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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 17:38

sujet semaine 17/2017 - clic

- Nicole, viens par ici. J'ai trouvé quelque chose.

 

Nous vidions, ma sœur et moi, la maison de Doudou, un grand oncle célibataire décédé durant l'hiver. Tout était bon à jeter sauf quelques bibelots rares ramenés de ses voyages, qui nous fascinaient par leur exotisme quand nous étions enfants. Nicole les emballait soigneusement pendant que je sortais un par un les livres - tous de la sélection du Reader Digest - de sa bibliothèque. Je les empilais dans des cartons destinés à Emmaüs comme pratiquement tout le reste de ses affaires d'ailleurs, mis à part quelques meubles.

 

L'oncle Edouard, que tout le monde appelait Doudou, avait vécu à Paris où il avait repris le café tenu par ses parents. Pour des raisons de santé, il avait dû vendre. Il avait alors acquis une belle bâtisse flanquée d'un grand jardin et d'un verger dans le village de Beaumont, berceau de la famille.

 

Par testament, il avait légué la maison et ses alentours à la commune avec comme condition expresse qu'elle soit transformée en foyer-logement pour les personnes âgées du coin. Ce qui embêtait plutôt le maire et son conseil municipal, les travaux à effectuer s'avérant très élevés.

 

Ma sœur Nicole et moi étions ses autres héritières. Il nous revenait de débarrasser la demeure. Ce que nous faisions sans trop d'amertume. Nous n'aimions pas Doudou. Tout simplement parce qu'il ne nous aimait pas, enfants et même adultes et ne s'en cachait pas. Nous le pensions misogyne. Il n'aimait que ses roses et ses arbres fruitiers. Il avait transformé son jardin en roseraie et son verger était remarquable.

Nous évitions soigneusement cet homme bourru et taciturne et renâclions quand il fallait se rendre chez lui pour les vœux annuels. Nous avions bien l'intention de vendre bibelots et meubles, ne souhaitant pas garder de souvenirs de lui.

 

Une bible de belle facture trônait sur l'étagère du haut de la bibliothèque. Je m'en saisis pour en admirer les illustrations quand une enveloppe glissa et tomba sur le parquet.

Elle portait nos noms et prénoms. Curieux !

 

Nicole s'approcha, intriguée. Je lui tendis le pli.

- "Qu'est-ce qu'il nous veut encore ce vieux grigou ? Ça ne suffit pas de remuer sa poussière et ses vieux papiers ? "

 

Mes chères nièces (trop bon ! )

 

J'espère que vous trouverez ce mot après ma mort. Je n'ignore pas que vos sentiments pour moi ne sont pas ceux que j'aurais désiré (tiens donc). J'ai, quant-à moi, éprouvé de l'affection pour vous deux (on n'avait pas remarqué).

Au nom de nos liens familiaux, je vous demande de fleurir ma tombe avec mes chères roses aussi souvent que possible (ben ça alors, il s'imagine que ses rosiers vont durer des décennies dans l'hypothèse où la commune ne les arrachera pas et puis qu'on n'a que ça à faire ? )

Je veux aussi vous récompenser pour cela. Une surprise vous attend sous le cinquième cerisier à partir de la gauche dans mon verger.

Croyez, mes petites...

 

Nous nous regardâmes, mi-amusées, mi-troublées. Doudou cacherait-il un trésor ?

 

Nous nous rendîmes directement sous l'arbre désigné. Il ne se différenciait en rien des autres. Sans trop y croire, nous nous saisîmes d'une bêche dans le cabanon aux outils et Nicole commença à creuser.

- "Ah ! Là, il y a quelque chose. "

Pas possible ! Peut être, après tout, l'oncle avait pensé à nous. Nous l'avions mal jugé. D'ailleurs, quand on lègue sa maison pour faire une si bonne action... Je commençais à me sentir un peu honteuse.

Nicole, en sueur, jetait sur le côté la terre à grandes pelletées et le trou s'élargissait. Tout au fond, les bords ronds d'un récipient apparurent. Nous nous mîmes à quatre pattes et extirpâmes un seau tout rouillé. Nous le renversâmes et une boîte oxydée en tomba. Pas de louis d'or en tout cas à l'intérieur. Bien trop légère. Nous étions excitées comme des puces.

Nous l'ouvrîmes sans difficulté et découvrîmes, bien protégés par plusieurs couches de papier une vingtaine de bons de l'emprunt russe.

 

Nous nous écroulâmes sur l'herbe, mortes de rire.

 

 

Marité

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 11:00

sujet semaine 17/2017 - clic

Le seau est une chose en métal composée d’une consonne et trois voyelles qui s’altère avec le temps mais désaltère en même temps.

Il a été inventé juste après la corde pour le pendre afin de donner un sens à la corde.

Il est de forme cylindrique pour épouser la forme du puits; on a tendance à dire qu’un seau épouse ce qu’il peut.

Il se remplit par le haut pour des questions de gravité et se vide par le bas quand il est percé.

 

Le seau vide ou seau-rien contient des reptiles alors que le seau piquet contient une sauce relevée dès lors qu’on relève le seau.

 

A chaque seau sa spécialité : ainsi le seau mur contient du sel alors que le seau terne contient du vin liquoreux. On évitera d’alterner les contenus pour ne pas gâter le sel.

 

Le seau grenu est un seau bizarre, biscornu, ridicule… un seau, quoi.

Le seau sifflard peut être sec quand il est très vide ou cuit quand il est trop rouillé.

 

Le seau à moitié vide est à demi rempli d’air par le haut alors que le seau à moitié plein est à demi rempli de son contenu par le fond.

 

Terminons pas une citation de Pierre Corneille tirant son seau au puits de sciences :

 

“Qui veut tout retenir laisse tout échapper.”

 

 

Vegas sur sarthe

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 19:03

sujet semaine 17/2017 - clic

Corneille de Lyon est né à la Haye au début du seizième siècle

 

Mais son surnom lui vient de sa longue résidence dans la capitale des Gaules

 

Naturalisé, il devint le peintre et le valet du roi de France

 

Formé en Flandre, il peint sur fond bleu ou vert, des tableaux de petite

 

Dimension dans un style raffiné et une exécution rigoureuse.

 

Corneille de Lyon eut un atelier prospère et travailla en famille.

 

Il est portraitiste, notamment de Clément Marot[1], précurseur de la Pléiade.

 

Juste un fond et le personnage peint, pas de décor ni d'ornements, le visage

 

Surtout contrairement à Jean-François Millet qui peint une femme[2]

 

Mais dans un paysage de ferme et son activité aussi est importante

 

Dans le tableau: elle porte un seau et du bois de chauffage.

 

Malevitch aussi a peint des Femmes aux seaux[3], d'abord en couple

 

Avec un enfant, en 1911: son néo-primitivisme russe

 

Reprend des traditions picturales de l'Orient, la gravité des icônes.

 

En 1912, le tableau est nommé "Décomposition dynamique"

 

De "Paysanne aux seaux", d'une période appelé cubo-furiste.

 

Les seaux de bois et les sujets deviennent métal avec le risque de la rouille.

 

[1] - clic 

[2] - clic

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 12:18

sujet semaine 17/2017 - clic

Cesse donc de bayer aux corneilles et ne soit pas si sot …

 

Ce seau n’est-il pas l’image de nos pensées rouillées ?

 

Pense fort à son destin en y déposant ton bulletin !

 

 

Josette

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 12:02

sujet semaine 17/2017 - clic

Il était une fois un seau

Il n’est aujourd’hui plus que tôle rouillée

Et pourtant !

Il est descendu tant de fois dans le puits

Il a touché tant de fois l’eau source de vie

Il s’est penché tant de fois pour se laisser remplir de « bonne heure »

Il s’est laissé tant de fois remonter vers la lumière

Pour vous offrir son contenu.

Sur cette peau écaillée devenue parchemin de votre passé, de votre Histoire

Lisez combien aujourd’hui vous devez respecter l’eau

Sinon l’histoire s’arrêtera.

 

 

Jamadrou

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 11:51

sujet semaine 17/2017 - clic

Un sot

Oublia le seau

Et le temps

Pas tendre avec la ferraille

Fit son oeuvre

Tout à sa manoeuvre,

Ripaille

Faisant

Du seau

Comme d'un vieux rafiot...

 

Corneille

Au jardin

Ne s'en émeut point

Pas plus que l'abeille

Les chats du hameau

Le mulot de passage,

La mort d'un seau

Sans âme, nul ne dévisage...

 

Nul, sauf moi...

L'escargot qui va lentement

Lentement

Et tout je vois...

 

En hiver

Il fait mon autre toit

En hiver

Il fait mon bonheur, ma foi...

 

 

jill bill

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 11:00
Sujet semaine 17/2017

source image - Mil et une

 

 

Le mot à insérer facultativement est : CORNEILLE

 

Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse : les40voleurs(at)laposte.net

Mode de fonctionnement du blog : clic

 

-------------

 

Belle semaine,

 

 Mil et une

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 06:00

sujet semaine 16/2017 - clic

Nous sommes tous des magiciens


et je me demande bien quel lapin


nous allons faire sortir du chapeau  

 

 

XYZpascal

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 16:38

sujet semaine 16/2017 - clic

Il ne sortait pas de lapin de son chapeau. Il y gardait son argent. Pourtant, des lapins, il en avait des tas. Enfin, des peaux de lapin.

 

Il s'appelait Colin. Etait-ce son nom ? Son prénom ? Personne ne savait. C'était un homme mystérieux qui venait de je ne sais où dans sa vieille guimbarde. Il s'installait sur la place du village, actionnait son drôle de klaxon et criait d'une voix étonnamment forte : "peaux...peaux de lapin. Votre prix sera le mien."

 

Nous, les mioches, nous approchions prudemment. Il nous faisait peur ce diable d'homme, grand, sec, à la figure taillée à la hache. Toujours son éternelle casquette crasseuse posée un peu de travers sur la tête. Mais il ne nous regardait pas. Il disait : "allez chercher les femmes. J'chui pressé, moi. Pas que ça à faire."

Les plus petits d'entre nous regagnaient bien vite la maison. Et pour cause ! Nos mères nous menaçaient de nous vendre à Colin quand nous n'étions pas sages. Comme les peaux de lapin. Nous en frissonnions d'horreur. S'imaginer accroché aux ridelles de la Peugeot 202 parmi les peaux de lapin : rien n'aurait pu nous faire tenir tranquille davantage. Nous hurlions :" maman, mémé, le pillaro. Le pillaro est là ! "

 

Aussitôt, les femmes abandonnaient le travail en cours. Le chiffonnier ne passait pas souvent et ne s'attardait pas. Il ne fallait pas le manquer. Elles se dépêchaient de récupérer les peaux de lapin bien sèches empilées dans l'étable ou la grange et le sac de chiffons gardé pour Colin. Elles avaient pris soin auparavant d'enlever tous les boutons, crochets, pressions sur les vieux vêtements. Je me souviens très bien de la boîte en fer chicorée Leroux dans laquelle étaient gardés précieusement toute cette mercerie qu'on étalait pour faire son choix quand un tricot était terminé.

 

On ne voyait jamais les hommes autour de la camionnette. Sauf quand ils avaient réussi à attraper un renard rôdant autour du poulailler. Comme pour les lapins, l'animal était dépouillé et son pelage roux suspendu à une solive pour le boucaner. Colin payait bien les renards. Il félicitait le paysan qui le lui apportait et le brave homme repartait, tout fier avec ses billets que le pillaro avait sorti d'un vieux chapeau informe et décoloré placé sous son siège de conducteur. Quelquefois, le villageois, content de son affaire invitait Colin à boire un coup. Curieusement, il n'était plus aussi pressé et plantait là les commères avec leurs chiffons pour aller s'en jeter un. Ou plusieurs.

 

Colin prenait sa romaine et pesait les sacs de fripe ou la menue ferraille. Il comptait les peaux de lapin qu'il payait à la pièce. Il donnait en échange de tout cela quelque monnaie ou billets. Et les ballots s'entassaient dans la voiture. Et les peaux tout autour.

 

Quand il était de bonne humeur et qu'une femme lui plaisait, il sortait d'un carton un dessous affriolant qu'il avait sans doute récupéré à la ville et l'agitait sous le nez des femmes qui gloussaient en se poussant du coude. L' élue, rougissante, repartait avec son cadeau ne sachant trop s'il fallait se réjouir ou mettre la chose directement au feu pour ne pas attirer les foudres d'un mari jaloux.

 

Ce coquin de Colin ne manquait pas ce genre d'exercice chaque fois que la sœur du curé faisait partie de ses clientes. Il s'amusait, ainsi que autres femmes d'ailleurs, de voir la pauvre Germaine s'étrangler de honte. Elle tournait le dos en maugréant : " comment osez-vous ? Et toi, Cécile, veux-tu bien poser cette...cette chose. Je le dirai à Monsieur le Curé." Ce à quoi le chiffonnier rétorquait innocemment : " mais c'est juste une culotte, ma pauvre. Vous n'en avez jamais vu ? c'est-y que vous n'en portez pas ? " Ce qui faisait rire tout le monde et fuir la vieille demoiselle.

 

Quand Colin arrivait au village, c'était un évènement. Il apportait un peu d'animation, débarrassait les greniers contre quelques sous et personne ne s'en plaignait. C'était un pionnier du tri sélectif.  

 

 

Marité

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 13:42

sujet semaine 16/2017 - clic

Lapin blanc, tout en remuant le bout de son museau : Je suis prêt ! Ah que feriez-vous sans moi, la vedette du spectacle ?

Haut-de-forme, ironique puis dégoûté : La vedette ! Mais pour qui te prends-tu pauvre minable ! Moi, si distingué, si racé, si soyeux, me voilà terni par tes longs poils. Beurk !

Lapin blanc, sûr de lui : Mes longs poils sont aussi veloutés que l’est ton tissu. Ne suis-je pas le doudou préféré des enfants, n’ai-je pas emmené Alice au pays des merveilles ?

Haut-de-forme, dubitatif : Il faut croire que les humains sont perpétuellement enrhumés ?

Lapin blanc, interloqué : ???

Haut-de-forme, irrité : Et puis cesse de me regarder en fronçant le nez ! Ne sens-tu pas comme tu empestes, tes crottes si minables dégagent une odeur épouvantable et me donnent la nausée. Grrmbelebele

Lapin blanc, définitif : Cesse de parler entre tes dents, mes grandes oreilles captent tout. Tu t'estimes supérieur parce que tu trônes en hauteur mais tu n’es rien de plus qu’un accessoire.

Haut-de-forme, outré : Un accessoire ! Ce qu’il faut entendre ! Où te cacherais-tu, d’où surgirais-tu si je n’étais le roi des chapeaux ?

Bâton magique, cinglant : Fi ! Vous deux ! Vous êtes pénibles et si naïfs.

Haut-de-forme et Lapin blanc, en chœur : Naïfs, nous ? Mais pour qui te prends-tu pour oser nous insulter de la sorte, vieux morceau de bois tordu ?

Bâton magique, imbu : Je connais ma valeur et mes immenses pouvoirs. Sans moi vous ne seriez rien. Rien ! La seule star, ici, c’est moi !

Lapin blanc, au tic plus marqué que jamais : Alors tu es persuadé que ton léger "toc-toc" a le don de me faire apparaître ? Le naïf, c’est toi.

Haut-de-forme, infatué : Bien entendu ! S’il apparaît c’est uniquement parce que je daigne le libérer de mon double-fond.

Lapin blanc, bégayant de rage : Pas… pas…p du t.. tout !

Bâton magique, dédaigneux : Pauvres cloches je ne me ternis plus à vous causer ! D’ailleurs voici le magicien, vivement que le spectacle commence et que je me gave d’applaudissements.

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Fin du numéro

Le magicien, coquin et fine mouche : Merci, Mesdames et Messieurs, merci cher public ! Je vous invite à présent à voter à main levée afin de déterminer qui de Lapin blanc, de Haut-de-forme ou de Bâton magique remporte vos suffrages. Qui des trois est la véritable vedette du jour, qui des trois vous apportent le plus de bonheur ?

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Le magicien, un brin surpris : Le vainqueur est…

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A votre avis ?

 

 

Mony

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