 

Contempler un jour de printemps, Le pont japonais de Claude

 

Monet à Giverny et voir des nymphéas ailleurs qu'à l'Orangerie parisienne.

 

 

 

Sur les ponts d'Aube et de Seine, j'ai rêvé de départs et de voyages

 

Je n'y ai plus de repères, juste une famille et pas de port d'attache

 

 

 

Je n'ai pas vu Le pont du chemin de fer à Chatou dans les Yvelines

 

Mais j'aime regarder passer les trains des ponts des villes que j'aime

 

 

 

Sur le pont de la Garonne à Toulouse chanté par Nougaro, je repère

 

Un coin sur les rives pour réviser mes cours de lettres ou lire

 

 

Laura Vanel-Coytte

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:08

sujet semaine 08/2017 - clic

Lumineuse  peinture que celle

De ces Jolies demoiselles

Au soleil

Qui conversent sur la passerelle

Sous l’œil d’Edvard et Pablo

 

Sombre tableau que celui

De cet enfant qui mendie

Réclamant à cor, à cris

Un peu d’eau

Sur la toile de Murillo

 

 

Chloé

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 07:09

sujet semaine 08/2017 - clic

Il s'ennuie un peu, Carolus, le stagiaire du commissariat d'Aasgaardstrand, depuis que le grand manitou l'a chargé d'avoir à l'œil le pont sur le fjord, haut lieu, selon son indic, du trafic d'huile de foie de morue avec la Suède.

 

Alors, tandis qu'il se les gèle, en planque sur le banc à la lisière de la forêt, avec vue imprenable sur le dit pont, Carolus s'imagine agent secret au NSM (Nasjonal Sikkerhetsmyndighet).

Il s'est fabriqué une légende : il est peintre. Pour décourager les admiratrices indiscrètes qui pourraient venir glousser devant ses piètres aquarelles, il précisera qu'il ne fait que des esquisses rapides, brouillons pour de futurs tableaux.

Encore qu'elles soient rares, au final, les admiratrices.

Il faut être un peu maso pour tenir là des heures, dans le froid, avec ce vent piquant qui monte avec la marée, même si sa légende autorise une couverture sur les genoux, comme les vieux de St Olaf qu'il a vus passer en fauteuil sur le pont, l' après-midi de mercredi, poussés par de sévères bénévoles emmitouflées.

A part les vieux (dont il faudra vérifier le harnachement par acquit de conscience), il n'a pas vu grand trafic sur le pont : deux élans lundi matin, et un loup boiteux grisonnant en soirée ; il n'a pas jugé utile de les croquer, vu l'heure avancée. Dimanche est passé un tracteur maquillé en traineau, conduit par un dénommé Hans Andersen, qui se rendait au festival des pères Noel. Pas net non plus, il l'a inscrit sur son carnet de signalements.

Les humains sont rares, ah si, il a vu passer un mec bizarre qui courait en hurlant, les mains sur les oreilles[1], visiblement égaré. Sans valise ni sac à dos.

Mardi, il a fait un temps radieux, quelques oiselles en robes printanières[2], (bien trop légères) se sont pavanées à son intention, de face, de dos…

 

Mais là, il regretterait presque de ne pas savoir peindre. Sur le pont, (que pour lui-même il a baptisé "pont de la rivière Kwaï "pour lui donner un petit air vaguement japonisant en hommage à Monet, même si cela ne le réchauffe que fort peu), s'avance un groupe de dames chic.

Il les reconnait, le chef les lui a présentées à la sortie de la messe, en bafouillant un peu : ce sont les quatre filles du docteur Munch, et leur Mère, qui se pique de culture française au point de questionner en cette langue les demoiselles chapeautées : n'entendîtes vous pas un cri, Kristina ? N'avez-vous rien ouï, Luiza ?

 

Carolus sait bien d'où vient ce cri, qui imite -fort mal- celui du guillemot de Brünnich en période de reproduction : de l'un des trois pingouins appuyés contre la balustrade, qui cherche à attirer l'attention des donzelles ; ils portent l'uniforme de l'école des croque morts d'Oslo, Carolus les a croisés à la taverne où leurs frasques guillerettes semblaient modérément appréciées ; ils feignent d'être passionnés par le débit de l'eau et le passage furtif de sombres bancs de morues, voilà qui est très très louche, du repérage sans aucun doute !.

Vite ! Filons au rapport !

 


[1][1] Le Cri adjugé 119,9 millions de dollars en 2012

[2] Les Filles sur le pont, vendu 54,5 millions de dollars en 2016

 

 

Emma

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 07:08

sujet semaine 08/2017 - clic

Elles sont jolies, les quatre filles Munch,

avec leurs longues robes et leurs chapeaux ronds.

Elles viennent souvent sur le petit pont de bois

...derrière chez moi.

 

J'aime à les regarder passer.

Elles sont comme une volée d'oiseaux printaniers,

à la fois vives, espiègles et légères.

Elles courent et rient et chantent

comme on le fait à quinze ans,

quand on a la vie devant soi,

des rêves à n'en plus finir,

et le coeur au bord des lèvres.

Quand elles sont là toutes les quatre,

c'est la joie qui traverse le pont.

Le ciel en devient soudain plus bleu,

le soleil brille plus fort,

et tout semble beau et simple.

Evident.

Mon coeur de vieillard retrouve un peu de son allant,

et j'oublie, pour un instant, les ans qui pèsent sur moi.

 

Un jour de mai, j'ai voulu les aborder...

Mais aussitôt leur mère est arrivée.

Elle s'est placée entre elles et moi,

et son regard était plus froid que l'acier.

J'ai soudain vu mes amis se détourner,

se mettre à fixer ostensiblement la rivière,

comme si elle les aimantait.

Le temps s'est arrêté.

 

Puis je les ai regardées s'éloigner à petits pas,

repartir au village serrées, soudées, unies,

comme on rentre au nid...

 

J'ai attendu, attendu...

Attendu d'être seul, seul dans le soir couchant.

Et c'est là, que devant un ciel rouge sang,

venu du plus profond de mon âme meurtrie,

me surprenant moi-même,

avec une violence inouïe...

il est sorti.

Déchirant la nuit,

déchirant la toile de ma vie.

Le cri.

.

La Licorne

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:43

sujet semaine 08/2017 - clic

J'entends déjà les gens dire de moi en soupirant: “Edvard a encore fait un pont!”
D'abord ça n'est pas un pont mais le ponton du port.
C'est pratique pour poser mon chevalet parce que c'est à deux pas.
J'aime ce ponton alors je peins des pontons tout comme j'aime aussi les filles, alors je peins des filles sur un ponton, c'est simple.
Je les peins moins facilement depuis que Tulla m'a quitté en me bousillant une phalange d’un coup de revolver mais je continue à troquer mes toiles contre bonne chère et bon vin, bière et digestif... c'est mon plaisir.
J'ai réservé une étagère pour les bouteilles vides – que des grands crus bordelais – une autre pour les fringues et la dernière pour les couleurs et les pinceaux.
Des filles sur le pont j'en aurai bientôt peint une douzaine, avec des jeunes, des vieilles, des brunes, des blondes, des chapeautées, alignées ou en groupe et des robes de toutes les couleurs en fonction de mes envies du moment; “certaines couleurs se réconcilient, d'autres simplement jurent”.

Avant les gens disaient de moi en soupirant: ”Edvard a encore fait un cri!”
J'en ai fait cinq et comme peu de gens comprenaient que mon personnage ne crie pas mais se bouche les oreilles, je suis passé aux filles mais “On ne peut pas peindre éternellement des femmes qui tricotent et des hommes qui lisent."
Il faudra que je peigne autre chose, à l'occasion... peut-être une girafe.

 

 

Vegas sur sarthe

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:45

sujet semaine 08/2017 - clic

Elle leurs avait donné rendez vous

 

sur le ponton

 

loin des cris et des murs aux oreilles indiscrètes

 

pour discuter des bases de leur mouvement

 

de ce mouvement qui deviendra plus tard

 

le MLF

 

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 13:40

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Sur le pont, d'Avignon

L'on y danse, l'on y danse...

Sur le pont, d'Avignon

Ah mais non, ce n'est plus tendance !

 

Sur le pont, d'Avignon

On y médit, on y chuchote

Sur le pont d'Avignon

Entre bigotes !

 

Les vieux messieurs

Silencieux

N'y prêtent guère l'ouïe

Et Edvard et Baptiste et Louis

Que l'âge rapetisse

Méditent dans leur bure réglisse...

 

Ainsi va un jour d'été

Pour les unes

Et les autres chapeautés

Chacun et chacune

A son rituel, ses abandons

Sur le pont, d'Avignon...

 

Dans le soir qui tombe

Pas un haro, pas un cri,

Silence et murmures

Se partagent le pont

Le pont, d'Avignon

Entre toits et verdure

Que seule d'orage une pluie

Troublerait par ses trombes...

 

 

jill bill

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 12:50

sujet semaine 08/2017 - clic

Sur le petit pont gris,

 

De se réunir à tout prix,

 

Il était de bon ton.

 

Jusqu'à ce jour maudit,

 

Où l'on entendit un cri.

 

On en tourna un feuilleton.

 

Cela se passait à minuit,

 

Sur le petit pont gris.

 

 

Jaclyn'Oléum

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